AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Original - Les deux mondes

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Si vous rejoignez, Phineas et Ferb on va bien s'amuser !


avatar

Yuuki
Messages : 12764
Date d'inscription : 14/05/2010
Emploi/loisirs : Broum

Feuille de perso
Pancake: thjtfiohjdtijhsitj
Pudding:

MessageSujet: Original - Les deux mondes   Dim 29 Déc - 16:05

Prompt : Je ne pensais pas qu'éternuer pouvait être aussi douloureux...

-----

Il y avait là, un damoiseau, qui avait une particularité des plus sordides, qui faisais le rire et les chansons de tout son village. Car en effet, il possédait un don, un pouvoir, tellement étrange, que tous les troubadours, et les ménéstrels de passages n’avaient pas pu s’empêcher de composer une chanson sur lui. Elle contait tout sur son étrange capacité, celle d’éternuer en se téléportant.
Elle commençait ainsi :

« Par delà les collines de l’étrange montagne des plaines de là bas.
Un garçon tout bien garni, et au visage clément, vivait par là.
Ce morveux avait une particularité comme il n’en existe nulle par ailleurs,
Un éternuement, un seul, et le voilà transporté, retour à l’envoyeur. »

Mais un barde, plus malin que les autres, passant par là et découvrant ce jeune homme, prit contact avec lui et lui demanda de conter son histoire entière, tout ce qu’il avait vécu. Néanmoins, son histoire ne fut jamais trouvé, enterré, on ne sais où, pour des raisons des plus sordides, des plus bizarres.
Dans tous les cas, il fallu un an pour que l’histoire du barde et son histoire devienne une légende, puis dix ans après, l’enfant si joli au pouvoir mystérieux disparu, et devint à son tour un conte pour enfants.
De nos jours il n’en reste rien. Rien à part, des souvenirs transmis à l’oral, des racontars peu sûrs, des comptines à chanter au coin du feu.

Pourtant, son histoire était plus intéressante que seulement l’étude de son don.
Elle commence de cette façon, par une rime :

« C’est l’histoire d’un amour deux côtés
Tel deux miroirs inversé, une histoire à faire s’extasier
Tous les amoureux loin des yeux, qui jamais n’ont pu
Se croiser, ni se revoir de leur vie, jusqu’à ce que leur cœur se soit tût »

- Mais où vas-tu donc petit, quand ton nez te gratouille et t’envoie t’envoler par delà nos contrées ?

L’enfant, rêveur, offrit un sourire à la personne qui lui avait demandé. Il était le plus beau garçon de son village, malgré ses tâches de rousseur et ses cheveux d’un orange vif. Qu’importe s’il était roux, il était robuste, suffisamment intelligent, et il traitait tous les gens avec plus de bien qu’il pouvait donner.
Il faisait le bonheur de ces parents, parce qu’il était également très travailleur. Son seul défaut, restait tout de même son don, qui pourtant en faisait la curiosité du village.
En ayant un grand sourire, il fit :

- Dans un endroit merveilleux ou vit une charmante demoiselle dont les yeux sont plus ravissants que deux cristaux.

Et pour la peine, il se mit à chanter.

« Tel une princesse dans sa tour, elle vit seule, dans sa maison bordé d’or.
Sa voix est plus cristalline que l’eau, et jamais, n’en déborde le bord.
Son ton, toujours frais et amusant, est plus doux qu’une berceuse,
Et aussi intelligente qu’elle est, tel une penseuse. »

Bien sûr, qu’il n’y avait pas lieu à chanter pour le coup, mais son plaisir était tel qu’il ne pouvait s’en empêcher. Un brin de blé soudain, vint à chatouiller son nez, et sans le vouloir alors, il poussa un éternuement, et disparu en un instant.
Quand il réapparu, ce fut dans un monde tout à fait jaune. Tout y était de cette couleur, sauf cette demoiselle face à lui qui semblait ravi de le revoir.

- Tu es revenu !

Ils se serrèrent avec tendresse. Ils n’éprouvaient pas un amour fraternel, plus un véritable amour. Cela faisait tant d’années qu’ils se connaissaient, depuis le premier éternuement du jeune homme. Chacun connaissait l’autre mieux que personne, et le damoiseau n’attendait qu’à pouvoir éternuer pour la revoir.
Il aimait son monde, si jaune, de toutes les nuances, alliant le topaze, l’ocre, et milles encore d’autres jaunes.

Ensemble, ils parlaient de tout et de rien, de pleins de petites choses qui aux yeux des gens n’étaient que des riens.

« Nous n’avons de toute façon pas besoin de mots pour se comprendre,
Un regard, suffit à l’autre de pouvoir tout apprendre.
Nos yeux sont notre langage secret, que nous seuls peuvent avoir
En silence, nos discussions étaient entraînantes, et pleines de savoir. »

Rien ne pouvait les séparer, et parfois le garçon restait chez la demoiselle des jours et des nuits, sans jamais pouvoir partir. De toute façon il n’en avait pas envie, parce qu’il était bien avec, et qu’il n’avait pas besoin de plus.
Pourtant, à chaque fois que le jeune homme se mettait à éternuer, il retournait là où il vivait, et il pouvait alors ne plus voir sa demoiselle pendant des jours durant.

