AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 [Original - - 18 ans - L'Enfer]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Si vous rejoignez, Phineas et Ferb on va bien s'amuser !


avatar

Yuuki
Messages : 11954
Date d'inscription : 14/05/2010
Emploi/loisirs : Broum

Feuille de perso
Pancake: thjtfiohjdtijhsitj
Pudding:

MessageSujet: [Original - - 18 ans - L'Enfer]   Sam 13 Déc - 20:03

Note : Ce texte est horrible. Glauque. C'est presque de la violence gratuite. Mais je m'explique. Depuis quelques temps, j'avais envie d'écrire ça. Un truc immonde, juste gore, pour le "plaisir", parce que ça me démangeait.
C'est horrible. Désolé.
Prompt : 9/ Tourner la page ne suffit pas, parfois, il faut la déchirer. (Swato)
10/ Savoir pour prévoir, afin de pouvoir. (Yuuki)

Sheen s’était fait enlevée. Arrachée des bras de ses parents, littéralement. Elle se rappelait de la façon dont elle les tenait. Autant qu’on s’accroche à la vie. C’est ça. On lui avait volé la vie. Sa vie. On l’avait tiré en arrière, et elle avait tenu. Elle aurait pu arracher le mur, arracher la porte, la texture des meubles, des parois, de tout ce qui passait sous sa main. Ses mains s’étaient mises à saigner. Non, c’était un euphémisme.
Puis on lui avait attaché les mains. Pas tout de suite.
Il faut dire, qu’elle avait commencé à se gratter. Ça, c’était après. A partir du moment où on l’avait mis dans la cage avec le monstre.
Le monstre, il était étrange. Il était comme elle. Avait deux yeux, deux bras, deux jambes. Une voix. La peau rose. Il avait l’air humain. Mais ce n’en était pas un. Sheen en était intiment persuadée. Cet homme n’était pas un humain, mais un cauchemar. A lui tout seul.
Elle l’avait su, quand, il lui avait enlevé ses vêtements. Pas gentiment, pas doucement, pas pour l’ausculter pour voir si elle allait bien, comme les médecins savaient le faire.
Il lui avait arraché. Encore une fois. Avec une brutalité sans nom. Déchirant brusquement sa robe rose, adorable. Elle était tellement mignonne, c’était si tentant. Puis, comme elle s’était mise à crier, il l’avait frappé.
Violemment. Au visage, juste parce qu’il n’aimait pas qu’on crie en sa présence, que pour lui tout devait se faire en silence. Il en fut ainsi puisque il l’avait décidé, le silence revint, et s’imposa avec sa force implacable. Aussi puissante que le moment, où il la poussa par terre. Il ne disait rien, ne prononçait pas un mot. Silencieux, n’osant délivrer de sa bouche, que des respirations rauques, et enrouées.
Alors, c’est là qu’elle eut envie de se gratter. Quand l’homme sortit son atout, celui qu’ils possédaient tous. Qu’ils aimaient exhiber sans problème. Mais pas devant une enfant de sept ans. Jamais. Sheen su.
Que ce jour là, elle aurait aimé que ça soit son dernier. Que c’était le dernier de son enfance, au moins. Il prit son engin, et l’empala dans le petit corps chétif de l’enfant.
Puis il l’enleva, poussant un cri, parce que lui, il avait le droit. Son cri était rempli d’une joie malsaine. D’un plaisir intense, qui donna envie de vomir à la petite. Elle avait la désagréable impression de comprendre ce qu’il se passait, et en même temps de tout ignorer.
De ne rien savoir. Et de tout comprendre. Mais surtout de souffrir.
D’avoir mal. Et de subir, quelque chose qu’elle ne désirait pas.
Puis, quand ce fut fini, elle se sentit vidée. Et bizarrement sale. La bile lui montant à la gorge. Pas que parce que la cellule était poussiéreuse et très certainement rarement nettoyée. Parce que ce qu’elle venait de vivre n’était pas du tout agréable, ni propre, ni bien.
C’était un cauchemar. Dont on ne se réveillait jamais, parce qu’on le subissait. Le pire, c’est qu’elle s’habitua presque. Maintenant elle savait. Maintenant elle pouvait prévoir. Et dès qu’il s’approchait, alors elle se mettait en position. Et attendait sagement qu’il fasse sa besogne, qu’il jouisse, qu’elle subisse.
Que le temps passe. Le temps. Si long.

Alors seulement, après cette première fois, Sheen se mit à se gratter. Doucement d’abord, innocemment, juste au bras. Elle mit ça sur le compte des puces, qui grouillaient sûrement dans la cage où on l’avait laissé pourrir.
Mais elle savait que ce n’était pas vrai. Elle se gratta. Et le sang se mit à couler.
On ne pris même pas la peine de la soigner. On la laissa croupir. Et elle continua de se gratter. Ensuite les jambes.
Puis le ventre. Le cou. Les oreilles. Les joues. Recouvrant son corps de plaques diverses et rougeâtres, de croûtes béantes, et de cicatrices toutes plus nombreuses les unes que les autres.
C’est seulement à ce moment là, quand on comprit qu’elle était entrain de tenter de se donner la mort, qu’on lui attacha les mains.
Cela n’empêcha pas les gens de la frapper, la fouetter, la toucher, la violer. Lui cracher dessus aussi. Un homme avait même délivré sa salive sur elle, juste pour la simple bonne raison, qu’il prétexta que cela la désinfecterait. Sheen tomba malade.
On la trouva d’ailleurs résistante, de ne pas avoir eut de maladies avant. On la félicita même. On fut même surpris, qu’elle n’aille pas jusqu’au crachat de sang, qu’elle se contenta d’être recouverte de pustules, et de manquer de perdre un bras à cause d’une infection.
Vraiment, c’était une enfant si résistante, qu’on décida de l’utiliser. C’était une excellente idée.

De surcroît, on l’emmena devant le chef. Elle fut douchée, lavée, on garda ses mains dans le dos, pour qu’elle ne puisse pas se gratter, parce qu’elle n’arrêtait pas. Puis, de nouveau, on lui fit des compliments.
L’homme était grand, mais lui aussi ressemblait à un cauchemar. Sa stature massive, son regard de pierre, l’effrayait un peu, mais pas assez pour qu’elle se mette à pleurer. De toute façon, Sheen avait oublié, ce que c’était de pleurer.
Ses larmes étaient taries pour toujours.
Elle le vit sourire, et ne lui rendit pas, se contentant de l’observer. De ses yeux presque vides, qui préféraient rester comme ça. Moins elle affichait d’émotions, mieux elle serait traitée.
L’homme paraissait de toute manière, ravi de cela.
Elle ne ferait qu’une meilleure marchandise. Il lui expliqua calmement ce qu’il adviendrait d’elle. Elle serait envoyé dans un lieu merveilleux, où elle mangerait non pas une fois tous les deux jours, mais bien une fois par jour. Ou on lui donnerait de nouveaux habits. Ou on lui donnerait une nouvelle éducation.
Le paradis en somme. De fait, elle en fut plus que surprise, et un petit sourire enfantin et plein d’espoir ne pu s’empêcher de transparaître sur son visage.
L’homme semblait d’autant plus heureux de constater que cela lui plaisait. Pour lui, elle n’était qu’un agneau idiot qui pense que tout ira bien, et qui suivra le troupeau comme tous les autres.

Sheen quitta la cage, les puces, garda les mains liées, encore possédée par le démon des démangeaisons, et on l’habilla d’une tenue grise neutre. Mais propre, bien cousue, et sans trou. Elle avait même un ravissant béret, qui lui plu immédiatement, quand elle se vit avec dans le miroir. Ses cheveux furent même coupés.
Et puis, on l’emmena faire la visite médicale, et même si on lui infligea quelques piqûres, ce n’était strictement rien à côté de tout ce qu’elle avait pu subir.
Pour le moment. En tout cas.
Ce fut ensuite, qu’elle comprit, que le monde était pourri jusqu’à la moelle, et que sa vie n’avait plus de raison d’être. Depuis le début. Tout se dévoila, quand on lui expliqua, à elle et à d’autres enfants, que s’ils étaient là, c’était pour servir l’Empire. Qu’on leur expliquèrent qu’ils avaient chacune une particularité qui intéressait le maître, et qu’ils se devaient de fait, bien obéir docilement à ce qu’on leurs diraient.
Encore de l’obéissance. Encore l’emprise du verbe pouvoir, sur le verbe vouloir.
Mais tant pis, cela avait l’air tellement mieux que de servir de trou à un homme en manque d’aventure.
On leur confièrent des numéros. Elle était le 713. Et une arme. Elle avait une immense épée, qu’elle ne parvint même pas à soulever toute seule. Puis, on leur donna aussi un sous-titre. Un slogan, un surnom presque. Elle était Celle-Qui-Ne-Souffrait-Pas.
Et c’était vrai à bien y regarder. Ses cicatrices, mêmes les plus profondes, même les plus tenaces avaient disparu en peu de temps. Et lorsque on la frappait, elle n’exprimait rien d’autre qu’un vide constant.
Elle fut donc entraînée. Et bien qu’elle souffrit, qu’elle se prit ça et là des coups, des réprimandes, qu’une fois, un de ces camarades lui tira même dessus pour voir si elle ne souffrait vraiment pas, elle resta vivante. Vide. Mais Vivante.

