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 [Perso rp - Cello & Liffol - Le même nom que moi]

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Si vous rejoignez, Phineas et Ferb on va bien s'amuser !


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Yuuki
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MessageSujet: [Perso rp - Cello & Liffol - Le même nom que moi]    Mer 23 Juil - 19:32

Prompt : Je veux rentrer à la maison.

- Monsieur je veux rentrer à la maison.

Je regardais ce petit bout. Ce machin blond qui me tenait le bout de ma veste, avec un regard rempli de l’innocence que portait son père. C’était tellement doux, que Candle en aurait fondu s’il avait été une vraie bougie.
Moi, je suis fait de glace je crois, parce que ce genre de regard ne me fais pas grand-chose. Toujours est-il que le petit Liffol me tiens l’habit alors que nous sommes tous les deux dans ce parc, premier endroit de notre rencontre. On l’a mis là, en attendant que quelqu’un veuille bien l’adopter. C’est comme un zoo. Regardez, nos animaux sont mignons, gentils, qui veut les adopter ? C’est dégoutant vu comme ça, mais admettez que ça sonne un peu pareil les orphelinats.
Liffol a de grands yeux bleus remplis de tristesse, que bizarrement je peux comprendre sans problème.

- Je veux rentrer, avec ma maman et mon papa. S’il te plait.

Qu’est ce que je peux lui dire à cet enfant, que je ne peux pas lui donner sa maison. Que je n’en ai pas hérité, que je ne vis même pas ici. Que si je reste en France, ce n’est que parce que j’ai décidé de l’adopter, ce Liffol aux cheveux en bataille.
Que Frédéric a laissé derrière lui sans prévenir.

- Tu ne peux pas rentrer, ton papa et ta maman ne sont plus là.
- Ils sont où ?


Moi qui aie tant appris, qui sait ce que les enfants savent de la mort. Qui sait tout cela, par mes cours, devant cette bouille aux cheveux dorés, c’est comme si je ne savais rien.

- Il ne sont plus là.
- Mais ils sont où ??


Certains auraient utilisés l’astuce du ciel, mais je préfère aller droit au but. Je lui explique alors où ils sont vraiment. Qu’ils ne sont plus. En fait, qu’ils n’existent plus. Enfin que si peut-être mais moi je n’y crois pas.
Les yeux de Liffol se mettent à pleuvoir à une vitesse folle, et j’ai devant moi un enfant-averse. Instinctivement, je vais le serrer contre moi.

- Je peux plus rentrer à la maison ?
- Non… Ta maison n’est pas la mienne.
- C’est où chez toi ?


Alors, de nouveau, avec une patience que j’ai depuis longtemps, je lui explique lentement, où c’est. Loin, dans un autre continent. Et que s’il veut, on peut même aller chez moi de quand je suis né. Liffol est intelligent, il comprend.

* * *


Plus tard, ces mêmes yeux me regardent avec insistance :

- Monsieur, ca veut dire que t’es mon papa ?
- Je crois. Mais tu n’es pas obligé de dire que je le suis.
- Tu sais qui c’était mon papa ?


J’hoche doucement la tête. Je sens ses petites mains serrer de nouveau mes vêtements. J’aurais pu dire que c’était une manie chez lui, mais je crois qu’il le fait, parce qu’il a bien vu que mon regard n’était pas celui qu’il aurait pu l’être.
Je ne peux toujours pas le nier, j’appréciais Frédéric. Au moins, c’est déjà bien que je reconnaisse.

- Et ma maman ?
- Pas vraiment.
- C’est quoi ton nom, monsieur ?
- Cello.


Un rire cristallin résonne dans sa bouche. Un rire d’enfant qui semble amusé d’apprendre cette nouvelle. De la coïncidence. Du lien qui nous unis. Lié par le même prénom.

- Comme moi ! Je m’appelle Liffol mais papa il a dit que je m’appelais Liffol Cello, et tu t’appelles Cello, et je m’appelle Cello !

Oui. Et je sais aussi qu’il l’a fait exprès. Je m’appelle Cello, et il s’appelle de son deuxième nom, Cello.
Comme pour mon chat. Mon chat s’appelle Capsicum Frédéric II.

* * *

- Tu sais, j’ai un chat.

Je lui dis ça, quand je reviens le voir. Les yeux de Liffol s’illuminent d’une joie comme un sapin de noël de sa guirlande.

- Un minou ? C’est tout douuux ! Y s’appelle comment ton chaat ?
- Capsicum Frédéric II.


Ce nom semble un peu compliqué pour l’enfant. Pourtant, de nouveau, son rire résonne dans mes oreilles, faisant une sorte d’effet de vague. J’ai l’impression d’être à la mer.

- C’est comme mon papa le nom !
- Oui.
- Moi je m’appelle comme toi, et ton chat comme mon papa !


C’était un point.

- Diiiit c’est quoi Capikeuuuuum ????

