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 [Les 100 - UA] Spleen (chapitre 7)

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Piou piou piou piou piou piou piou piou piou piou


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Maliae
Messages : 1905
Date d'inscription : 30/07/2012

MessageSujet: [Les 100 - UA] Spleen (chapitre 7)   Jeu 1 Mar - 19:57

Note : Pas relu, c'est très niais

***

7. Lui montrer ses sentiments.

Numéro 4 : lui faire comprendre qu’on est intéressé.

Petit a : le fixer.


Je lui ai déjà dit que je l’aimais et il n’a pas compris le sens de mes mots. Ou n’a pas voulu les comprendre. Il n’y a pas trente-six autres solutions pour lui faire comprendre que je l’aime – et pas comme un frère. Je n’en ai trouvé qu’une, ne pas le quitter des yeux. Le regarder sans arrêt, tout le temps, dès qu’il apparaît dans mon champ de vision. Et Monty est tellement beau avec son sourire qui lui creuse les joues et ses yeux noirs, que je craque complet chaque fois que je le regarde et je me mets à sourire comme un imbécile.
Je ne sais pas ce qu’il voit, sans doute un illuminé qui passe son temps à le fixer en souriant bêtement. Ça doit être effrayant parce qu’au bout de deux heures à peine, il me file un coup de coude en cours de maths et me traite de psychopathe.
- T’es constipé ou t’a prévue de me tuer ? Demande-t-il.
Je perds mon sourire, pourquoi ne comprend-t-il pas ? Je le regarde pourtant au point d’en avoir mal aux yeux. Je le regarde en essayant de lui envoyer mes pensées « je t’aime, je t’aime, je t’aime ». Et lui il pense que je vais le tuer ? Si mon amour était une arme, il serait mort depuis longtemps.
- Nyanyanya, marmonné-je, triple andouille.
- Dis-moi pourquoi tu me regardes comme ça.
- Devine tout seul.
Et j’arrête de le regarder, enfin presque, juste du coin de l’œil.

Petit b : mettre du parfum pour lui.

Voilà exactement pourquoi Monty n’est pas amoureux de moi, parce que je suis le pire meilleur ami du monde. Trente-cinq ans que je le connais, trente-cinq ans et j’avais complètement oublié qu’il était allergique au parfum. Résultat, il éternue dès que je m’approche trop près de lui.
Rien qu’à voir la gueule triomphante de Harper, je m’en veux de ce monumental oublie.
- On dirait que Monty a du mal à te supporter en ce moment, se marre-t-elle.
Ma main dans sa tronche ça la ferait moins rire, mais je les garde dans les poches. Je ne mettrai plus jamais de parfum.

Petit c : lui écrire une lettre.

Je l’ai recommencé dix fois, puis cent fois, puis plus encore. Je ne savais ni comment la commencé, ni quoi mettre dedans. Mes sentiments se résumaient à quelques mots. Je t’aime. I love you. Ich liebe dich. Ti amo. Saranghae.
Ça ne faisait pas une lettre.

« Monty,
J’ai quelque chose à te dire, à t’écrire… »
« Monty,
Mes sentiments pour toi sont… »
« Monty,
Cher Monty, très cher Monty… »
« Monty,
Je t’aime, je suis fou de toi, épouse moi, choisi moi… »
« Monty,
J’ai quarante ans et… »


Rien ne convient, tout me parait trop banal, les mots sonnent faux. Rien ne dit ce qu’il y a dans ma tête, rien n’exprime ce qu’il y a dans mon cœur. Le dictionnaire a tout faux, le langage des mots est trop pauvre. Au final je lui ai écrit une bêtise :

« Monty,
Je trouve qu’écrire une lettre est aussi sympa que te parler.
Jasper ».


Je me déteste.

Petit d : tenter de l’impressionner.

Au début je lui montre mes notes, il en a de meilleures que moi. Sauf en chimie, alors je me vante un peu mais ça ne l’impressionne pas du tout.
- On sait tous que tu es le meilleur dans cette matière, dit-il, ta note n’est pas étonnante.
- Tu pourrais être gentil et me dire bravo Jasper, bien joué.
- Bravo Jasper, bien joué.
Je lui donne un coup de coude :
- Petit con, dis-je.
Il se marre.

