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 Belulu - Eclats entrechoquants - Chapitre 13

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Ohana signifie famille. Famille signifie que personne ne doit être abandonné, ni oublié


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Yuuki
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MessageSujet: Belulu - Eclats entrechoquants - Chapitre 13   Sam 24 Fév - 13:02

Note : Pas relu comme d'habitude tout ça tout ça
Prompt : T'es pathétique, je le suis aussi

Fallait il que je parle du loup pour qu’il apparaisse en face de moi. Je n’étais pas sûr de vouloir mériter ça. Je venais à peine de me sentir un brin libre, certes désoeuvré, que mon passé était décidé à se moquer de moi.
Mais mon père était toujours là, devant moi. Dans son vieux trench coat. Je savais pas depuis quand il l’avait, mais à l’instant il le gardait toujours.
Il s’avançait clairement vers moi, ses yeux bleus n’étaient tournés que vers moi, et moi, j’avais envie de vite partir.
Merde, merde.
Pas lui quoi ! Bordel.

Alors que je me retournais pour m’enfuir comme un lâche, quelque chose m’arrêta. Son bras. Qui tenait le mien.
Je levais les yeux au ciel et me tournais vers lui.

- Lucifer. Je t’ai retrouvé.
Je levais cette fois un sourcil, à sa phrase.
Est-ce que ça voulait dire qu’il m’avait cherché ? Pourquoi il m’aurait cherché ? Il en avait plus rien à faire de moi. Et en prime, j’étais grand, majeur, vacciné, je faisais bien ce que je voulais. Je n’avais pas besoin de lui.
Mais ses yeux bleus ne cessaient de se poser sur moi, et je laissais échapper un soupir, tentant de me libérer de son emprise.

- Pas besoin de me retrouver.

Je le voyais bien que mon paternel n’était pas très ravi de ce que je venais de sortir. Je le vis soupirer, comme moi, bien longuement.

- Lucifer… J’étais inquiet.
- Et tu n’avais pas besoin.
Je me demandais comment il m’avait retrouvé. Est-ce qu’il avait embauché un détective pour ça ? Est-ce qu’il savait ce que j’avais fait avant de finir chez Bélial ? A moins que c’était ça qui l’avait ralenti dans ses recherches.
Parce qu’après tout, ça faisait bien plus d’une année que je l’avais quitté. Qu’il ne m’avait plus vu. Que j’avais claqué ma porte à son nez.
Et voilà qu’il revenait comme une fleur.
Je me demandais s’il m’avait cherché dès le début. Je me demandais si d’abord il avait fait sa vie avant de se rattraper de qui j’étais.
Mais il persistait à rester devant moi, ce père que j’avais abandonné et que je n’aurais jamais voulu revoir.

- Lucifer, laisse moi une chance.
- Pourquoi ?

Je voyais bien qu’il était contrarié. Je voyais bien que ça lui faisait les pieds de se faire rejeter comme ça. Mais c’était moi qui était parti. Donc, je me fichais qu’il revienne vers moi. Encore plus maintenant. Je n’avais pas besoin de lui. Je ne voulais pas avoir besoin de lui.
Je n’avais besoin de personne !
Pourquoi personne ne voulait le comprendre ?!

- Lucifer… Quand tu es parti, j’étais en colère, mais maintenant… Je veux que tout soit comme avant. Tu es mon fils.
- Oui, et je suis majeur, donc j’ai l’âge de pas te suivre, l’âge de pas t’écouter.

Je n’avais plus envie d’avoir un père. Je n’en avais pas besoin. Je n’avais déjà jamais eut besoin d’une mère.

- Lucif…
- Arrête d’insister.
- Je veux quand même essayer. Ne fais pas l’enfant.
- Je ne suis pas un enfant !

Je croisais les bras. Bordel. Il ne voulait pas me foutre la paix ? En plus, tout le monde nous regardait maintenant.
Et pire encore, j’avais l’impression que j’avais envie de l’écouter. Que j’avais envie de voir ce qu’il pourrait me proposer. Pourtant non. Je n’avais pas envie.
Ce n’était pas parce que pendant des années j’avais écouté ce père, j’avais aimé qu’il soit fier de moi, que c’était toujours le cas aujourd’hui.
Surtout pas.
Pas maintenant.

Il s’avança encore plus vers moi. Nous nous faisions face. Il était toujours à peine plus grand que moi. Je ressemblais toujours plus à ma mère qu’à lui.
Je remarquais qu’il semblait avoir vieilli depuis mon départ. Que son regard était moins dur que celui que j’avais reçu quand j’étais parti. Mais je décidais de ne pas me laisser amadouer.
- Ecoute… Je veux essayer, tu n’es pas un enfant, d’accord, mais on peut juste…Discuter ? Je t’invite au restaurant. C’est bientôt l’heure de manger.
Je pouvais refuser et partir. Mais je savais une chose : mon père avait toujours des très bon goûts niveau restaurant, et j’avais faim.
Je levais les yeux au ciel. Très bien, je supporterais son bavardage inutile, et je verrais.

- Ok. Mais juste le restaurant.
Et il avait l’air tellement content.
Je savais pas quoi penser de cette joie qu’il semblait ressentir. J’avais envie de lui dire de pas se faire de faux espoirs. Et en même temps, j’avais l’impression de retrouver le père intelligent que j’avais.
Avant qu’il se mette en tête de faire des trucs inutiles et d’être odieux avec moi.

Des souvenirs me remontaient à l’esprit.
* * *
J’étais couché dans mon lit. Je lisais un livre normal. Un roman. Pas folichon, très chiant même. Mais je le faisais quand même vu qu’apparemment ça me serait utile pour mon avenir, et mes futurs examens.
C’est là que mon père était rentré. A l’époque j’étais moins vulgaire, plus doux, sûrement aussi. Je m’étais précipité vers lui, moi, le lycéen, moi, l’admirateur de mon père.
Et il était là. J’attendais pour lui dire l’excellente note que j’avais pu avoir, pour qu’il soit fier de moi, pour recevoir tous les lauriers.
C’est là qu’il m’a dit :
- Lucifer ! J’ai une excellente nouvelle !

J’aurais du me méfier dès qu’il avait dit ça en fait. Mais moi j’étais plutôt content. Je lui ai rendu son grand sourire.

- Oui ?
- Je vais m’occuper d’un orphelinat.

Je trouvais ça chouette en vrai. C’est hyper bien quand ton propre père t’apprend qu’il aide les gens dans le besoin, qu’à l’époque, ça te semble la meilleure chose du monde. Moi je lui ai souris. J’étais heureux pour lui.

- Oh ? Cool ! avais-je répondu
C’est après que ça a dérapé.
Déjà, j’aurais du me douter qu’un truc clochait, quand il n’écoutait même pas ce que je lui disais. Quand je lui répétais que j’avais eut une excellente note, mais qu’il me répliqua :
- Lucifer je suis occupé. Soit gentil.
Vas dans ta chambre, vas là où je ne te verrais pas. Papa est occupé, au revoir.
Et à l’époque, ce fut assez blessant. Je dois bien l’admettre, j’étais un foutu fils à papa. Mais à force de passer en second, à force qu’il me mette de côté…

* * *

J’étais encore dans mon lit. Je ne savais pas vraiment quelle heure il était. Je n’avais pas vraiment envie de regarder, pour ne pas me foutre la pression. Moi je voulais juste songer à ce qui s’était passé en quelques jours.
J’avais donc dix-huit ans. J’avais les examens finaux le lendemain. Ou plutôt ce jour même vu l’heure tardive qu’il devait être.
J’avais dix huit ans et j’avais l’impression que ma vie était naze et pourrie, et j’avais l’impression d’avoir ouvert les yeux hyper brusquement.
Comme si avant ça, j’avais longtemps rêvé.
J’exagérais sûrement.
Après tout, j’avais une endroit où vivre, de la bouffe, et du succès à l’école. Mais la personne à qui je faisais le plus confiance m’abandonnait petit à petit.
Et pour moi, c’était inconcevable.
J’avais dix-huit ans, et j’estimais que je devais partir, partir avant d’être laissé pour compte, ou pire. Pire parce que mon père semblait avoir décidé que je lui obéisse gentiment.

J’avais dix-huit ans et je faisais seulement ma crise d’adolescence.
Certains diront que je me suis puni moi-même. Que le trottoir qui m’attendait, j’aurais du m’en douter, et que j’avais agi comme un idiot.
* * *
On était assis l’un devant l’autre. Le père, le fils. Séparés par une table d’un restaurant où à mon avis, il faut réserver avant de venir, et où il faut porter une jolie tenue.
Je n’avais pas réservé, mais si on m’avait laissé entrer, c’était bien pour une raison.

Les souvenirs étaient toujours dans ma gorge, et j’avais quand même ce doute.
Les raisons de mon départ précipité me semblaient lointain à présent. Etais-je parti par pure crise d’adolescence ? Etais-je parti parce que j’étais jaloux ?
Certainement.
Comment avais-je pu finir sur le trottoir pour ça ? Même en voulant ma liberté, j’avais joué ma vie.

Pourtant je ne voulais toujours pas donner de seconde chance à ce père qui m’avait délaissé pour d’autres enfants.
J’étais trop têtu, et je détestais reconnaître mes torts.

Je le voyais me sourire un peu. Il semblait vraiment content de me voir. Moi, je préférais rester à me renfrogner.
Je pensais à Bélial et à ses sourires permanents.
Me rendant compte que j’y pensais, je lâchais un soupir.

- Tout va bien, Lucifer ?
- Hm.
- …Qu’est ce que tu deviens ?
- Tu le sais pas ?
Ma théorie qu’il avait enquêté sur moi me restait en tête, donc, je l’interrogeais sur ce fait.

- Pas exactement non, le reconnu-t-il

Je levais un sourcil, mais gardais le silence.
C’est là que le serveur arriva avec nos plats. C’était un restaurant italien, j’avais pris des spaghettis, mon père un truc encore plus raffiné.
Je finis par ouvrir ma bouche avant de manger.

- J’étais chez un type riche.
J’avais lâché ça comme si c’était normal. Mon père m’observait, et je voyais bien qu’il ne comprenait pas. Je savais que ça nécessiterait des explications.
- Et… Tu faisais quoi ?
- Je me faisais entretenir. Avant ça j’étais un prostitué. Il m’a sorti de là pour me garder vers lui.
Grand silence.
Gros yeux de la part de mon père.

- Tu as quoi… ?
- Je pense que tu as très bien entendu, osais-je répondre

Mais je voyais bien que ça lui suffisait pas à mon père, que le choc avait besoin de passer, qu’il commença à manger en s’étouffant à moitié à la première bouchée.
Les gens nous regardaient alors que mon père tentait de se reprendre. Je pensais pas que juste annoncer ça tuerait mon père.
Ca l’a pas tué. Presque. Je pense que j’ai du le décevoir d’un seul coup. Mais j’avais voulu me rebeller, et j’avais agi un peu en imbécile mal préparé.
Parfois, on est bien ridicule quand on est impulsif.
Mais ma conscience refusait de s’admettre vaincu, ma fierté était toujours la plus forte. Alors que mon père terminait de tousser, se reprenant, mon esprit pensait « tu es pathétique, je le suis aussi, mais je suis toujours meilleur que toi ».
Sauf que mon père était libre de ce qu’il voulait faire.
Moi j’en étais encore au stade de dépendance où ce que je faisais devait plaire, sinon je n’étais plus si libre.

Alors j’ai fermé ma gueule quand il m’a fait la morale, me disant que j’étais complètement inconscient, que de toute façon je n’aurais pas du partir comme ça, qu’il savait que je ne pourrais que difficilement m’en sortir, que j’aurais du faire attention à moi.
Ce discours me saoûlait un peu, mais je le laissais complètement parler. J’étais fatigué, et de toute façon j’avais l’impression de tout remettre en question là maintenant.

- Tu m’écoutes Lucifer ?
- Moui. Disons que ton discours est pas surprenant

Il avait pas l’air content que je lui sorte ça. Il a secoué la tête, et fini par contenter de manger. Moi aussi, parce que mine de rien c’était pas mauvais comme plat.

- Dis, papa… Après ça, on peut aller quelque part d’autre ?

Il avait l’air surpris que j’accepte de rester avec lui. J’avouerais que j’étais un peu surpris aussi, mais au point où j’en étais… Pourquoi pas.
Il avait l’air attentif à ma demande. Il m’écoutais vraiment, et depuis qu’on était en communication, depuis qu’on s’était croisé, il avait pas touché un seul mot sur son orphelinat.
Je me demandais si ça tenais encore, mais j’avais pas envie de lui demander.

- Au musée. Je veux aller au musée.

Ca faisait longtemps que je n’y étais pas retourné. A ce musée. J’ai bien vu qu’au début mon père ne comprenait pas mais voulait bien accéder à ma demande.
Sauf que ça me suffisait pas.

- Je veux dire, à ce musée. Celui où on était allé quand j’étais petit.

Ca risquait d’être plus difficile, parce qu’il était pas en ville.
Mon père a semblé hésité, puis a hoché la tête

- Très bien.

J’étais content, mais j’avais pas envie de le montrer. A la place, j’ai fini mon assiette sans demander de dessert.
J’étais un peu pressé.

A suivre

_________________

Sujet inquisition : 158/200


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