Leur séparation était ce qui lui brisait le cœur à chaque fois, jamais on n’aurais pu penser qu’éternuer pouvait être aussi douloureux…. Il aurait voulu se briser le nez pour ne plus jamais à avoir à produire ce genre de chose. Il aurait voulu rester à jamais vers elle. Il avait pourtant essayé d’éternuer en étant contre elle, mais toujours il revenait seul.
Seul. C’était bien le mot pour décrire comment il se sentait une fois parti de chez celle qu’il aimait. Leurs discussions silencieuses lui manquaient, leurs conversations à voix haute aussi. Ses yeux bleus, et ses cheveux marron comme les noisettes le torturaient quand il y repensait. Son si doux caractère également.

Bien évidemment, il restait le gentil garçon qu’il était, il restait aussi simple que possible, mais toujours il n’avait qu’une envie, c’est que l’on vienne chatouiller son nez pour qu’il puisse ainsi disparaître. Il était plus triste qu’une pierre, et chaque jour qui passait il se demandait ce que sa douce faisait quand lui se lamentait. Il savait que c’était paraître idiot que de se laisser aller par amour, aussi tentait-il de trouver du bonheur ailleurs, dans l’élevage, dans ses parents, dans le village entier, mais jamais bonheur n’avait été plus grand que quand il était avec.

« Comment faire alors pour rester près de celle qui a conquis mon cœur,
Sans que jamais, un seul éternuement ne m’effleure ?
Dois-je briser mon nez, me le torturer, me le boucher suffisamment ?
Comme j’aimerais pouvoir sentir son corps contre moi, éternellement. »

Une nuit, il n’en puis plus, et pris sa décision. Certes, sa douce allait être choquée par son acte, mais c’était la seule façon de rester avec elle pour l’éternité. Il alla chatouiller son nez avec tout ce qu’il trouva, lui qui n’était pas très chatouilleux, et parvint enfin à disparaître devant sa chère et tendre aimée.

Ils fêtèrent cela, de son retour tant attendu, et il lui fit part de ce qu’il allait faire. Elle fut choquée, et ne pu l’accepter, pourtant il insista, et il fut décida du jour où il ferait comme une autre comptine, il irait se casser le nez pour ne jamais plus à avoir à éternuer. Jamais plus ils ne seraient séparés, et tant pis si le conte ne se finissais pas parfaitement, il était hors de question pour lui de la laisser encore une fois, son cœur ne le supporterait pas, et s’envolerait en morceaux dans un bruit de verre brisé auquel personne ne pourrait plus boire l’eau de sa joie.

Mais, au moment où il voulu se briser le nez pour ne plus jamais à devoir passer entre deux mondes, il éternua plus fort que jamais, et au lieu de disparaître, provoqua la fusion de leurs deux mondes.
L’amour qui les tenait enchainés, avait fini par se déferler dans son nez, et tout alors était lié, le monde jaune devint un champ de blé plus joli que jamais, et sa maison si douce et si jolie, toute dorée, devint leur moulin.

Le jeune homme en fut si heureux, qu’il l’épousa peu de temps après, et jamais plus ses éternuements n’eurent des conséquences étranges. Ils vivèrent heureux dans leur champ, caché à l’abri de tous, mais heureux plus que jamais.

L’on raconte, que le champ ne vint jamais à pourrir, et qu’encore maintenant, il est toujours aussi fleuri, d’hiver en été. D’un jaune éclatant, et où les blés avaient la particularité de s’envoler par le vent, comme si soudain, l’air était pour eux un éternuement et qu’ils avaient besoin de voyager à cet instant, trouver l’amour de leur vie.

Fin.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://kapouekapoue.forumactif.org
Mister Tchoupi Grey.


avatar

Timira
Messages : 180
Date d'inscription : 05/08/2013

MessageSujet: Re: Original - Les deux mondes   Dim 29 Déc - 18:03

C'est très jolimment écrit, je pense que ce conte pourrait exister :3
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tu es une licorne, Harry


avatar

Maeve
Messages : 902
Date d'inscription : 17/08/2012

MessageSujet: Re: Original - Les deux mondes   Dim 29 Déc - 22:46

...J'adore. Very Happy

Tu devrais écrire plus de contes. >< Les poèmes qui entrecoupent sont aussi très beaux!^^

Merci. Very Happy


Maeve
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur





Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Original - Les deux mondes   

Revenir en haut Aller en bas
 
Original - Les deux mondes
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [EuropaCorp] Arthur 3 : La Guerre Des Deux Mondes (2010)
» " Arthur 3 : La guerre des deux mondes "
» [XO Editions] Oksa Pollock : Le coeur des deux mondes" (T3)
» King Rising 2: Les deux mondes
» [collection] Sir Jerry détective (Deux Mondes)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Yuuki-
Sauter vers: