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 Belulu - Eclats entrechoquants - Chapitre 12

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Ohana signifie famille. Famille signifie que personne ne doit être abandonné, ni oublié


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Yuuki
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MessageSujet: Belulu - Eclats entrechoquants - Chapitre 12   Ven 16 Fév - 22:13

Et comme à chaque fois depuis que j’avais atterri dans la vie de Bélial – ou l’inverse, qui sait -, le temps avait défilé à toute vitesse.
A nouveau, il m’avait ramené dans son entreprise, il s’était passé des trucs, je m’amusais un peu, je trouvais ça presque sympa d’aller bosser. Miracle hein ? Moi qui crachais sur le boulot.
Mais quand ça plaisais, ça plaisais. Et pis, Bélial était le genre de personne avec qui je préférais trainer. Il n’était pas stupide, il était intéressant, et mine de rien, j’aimais pouvoir discuter avec lui. Et coucher, aussi.
Bien que de ce côté-là, un truc avait changé.

Disons que j’avais croisé Claunech. J’avais bien discuté avec. Je l’avais revu. Et il y avait quelque chose, il était évident, entre nous. Quelque chose de différent avec Bélial. Peut-être parce que je ne vivais pas chez lui, peut-être parce que je ne dépendais pas de lui.

D’abord, ça avait été principalement du cul. Beaucoup. Quand Bélial me frustrait notamment. Quand il était pas dispo. Il le savait pas, je comptais pas lui dire, j’avais pas envie d’avoir des emmerdes pour rien.
Je couchais avec Claunech, parce qu’il était pas très hétéro non plus. Je prenais mon pied.

Et du coup, il s’était passé que plus qu’un plan cul, je trainais plus avec Claunech, et avait fini par m’attacher à lui dans le sens ou bah… Je sortais avec.

Mais il se foutait qu’à côté je couche avec Bélial.
Et Bélial ne savait rien. Pour le moment. J’avais pas envie de lui dire après la crise pipi caca qu’il m’avait fait en plein milieu de son bureau. Putain, j’avais le droit de sortir avec qui je voulais, et j’avais pas envie qu’il le sache.
Parce qu’il était pas l’élu de mon cœur, parce que je sortais certainement pas avec Claunech par amour, plus par…Je sais pas. Ca me saoulait cette histoire.

Ca me semblait aussi rapide, mais je m’en foutais. C’était compliqué, point barre.

Et puis, ça c’était pas fait en un jour quand même.
C’était hier que ça s’est fait.
Là, moi, assis dans son lit alors que Bélial le savait même pas. J’étais pas du genre fidèle, pas ma faute.

- Lucifer, je peux te demander un truc ?
- Ouais.
- Ca te dit de sortir avec moi ?
J’avais rigolé. Genre vraiment. Je l’ai regardé comme s’il était idiot, quelque chose du genre. Dans ma tête, c’était pas possible que quelqu’un veuille sortir avec moi.
Ca me semblait tellement improbable, que je crois que sur le coup, Claunech n’a pas compris pourquoi je riais.

- Je suis sérieux, Luci.
- Ah.
Y a eut un silence.

- Je sais pas trop. T’es sûr ? On est bien juste en plan cul non ?
- Moi je veux plus te découvrir.

Je crois que je comprenais ce qu’il voulait dire par là. Me découvrir sous plus de couture que juste l’amant ou l’ami. Je savais pas si j’avais envie, sur le coup. J’étais bien, libre, sans exigences, sans contraintes.
Parce que même si je vivais sous le toit d’un type qui avait parfois un élan de possessivité désagréable, il en restait que j’avais été jamais aussi libre qu’avec lui.

Claunech dut voir ma tête. Parfois, je me demandais comment il faisait pour lire dans mon esprit. Il m’a sorti :

- Si jamais tu veux continuer d’être avec Bélial, tu peux, à côté. Tant que… Vous n’êtes pas ensemble.
- On est pas ensemble.

Claunech savait pour ma situation. Faut croire qu’il était assez libertin pour accepter d’avoir un petit ami infidèle. Mais soit. Je l’observais.

- Mais pourquoi tu veux faire ça, en vrai ?
- Essayer. Voir. Tu es le genre de personne qui me donne envie de croire que je peux sortir avec un autre.

Je l’observais. Je savais pas trop quoi penser de ça, mais je finis par hausser les épaules.

- Comme tu voudras.