Puis on les envoya combattre. La Guerre leur fit face, armée jusqu’aux dents, et ce furent contre d’autres enfants, sur une île désertique, que le destin de plusieurs nations furent décidées. Sheen survivait facilement. Pour elle, les éclaboussures de sang ce n’était rien à côté de ce qu’elle avait vu. Enfin. Au début. Elle tua la première personne qui n’était pas de son côté, et en ressentit. Du Vide. Rien d’autre que le vide.
Et cet impression qu’on lui enfonçait une épée dans le ventre. Rien que ça. Juste ça. Ce n’était rien, c’était infime et minime.
Elle allait bien, et continua le combat, jusqu’à se retrouver entourée de cadavres embaumés par une marée de couleur rouge bordeaux. Elle-même n’était pas indemne. Sheen se mêlait au sang des autres, persuadé que ce n’était pas une bonne chose pour éviter les maladies, mais de toute façon, savait qu’on ne pouvait pas la tuer.
Elle ne mourrait pas. Même si au plus profond de son être, elle ne désirait qu’une seule chose : qu’on l’achève. Son corps tout comme son âme étaient à l’agonie.

Puis, il y eut la Famine. On se serait cru un jour d’apocalypse, tant les Cavaliers paraissaient s’être retrouvés. La Guerre avait fait rage, et les rares survivants, devaient encore attendre de trouver leurs adversaires et de les achever, mais la faim les tiraillait. Au début, Sheen fut la plus maligne, elle n’eut aucun mal à trouver un rat ou deux, ou même un petit lézard. Ils faisaient d’excellents repas, à ses yeux, et elle s’en contentait très bien.
Mais les autres enfants, s’apercevant qu’elle était plus douée que les autres, se jetèrent sur elles, la torturèrent, manquant d’en finir avec sa vie, sans jamais y parvenir, puis, elle fut de nouveau réduit à l’esclavage. Dominée. Elle devait trouver de la nourriture. Pas pour elle. Pour eux.
Les jours passèrent, les enfants périrent, mais ils étaient encore si nombreux, que bientôt toute la population animale vint à disparaître. Il ne restait que le sable. Sheen entendit parler de gamins qui mangeaient les briques ou morceaux de métal que les vagues amenaient jusqu’à eux, et décida de faire pareil, perdant par la même, quelques dents.
Tant pis. Elles repoussèrent sans aucun problème peu après. Même le fait de s'être infecté par les nombreux virus qui traînaient là, lui importa peu.

Mais certains enfants allaient plus loin encore. Et si Sheen ne les imita pas, elle les vit faire. Dévorant les corps oubliés, et ensevelis. Tels des charognards, ils arrachaient les bras, et s’en emparaient pour s'en empiffrer, comme si c’étaient les meilleures cuisses de poulets du monde.
Elle les vit aussi tomber malade. Puis mourir à leur tour. Cela ne prit pas longtemps.
La Pestilence, la Famine, la Guerre. La Mort. Régnant en maître.
Et Sheen, qui aussi, chaque jour observait les enfants se noyer dans les vagues, tentant de s’enfuir et de ce terrible destin. Elle se demanda si elle ne pouvait pas faire pareil. Elle ne mourrait pas après tout.
Mais elle ne le fit pas. Sans réellement comprendre pourquoi. Comment pouvait-elle encore posséder un brin d’instinct de survie après tout ça ?
Et le temps. Toujours présent. C'était lui le pire mal de l'histoire. Savant parfaitement s'écouler lentement. Trop lentement. Quand viendrait le jour de la fin de sa vie ?