J’essaye de l’impressionner autrement. En me montrant sous mon meilleur jour, je rote l’alphabet de A à Z, et lui provoque une telle crise de fou rire au self qu’il en crache son eau. Harper me jette un regard noir. Je n’échoue pas à chaque fois.

Mais je me prends une grosse gamelle en essayant de l’impressionner en faisant du skate. C’est tellement rafraichissant ce corps de dix-sept ans que j’en oublie que ce sport est aussi casse gueule que le patin à glace. Je m’écorche le genou et le coude et Monty me ramène chez lui pour me soigner.
- T’es nul, s’amuse-t-il.
- Je sais faire de la tyrolienne la tête en bas, je suis pas si nul.
Il a un de ces sourires à ce moment-là, mélange de tendresse et d’amusement, que mon cœur fond dans ma poitrine.
- Je t’ai pas impressionné avec mon super salto avant ?
- Tu veux dire le moment où tu t’es mangé le macadam avec tes genoux et tes coudes ?
- Oui.
- Non.
- Même pas un tout petit peu ?
Il se marre doucement :
- Juste un peu alors, c’était impressionnant la façon dont tu t’es cassé la gueule.
Je ris aussi, un peu.
- Tu trouves ?
- Oui.
Il nettoie mes plaies et me met un pansement.
- T’as pas besoin de m’impressionner, dit-il, tu es mon meilleur ami, je trouve que tu es la personne la plus cool qui soit, de toute façon.
Comment ne pas l’aimer ? C’est impossible.

Petit e : lui faire une playlist.

Que des chansons d’amour.
My heart will go on. Skinny love. Lean On. Every Time I Hear That Song. Say you won't let go. Stereo heart.
Et pleins d’autres.
Je me dis que le message est assez clair. Que cette fois-ci il va piger.
Je ne m’attends pas à ce qu’il me remercie :
- J’ai écouté ta playlist avec Harper, on adore. C’était sympa de faire ça pour nous.
Je me demande s’il fait réellement exprès de pas comprendre.

Petit f : lui écrire une lettre, encore.

« Monty,
Je ne sais pas par où commencer. J’ai essayé d’écrire cette lettre une centaine de fois, si ce n’est plus, je m’embrouille dans mes mots, dans mes pensées. C’est toi qui m’embrouille, c’est toi qui me tourne la tête. Je ne sais pas comment te dire, je ne sais pas comment t’écrire, ce que je ressens, tellement c’est fort. Je ne trouve pas les mots parce qu’on en a pas inventé des assez puissants pour décrire ce qu’il se passe au fond de moi. J’ai parfois l’impression d’être un shaker qu’on secoue dans tous les sens, et tu es responsable de ça. Je ne suis pas doué pour les lettres, je suis plus doué pour la chimie, je pourrais t’écrire une formule, ce serait plus facile pour moi, crois-moi. Je cherche, je cherche, et tu vois, je m’embrouille encore, alors que je n’ai qu’une seule chose à te dire, une seule très simple et si difficile à la fois. Que ce soit à l’ère des textos payants ou celle des réalités virtuelles, tu dois savoir que je t’aime. De tout mon cœur, de toute mon âme, de toute ma vie. S’il n’y qu’une seule vérité dans le monde c’est celle-là Monty : je t’aime.
Jasper. »


Je ne trouve pas le courage de lui donner, elle finit écrabouillée au fond de mon sac, et oubliée.

Séduire une personne est vraiment compliquée. Comment a fait Harper déjà ? Je m’en rappelle plus, ça fais trop longtemps, et je ne peux pas lui demander. J’ai l’impression que chaque fois que je fais un pas en avant, j’en fais deux en arrière. Monty ne comprend pas réellement mes intentions, il ne voit pas à quel point je suis intéressé par lui. Il part du principe qu’on est juste amis et qu’on le restera. Toujours. Une deuxième fois.
J’en ai tellement mal au ventre que je finis par appeler Clarke pour trouver une voix amie et un peu de soutien. Cette sœur de cœur me propose alors une idée, que j’accepte. Peut-être une de mes dernières chances.
- Courage Jasper, je suis sûre que Monty finira par comprendre tes sentiments.
J’espère qu’elle a raison.

À suivre.

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I'm Sexy

Un koala équivaut à deux Sam Rodrick Jonty. (Plus du Galek qui reste haha)
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