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 [Supernatural - pas de spoil UA] Deux frères (3)

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No times outs. Only death !


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Maliae
Messages : 1834
Date d'inscription : 30/07/2012

MessageSujet: [Supernatural - pas de spoil UA] Deux frères (3)   Dim 18 Jan - 14:49

Fandom : Supernatural
Prompt : Il y a tant de façons de dire les choses sans parler.
Note : La suite, un chapitre un peu brise-coeur.

***

Sam hurlait à pleins poumons et donnait des coups de pieds, mordait, griffait. Mais Sam était tellement petit. Il avait beau se secouer il n’arrivait pas à échapper à la prise de l’adulte qui le tenait.
- Calme toi Sam ! Lui demanda celui qui le tenait.
Sam hurla de plus belle. Dean était plus grand et plus fort, il frappait et poussait, il criait :
- Rendez-moi mon frère bande de salopards !
Mais plusieurs éducateurs le retenaient, ils le retenaient pour qu’il ne puisse pas rejoindre son petit frère.
- Relâchez le ! Relâchez le !!!
Il mordit jusqu’au sang la première main qu’il trouva, se fichant de faire mal et du cri que poussa l’adulte à qui elle appartenait. Il réussit à se débattre suffisamment pour courir vers son petit frère qui tendait les bras vers lui, les yeux pleins de larmes :
- Didiiiii !!
Mais avant que Dean puisse le rejoindre, on l’attrapa et on le souleva du sol.
- Lâchez moi ! Lâchez moi ! Saaaaaam !
- Diiiiiineeeee
- Bordel c’est mon frère, vous avez pas le droit de le prendre, vous avez pas le droit !
Sam fut quand même emporté, on l’attacha dans une voiture. Comme s’il n’était pas entrain de s’arracher les cordes vocales, comme s’il n’était pas mort de peur.
Dean se tortillait dans tous les sens, donnait des coups de pieds dans le vide, criait le plus fort qu’il le pouvait, mais rien n’y fit. Rien.
On venait de lui arracher son frère, et c’était comme si ce n’était pas la fin du monde, comme si la terre tournait toujours.

xxx

Dean fut envoyé à l’hôpital. Il était puni alors que ce n’était pas lui qui avait fait quelque chose de mal. Les putains d’explications des éducateurs, c’était de la merde.
- Dean écoute, les gens préfèrent adopter les enfants un par un. Toi aussi tu te feras adopté plus facilement si tu n’es pas avec Sam. Et puis vous pourrez quand même vous voir. Ca va te faire du bien de faire ta vie pour une fois tu ne crois pas ?
Dean lui avait expliqué sa façon de penser, tout le bien que ça allait lui faire de faire sa vie sans son frère, en retournant le bureau, en hurlant, en se jetant sur lui pour le frapper jusqu’à ce qu’on l’arrête. Il n’avait que sept ans, mais il était comme un animal déchaîné, toute la rage lui donnait une force hors du commun.
On lui avait fait une piqûre pour le calmer, comme si c’était de sa faute s’il était en colère. C’était aux éducs qu’il aurait fallu faire une piqûre, à ceux qui avait adopté Sam sans lui, à ceux qui lui avait pris son frère.

Après une semaine de suivie psychiatrique, Dean fut renvoyé au foyer. Il refusa de parler. Quand un des autres enfants du foyer se moqua de lui, Dean lui cassa le poigné. Le flic qui vint le voir ne lui fit pas peur, il le regarda avec toute la colère qu’il ressentait, son regard remplit de rage. On lui avait prit son frère, il ne le pardonnerait jamais. A personne. Même s’il devait se battre contre le monde entier.
Le flic reconnu immédiatement Dean. C’était à cause de son regard, tellement animal, tellement méfiant, le genre de regard qui avait déjà connu la violence de ce monde. Il pensa très fort « quelle connerie de l’avoir séparé de son frère ». Il se souvenait encore de ces petiots dans son commissariat, accrochés l’un à l’autre. Il n’arriva pas à lui faire la leçon, il se retint de le féliciter d’avoir taper fort ceux qui l’emmerdaient. Il se contenta de lui dire de ne pas recommencer.
Le flic aurait voulu lui dire plus, lui souhaiter du courage, mais Dean s’était refermé sur lui-même et n’aurait pas écouté.

Les jours défilèrent. Dean resta silencieux, les dents serrés et la rage au ventre. Un rien le rendait fou, il balançait son assiette à la tête des éducateurs, il retournait sa chambre dans tous les sens, il cassait, détruisait, il se blessait pour se détruire lui-même. Ses cauchemars avaient empiré, il hurlait toutes les nuits, il cherchait Sam partout, et il passait des heures à pleurer. Bien sûr que les éducateurs essayaient de l’aider, ils n’étaient pas des monstres, mais Dean les désignait comme responsables.
- Dean tu reverras ton frère, il faut demander au juge pour avoir un rendez-vous avec lui.
- Je l’encule ton juge.
C’était ses premiers mots depuis des jours, mais bon sang, un môme de sept ans ne pouvait pas parler comme ça. C’était trop horrible, trop triste. Qu’est ce qui n’était pas encore brisé chez lui ?

Dean voyait une psychologue une fois par semaine, la plupart du temps il restait les bras croisés et regardait ailleurs en silence. La psychologue était restée elle aussi silencieuse, pensant qu’il finirait par parler par lui-même. Et puis il y avait tant de façons de dire les choses sans parler. La gestuelle de Dean en disait beaucoup sur lui-même. Son refus de communiquer, se protégeant avec ses bras croisés sur sa poitrine, refusant le contact en regardant ailleurs.
Cependant, la stratégie du silence ne fonctionnant pas, elle en essaya une autre :
- Tu ne veux pas que ton frère soit heureux ?
Dean pour la première fois tourna ses yeux vers elle. La psychologue se rendit compte que sous toute sa souffrance et sa colère, ce gamin était un beau gamin, qu’il avait des yeux magnifiques.
- Tu sais, Sam est sûrement heureux avec son nouveau papa et sa nouvelle maman.
Dean fronça les sourcils :
- Tu veux que ton frère soit heureux n’est ce pas ? C’est pour ça que tu es aussi en colère, tu as peur que ton frère soit malheureux.
Dean se leva et lui cracha dessus.
- Ta gueule salope.
La psychologue respira un bon coup, prit un mouchoir et s’essuya. Faire la morale à Dean dans son état ne servirait à rien, c’est pourquoi elle jugea plus intelligent de rester calme et de rebondir.
- Je touche juste n’est ce pas ? Je touche juste et ça te mets en colère.
Dean donna un coup de pied sur le bureau et dans la chaise.
- Tu comprends rien, tu comprends rien !
- Alors explique moi pour que je puisse comprendre.
Dean ne répondit pas mais tapa plus fort encore sur le bureau, les pieds, les mains. Puis sur le mur. Elle ne bougea pas. Elle avait l’impression que si elle bougeait, Dean retournerait ses coups sur elle, et surtout elle sentait qu’il avait besoin de se décharger de toute sa rage. Elle n’intervint que quand Dean, à force de frapper, eut les mains en sang. Elle s’approcha doucement, comme on s’approche d’un animal apeuré et prêt à mordre, puis prit délicatement sa main dans la sienne pour l’arrêter :
- C’est bon Dean, c’est bon. Ne te fais pas plus mal.
- Rendez-moi mon frère, rendez-le moi ! Lâcha-t-il en fondant en larmes. Rendez-le moi.
Et épuisé il se laissa faire quand la psychologue le serra dans ses bras.

xxx

Il était clair pour tous que Dean devait revoir son frère. Cela l’aiderait sans doute et le rassurerait aussi. Voir que son frère était en bonne santé, que sa famille prenait bien soin de lui, qu’ils pouvaient se voir quand même. Il était important que Dean comprenne qu’il pouvait voir son frère et en même temps faire sa propre vie.
On en parla longuement à Dean, il fallu pas mal de patience mais on réussit à lui faire entendre raison, il devait un peu lâcher prise s’il voulait voir son frère :
- Le juge ne te laissera pas le voir si tu te comportes aussi mal Dean. Il va s’inquiéter pour la santé de ton frère.
- Je prends très soin de Sam.
- Nous le savons, mais il faut que le juge le sache aussi d’accord ?
Dean avait fini par se montrer raisonnable. L’envie de voir son petit frère était la plus forte. Il avait arrêté de faire des bêtises, avait parlé plus poliment, avait fait des efforts.

On lui accorda une visite. Sam viendrait avec un éducateur, Dean aussi serait accompagné. Le jour J, Dean resta enfermé dans sa chambre.
- Allez Dean on y va ! On va être en retard !
Mais Dean ne voulait plus sortir.
- J’ai changé d’avis, je viens pas !
L’éducateur failli pèter un plomb, ce gosse allait le rendre chèvre.
- Pourquoi Dean ? Je croyais que tu voulais voir ton frère.
- Et ben j’ai plus envie.
Il fallut faire venir la psychologue de toute urgence, elle était celle qui arrivait le plus à faire parler Dean.
- Dean, ouvre moi, on va parler.
Dean accepta et entrebâilla la porte :
- Seulement toi.
La psychologue entra dans la pièce. Dean retourna s’asseoir sur son lit, recroquevillé sur lui-même.
- Tu as peur ? Demanda-t-elle.
Dean hocha la tête doucement puis fini par expliquer :
- Sammy va pu m’aimer. Ca fait trop longtemps qu’on s’est pas vu. Maintenant il a un papa et une maman, il a pu besoin de moi.
La psychologue montra le lit :
- Je peux m’asseoir ?
Dean accepta. Elle s’assit à côté de lui.
- Dean est ce que toi tu as arrêté d’aimer Sam ?
- Non.
- Alors je suis sûre que lui non plus n’a pas arrêté de t’aimer.
- Et si tu te trompes ?
La psychologue sourit gentiment :
- On parie un paquet de bonbons ?
- Je préfère la tarte.
- Alors une tarte !
Dean hésita, puis fini par taper dans la main tendue.
- T’as intérêt que Sam m’aime toujours.
- Je suis sûre qu’il t’aime toujours.
L’enfant sortit enfin de sa chambre.

xxx

La psychologue avait eut raison. Quand Sam vit son frère il sauta presque de la voiture, puis couru vers lui en hurlant :
- Didiiiiiiiiiiiiiiiiii !
Dean l’attrapa et le fit s’envoler dans les airs avant de le serrer contre lui.
- Sammy.
Sam lui fit un énorme câlin.
- Tu m’as manqué Didi.
- Tu m’as manqué aussi Sammy. Tellement.
Dean eut les larmes aux yeux et Sam appuya ses deux petites mains sur ses joues :
- Pleu pa ! Sam est là.
Les éducateurs les firent entrer dans le restaurant où le rendez-vous avait lieu.
- MADO MADO ! Criait Sam de joie en tapant des mains.
Dean le reposa par terre, et prit sa main. Les éducs commandèrent pour eux.
- Didi va ben ? Lui demanda Sam.
- Ca va et toi ?
Sam haussa les épaules et soupira.
- Tu es heureux Sam ? Avec ta nouvelle maman et ton nouveau papa ?
- Bofffffffffff ! Fit Sam.
L’éducatrice qui accompagnait Sam lui demanda :
- Tu n’es pas heureux ?
- Pouquoi Didi peut pas vien avè Sam ? Fut la réponse de Sam.
- Parce qu’ils ne voulaient qu’un seul enfant. Lui expliqua la femme.
Sam fit un « prrrr » avec ses lèvres, l’air contrarié, puis mangea un nuggets de son happy meal. Il ne voulu pas de son jus d’orange et Dean lui donna un peu de son coca.
- C’est bon coco !
- Coca. Corrigea Dean.
Sam hocha la tête et demanda à Dean :
- Tu viens avè Sam apè ?
- Non Sam, après je rentre au foyer.
- Sans Sam ?
- Sans Sam.
Sam fondit en larme et jeta son dernier nuggets à la figure de Dean.
- Méssant Didi !
Dean baissa la tête. Les deux éducateurs essayèrent encore d’expliquer à Sam que maintenant il avait une nouvelle famille qui prenait soin de lui. Sam renversa le coca par terre et continua de pleurer :
- Didi doit vien avè Sam, Didi a pomi !
Dean repoussa son hamburger, il n’avait plus faim. Et Sam continua de parler :
- Didi toujou toujou toujou avè Sam. Pomi.
- D’accord Sam. D’accord. Je vais venir avec toi. D’accord. Mange maintenant s’il te plait d’accord ? Sois gentil.
Sam retrouva le sourire. Et c’était atrocement douloureux pour son frère de le voir les yeux encore tout mouillé mais l’air si content soudainement. Dean avait mentit. Il avait mentit.
Sam recommença à manger et babiller. Dean était sans doute le seul à comprendre la moitié de ce qu’il racontait. Il parlait de ce qu’il faisait à la maison, avec tati et tonton – c’était comme ça qu’il appelait « ses nouveaux parents ».
- Ils sont gentils avec toi ?
- Oui. Un peu. Mais tonton fassé paske Sam veut toujou Didi. Maintan c’est bon paske Didi va vien aussi !
Dean se sentit plus bas que terre mais fit semblant de sourire. Les éducateurs ne leur venaient pas vraiment en aide, ils discutaient à côté d’eux. Maintenant que Sam avait fini sa crise, ils les laissaient parler entre eux.
Sam tira la manche de son frère :
- Didi ! Veut pipi !
Dean regarda son frère qui insista :
- Veut pipiiiiii !
Dean hocha la tête, une idée venait d’apparaître dans sa tête. Une idée.
Peut-être qu’il ne mentirait pas à son frère.
Il dit aux éducateurs qu’il emmenait son petit frère aux toilettes. Il prit la main de Sam et poussa la grosse porte des toilettes.
Quinze minutes plus tard un des éducateurs se leva pour aller voir ce que faisaient les enfants qui leur prenaient autant de temps. Il poussa à son tour la porte des toilettes. Il n’y avait personne…

xxx

Dean courait à toute jambe, prenant les petites ruelles, Sam sur son dos, accroché a lui.
- Où on va Didi ?,
- Loin, très loin. Mais on sera toujours ensemble !
Sam sourit :
- Wouuuuuuh !
Et Dean accéléra l’allure.

Fin.

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Swato
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Date d'inscription : 08/08/2013

MessageSujet: Re: [Supernatural - pas de spoil UA] Deux frères (3)   Dim 18 Jan - 22:33

Alors j'ai eut de la peine pour Dean mais le coup du nuggets m'a fait péter une barre quand même XD
Et le coup de l'évasion... quelque part je sais qu'ils vont se faire rattraper mais ça m'empêcher pas d'espérer quand même v_v

Pauvres gosses :'(

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