Un jour. Ce fut la fin. Mais pas de sa vie. Juste de la Guerre.
Des grandes personnes, vinrent les chercher. Sheen était grande aussi maintenant. En tout cas, quand elle se revit dans un miroir, elle ne se reconnu plus. Des années étaient passées. Ses cheveux avaient poussé. Et ses cernes avaient augmenté. Son regard était plus vide que jamais. Son teint extrêmement pâle. Et son corps censé se régénérer constamment, était couvert d’une ou deux cicatrices qui avaient résisté à la magie.
On la fit s’asseoir sur une chaise.
On lui annonça que la Guerre était finie. Qu’ils avaient gagné. Qu’elle pouvait partir. Vivre sa vie.
On la délivra, la mit dehors.
Dehors, dans cet inconnu rempli d’une liberté dont elle ne connaissait pas le sens. Et cet impression d’être perdue l’envahis brusquement.
Pourtant, elle dû avancer, forcée à survivre. Elle s'avança donc dans les rues. Découvrant le monde d’un œil nouveau. Et pourtant restait encore ce qu’elle connaissait trop bien. Les pauvres gens qui mourraient de faim, les hommes et leurs regards vicieux.
Cette impression d’Injustice.
Puis, elle découvrit que plus personne n’en avait rien à faire d’elle. Le monde s’était joué d’elle depuis le début. Qu'importe qu’elle ait souffert. Qu’on l’ait salie. Qu’on ai manqué de la tuer de nombreuses fois.
On l’oublia. Elle n’était rien d’autre qu’un pion inutilisable qu’on préférait faire disparaître. On lui demandait de tourner la page. Non, cela ne suffisait pas. Tourner la page aurait garder une marque de son existence. On déchira. Cette page. Brisant totalement ce faible lien de la vie.
Et Sheen se gratta, quand elle comprit. Un peu. Beaucoup. Passionnément.
A la folie.
Puis pas du tout. Le temps qu’elle régurgite tout ce qu’elle pouvait avoir dans le ventre.
Que la haine l’envahisse. La Rage aussi. L’Envie de continuer de se battre. De survivre. Tout ce qu’elle pensait ne pas posséder.
Tout ce qui gisait en elle, bien fermement retenu. La Puissance.

Quand on la retrouva, dans le chaos le plus total, l’Empereur était à ses pieds. De ce qu’on pouvait constater, quelque chose lui avait brusquement arraché à la vie. Le poussant vers la mort.
Et Sheen, était trempée. De sang. De larmes.
De peur. De Haine. De soulagement. De plaisir. C’est ça le Plaisir. Qui grimpait en elle en constatant ce qu’elle avait fait. Elle l’avait fait. Elle avait accompli ce que son cœur mentait, et désirait pourtant trop fort.
L’Empereur, découpé en morceaux, à l’arrache, à ses pieds. Lui, qui l’avait arraché à sa vie.
Un petit air de joie vint à transparaître sur son visage, et elle ne sentit même pas la flèche.

Et quand elle rouvrit les yeux. La lumière était lointaine. Si loin. Et elle avait froid. Enfermée. Dans cette prison souterraine qui la maintiendrait en vie pour toujours. L’empêchant de sortir. A jamais.
Punition, d’avoir tué quelqu’un qu’on jugeait important. Elle ferma les yeux et se mit à espérer.
L’Espoir. Qui ne l’avait jamais quitté.
La Joie. De se savoir loin de la souffrance.
La Peur. Du futur.
Sheen se sentit aussi mal que bien, et s’assoupi.

Fin.

Note : J'admet avoir presque baclé la fin, désolé.

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://kapouekapoue.forumactif.org
On a eut pleins de belles journées, mais on a un seul Perry


avatar

Maliae
Messages : 1657
Date d'inscription : 30/07/2012

MessageSujet: Re: [Original - - 18 ans - L'Enfer]   Dim 14 Déc - 22:52

ben purée c'est pas joyeux, déprimant même, et complètement sadique, pauvre gamine:(

_________________
I'm Sexy

Un koala équivaut à deux Sam Rodrick Jonty. (Plus du Galek qui reste haha)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Si vous rejoignez, Phineas et Ferb on va bien s'amuser !


avatar

Yuuki
Messages : 11954
Date d'inscription : 14/05/2010
Emploi/loisirs : Broum

Feuille de perso
Pancake: thjtfiohjdtijhsitj
Pudding:

MessageSujet: Re: [Original - - 18 ans - L'Enfer]   Dim 14 Déc - 22:52

Ouais, j'avais envie de sadisme, me demande pas pourquoi.... Sad

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://kapouekapoue.forumactif.org





Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: [Original - - 18 ans - L'Enfer]   

Revenir en haut Aller en bas
 
[Original - - 18 ans - L'Enfer]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Amityville
» Une virée en enfer
» UN TRIKE original
» Peterson Sherlock Holmes (Original). Laquelle est la plus belle?
» Glashutte Original

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Yuuki-
Sauter vers: