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 Belulu - Eclats entrechoquants - Chapitre 2

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Ohana signifie famille. Famille signifie que personne ne doit être abandonné, ni oublié


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Yuuki
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MessageSujet: Belulu - Eclats entrechoquants - Chapitre 2   Dim 26 Nov - 21:12

Prompt : Ou pas
Note : Comme d’hab, j’ai pas relu.

- Oh oui, tu as été vilain ! Très vilain !

J’avais sûrement l’air ridicule, là comme ça. Parfois, je me disais qu’avoir finalement fait ce métier était vraiment débile. Que j’aurais du ouvrir la porte de ma maison, dire « vas te faire foutre » à mon père, et rester.
Pas sûr qu’il aurait apprécié, sûrement m’aurait il fait la morale pendant des heures, du genre « Lucifer tu es inconscient, mais tu vois je te l’avais dit, ah si ta mère était là »
Le coup de fouet que je donnais fut encore plus violent.
C’était même pas du SM ce que je faisais là. Juste un fantasme idiot d’un client ayant de l’argent. Argent que je n’avais pas obtenu, parce que ce connard l’avait donné à l’autre connard, le roi des connards, celui qui gardait toute l’argent pour lui.
Aurais-je préféré supporter que mon père m’ignore et me fasse chier pour que je garde ses gosses, et continue de me dominer, au lieu de me faire dominer par un salopard de mac ?
Les deux me semblaient être la même plaie. Un vrai Enfer.

Alors que je commençais le fantasme du type débile, je repensais à ma dernière soirée dans une maison confortable.
A comment ça c’était fini. Je grimaçais.

- C’est tout ? Me fit une voix, alors que j’étais dans mes pensées
- Hein ?
- J’en veux plus, Lucifer, punis-moi, s’il te plait !
- Tu l’auras voulu !

Sortant de mes souvenirs, je me contentais de me vider l’esprit pour profiter un minimum des coups de fouet que je donnais.
Je m’imaginais vrai bourreau. Torturant les âmes qui auraient tant péché que je pourrais les punir à en souiller leur propre être profond.
Un sourire mauvais s’afficha sur mon visage. Je poursuivis le supplice.

* * *

J’avais un peu de pause, après l’abruti qui avait juste les fesses rouges. De toute façon, j’avais pas des clients tout le temps.
Je décidais de sortir un peu, et mis ma veste. Ma maigre veste. La seule que je pouvais porter quand je sortais, tout ça parce qu’elle me mettait en valeur.
J’avais d’autres habits qui me mettaient moins en valeur, sur moi. Pour me réchauffer. Je travaillais pas, là, donc pas besoin de plaire.

J’avançais dans les rues, plongeant mes mains dans mes poches, respirant l’air frais d’odeur de pisse, de vomi, et de merde.
Quand mes doigts croisèrent quelque chose.
Une carte. Sa carte.

Des souvenirs me revinrent en mémoire

* * *

- C’est un non ?

Qu’est ce que j’aurais pu répondre ? Je crois que n’importe lequel des mes collègues aurait accepté. Dit oui sur le champ, rouler une pelle à ce Bélial, profiter de la belle vie, devenu riche.
Mais moi, je savais pas.
Je connaissais pas ce type. Y pouvait sourire quand je disais mon prénom, quand je blaguais un peu, que ça changeait rien.
Qui me disait que c’était pas un connard aussi ? On avait juste partagé du cul.

Je voulais pas re-tomber sur un connard, sur un cauchemar, sur quelqu’un qui m’empêcherait d’être moi, m’empêcherait d’être libre.
Nan, c’était pas du tout pour moi.

Je lui ai dit :

- Je sais pas, tu fais chier, c’est quoi cette proposition ?
- Ta chance, j’imagine.
- Chance de rien du tout !

Mais au lieu de se vexer, Bélial semblait bizarrement heureux. Je savais pas pourquoi il souriait comme ça, mais ça m’a saoulé alors, en sortant du lit, je lui ai demandé :

- Pourquoi tu souris, je viens te dire non.
- Oh, pour rien.

Je comprenais rien à ce type, mais si ça l’éclatait de sourire…. Je ramassais mes habits et les remit. Pendant ce temps, je savais pas ce que l’autre foutait, mais quand on s’est fait face à face à nouveau, lui, toujours plus grand que moi de quelques centimètres, il me tendait un truc.
J’aurais bien aimé que ça soit des billets en plus.
Quoique. S’il avait essayé de m’acheter, je lui aurais sûrement craché à la gueule.

Mais c’était une carte dans sa main :

- C’est mon numéro, si tu changes d’avis.
- Mouais.

J’attrapais sa carte, comptant bien la jeter. C’était mon but originel, en vrai. Alléger mes poches.
Mais je l’ai gardé.

* * *

J’observais la carte, soupirais et la rangeais.
Ca ne me servirait à rien de venir chez lui, de toute façon. Je n’en avais aucune envie, je saurais me débrouiller très bien tout seul. En plus, avec l’argent qu’il m’avait filé, je pouvais bien réussir à prendre un billet pour aller quelque part, et trouver un autre métier que celui que j’occupais.

J’y songeais, clope en bouche, observant le soleil se coucher. Les quartiers plus éloigné du centre ville étaient tellement moins remplis de bâtiments qui gachaient la vue.
J’étais l’étoile du matin contemplant le soleil couchant, et je songeais à quel point ça devait sembler ridiculement tiré d’un livre nul.
De toute façon, je ne me rappelais même plus depuis quand je n’avais pas lu.

Lui, devait lire plus souvent que moi.
Je tirais une latte de ma cigarette, et me laissait au soupir.

Au fond, le moment que je préférais le plus dans ma vie, c’était fermer les yeux. Au moins, là, je pouvais tout imaginer.
* * *

Je venais juste de rentrer, j’avais pas pu m’absenter très longtemps, bien évidemment, vu qu’immédiatement, le connard m’avait rappelé à l’ordre. Ou plutôt, je cite « beau cul tu te ramènes où je te le fouettes »
Merci mais non merci.
Je suis vite rentré. Même si je me sentais comme une merde, à débarquer comme un petit chien aux abois.

Et du coup, j’ai repris le boulot. La logique. Y avait un mec, que j’avais déjà vu, client fidèle, qui voulait faire une petite orgie, parce que ça l’intéressait. Paraît que j’étais sa pute préférée. Youpi.

Après l’orgie, j’étais forcément exténué, mais vu que tout le monde pionçait – c’était l’heure de dormir, la seule que mon mac nous accordait à tous, même à lui -, je farfouinais dans mes affaires. Pour compter combien d’économies j’avais.
C’est là que je me suis rendu compte que ma cachette avait été vidée.
Totalement.
La colère naquit en moi aussi vite qu’une vague poussée par la mer, et je me levais si violemment, que je sentis mon voisin de chambre bouger. Voisin de chambre que j’avais sucé correctement juste avant, avec d’autres.

Quelqu’un m’avait piqué mon fric, et je n’eus aucun mal à deviner qui.
Entre putes, on s’entraide, on se soutient. Bon, moi j’envoie bouler tout le monde, mais je fais chier personne, et je respecte. Ca pouvait pas être un des types ou des meufs qui bossaient avec moi.

Deux secondes après, j’étais dans le bureau de mon mac, à moitié à poil, mais lui aussi.
Il était couché dans son canapé miteux et dépliable. A côté de lui, une gonzesse blonde, que j’ignorais totalement, vu que je ne vis que lui pour lui tenir le col :

- Il est où mon fric ?

Il a pas mis longtemps à se réveiller. Juste du temps à comprendre. Mais quand il a compris, j’ai compris aussi.
Je m’étais pas trompé de personne, au vu du sourire qu’il avait.
Ce connard m’avait piqué mon fric. Et je comptais pas le laisser faire.

Sauf, que lui, il s’est redressé calmement, et il a retiré ma main.

- En lieu sûr, beauté. Loin de toi. Tu pensais me cacher ce fric, très longtemps ?

Je le sentis qui mis sa main sur ma joue, comme s’il était gentil et bon, alors que je rêvais de lui mettre un coup de boule.
Je le regardais, la haine vrillant ans mes yeux.
Si on m’avait laissé choisir ce que je pouvais faire, sûrement qu’on aurait retrouvé son cadavre.

Mais je crois que c’est là que j’ai compris que j’étais con. Con d’être parti de chez mon vieux comme un abruti, sans penser à couvrir mes arrières.
Con d’être venu ici, parce que la rue, c’est froid, là j’avais à peu près une chambre.
Con. Totalement con.
J’étais pas une lumière, j’étais un abruti fini, et mon idiotie me bouffa l’âme à vitesse grand V.

Je récupérerais jamais mon fric. Je le savais. Là-dessus, j’avais une once d’intelligence.

Je partis de son bureau en jurant si fort, que je crois bien avoir réveillé tout le monde, ce jour-là. Mais putain, je m’en foutais totalement.

* * *

Il me restait une solution. Ou pas.
C’était toujours mieux que rien. Ou pas.
J’en savais rien. Mon père aurait dit « tu vois, tu réfléchis pas assez ». Et rien que de penser à ce qu’il aurait pu pensé, à chaque moment pourri de ma vie, me fit serrer encore plus mon poing que j’avais déjà enfoncé dans le mur.
Mon autre main, elle, tenait la clé d’une éventuelle solution.

Ou pas.

Sérieux, j’avais pas envie d’aller chez un type que je connaissais pas, tout aussi riche qu’il était, si c’était pour ne pas rester libre, si c’était pour me retrouver encore avec une pourriture.
Je soupirais.

* * *

J’avais emballé mes affaires. Tu parles, j’en avais pas. Juste des fringues. Pas grand-chose. Plus aucun fric.
Je sais pas dans quoi je me lançais.
Tout le monde dormait. J’avais tenu vingt quatre heure. Je savais pas si c’était minable ou pas, mais j’en avais l’impression.
Après, j’avais un plan, je crois.

J’utilisais une dernière fois mon téléphone de merde pour appeler.

- Allo ? Ouais, c’est Lucifer. T’as de la place dans ton lit, j’espère, parce que j’arrive. Oh, et de la place dans un placard aussi. Si tu veux, on pourra même y faire des trucs.

A suivre

_________________

Sujet inquisition : 158/200


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NonoA
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MessageSujet: Re: Belulu - Eclats entrechoquants - Chapitre 2   Lun 27 Nov - 9:41

♥️♥️♥️

Toujours aussi intéressant! Félicitations ♥️
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Belulu - Eclats entrechoquants - Chapitre 2
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