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 Belulu - Eclats entrechoquants - Chapitre 9

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Ohana signifie famille. Famille signifie que personne ne doit être abandonné, ni oublié


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Yuuki
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MessageSujet: Belulu - Eclats entrechoquants - Chapitre 9   Sam 6 Jan - 11:26

Le lendemain, ce qui arriva me laissa sur le cul.
On était même pas encore allé au boulot de Bélial. On était juste dans le lit. Bordel qu’est ce que j’avais bien dormi. En même temps, j’avais le confort et un bon coup, aucun stress, rien. Du coup, j’avais pioncé comme une marmotte.
Même si les marmottes humaines ne se levaient pas à 8h du matin. J’avoue que j’avais râlé quand Bélial m’avait réveillé.
Mais apparemment, je devais me préparer pour le boulot, et selon lui, une bonne douche serait essentielle.
Du coup j’ai pris mon temps sous l’eau. J’aimais bien les douches. Mais là où je vivais avant je ne pouvais pas vraiment me prélasser. Là si. Là j’ai profité. Là j’ai fermé mes yeux, laissant l’eau chaude me couler dessus. Bon dieu que c’était bon.
Presque autant que mon compagnon de lit de la veille.
Mais alors que j’étais en train de me demander si je devais remettre mes vieux habits, quand j’ai ouvert la cabine de douche – gigantesque -, j’ai compris.
Et j’ai été sur le cul.
Sur un porte vêtement se tenait un costume. Qu’on avait acheté la veille. Je sais pas, mais pour moi, le facteur y passe pas aussi tôt. Mais là si. Les magasins nous avaient ramenés les commandes, alors que la moitié étaient du sur mesure.
Songeant au fait que la richesse permettait vraiment tout, je commençais à m’habiller.

Quand je vivais chez mon père, j’avais de beaux habits, mais pas autant que ceux-ci. Là, je me sentais tellement bien. Tout était à ma taille, parfaitement, et la veste noir m’allait tellement bien, que je ne pus m’empêcher de m’admirer dans le mémoire. Moi, le blond bouclé, avec cette chemise blanche, ce costume fait d’une matière certainement chère, ces souliers de qualité qui allaient sûrement durer plus longtemps que les tennis que je portaient avant. Et son bout de barbe parce que j’avais encore rien rasé.
Je me laissais sourire.

Avec ça, même sous pleins de couches, je suis sûr que je ferais tomber les gens comme des mouches. Contrairement à quand j’étais à moitié à poil.

Je sortis de la salle de bain. C’était celle de la chambre de Bélial. Il m’attendait, lumineux, m’annonçant :
- Un domestique vient de s’occuper de mettre les autres vêtements dans ton dressing.
- Ah, ok. Y ont été rapides.
- Bien sûr. En tout cas… Ça te va vraiment bien.

Et la première personne que je ferais chuter par la tentation qu’offrait mon corps, était apparemment la personne avec qui j’avais couché la veille.
Je lui décochais un sourire que je voulais séduisant, et m’approchais :
- Je suis ravi d’entendre ça…
Il me laissa avancer, me laissa poser ma main sur sa poitrine, puis, il recula. Je fis une mine consternée, et l’observait, presque vexé.

- On doit y aller, Lucifer.
- Ah oui, c’est vrai. Maugréais-je, déçu : mais hier, t’es pas allé autant au boulot…
- Non mais ça dépend des jours, et ce matin je dois y aller.
- Tu bosses quand tu veux en somme !
- Pas vraiment…

J’imaginais que s’il m’expliquait ses horaires, j’allais trouver ça barbant, alors je ne lui demandais rien de plus.
Je préférais me concentrer sur le fait qu’on allait à un endroit qui semblait ennuyant au possible. Enfin, je n’en savais rien, mais je me disais que si ce mec était si riche, il devait avoir un boulot à base de bureaux et de gens devant des ordinateurs.
Un endroit morne. Blanc. Sans vie.

Je le suivis dans sa voiture, je le suivis quand il me parla du fait qu’il me présenterait certaines personnes, bien que j’avais l’impression d’entendre mon père quand il voulait me présenter ses collègues.

- Y seront chiants ?
- Pourquoi le seraient-ils ? demanda Bélial
- J’sais pas, ton boulot à l’air chiant.

Je me fichais de le vexer. Je ne voulais pas nier quelque chose qui semblait l’être. Mais ça sembla pas le toucher, il se mit même à rire.
Je ne m’étonnais plus.

- Pour te résumer ce que c’est, avant que l’on arrive, c’est un travail où je suis constamment en révolution.
- En révolution ? Genre la Bastille, les français, la baguette ?
Il éclata encore plus de rire à mon sarcasme, et poursuivit néanmoins :
- Pas exactement non. Disons que mon entreprise propose de l’aide à ceux qui n’en ont pas, mais de façon la plus innovante, et parfois, la plus dérangeante possible. Et ce, dans tout un tas de service.
- C’est quoi ce résumé trop bizarre ? Vous y faites quoi finalement ?
- De l’informatique, surtout. On innove et on propose des nouvelles solutions « révolutionnaires ». On fait aussi beaucoup de science, nous essayons de révolutionner la science. Et nous avons aussi des artistes.

J’essayais de m’imaginer la tête de son entreprise, mais ça me semblait toujours aussi bizarre. Néanmoins, je devais bien avouer qu’au mot « artiste » j’avais réagi.
Étais-je si faible devant l’art, que je ne pouvais m’empêcher d’en savoir toujours plus quand on abordait ce domaine ?
Mais je m’empêchais de le questionner sur ce service spécifique, et poursuivit :
- Ok. Ca a l’air chelou.

Le brun eut un nouveau rire et ajouta :
- Un peu. Mais je voulais un lieu de travail en constant changement, qui affrontait le plus de règles en les brisant toutes.
- Genre, tu fais des trucs illégaux ?
- Non justement. Les règles ne sont pas la loi. Bien que j’aurais pu…J’y ai même songé à une époque. Mais la loi m’aurait fait face, et la révolution que je voulais mener, je la voulais utile et efficace.
- Bah ça a eu l’air de bien marcher vu le fric que t’as l’air d’avoir.
- On peut dire ça.

Je souriais, et vis la voiture s’arrêter sur un large parking. A une place qui semblait spécialement réservée à Bélial.
Edriss était resté silencieux tout le long du trajet, mais c’était tant mieux. J’aimais pas sa tête donc j’avais pas envie qu’il ouvre la bouche.
En sortant de la voiture, je levais la tête.
Devant moi, un immense bâtiment. Je m’habituais à voir tout en grand avec Bélial, alors je ne parus pas surpris plus que ça, juste un brin impressionné. Le bâtiment avait alors son emblème indiqué sur la porte.
Révolution.
Le nom n’était pas forcément le plus recherché, mais ça m’amusait de constater qu’il allait vraiment droit au but.
Deux secondes plus tard, une autre pensée surgit dans mon esprit. Je connaissais le nom de cette entreprise. Je la connaissais, parce qu’il arrivait souvent qu’on la voit dans le journal que j’arrivais à me procurer en le prenant aux gens qui le donnaient au métro.
Révolution. L’entreprise qui ne cessait de faire parler d’elle, pour quelques polémiques, mais aussi pour ses innovations, justement.
Oh bordel.

Je me tournais vers Bélial. Au vu de sa tête, il avait vu la mienne lors du processus de compréhension.

- C’est ton entreprise ?
- Dois-je vraiment répondre à ta question ?

Je me tût. C’est vrai que ça aurait été stupide de confirmer.
J’aurais pourtant dû m’en douter. Il n’avait pas arrêté de s’étaler sur la révolution de son entreprise, etc… Mais je m’intéressais tellement peu aux entreprises de ce genre, que je n’avais pas réagi.
Pourtant, c’était sûrement lui qui avait financé un artiste dont j’avais pu admirer les œuvres sur le papier du journal.
Un artiste qui s’amusait à peindre des compositions sans limites, incluant même les gens passant par là dans ses œuvres. Un artiste un peu fou, d’ailleurs, mais j’avais bien aimé son mode de pensée.

Et merde. On en revenait à l’art.

- Tu restes planté là, ou on entre ? me fit-il, son sourire habituel sur les lèvres
Je maugréais, mais haussais les épaules. Plongeant mes mains dans mes poches, je le suivis dans l’entrée du bâtiment.
Immédiatement, je compris que si face à moi il n’était qu’un humain parmi tant d’autre, doté de juste un peu plus de privilège, et de blé, ici… Ici il était le roi.
Je vis toutes les personnes présentent dans le hall se ressaisir, lui faire des grands sourire, l’accueillir avec un air intimidé.
Je vis aussi leurs regards se pencher sur moi. Mais, étant bien habillé cette fois-ci, j’imaginais qu’ils ne voyaient qu’un éventuel client, un éventuel allié, et pas la pute que j’avais été.
Alors, je leur décochais mon sourire charmeur. J’aimais bien me faire voir, j’aimais être apprécié des gens.
J’aimais me sentir au-dessus d’eux.

J’avais un air fier, un air aussi charmeur, et je voyais que certains tombaient à leur tour.
J’avais l’impression d’être à mon tour, un peu le roi de cet endroit.
J’avais la folie des grandeurs.
Bélial, quant à lui, se contenta de les saluer vaguement. Je fronçais les sourcils. Si ça ne tenait qu’à moi et si j’avais pu être à sa place, j’en aurais plus profiter que ça. Mais pas lui.
Lui, il se contenta d’avancer jusque dans l’ascenseur, où il passa son badge qui paru comprendre ça comme un message signifiant « aller au dernier étage ».
Dernier étage qui se trouvait être le cinquantième.

- T’as un joli comité d’accueil, le charriais-je alors
- Oui plutôt, me répliqua-t-il simplement, peu déconcerté
- Et c’est tout ce que ça te fais ?
- Lucifer, je sais que tu es moins idiot que tu ne le parais actuellement. Tu sais très bien qu’ici c’est mon entreprise, donc que les gens me doivent un minimum de respect. Je suis habitué.
- Ouais… Mais t’avais pas l’air hyper attentionné envers eux, remarquais-je
- Parce que je devrais ? Je ne suis même pas sûr de connaître tous leurs noms, et je ne sais même pas qui ils sont.
- Ouais mais tu pourrais les embobiner un peu plus pour qu’ils te soient encore plus fidèles, nan ?
- Tu ferais ça toi ? me questionna-t-il, les yeux un peu brillants
- Ouais. Je veux dire, moi, si j’étais toi, bah… Je serais le genre de patron qui jouerait d’hypocrisie, de charme, de séduction, histoire de m’assurer que les gens restent autour de moi.

Il eut un silence pendant que l’ascenseur montait toujours. Il semblait sonder mon âme, comme il le faisait parfois.

- Lucifer, connais-tu le principe de la révolution ?

Je ne compris pas pourquoi il me posait soudainement cette question. J’arquais un sourcil, et eut un vague rire :

- Bah ouais…
- En es-tu vraiment sûr ?
- Tu te fous de moi ? Lui fis-je, déconcerté, même si j’essayais de pas trop le montrer

Il ne me répondit pas. Parce que l’ascenseur était arrivé, et qu’il en sortit, accueilli soudain par d’autres personnes.
Mais je réfléchissais à sa question. Bien sûr que je connaissais la définition de la révolution. Il fallait être idiot pour ne pas savoir ce que c’était. Surtout pour quelqu’un comme moi qui s’étais rebellé contre son père.
Je savais qu’une rébellion était moins grandiose qu’une révolution, mais c’était quand même proche.

Voilà qu’il me faisait douter de mon savoir le plus basique.
J’avais l’air d’un con, à réviser ma définition de révolution. Mais je n’arrivais pas à comprendre où il voulait en venir en disant tout ça.

Et alors que je ruminais tout ce tas de pensées, je m’aperçu qu’on entrait dans un bureau. Bureau plutôt similaire à celui de sa baraque, mais plus ouvert.
Des immenses vitres donnaient sur la ville.
Et tout semblait plus minimaliste. Mais il y avait, dans ce bureau, un autre tableau. Tableau qui ne représentait cette fois pas un truc glauque ou quoi.
En vrai, je compris de suite ce que c’était. Un tableau des étoiles. C’était une image représentant toutes les constellations.

Je l’observais, surpris que ça ait sa place dans un bureau. Il vit ma surprise, et sembla répondre à ma question muette :
- J’aime beaucoup les étoiles.
- Ah.

Je comprenais mieux. Bélial alla s’asseoir sur une chaise en cuir, qui faisait face à un immense bureau en bois, et je m’assis juste en face. J’avais la même impression que lorsque j’étais chez lui.
J’avais l’impression d’être chez le proviseur pour avoir fait une connerie.
Mais bon. Je savais que ce n’était pas le cas.

M’observant, les yeux brillants, il consulta d’abord l’espèce de téléphone sur son bureau, appuyant sur un bouton :

- Alec, je suis là.

Après avoir dit ça, et lâché son bouton, j’en profitais pour lui faire :

- Et donc, la révolution, c’est quoi pour toi ?
- Pour moi, hm ? Tu préfères garder ta définition ?
- Ouais.
- Très bien… La révolution, c’est mener un combat contre tout ce qui a existé. Et ne se concentrer que sur celle-ci. Avec respect des gens qui la mèneraient avec moi, et en leur laissant leur libre arbitre.
- Je comprends rien. C’est pour ça que toi, tu t’amuses pas à charmer ?
- Oui. Le libre arbitre. Et aussi… Je dois t’avouer que je n’aime pas vraiment être entouré de tout un tas de gens, dont la moitié ne verront de moi que le moyen de garder leur emploi et ce qui va avec. Je ne joue pas à l’hypocrite avec eux.
- Contrairement à ce que je ferais.
- Exactement.

La porte s’ouvrit, laissant passer Alec. Il avait sur lui un ordinateur portable, et il semblait toujours aussi sérieux.

- Mais tu sais, Lucifer, si tu as envie de t’amuser, tu peux aller visiter par toi-même…

J’arquais un sourcil. Je pensais qu’il m’emmenait avec lui à son boulot, pour que je reste avec lui, mais je me rendais compte que je m’étais peut-être bien trompé.

- Là maintenant ?
- Oui, je vais être occupé.
- Ok….

Je soupirais, et me levais de mon siège. Je passais à côté d’Alec qui avançais pour prendre ma place, et me dirigeait vers la sortie du bureau, peu sûr de savoir ce que j’allais trouvé dans ces cinquante étages.

- Oh, et Lucifer, m’interpella Bélial alors que j’ouvrais la porte
- Ouais ? lui répondis-je en me retournant
- Bienvenue à la Révolution.

A suivre

_________________

Sujet inquisition : 158/200


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