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 [Les 100 - UA] Clef de sol (4)

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Maliae
Maliae


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MessageSujet: [Les 100 - UA] Clef de sol (4)   [Les 100 - UA] Clef de sol (4) Icon_minitimeDim 31 Mar - 20:19

Prompt : Hey, bouge-toi un peu !
Note : Pas relu

***

4. Tablature.

Murphy, assit sur un banc dans la cour du lycée, écrasait entre ses doigts une balle anti-stress. Comme si ces trucs marchaient vraiment. Il la lança de toutes ses forces en espérant casser quelque chose, mais la balle atterrit mollement dans un coin de la cours. Jasper arriva et s’assit à côté de lui :
– Est-ce que je peux te dire que tu l’as bien cherché ? Demanda-t-il.
– Fais gaffe Jasper, où je me sers de toi comme d’un anti-stress.
– Tu vas me malaxer sous tes doigts ?
– Je vais te cogner jusqu’à ce que mort s’en suive.
Jasper eut un petit rire :
– Mon vieux a déjà essayé et je suis toujours là.
Murphy gémit. Il n’avait pas pour habitude de s’excuser mais pour Jasper il pouvait faire un effort :
– Désolé, c’est pas ce que je voulais dire.
Un silence s’installa entre eux jusqu’à ce que Jasper dise :
– Il ne pensait pas à mal, il voulait juste te remettre à ta place.
– C’est réussi, marmonna Murphy.
– Si tu joues à un jeu, tu dois être capable d’accepter de perdre.
– C’est bon j’ai compris Jasper, s’il te plaît ferme là maintenant !
Murphy regrettait d’avoir jeté sa balle anti-stress, il aurait voulu continué à passer ses nerfs dessus, mais il n’avait pas envie de bouger pour aller la rechercher. Jasper dût lire dans ses pensés parce qu’il se leva pour la lui ramener. Murphy l’écrabouilla entre ses doigts. Jasper finit par passer un bras sur son épaule et l’attira contre lui. Il était le seul avec la mère de Murphy à pouvoir se permettre ce genre de geste tendre, alors l’adolescent le laissa faire.
– Tu vas le laisser tranquille maintenant ? Interrogea Jasper.
– Tu rigoles ? Il vient de me déclarer la guerre ! Si je ne fais rien, je vais plus jamais pouvoir dormir.
Jasper eut un petit rire.
– T’es pas croyable Murphy.
– Je sais et c’est pour ça que tu m’aimes.
Jasper ne démentit pas.

xxx

Monty était assis côté fenêtres. La salle était orientée tel qu’il pouvait voir ce qu’il se passait dans la cours, et ses yeux se retrouvèrent attirés par la grande perche aux cheveux en pétard. Il ne pouvait pas savoir ce que les deux adolescents se disaient, mais il les vit se rapprocher et se retrouver collé l’un contre l’autre. Il se dit que Harper ne lui avait pas mentit, qu’ils étaient gays et de toute évidence, ils avaient l’air de vivre une belle histoire d’amour. Monty posa sa main sur sa poitrine. Pourquoi est-ce que ça lui faisait si mal ?
C’était évident, Jasper avait quelqu’un à aimer maintenant, il n’avait plus besoin de lui, plus besoin de son meilleur ami. Il l’avait peut-être même oublié, en tout cas Jasper n’avait jamais fait comme s’il l’avait reconnu.
Monty se tourna vers le prof stagiaire pour écouter à nouveau le cours, se noyer dans les informations historiques l’empêchait de trop penser.