Il avait l’air content, avec son sourire grandissant. Je savais pas quoi en penser, moi, mais je trouvais pas ça si mal. Je pouvais toujours essayer au pire. Si ça me plaisait pas, je casserait. Je me fichais de casser son cœur en retour.
Je voulais être libre, et je m’accrochais à cette idée comme jamais.

Quand je rentrais chez Bélial, il ignorait tout, et même si je voyais certains de ses regards suspicieux, certains de ses sous entendus, je m’en fichais bien.
Mais je m’interrogeais tout de même. Si ca avait été lui qui m’avait demandé de me mettre avec…Est-ce que j’aurais accepté ? Je l’ignorais complètement.

Peut-être pas. Peut-être que je me serais totalement ravisé.
Pourtant, Bélial avait ce quelque chose aussi qui me plaisait. Sinon, je ne serais pas venu chez lui. Sinon je ne serais pas resté chez lui. Sinon, quand Claunech m’aurait proposé de vivre dans son appartement plutôt grand aussi, j’aurais dit oui.
Mais il fallait croire que je m’accrochais à l’idée de rester avec cet homme riche, ces tableaux, et son foutu caractère. Foutu caractère qui représentait pour beaucoup, plutôt un aspect d’homme heureux et drôle.
Pour moi, je voyais qu’il y avait quelque chose d’autre.

Et je crois, du moins, j’espérais, à ce moment là, avoir commencé à bien le comprendre. Au moins, ça me permettait d’être sûr de ce que je pouvais dire ou faire.
Même si tester, le provoquer, restait une de mes grandes passions. Parce qu’il ne dérivait pas si vite. Mais j’aimais le voir réagir et me surprendre.
* * *
Une semaine était donc passée depuis que je sortais avec Claunech.
Et il fallut que le destin se foute de moi.

Alors que j’avais l’impression que ma chance tournait enfin, que j’étais content, que je pouvais faire ce que je veux, il a fallu que ça me tombe sur le coin du nez.
On ne profite pas des richesses de quelqu’un impunément, et à présent, je connaissais la leçon. Surtout quand Bélial me vit.

Là, au milieu du chemin de ses bureaux, en train d’embrasser Claunech comme un gamin au lycée qui roule un patin à sa petite amie devant tout le monde.
J’avais eut trop envie, et on était dans le département artistique, et Bélial était censé être absent.

Mais non, à ce qu’il parait, Alec lui avait rappelé un rendez vous important, et il était tombé sur cette scène de moi et Claunech entrain de se bouffer les lèvres.
Alors quand je me suis rendu compte qu’il était là, je me suis tout de suite enlevé, et mon actuel petit ami semblait penser à la même chose que moi : faire comme si de rien n’était.
Sauf que cette situation très conne ne pouvait pas être autre chose que ce qu’elle avait été, et rapidement, je pris conscience que si j’avais pensé avoir déjà vu un jour Bélial en colère…Je me trompais. Vraiment.
Je sais pas si vous avez déjà eut un prof, du genre très calme, sympa, cool, tout le bordel, pour que d’un coup, à cause d’une chose en trop, explose d’un seul coup comme une furie ?

Personnellement, j’aurais préféré me retrouver devant ce prof, plutôt que devant Bélial, à cet instant.

- Lucifer, peux-tu m’expliquer ce que tu viens juste de faire ?

J’aurais pu jouer au plus malin. J’aurais pu faire celui qui ne savait pas. Le provoquer. Faire ce que j’aimais le plus faire.
Mais je crois que j’avais peur. Et c’était bien un miracle que moi, j’ai peur de quelqu’un. Seulement, vous auriez du voir Bélial. Son visage déformé par cette haine et cette colère, comme je ne l’avais jamais vu.

- J’embrassais Claunech parce qu’on sors ensemble
Voilà ce que j’avais dit, comme un idiot, comme si c’était la chose à dire, alors que je savais que ça serait pire encore.
Mais sur le coup j’avais eut l’impression que si je lui mentais, il l’aurait su et que j’aurais fini en charpie.
Seulement je n’avais pas beaucoup de choix, puisque la vérité me réduirais quand même en charpie.
Celui qui avait dit « faute avouée à moitié pardonné » était un abruti fini qui n’avait jamais rencontrer quelqu’un en colère comme Bélial.

- Tu sors avec ?! avait-il hurlé, en plein milieu du couloir
En quelques instants, avant même que je réagisse, Bélial m’avait aussi soulevé par le col, pour me coller contre le mur. Le choc avait été dur, et je faisais tout pour garder un contact au niveau des yeux avec lui.
Malgré ce que je pouvais ressentir, j’avais trop de fierté pour oser baisser les yeux.

- Oui. Devine pourquoi je te l’ai pas dit, ne pus-je m’empêcher de faire avec sarcasme

Grave erreur. J’avais l’impression que Bélial allait me tuer. Pourtant je disais la vérité. Ce type était dix fois trop possessif.

- Est-ce que tu te fous de moi ?! fit-il sans hurler. Pourtant, son ton était plein de rage
- Non. Mais je savais que si je te le disais, tu ne serais pas content. Et je voulais garder ma liberté. On sors pas ensemble, toi et moi, je te rappelle.
- Tu vis chez moi !
- Et ?!

J’avais l’impression que Claunech c’était un brin effacé, nous laissant nous batailler et régler nos différends entre nous.
En un sens, je l’en remerciais presque. Il aurait ouvert sa bouche que j’étais pas sûr d’avoir envie de l’entendre.

- Je t’héberge, on couche ensemble, ça te suffit pas ?!
- Non !

Je savais que je n’aurais pas du dire ça. Je voyais bien qu’il était à deux doigts de faire une saloperie. Me faire mal peut être.
Et j’avais pas envie. Vraiment pas envie.

Alors je craquais le premier :

- Je fais ce que je veux d’abord ! T’es un putain de bon coup, mais regarde, même Claunech peut comprendre que je sois avec toi et avec lui ! Et puis je sais pas. J’ai pas envie de dépendre de toi, de vivre sous ton emprise, de n’avoir que ton argent. Je bosse peut être, mais je bosse chez toi, et c’est toi qui me fournis le fric.

Je crois que je craquais tellement, qu’il me sembla même lâcher à la fin de ma complainte, une phrase que je regrettais presque aussitôt qu’elle fut sortie :
- C’est comme si t’étais quand même mon proxénète !
Je n’avais pas prévu le coup de poing, et pourtant, d’une façon ou d’une autre, je l’attendais.
J’ai regardé Bélial.
Je sais pas, tout allait si bien, tout paraissait si parfait. Fallait croire que non. C’était pas ma faute si j’avais exprimé ce que je ressentais. Cette impression restait en moi depuis si longtemps.
Depuis même sûrement le début.

- Tu ne comprends rien, Lucifer.
Et sûrement qu’il avait raison.

- Ah ouais ? Bah de toute façon, tu sais quoi, je vois bien que tu veux quand même que je t’appartiennes, que je sois à toi, exactement comme le connard de Trevor.

Merde, j’avais encore lâché une saloperie, mais elles sortaient de ma bouche avec une telle facilité que je pouvais pas m’en empêcher.

- Je me casse.
C’est ce que j’avais répliqué avant de me prendre un autre coup. Je regardais Claunech :
- C’était cool entre toi et moi, mais je fais un break. Démerde-toi avec ça.
J’avais aucune pitié, rien. Je cassais même avec celui que j’avais pu appeler mon petit ami pendant un temps.
Mais là maintenant, c’était comme si cette vie que Bélial m’avait offerte était un poison, un faux, quelque chose que je ne voulais pas.
Je n’en voulais plus, parce que j’avais réellement cette impression de ne pas être libre.
Je sortis précipitamment du bâtiment. M’acharnant même sur le bouton de l’ascenseur pour qu’il aille plus vite.
J’avais pas envie que Bélial ou Claunech me rattrape. Je voulais être seul. Souffler. Etre libre. Libre. Libre.
De toute façon, je n’avais rien à récupérer, et je savais que je n’aurais même pas à aller chez Bélial pour ravoir un truc.
Il pouvait même tout jeter, je m’en foutais.
Même les livres d’arts.
Même eux alors que je les aimais tant.

Marchant vite, sans savoir où j’allais, je me laissais fulminer, je ne savais réellement pas quoi faire sur l’instant.
Je me sentais comme le jour où je m’étais cassé de chez mon père.
Quel piètre mec je faisais. Incapable de rester à un endroit. Mon père se foutrait sûrement de moi s’il savait toute l’histoire.
Mais il n’était pas là.

Du moins pas pendant les quatre secondes avant que je relève les yeux et que je croise son regard.

Fallait croire que c’était la vie la vraie pute. Et qu’elle était décidée à jamais me foutre la paix.
Je m’arrêtais, alors que mon géniteur s’avança.
Paralysé, avec l’envie de s’enfuir pour éviter la merde.

Bordel.

A suivre

_________________

Sujet inquisition : 158/200


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