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 Start Again

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Pudding \o/


Maeve

Maeve
Messages : 959
Date d'inscription : 17/08/2012

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MessageSujet: Start Again    Start Again  Icon_minitimeDim 9 Déc - 19:08

Titre : Start Again.

Fandom : Hunter x Hunter.

Couple : Kirugon/Killugon.

Prompt : Il pouvait, mais il ne voulait pas.

Note 1 : Première fic Kirugon. o/ C'est court, mais j'espère que vous aimerez! Very Happy




Start Again


Kirua était magnifique.

Gon le savait déjà, que Kirua était beau. Il le savait comme il savait que Kirua était cool, et classe, et fort; comme il savait que les poissons nageaient dans la mer et qu'une odeur d'ozone annonçait un orage. Il le savait comme on respire.

Mais c'était différent de trouver Kirua magnifique, en une réalisation comme un coup de poing dans l'estomac sans Nen pour se protéger, brutale et soudaine et qui coupe le souffle. C'était différent de le constater, là, depuis sa cachette derrière le mur, alors qu'il n'avait pas revu Kirua depuis trois ans et que sa vue l'aveuglait.

Trois ans. La "vraie" séparation avait duré un mois, une séparation sans aucune nouvelle, aucun message, à fixer son téléphone portable la boule au ventre, à rêver toutes les nuits d'une paire d'yeux bleu-argent et d'étendues sauvages. Et puis, il y avait eu le premier message, de la part de Kirua ou de lui-même, Gon ne savait plus, un "ça va?" tremblant sur un écran, une goutte d'eau dans une bouche assoiffée. Et cela avait été un éboulement, une avalanche, les échanges devenant quotidiens, les mots-flocons de Kirua se multipliant, tempête; et Gon avait réalisé, dans un éclair comme une évidence, qu'il ne voulait pas vivre sans leur neige. Il ne voulait pas.

Il le pouvait, s'il y était forcé. Mais il ne le voulait pas.

La séparation avait été nécessaire, pour grandir, pour réfléchir à ce qu'il s'était passé, et pour se trouver un nouvel objectif maintenant que Gon avait rencontré son père.

Gon en avait un, de nouvel objectif : il avait fini l'école, alors il voulait continuer les chasses, du mieux qu'il le pouvait. Avec Kirua. Si possible, toujours, avec Kirua.

Ce premier mois avait été sombre. Kirua lui avait manqué comme un bras arraché ne lui avait jamais manqué, comme le soleil manquait à une plante en pleine nuit. Gon avait vécu, déraciné. Et puis, les échanges de messages avaient commencé, et Gon avait retrouvé un sol fertile sous ses pieds et avait pu pousser sans peur.

Et maintenant, Gon pouvait voir que Kirua avait grandi, lui aussi, tout en longueur; sa grâce féline ne l'avait pas quitté, ses mouvements amples, faussement nonchalants en se tournant vers sa soeur Aruka, ses mains dans ses poches. Ses épaules étaient plus larges, son dos plus musclé, sa mâchoire plus solide.

Ses yeux étaient les mêmes. Les mêmes, alors qu'ils scrutaient les environs en semblant faire exprès de ne pas regarder dans la direction de Gon, les mêmes iris bleu acier, bleu glace, bleu pur, la même intensité dans les pupilles. Un léger élargissement des prunelles trahissant de la nervosité.

Parce que Kirua était nerveux, malgré l'apparente confiance avec laquelle il se mouvait, son rire un peu faux en plaisantant avec Aruka en attendant Gon, ses mains montant pour attraper ses propres cheveux sur sa nuque, avec une poigne un peu trop ferme. Il était nerveux, et lui tournait le dos presque avec détermination, les muscles de ses épaules verrouillés, son teint un peu trop pâle. Et Gon avait envie de le rejoindre, simplement, en trois enjambées, de glisser ses bras autour de lui, de poser sa tête contre sa clavicule. Il avait envie d'utiliser sa propre chaleur pour détendre Kirua, de souffler son bonjour contre sa joue et d'écouter sa réponse, de l'écouter parler, jusqu'à ce que cette voix plus grave de Kirua, ce timbre profond comme la forêt, lui devienne aussi familier que les intonations légères de la voix de ses 12-14 ans.

Est-ce que Kirua rougirait, comme à l'époque? Est-ce que le rose de ses joues serait de la même teinte, ou plus foncé? Est-ce que Kirua le laisserait faire, une seconde, dix secondes, avant de se dégager, ou serait-il paralysé par le choc? Ou ferait-il semblant?

Est-ce que sous son embarras, cet embarras si touchant, cela le rendrait heureux, comme avant, les battements de son coeur vendant la mèche à Gon quand il les sentirait contre lui?

Gon ne savait pas quoi faire. Kirua avait remarqué sa présence, parce que Kirua remarquait tout, et Gon en tremblait, dissimulé derrière son mur, sa main secouée de spasmes contre la pierre. Son coeur jouait la mélodie des batailles, de l'aventure, des défis. Ses yeux brillaient.

Il ne s'était pas senti aussi excité depuis trois ans.

Kirua n'avait jamais fait peur à Gon, même s'il avait été élevé comme un assassin, même si ses yeux pouvaient devenir plus froids que le marbre. Il était juste Kirua : un garçon de son âge, son premier et son meilleur ami, et un être sans lequel la nuit devenait plus sombre. En face de Pitou, dans le désespoir le plus noir, c'était Kirua qui l'avait ramené à la maison. C'était sa lumière.

Kirua était magnifique. Gon avait toujours su qu'il était beau, comme une peinture pouvait l'être; mais Kirua était magnifique parce qu'il était Kirua, et Gon avait assez grandi pour comprendre pourquoi il faisait soudain la différence.

Gon rit. Des perles de joie, sans s'arrêter, irrépressibles. Qui d'autre que Kirua pouvait être capable de lui voler son coeur?

Il pouvait le garder; Gon savait qu'il en prendrait soin.

A son rire, Kirua se figea, comme secoué d'une décharge électrique, et cela fit rire Gon encore plus, le plaisir déposant son eau salée aux coins de ses paupières. Aruka se tourna vers lui au son, et l'aperçut, et se hissa sur la pointe des pieds pour lui faire de grands signes de la main, la joie étirant son visage. Gon sortit de sa cachette en riant toujours.

Kirua se tourna également, et leurs yeux se rencontrèrent.

Gon ne laissa pas le temps s'arrêter : il avança. Encore.

Encore.

Il eut le temps d'apercevoir les prunelles bleu-gris s'arrondir sur une émotion mal dissimulée, attrapant la lumière et débordant presque; il eut le temps de se rendre compte qu'il était devenu plus grand que Kirua, pas de beaucoup, assez pour pouvoir encore plus facilement poser sa tête contre son cou; il eut le temps d'inspirer à fond, une fois, odeur d'ozone et d'herbe coupée, transpiration et Kirua.

Ses bras s'étaient enveloppés autour de lui; il posa son nez contre sa joue, ses yeux fermés.

- G-Gon?

Aruka les observait, ses deux mains devant sa bouche, ses yeux débordant de larmes.

Kirua avala difficilement. Gon avait une main dans ses cheveux blancs, plus longs que dans ses souvenirs, et se rapprocha encore plus de lui, et le souffle de Kirua se bloqua dans sa gorge.

Gon chuchota, dans le même état :

- J'ai l'impression. D'être rentré chez moi.

Et Kirua se détendit, lentement, la tension quittant ses épaules en des notes de rire. Le son, approfondi par les années d'absence mais au fond le même, le même, émerveillait Gon, ses yeux se rouvrant tout à fait pour observer les touches de plaisir rouges sur la peau blanche, le sourire de Kirua timide et tendre enlaçant son coeur dans un halo d'affection.

- Idiot... Tu es déjà chez toi, c'est nous qui sommes venus te voir.

Et Kirua lui rendit son étreinte, maladroitement, un sentiment que Gon crut reconnaître dans la clarté de ses yeux.

Je t'aime.

Gon le lui dirait. Rapidement, probablement dès ce soir, parce qu'il était incapable de cacher quelque chose d'aussi monumental et d'aussi sublime, mais pour le moment, il resserra encore ses bras, le coeur en fête, sourd à la fausse remontrance de Kirua qui tentait de se dégager. Et, parce qu'il ne pouvait pas résister, il embrassa sa joue avant de le relâcher, baiser sonore contre la peau douce, trop court et terriblement franc.

Kirua ouvrit la bouche; aucun son n'en sortit. Le rouge de ses joues, déjà bien visible, déborda sur le reste de son visage, son cou, l'extrémité de ses doigts.

Gon éclata de rire. Derrière lui, Aruka gloussa, ses yeux des perles de bonheur.

Un sourire se déplia sur les lèvres de Gon, défiant et narquois :

- On fait la course?

Kirua se jeta sur lui. Gon l'esquiva, et commença à courir.

Ce soir-là, Kirua gagna la course, comme souvent lorsqu'il s'agissait de rapidité pure; et puis, sous les étoiles, Gon lui avoua, offert au creux de son oreille comme un cadeau. Et il y eut beaucoup de rougissements, beaucoup de bafouillements, mais le reste, ils le gagnèrent à deux.

XXX

FIN.

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Maliae

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MessageSujet: Re: Start Again    Start Again  Icon_minitimeLun 10 Déc - 16:33

BOUAHAHAHAHAHAH GWAHAHAHAHAHA Les petits loups ils sont tellement tellement tellement mignons mais tellement tellement tellement. Je gagate omg. Le kirugon cest le bien. Ta fic est trop bien. JEN VEUUUUUX DAUUUUUUUTRES TA PAS LE CHOIX VA FALLOIR EN ECRIRE ET NOURRIR LA BETE EN MOI. cetait trop bien <3

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I'm Sexy

Un koala équivaut à deux Sam Rodrick Jonty. (Plus du Galek qui reste haha)
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