– Comment était les cours aujourd’hui Monty ? Demanda sa mère quand elle rentra le soir quelques temps après Monty.
– Très intéressant, fit-il sans le penser.
– Raconte-moi.
Monty se demandait si ça l’intéressait vraiment, ou si elle s’assurait juste qu’il travaillait convenablement. C’était facile de lui raconter les cours et d’ôter les moments où il jouait de la guitare. Il inventa même le menue du self où il n’avait même pas mangé, trop occupé à jouer. Sa mère eut l’air satisfaite, elle embrassa tendrement son crâne et pour le féliciter d’être aussi assidu, lui dit qu’elle allait cuisiner son plat préféré. Monty lui sourit et lui dit qu’il lui restait encore quelques devoirs à faire. Hannah l’encouragea et elle sortit de la chambre de son fils, pour aller mettre au four des lasagnes tout préparé.
Ce n’était pas vraiment le plat préféré de Monty, lui ce qu’il adorait c’était le poulet frites, mais ça ne servait pas à grand-chose de le dire à sa mère, parce qu’elle ne le retenait jamais. Les lasagnes, ça avait été le plat préféré de son père. Et encore il préférait les faites maison que les toutes préparés. Mais sa mère semblait croire que comme lui, Monty adorait ça. Ce n’était pas que ça le dégoûtait, c’était même plutôt bon, simplement parfois, il en avait marre d’en manger. Voilà tout.
Comme sa mère était partie, il poussa son livre de maths sur lequel il faisait semblant de travailler, et sortit son carnet de chansons. Il avait besoin d’écrire.

J’ai perdu quelque chose d’important.
Quelque chose qui faisait que j’étais moi.
Alors qui je suis sans ça ?
À quoi bon avoir attendu sept ans ?

On s’est fait une promesse un peu tremblante
Je sais désormais qu’on était que des enfants
On croyait tellement bêtement
Qu’on resterait toujours ensemble.

Mais c’est fini, tout est fini
Avant même d’avoir commencé
C’est fini, enterré, terminé
Je dois redémarrer ma vie.

J’ai perdu celui qui me faisait voyager
Il me parlait de dragons et de fées
Il était mon meilleur ami
Il était mon univers remplis de magie.

Et que dois-je faire maintenant ?
Qui dois-je prier, supplier
Pour un jour pouvoir le retrouver ?
Je n’en peux plus d’attendre bêtement.

Mais c’est fini, tout est fini
Avant même d’avoir commencé
C’est fini, enterré, terminé
Je dois redémarrer ma vie.

Tout est fini.
Tout est fini.
Je dois avancer.

Tout le texte était couvert de ratures, de mots barrés puis réécris. S’il l’avait fait sur un ordinateur, il aurait pu effacer à volonté, mais il aimait la sensation du crayon sur le papier et de l’encre sur ses doigts. Monty aurait voulu gratter Opalyne pour sortir la mélodie qu’il avait dans la tête en écrivant ces paroles, mais si sa mère le surprenait avec une guitare dans les mains, elle serait capable de la revendre. Hannah ne savait même pas qu’il avait acheté cette guitare après qu’elle ait brisé celle que son père lui avait légué. Il avait galéré à la cacher entre les nombreux déménagements, mais il avait réussit. Il ne voulait que sa mère découvre qu’il l’avait. Monty savait qu’elle en ferait du bois pour la cheminé. Alors pour le moment, il se contenterait de ces paroles, et travaillerait une mélodie au lycée. C’était mieux ainsi.

xxx

– Eh tête de bites !
Murphy tuerait le prochain qui l’appellerait comme ça, que Jasper le retienne ou pas. Il avait bien essayé de ne pas penser à son humiliation publique en ramenant une jolie fille chez lui, mais le lycée lui rappelait pourquoi il détestait y aller. Murphy savait qu’il n’avait pas le choix, s’il arrêtait l’école, que ferait-il ensuite ? À part ramasser derrière sa mère ? Il fallait au moins qu’il ait son diplôme. Cela lui ouvrirait plus de portes. Du moins l’espérait-il. Et pourquoi aller jusque là si c’était pour abandonner ?
Mais cela faisait plusieurs jours que ce petit surnom avait fait le tour de plusieurs lycéens, dont toute sa classe au complet, et que les gens lui balançaient dans la tronche en rigolant. C’était parce qu’on ne l’appréciait pas. Murphy était froid, méprisant, pourquoi l’aurait-on aimé ? Il n’avait que Jasper.
– Regarde, c’est la tête de bite.
Bon. Cette fois-ci c’était la fois de trop. Murphy fit craquer ses doigts prêt à frapper.
– Et toi t’as pas vu ta face de cul ? Lança quelqu’un qui semblait exaspéré.
Murphy se retourna pour découvrir celui qui venait de le défendre. C’était Monty. Ce ne fut pas ce qui le surpris le plus dans la scène, non, ce fut plutôt la façon dont Jasper et Monty se regardèrent ensuite. Pendant un instant, ils donnèrent l’impression de s’être percuté, alors qu’ils étaient à plusieurs mètres l’un de l’autre. C’était la première fois que Murphy les voyait se regarder, et il avait l’impression d’assister à la naissance de l’électricité. Murphy ne fut pas sûr que son ami s’en rendit compte, car l’échange fut rapide. Il détourna les yeux tandis que Monty passait devant eux sans rien dire.
Maintenant Murphy se disait qu’il allait devoir un peu se renseigner sur ce qu’il venait de voir. Mais pas tout de suite, parce que tout de suite, il avait cours d’histoire, et il était bien décidé d’en faire baver à monsieur-professeur-stagiaire-Blake-tu-vas-souffrir.
Murphy posa des punaises sur la chaise devant le bureau en passant, puis alla s’asseoir comme si de rien n’était. Jasper leva les yeux au ciel, mais ne fit pas de remarque.
– J’entends toute ta désapprobation Jasper, apprend un peu à camoufler tes pensés.
Jasper lui fit un fuck et s’assit à côté de lui.
– Tu as prévu autre chose ? Demanda-t-il.
– Oui, pleins de choses, j’ai même fais une liste, tu veux la voir ?
– Non merci, ce serait spoiler.
Murphy ricana. Bellamy entra dans la classe et Murphy se cabra. Il n’attendait qu’une chose, que ce sale con s’assoit. Mais le prof posa son sac sur le bureau et resta debout. Il garda le silence tout en regardant un par un ses élèves, jusqu’à ce que ses yeux rencontrent ceux de Murphy. À ce moment-là il prit une grande inspiration avant de prendre la parole :
– Je voudrais vous parler de quelque chose avant de commencer mon cours, dit-il.
Son ton était si serieux, que tout le monde se tut pour écouter.
– Voilà, pendant mon dernier cours j’ai fais une erreur. Même si je suis un adulte et que je suis votre professeur, je peux encore me tromper. J’ai provoqué sans le vouloir quelque chose que je déteste. Ce qu’on appelle le harcèlement.
Murphy écarquilla les yeux.
– Je sais que depuis mon dernier cours, certains et certaines d’entre vous trouve assez drôle d’affublé John Murphy d’un surnom plutôt humiliant. J’ai fais l’erreur le premier de l’humilier. Je voulais lui apprendre une leçon, mais je m’y suis mal pris. Donc… Voilà ce qu’on va faire. Si jamais vous avez le malheur de vous en prendre à lui avec ce surnom stupide, je vous donnerai deux heures de colle. Est-ce que ça vous convient ?
Les élèves râlèrent.
– Est-ce que vous savez ce qu’est le harcèlement ? Est-ce que vous savez que c’est puni par la loi.
– Mais m’sieur, fit un élève de la classe, on rigolait juste, c’était pour s’amuser.
– Quand on s’amuse, ce n’est pas sur le dos de quelqu’un mais avec lui. Je ne suis pas sûr que John Murphy vous ait trouvé drôle.
Murphy ne pouvait rien dire, rien faire. Il était ébahit. Depuis quand les profs s’excusaient ? Depuis quand ils protégeaient ? Depuis quand ils se préoccupaient de l’impact de leurs actes ?
– Est-ce que vous avez compris ? Réfléchissez et dites vous qu’aucun d’entre vous n’aimerait être à la place de celui qu’on insulte dans les couloirs en rigolant.
Beaucoup d’élèves se regardèrent. Effectivement, le prof avait raison. Personne n’aimerait ça.
– Bien, maintenant que la leçon d’humilité est terminé, j’aimerais que vous ouvriez vos livres d’histoire à la page huit. Pendant ce temps je vais faire l’appel.
Alors Bellamy tira sa chaise afin de s’asseoir dessus. Murphy réagit trop tard, à cause de son ébahissement. Il se leva et cria, mais le prof avait déjà posé ses fesses sur les punaises. Aïe.

