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 Belulu - Eclats entrechoquants - Chapitre 11

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Ohana signifie famille. Famille signifie que personne ne doit être abandonné, ni oublié


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Yuuki
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MessageSujet: Belulu - Eclats entrechoquants - Chapitre 11   Lun 8 Jan - 13:09

Et alors que je venais juste de terminer ma visite de Révolution, que je partageais un repas avec Bélial, que je restais avec lui le reste de l’après-midi, le temps passa soudain plus vite.
Je vis les jours défiler à une vitesse folle. Parfois, je restais avec Bélial, parfois je restais dans mon lit, dans la maison géante, à emmerder Théophile, ou d’autres domestiques.
Je prenais mes aises, j’y posais mes marques, et bientôt, je compris qu’à la Révolution tout le monde me connaissait.
Je revoyais d’ailleurs quelques fois Claunech, avec qui j’échangeais pas mal. Il fallait dire que nos conversations avaient de quoi m’intéresser. Comme pour Bélial, il pouvait parler de tout et de rien, et rire à mes phrases sarcastiques. J’appris néanmoins que tout comptable en chef qu’il l’était, il s’intéressait surtout au même département que moi.
Ça ne fit qu’amplifier mon estime pour ce type.

Pendant ce temps, une fois à la maison, une fois que Bélial n’était pas plongé dans son foutu boulot, je me retrouvais avec lui. On partageait de temps en temps le lit, mais on partageait aussi des discussions enflammées sur tout un tas de choses, allant de son amour excessif pour la science, et ma passion pour l’art que je finissais par admettre au fur et à mesure.

Mais, au bout de deux semaines, alors que Bélial était je ne sais où, qu’on était le matin, que je venais de me réveiller, je pris conscience d’une chose.
Je restais finalement toujours enfermé. Je naviguais entre la maison, la voiture, et l’entreprise. Et je ne faisais rien d’autre que de servir de… Je ne sais pas. Machin à qui on parle sans lui donner quoique ce soit.

En fait, je pris conscience que je commençais à m’emmerder un peu, et que j’avais besoin de sortir.
Me redressant dans mon lit, je pris ma décision. J’allais sortir aujourd’hui. J’imaginais que je devais prévenir Bélial.
Je n’avais pas vraiment envie qu’il m’accompagne pour une fois, aussi me dépêchais-je de prendre une douche bien chaude, pour m’habiller avec les beaux habits que je possédais dorénavant.
Une fois habillé d’un costume bleu sombre, d’une chemise blanche avec sa cravate allié avec le costume et tout le reste qui faisait que je brillais de mille feux, je sortis de ma chambre et me dirigeait vers la sortie.

- Tu sors ? me fis-une voix que je reconnu sans mal

Je me tournais vers Théophile qui avait son balai en main, et lui fit un grand sourire :

- Ouais. Contrairement à toi qui va t’amuser à tout balayer.

Je le vis soupirer, et me tourner le dos

- Ca ne t’intéressait pas tant que ça finalement ? lui demandais-je
- Non. Juste que c’est la première fois que je te vois sortir sans Monsieur Sinclair.
- Tiens, pour une fois qu’on est sur la même longueur d’onde toi et moi !

Je ne rajoutais rien de plus et pris de nouveau le chemin de la sortie. Une fois dehors, je pris conscience que le froid était toujours là.
Présent, mordant, le vent frais ne m’atteignait pourtant pas. J’avais sur moi le manteau géant que Bélial m’avait payé. Seul ma nuque et mes mains subissaient ce terrible mal qu’était l’hiver.
Mais ça, je m’en fichais, ça faisait aussi du bien.

Et puis, je plongeais mes mains dans mes poches. Là c’était mieux. Je traversais le long chemin, et fini par enfin sortir dehors l’enceinte de la grande maison de Bélial.
J’étais seul, dans la ville, et je me rendis compte que j’avais oublié de prévenir le maître de maison.
Attrapant mon téléphone, je lui annonçais que je partais un petit temps et rangeait mon téléphone dans ma poche pour enfin me mettre en route. La ville n’avait pas changé. Il y avait toujours la partie aux grands buildings, le centre ville constamment rempli, les logements au loin, et bien sûr, quand on regardait bien…Les ruelles plus étroites, moins sympathiques.
Encore que ces ruelles étaient bien éloignées du centre de la ville, placé de préférence le plus loin possible du commissariat.
Ce qui n’empêchait pas les flics de venir rôder autour en permanence.

Mais les putes comme j’avais pu l’être ne se tenaient pas forcément quand dans les rues les moins fréquentés, bien au contraire.

Seulement, je n’avais plus à me foutre sur un trottoir et à attendre que quelqu’un veuille de moi. Maintenant je pouvais simplement marcher, dans mon bel habit, et presque me crâner d’avoir été accueilli par quelqu’un d’assez riche pour faire de ma garde-robe le contraste total de ce qu’elle était avant.
Du coup, je ne fus pas surpris de pouvoir rentrer dans la bibliothèque municipale sans me faire jeter des pierres, sans me faire rejeter, sans sentir sur moi des regards désagréables. C’était fou comme un habit pouvait tout changer.
J’avais envie de visiter cette bibliothèque, de voir son intérieur que j’avais connu à l’époque où je vivais encore avec mon père. J’étais pas du genre dévoreur de livre, mais j’aimais ça quand même. Je savais que Bélial avait de quoi remplir cette bibliothèque, ou au moins un de ses étages, mais qu’importe.

Je ne restais néanmoins pas longtemps, juste le temps de frôler le rayon art, le rayon DVDs, et même le rayon musical. Je vis rapidement les romans mais aucun n’accrochait mon attention.
J’avais la tête ailleurs, je songeais à ce que j’étais devenu en si peu de temps.
Maintenant que j’y pensais, j’en avais même parlé à Claunech. Il avait trouvé ça amusant, que Bélial vienne presque m’adopter chez lui.
Mais il n’avait pas semblé si surpris que ça.

A Révolution, c’était le seul qui savait quel était mon véritable lien avec le patron. Je ne savais pas ce que les autres imaginaient, et je ne leur avait pas demandé.
De toute façon, les seules autres personnes à qui je parlais, si on omettait Claunech et Bélial, étaient Alec et Théophile. Et parfois Edriss, quand, dans la voiture, il faisait de la merde.

Mais c’était des fréquentations toujours plus intéressantes que des clients de merde qui voudraient que je les suce jusqu’à ne plus en pouvoir.
Il était évident que ses deux dernières semaines valaient beaucoup plus que les années passer à tapiner.
C’est la réflexion que je me fis, quand, une fois dehors, je pris conscience que j’avais pris la direction du bordel où je vivais avant.
Je soupirais, ronchonnais, et me dépêchait de changer de trottoir et de chemin.

- Eh !  Luci !  

Je savais qui m’appelais comme ça. Je savais qui m’avait vu. Je me tournais vers elle, sans attendre. Son visage blond, entouré de yeux verts m’approcha rapidement.
Margareth. C’était une prostitué qui était aussi sous le joug du connard qui m’avait piqué mon fric. La revoir me donna une impression étrange. Elle que je voyais tous les jours, dans le même contexte, venait d’apparaître alors que le contexte avait totalement changé pour moi.

- Oh, Margareth…
- Je t’ai dit que tu pouvais m’appeler Maggie.

Maggie, c’était comme ça qu’elle était surnommée par nous…Enfin, par ses collègues. Je la laissais alors à la rigueur m’appeler Luci. Même si ça me faisait grimacer.
Ses clients l’appelait Magic, et j’avais toujours trouvé ce surnom débile.

- Maggie.
- Y parait que tu as réussi à quitter Cock ?

Le surnom qu’on lui donnait tous entre nous, à cet enfoiré de maquereau.

- Ouais.
- T’as de la chance. Et tu deviens quoi ?
- …C’est compliqué.
- Ah ouais ? Allez, vas y, raconte, ça m’intéresses.
- Pour t’en sortir aussi ?

Elle eut un sourire amer. Je savais parfaitement que quasiment tous les membres du personnel du bordel dirigé par Trevor, rêvait de se casser de là sans y parvenir.

- Je sais pas si tu pourras reproduire mon schéma, lui avouais-je, en soupirant : mon cas est spécial
- Tu as toujours été spécial, Luci, me fit-elle remarquer.
- Mouais.
- Bah tu avais tous les clients chelous pour toi ! s’amusa-t-elle : maintenant c’est Becca et Fred qui en ont hérité, les pauvres…

C’est sûr que ça ne devait pas être un cadeau. J’observais Maggie, et fini par sortir des clopes de mon manteau. Je les avais embarqué avec moi, même si ça faisait deux semaines que je n’avais plus toucher à mon paquet.
Elle prit celle que lui tendais, et je nous allumais nos cigarettes.
Alors que nous fumions, je lui racontais vaguement l’histoire de ce qui s’était passé avec Bélial, et elle eut un rire amer, à nouveau. Maggie était du genre positive, à toujours essayer d’avoir le sourire et à déconner n’importe quand, mais tout le monde savait que c’était qu’une façade.

- T’as un pot de cocu mon vieux.
- Ouais… fis-je en ne voulant pas m’étaler plus

J’étais pourtant le genre de type qui aimait se vanter, qui aimait montrer combien il avait du bol, combien j’étais supérieur aux autres par ça.
Mais pas devant quelqu’un qui avait subi, et qui subissait toujours la merde que je connaissais. J’étais un connard, mais pas à ce point.
Je vis Maggie écraser sa clope au sol et l’imitait, vu que j’avais aussi fini la mienne.

- Tu peux me promettre quelque chose ? me demanda-t-elle soudainement
- Euh…Pourquoi ?
- Ecoute et promet, demande pas pourquoi.

Je soupirais. Je détestais faire des promesses, mais je finis par hocher la tête :
- Profite. Profite de ce fric, profite de ce mec. Fous pas tout ça en l’air et reviens jamais parmi nous. Ou je te jure, que je te fais la peau, me fini-elle par dire

J’arquais un sourcil et eut un vague rire :

- Me faire la peau, vraiment ?
- Ouaip.
- Et tu me demandes même pas une petite part ? lui demandais-je, parce que franchement, moi j’aurais été tenté
- Nan. Je sais que l’argent est pas à ta portée de main, donc nan. Pis je veux m’en sortir seule. J’ai un cousin éloigné qui pourrait m’aider alors…Promets le moi. Que tu vas profiter un max quitte à ruiner le type.
- Tu sais que c’est facile comme promesse ?
- Ouaip, mais je te demande de la faire quand même. Comme ça si tu reviens je pourrais dire aux poulets qui m’arrêteront pour ton meurtre : « Y m’avait promis, alors je l’ai zigouillé ».

Je me marrais à nouveau. Je ne savais pas si elle pourrait vraiment le faire. Mais j’imaginais que vu son tempérament, Maggie pourrait au moins essayer.

- Ok, si tu veux.
- Bien. Tu peux aussi me filer tes clopes ? J’étais sorti pour en acheter mais je me suis rendu compte que j’ai pas pris mon blé.

Je n’étais pas du genre à partager, mais je savais qu’en ce moment, le paquet qui était dans ma poche ne me servait plus à rien. Je lui tendis alors.
Ca sembla la surprendre. Il fallait dire qu’elle m’avait déjà demandé un paquet et que j’avais refusé, lui disant de se démerder.

- Wow. Je vais dire à tout le monde que le grand Lucifer m’a filé quelque chose qui lui appartiens.
- Ouais bah ça n’arrivera plus, me renfrognais-je, alors que Maggie se moquait clairement de moi.

Mais elle, je la laissait se moquer. Parce que je savais qu’elle se foutait pas réellement de moi, donc que j’avais pas besoin de lui apprendre à me sous-estimer.
C’était juste Maggie et sa joie chelou qui ne voulait jamais la quitter.

- Bon, c’pas tout ça mais si je reviens pas sur le trottoir, l’autre con va beugler.
- Fous lui ton poing dans sa gueule, de ma part.
- Si seulement Luci, si seulement.

Je la regardais partir et soupirais.
Sa tenue était si courte que je la voyais trembler. Et bien que je n’aimais pas faire attention aux gens trouvant que c’était une perte de temps, je détestais savoir que d’autres comme j’avais pu l’être n’avait aucune liberté de ce qu’ils étaient.

Je finis par faire demi tour, pour rentrer.
C’est à que mon regard croisa le sien. Claunech se tenait devant moi, et il souriait toujours. Je m’approchais de lui :

- Hey. Qu’est ce que tu fous ici ?
- Et toi ? Tu n’es pas avec Bélial ?
- Bah toi t’es pas au boulot ?
- Non, c’est mon jour de congé.
- Je vois.
- Ca te dit de venir boire un café avec moi, Lucifer ?
- Bah…Ouais.

Malgré le manteau et tout le bordel qui allait avec, j’avais quand même froid, et pas de fric pour me payer un café, donc quitte à faire.

A suivre

_________________

Sujet inquisition : 158/200


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