Alors je lui explique. Que c’est un bout du mot patate en latin. Il a du mal à le prononcer, mais même ma prononciation n’est pas bonne.

* * *

Dans l’avion, Liffol me fait des câlins. Il est tout contre moi, et il ne me lâche pas. Peut-être parce qu’il n’a plus personne d’autre que moi pour s’occuper de lui.

- Dit, toi un jour tu seras plus là ?

Je comprends le véritable sens de sa question.

- Oui. Mais pas tant que tu seras là toi.
- C’est promiiiis ?
- Oui.
- Youpiii ! Pacque tu sais on est pareiiil en nom, alors y faut pas que toi tu sois plus là quand je suis là et tout et touuuut ! Et promis, je serais toujours là tant que tu es lààà !


Je me rends compte d’une chose. Autre le fait que Liffol est un enfant et a encore du mal à prononcer certains mots.
Je viens de lui mentir. Je viens de lui faire une fausse promesse. Moi qui ait toujours été sincère, qui n’ai jamais menti, même à mes parents, qui n’ai jamais cessé de dire ce que j’ai pensé, je viens de mentir.
C’est étrange, de se sentir menteur. De se savoir avec un mensonge sur la conscience. Mais en même temps, ce n’est pas grave.
Liffol n’a pas pleuré. Liffol n’a pas compris que je ne serais plus là quand il sera encore là.

* * *

- Il est touuut doux ! Bonjouuur Capikeum Frédéric Deuuuux !

Il y arrivera un jour. A prononcer son nom. Mais mon chat se laisse faire. C’est étrange. Les chats détestent les enfants d’habitude. Mais pas lui.
C’est encore plus bizarre, puisque Capsicum Frédéric II est un trouillard fini d’habitude. Mais Liffol le câline, lui caresse les poils aussi consciencieusement qu’il peut. Et le chat se laisse faire doucement.
Ronronnant même.

Soudain, alors que je fais la cuisine, je sens des petites mains qui me tiennent le vêtement.

- Liffol ?

Il a un air similaire au chat qui ronronne.

- Je suis content d’être viendu chez toi.

C’est moi, ou il fait un peu plus chaud dans la pièce ? A moins que ça soit juste moi. Juste moi, et mon cœur qui semble heureux de se savoir aimer de ce petit truc si minuscule, que je pourrais le faire tomber, même sans le faire exprès.
Ce n’est qu’une petite chose, comme ses mots, mais cela me semble si grand.

* * *

C’est l’heure de l’histoire. Je n’ai aucun livre à raconter une histoire, alors je raconte la mienne. Celle du zoo, avec les animaux en cage. Celle de Candle, le détail du suicide en moins à la fin. J’enjolive tout cela, et quand je termine un bout, de toute ma vie, le petit bout qui vient d’entrer dans ma vie, fait un petit sourire.
Il me prend doucement la main.

- Tu sais, Cello, ben je voulais rentrer à la maison voir papa et maman…
- Oui je sais. C’est ce que tu m’as dit en me voyant.
- Et j’ai dit aussi que d’abord j’étais content d’être viendu chez toi.
- Oui aussi.
- Chez toi, c’est un peu comme chez papa et maman. Avec Capikeum et toi. J’ai toujours bobo pacque maman et papa y me manquent. Pacque je veux qu’ils me fassent des câlins. Pacque je les aime tout plein. Mais je vais te dire un secret !


Il se penche vers ma joue pour me le chuchoter :

- Je t’aime tout plein aussi, je crois. Et Capsicum aussi !

Et doucement, ses petites lèvres viennent me déverser un baiser sur ma joue. Je reste silencieux, et soudain, ma main va se déplacer sur sa tête. Je frotte doucement sa chevelure. Et un sourire que je n’arrive même pas à savoir d’où il viens, apparaît sur mes lèvres. Je le sens. Il a la douceur du regard de Liffol.

- Je t’aime tout plein aussi, Liffol.

Le petit me fait un grand sourire. Nous restons là, quelques instants, à partager cet instant que je n’aurais jamais cru pouvoir faire un jour.
Peut-être que je me rattrape sur tout ce que je n’ai pas pu faire à Frédéric car j’étais un idiot fini.
L’enfant fini par se coucher et s’endormir. Et moi, je sais que cette nuit sera blanche, comme les murs de la chambre de ce petit qui n’était pas prévu à entrer dans ma vie.
J’en suis heureux. Frédéric m’a laissé une marque, de par son absence, mais aussi, de par la présence de Liffol.
Et je promets, dans le silence de la nuit, rythmé par les petites respirations de l’enfant, que tant que je serais là, Liffol le sera aussi.

Fin.
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On a eut pleins de belles journées, mais on a un seul Perry


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Maliae
Messages : 1657
Date d'inscription : 30/07/2012

MessageSujet: Re: [Perso rp - Cello & Liffol - Le même nom que moi]    Jeu 24 Juil - 9:55

c'est triste et mignon en même temps, le gosse est chou, j'adore le nom du chat.
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