xxx

Bellamy donna deux nouvelles heures de colle à John Murphy pour cela, mais dans sa tête, il se disait qu’il l’avait bien mérité pour avoir agis avec inconséquence. Certes, John Murphy l’avait provoqué, mais lui était un adulte responsable, et il avait agit comme un gosse qui veut se venger. Bref, il ferait avec la douleur sur les fesses et éviterait de s’asseoir quelques temps. Mais il avait fait ce qu’il devait. Il espérait que cela protégerait ce con d’adolescent.
Dans la salle des profs après le cours, il se servit un café. Quelques un de ses collègues faisaient comme lui, d’autres étaient dehors pour fumer. Indra s’approcha de lui et lui demanda sèchement comment cela se passait. Elle n’était pas méchante, son ton était juste comme ça, Bellamy commençait à s’y habituer.
– Ça se passe plutôt bien, dit-il.
– Vous arrivez à gérer Jasper et Murphy ?
– Je me débrouille. Mais j’ai une question.
– Laquelle ?
– Pourquoi tout le monde semble l’appeler Murphy ? Il a un prénom pourtant.
– Caprice de gosse, dit-elle. Mais il y a une raisons sous jacente. Son père est mort et il veut qu’on l’appelle par son nom, comme pour garder un souvenir de lui. C’est en tout cas ce qu’il raconte. Jasper qui doit être son meilleur ami l’appelle lui aussi Murphy, donc je suppose que c’est réellement important pour lui.
– Son père est décédé récemment ? Interrogea Bellamy.
– Non, quand il avait quatorze ans.
Ça ne faisait pas si longtemps et ce genre de choses laissaient des séquelles. Bellamy en savait quelque chose. Il comprenait mieux le comportement de Murphy désormais, la perte d’un père pouvait briser.
Bellamy réfléchit à la situation en regardant la feuille d’exercices de Murphy. Malgré le pénis en gros plan, les réponses étaient bonnes, et malgré quelques fautes d’orthographe, c’était bien écris. Ce gamin n’était pas stupide, il le faisait juste croire. Peut-être que c’était sa manière de se faire remarquer, pour qu’on s’occupe de lui. C’était tordu, mais Bellamy connaissait ça. La peur d’être transparent, la peur de disparaître parce que personne ne s’occupait de vous. Et encore, lui avait eu de la chance, il avait Octavia. Est-ce que Murphy avait des frères et sœurs ? Il l’ignorait. Bon. Il allait falloir qu’il se comporte en bon prof désormais. Plus le droit à l’erreur.
S’il avait voulu faire ce boulot, c’était d’abord parce qu’il adorait l’histoire, et ensuite parce qu’il voulait aider les jeunes. Ou au moins essayer de leur remplir la caboche.
Il fit tourner son stylo entre ses doigts un moment, réfléchissant aux devoirs qu’il allait faire remplir à Murphy pour ses heures de colle.

xxx

Murphy ne comprenait pas ce qu’il s’était passé en cours d’histoire. Ce prof était cinglé, voilà tout. Pas besoin de réfléchir à ça. Jasper assit à côté de lui dans le bus s’étira, avant de poser sa joue sur l’épaule de Murphy.
– Hey, bouge-toi un peu ! Marmonna Murphy, je suis pas d’humeur là.
– T’es jamais d’humeur, laisse-moi roupiller un peu.
– Tu veux sortir ce soir ?
– J’allais te le proposer.
Murphy resta silencieux un moment, puis il reprit :
– T’en pense quoi du prof stagiaire ?
– C’est un bon gars, fit Jasper. Et en plus il est assez intéressant pour que j’ai eu envie de l’écouter au lieu de dormir.
Cette question rappela quelque chose à Murphy qu’il voulait demander à Jasper.
– Dis ! Au fait ! Il y a quoi entre toi et Monty ?
– Le mot « et ».
Murphy repoussa la tête de Jasper :
– Je suis sérieux.
– Moi aussi, pourquoi tu veux savoir ça ?
– Parce que j’ai l’impression que tu me caches un truc en rapport avec ce mec.
– Pourquoi je te cacherais quelque chose ?
– À toi de me le dire.

xxx

Jasper ne savait pas pourquoi il ne disait pas la vérité à Murphy. Monty était son meilleur ami d’enfance, mais maintenant ils n’étaient plus rien. C’était chacun de son côté, c’était sans doute mieux comme ça.
Bon en fait il savait. S’il racontait la vérité à Murphy, il serait obligé de faire face à la situation, et il avait peur. Il était mort de trouille à l’idée de retrouver Monty et de se rendre compte qu’eux deux c’était fini. C’était plus facile de fuir, de faire comme si de rien. De toute façon, Monty ne venait pas non plus lui parler n’est-ce pas ? Il ne l’avait sûrement pas reconnu, et comme Jasper avait changé de nom, il n’avait pas fait le lien.
Mais c’était à cause de ce meilleur ami là, que Jasper était incapable d’en avoir un autre. Parce que Monty avait pris toute la place et que quand il avait disparu, Jasper n’avait jamais réussi à faire le deuil.
Il se sentait tellement stupide. Tellement, tellement. Murphy l’aurait sans doute traité d’idiot et l’aurait poussé vers Monty, et tout se serait arrangé.
Ou rien ne se serait arrangé.
Et si Jasper se rendait compte que tout son passé n’était que mensonge ? Comment survivrait-il ?
C’était Monty qui lui avait sauvé la vie.
S’il n’était plus celui qu’il avait connu, ça briserait les derniers morceaux de lui encore intact. Ça le tuerait.

xxx

Monty joua de la guitare tous les jours pendant la pause de midi. Il cherchait une mélodie qui irait bien avec sa chanson, mais il n’arrivait à se satisfaire de rien et quand il en avait marre, il jouait autre chose. More that Words d’Extreme, ou bien Don’t Cry de Guns N’roses. Ou d’autres choses. Il testait des musiques qu’il ne connaissait pas très bien. Puis, quand il se sentait reposé, il reprenait sa propre chanson. Mais plus il essayait et moins il trouvait, pire encore, maintenant qu’il lisait les paroles de sa chanson, il la trouvait ridicule.
Il finit par poser Opalyne dans un coin et se prit la tête entre ses mains. Sa mère avait raison, il n’était pas fait pour ça.
– Tu ne joues plus ?
Monty leva les yeux. Jasper se tenait dans l’entrée de la salle de musique. Monty ne l’avait même pas entendu entrer.
– Tu es là depuis longtemps ?
Jasper esquiva la question.
– Pourquoi tu as arrêté de jouer ?
Monty haussa les épaules et ne répondit pas. Pourquoi il répondrait d’abord ? Il n’aimait pas l’idée que Jasper fut en train de l’écouter, alors que la chanson qu’il cherchait à composer parlait de lui. Heureusement qu’il ne l’avait pas chanté à voix haute. Il rangea sa guitare dans sa housse, puis se leva, mais Jasper l’attrapa par le bras quand il passa à côté de lui. Leurs yeux se rencontrèrent une seconde, mais ils détournèrent le regard tous les deux en même temps.
– Pourquoi tu t’en vas ? Demanda Jasper au mur.
– Pourquoi tu voudrais que je reste ? Demanda Monty à la porte.
Jasper haussa les épaules.
– Je sais pas. Je suppose que j’aime bien quand tu joues.
– Ben là, j’ai plus envie de jouer, alors tu peux me lâcher ?
Jasper obtempéra, un peu à contrecœur. Et Monty s’éloigna. Dans le couloir, il croisa Murphy mais il n’y fit pas attention et s’éloigna.

xxx

Murphy commençait à en avoir marre que Jasper lui fasse faux bond le midi. Il s’accommodait de la solitude, mais il commençait à se demander ce que trafiquait son pote. Murphy n’eut pas à réfléchir longtemps sur l’endroit où Jasper allait, il n’y en avait que deux où son ami pouvait disparaître. Dans les chiottes à faire la grosse commission, ou bien dans la salle de musique. Murphy visa la salle de musique, il visa juste.
Monty lui passa devant et il ne chercha pas à le retenir, il entra dans la pièce et y vit Jasper qui avait l’air un peu désemparé.
– Je savais que je te trouverais ici. Tu peux m’expliquer maintenant ?
– C’est une longue histoire, soupira Jasper, et j’ai besoin d’un verre avant.
Murphy passa son bras autour de son épaule :
– Ça tombe bien, j’ai pas très envie de retourner en cours.
– Alors allons-y.
Ils quittèrent le lycée, pour se diriger vers un bar.

À suivre.

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I'm Sexy

Un koala équivaut à deux Sam Rodrick Jonty. (Plus du Galek qui reste haha)
 
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