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 [Supernatural - pas de spoil UA] Deux frères (12)

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Run for it


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Maliae
Messages : 1899
Date d'inscription : 30/07/2012

MessageSujet: [Supernatural - pas de spoil UA] Deux frères (12)   Sam 23 Mai - 17:50

Fandom : Supernatural
Prompt : Je veux le temps que je n'ai pas.
Note : Suite de la fic des deux frères.


***

A six ans, Sam avait été inscrit à l’école. L’école, Sam avait tout de suite adoré ça. Sam adorait encore ça. Ce lieu était devenu son lieu favori dans le monde. A l’école, Sam apprenait des choses qu’il savait déjà, comme lire ou compter, il n’apprenait pas des choses qui lui auraient bien servis dans la rue comme voler ou survivre. Mais c’était quand même génial. Il apprenait aussi une nouvelle langue, c’était intéressant. Puis quand la maîtresse lisait une histoire à toute la classe, Sam adorait ça. Il restait assis sans bouger, les yeux rivés sur l’enseignante, les oreilles grandes ouvertes. Il s’énervait si quelqu’un osait parler pendant que la maîtresse lisait. Il avait même failli assommer un de ces camarades une fois, mais s’était retenu juste à temps. On ne frappe pas les autres si on ne veut pas passer pour un monstre.
Heureusement en général, les autres enfants étaient à peu près aussi sages que lui quand la maîtresse sortait un livre.
Il y avait pleins d’autres raisons pour lesquels l’école c’était cool. On mangeait bien par exemple. Certes, les autres se plaignaient de la cantique, mais pour quelqu’un comme Sam qui avait dû manger des trucs bizarres s’il ne voulait pas mourir de faim, ce que la cantine offrait était sans doute une des meilleures choses qu’il avait jamais mangé. Souvent il piquait du pain et des biscuits et en fourraient pleins ses poches. Au cas où.
A la récréation, Sam apprenait à faire du vélo sans roulette, de la trottinette. Il apprenait des jeux de groupe, on lui prêtait des billes, des cordes à sauter. En sport il était le plus endurant et devait apprendre à laisser gagner les autres.
Il était nul en art plastique, mais c’était drôle quand même. Sam avait, par exemple, bien aimé coller des battons de glaces pour faire une forme, même si la sienne était toujours moches et penchantes, rien à voir avec celles des autres.
Il apprenait des chansons, des contes, des poésies.
La maîtresse était gentille avec lui, la maîtresse sentait bon. Peut-être qu’il avait que six ans, mais Sam était un brin amoureux de la maîtresse.
Il y avait des choses moins bien à l’école. Les autres se moquaient de lui parce qu’il avait toujours sa souris avec lui. Mais il était hors de question pour Sam de se débarrasser de Didi, elle était trop précieuse, trop importante. La laisser dans un coin, ce serait comme abandonné une part de lui, une part de son frère. Les autres ne pouvaient pas comprendre ça, Sam les laissait se moquer. Il s’en fichait. Il était plus fort qu’eux et personne n’osait réellement venir l’embêter.
Non, les enfants préféraient s’en prendre à plus faible qu’eux, les cibles faciles. Mais les cibles faciles, c’était ce que Sam trouvait de plus attachant. Il ne savait pas pourquoi. Il était devenu ami avec le bouc émissaire de la classe. Le petit gros à lunettes que tout le monde enquiquinait pour la seule raison qu’il était gros à lunettes. Le fait qu’il soit archi sympa, drôle et généreux tout le monde s’en balançait. Sauf Sam. Sam avait fait de lui un ami et le défendait au besoin. C’était son ami de l’école, personne ne faisait du mal aux amis de Sam, et cet ami lui en était reconnaissant.
Donc oui, Sam aimait l’école. Il aurait voulu continuer à y aller, tout le temps, le plus souvent, ne jamais rater des jours, ne jamais laisser son ami seul, et voir la maîtresse tous les jours. Il voulait continuer à apprendre des choses, même des choses qu’il savait déjà, même des choses dont il n’avait peut-être pas besoin. Parce que ça lui plaisait, parce que ça lui donnait une excuse pour se mettre le nez dans tous les livres qu’il croisait – même ceux sans image – et qu’il aimait ça. Si l’école avait pu durer la journée et la nuit, ça aurait été absolument merveilleux pour Sam. Parce que s’il aimait l’école, la vie au foyer lui paraissait toujours aussi peu supportable.

Son frère et lui s’étaient fait attrapés plusieurs fois, on les avait souvent ramené au foyer, pour qu’ils s’enfuient à nouveau quelques temps après. Ils ne tenaient pas en place, ils ne pouvaient pas rester au foyer. Ils ne voulaient plus qu’on dirige leurs vies, ils ne supporteraient plus de rencontrer une nouvelle famille, une nouvelle déception. Surtout ils ne voulaient pas qu’on essaie de les séparer. Alors ils finissaient toujours par repartir ensemble. Ils allaient où ils pouvaient, ils se cachaient comme ils le pouvaient, ils se débrouillaient. Volaient, mendiaient, essayaient de trouver des abris. Souffraient du froid et de la faim parfois, mais se sentaient libres. Puis on les retrouvait, des gens les dénonçaient, des flics les ramenaient. Retour case départ.
Au début il y avait Céleste pour les accueillir, puis on avait placé Céleste dans une famille d’accueil et elle n’était plus là.
Alors ils étaient repartis, encore.

Puis Sam avait été inscrit à l’école, entre deux fugues. Et maintenant… Maintenant il aurait voulu simplement pouvoir y passer tout son temps. Tout ce temps qu’il n’avait pas quand il s’enfuyait avec son frère. Arrêté de fuguer pour vivre à l’école. A la rigueur supporter le foyer, essayer, pour ne pas rater l’école.
- Tu sais Dean, aujourd’hui j’ai appris une nouvelle chanson.
Et il la chantait à son frère. Qui grimaçait.
- Quand est-ce qu’ils vont t’apprendre des vrais chansons Sammy ?
Par vraie chanson, Dean entendait les chansons qu’il écoutait lui.
- Je demanderai à la maîtresse si on peut chanter Aerosmith. Dit Sam pour faire plaisir à Dean.

Sam aurait pu dire à Dean qu’il aimait l’école et voulait y rester, mais Dean l’avait bien compris. Sam était toujours tellement enthousiaste en parlant de ce qu’il avait fait à l’école. Il était toujours le premier levé le matin, déjà prêt bien longtemps avant de partir, espérant que comme ça il partirait plus tôt. S’il ne dormait plus dans le lit de Dean depuis quelques temps, il continuait à dormir dans sa chambre au foyer et Dean l’entendait parfois rêver de l’école. Compter à voix haute dans ses rêves. Cela lui faisait rouler des yeux et l’attendrissait en même temps. Son petit frère était l’idiot amoureux de l’école. Alors oui Dean le savait combien Sam aimait l’école, mais ça ne changeait rien.
A un moment tous les deux prenaient la poudre d’escampette, s’enfuyaient, Sam n’allait pas pendant un temps à l’école, parce que sinon on allait les retrouver trop facilement. Cela lui manquait évidemment, mais il ne pouvait pas laisser son grand frère partir seul et il comprenait son besoin de partir, il avait le même. L’école c’était fantastique, mais peut-être pas assez bien pour les faire rester.
On finissait par les retrouver et Sam retournait en classe comme si de rien. Expliquant à personne ce qu’il se passait dans sa vie. Pas même à son ami. Parce que c’était trop compliqué à expliquer, parce qu’il avait la sensation que seul son frère pouvait réellement comprendre. Ce genre de choses il fallait les avoir vécu pour les saisir.

- Peut-être qu’on pourrait quand même rester au foyer, proposa une fois Sam à Dean. Tu sais pour pas rater l’école.
Alors Dean fit un effort. Pour que son frère soit heureux. Il ne pouvait pas tout lui pourrir quand même, si Sam avait trouvé un endroit où il était bien il ne pouvait pas lui retirer. Il savait que ce serait injuste. Même si ça le démangeait, si les jambes lui grattaient, si quand il se faisait reprendre par un éducateur, sa seule envie était de faire son sac et de disparaître, il ne partirait pas sans son frère, il ne partirait pas si Sam ne voulait pas.

Sam put ainsi aller à l’école régulièrement tous les jours. Pendant quatre mois d’affilés. C’était parfaitement satisfaisant, même si les soirs, les week-ends et les quelques vacances qu’il avait ne lui convenaient guère. Il continuait d’apprendre des choses, en plus comme il était en avance, la maîtresse lui donnait des devoirs plus difficiles et Sam était content de pouvoir apprendre plus vite. Il avait également le droit d’aller plus souvent lire des livres de la bibliothèque de l’école. Ca ne le dérangeait pas du tout de travailler, au contraire. Il aimait ça.
Sam pensait que ça durerait mais même dans ce monde là, un jour, il y eut trop d’injustice, des trucs qui le dégoûtèrent. Pas forcément de l’école en elle-même, mais ces choses lui firent prendre conscience que l’école n’était pas l’endroit qu’il avait cru. C’était un endroit pour apprendre, mais pas un qui protégeait, pas un où les adultes étaient différents, pas un où les choses étaient toujours justes.
C’était parce qu’il y avait ce gamin plus grand que les autres qui embêtaient plus souvent son ami que les autres. Sam en avait parlé à la maîtresse, sa maîtresse à qui il avait confiance parce qu’elle était gentille, parce qu’elle sentait bon. Peut-être même parce qu’il était un brin amoureux d’elle. Mais ça n’avait rien changé. Rien changé du tout. La maîtresse avait bien réprimandé le grand gamin, mais celui-ci n’avait pas arrêté d’embêter l’ami de Sam pour autant.
Sam s’était énervé. L’avait prévenu. Sam lui avait dit d’arrêter, que ça allait mal se passer. Sam en avait parlé plusieurs fois à la maîtresse, comptant sur elle. Puis arrêtant de compter sur elle. Puis arrêtant de parler au grand. Sam avait juste frappé cet abruti, fort. Plus fort qu’il n’avait besoin. Sam l’avait ensuite jeté par terre. Deux dents de cassés.
Sam avait perdu patience.
Sam avait été puni. Sam avait eut des problèmes avec les parents du grand. C’était le grand le con et c’était Sam qui était puni, c’était Sam à qui on faisait des reproches. C’était Sam qu’on voulait mettre à pieds pour violence. C’était à Sam que les éducateurs firent la morale, c’était contre Sam que la maîtresse n’était pas contente, alors qu’il lui en avait parlé plusieurs fois. C’était comme si la maîtresse avait oublié ou ne l’avait pas écouté. Où s’en fichait. C’était injuste. Il avait seulement voulu protéger son ami.

Le soir même, Sam assit sur son lit, regardait Dean. Fixement. Dean compris mais le laissa parler.
- On se barre. Dit Sam.
Dean lui sourit. Le lendemain ils n’étaient plus là.

Fin.

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Swato
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MessageSujet: Re: [Supernatural - pas de spoil UA] Deux frères (12)   Lun 25 Mai - 11:32

:'( tu me brises le coeur avec cette histoire, chaque chapitre et dur :'(

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C'est chouette non ????
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