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 [Les 100 - UA] Les barres de chocolat (13)

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Run for it


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Maliae
Messages : 1899
Date d'inscription : 30/07/2012

MessageSujet: [Les 100 - UA] Les barres de chocolat (13)   Jeu 23 Aoû - 13:18

pas relu, un peu dramatique sur la fin.

***

13. Premier joint.

Jasper.

Le reste des vacances passe à la fois au ralenti et à la fois à la vitesse de la lumière. Mon oncle et ma tante n’ont pas remarqué que j’étais saoul, ma cousine si, mais elle m’a juste frappé, ce qui n’a rien changé à d’habitude. Depuis je n’ai plus bu.
Murphy et moi on n’est plus non plus allé en forêt, on passe nos journées aux barres, on traine, on joue au basket avec Bellamy, on discute. Monty me manque, ça fait plusieurs semaines qu’on ne s’est pas vu. Je lui écris, il ne répond pas à mes lettres. Soit parce qu’il ne peut pas, soit parce qu’il me déteste. Murphy dit qu’il ne me déteste pas :
- Alors il m’en veut.
- Peut-être qu’il t’en a voulu un peu, je suis sûr qu’il a déjà oublié.
- T’en sais rien.
- Ce que je sais c’est qu’il t’adore, que tu es son meilleur ami, et que tu dois lui manquer au moins autant qu’il te manque.
Je croise les bras pas sûr de moi. Je fais confiance en Monty, mais il avait vraiment l’air en colère la dernière fois.
- Qu’est-ce que t’en sais ?
Murphy lève les yeux au ciel.
- C’est évident, crétin. On peut lire en Monty et en toi comme dans des livres ouverts. Vous êtes transparents. Alors je sais qu’il t’en veut plus. Qu’il ne te déteste pas. Et que vous allez bien finir par vous retrouvez et faire des choses bruyantes.
Je regarde mes pieds puis à nouveau Murphy :
- T’es plus jaloux ?
Il hausse les épaules :
- À quoi bon ? Je te préfère avec lui que déprimé. Et je n’étais pas jaloux !
Je souris de toutes mes dents, retrouvant mon entrain (ça veut dire ma bonne humeur).
- Tu étais jaloux, le taquiné-je.
- Pas du tout.
- Oh si tu l’étais !
- Je ne veux pas avoir cette discussion avec toi.
Je l’attrape par les épaules et frotte ses cheveux, alors qu’il se débat et essaye de me repousser avec mauvaise humeur – et amusement en même temps.
- Toi aussi tu es mon ami Murphy.
Le fait qu’il rougisse me fait super plaisir.

xxx

Murphy.

J’ai vu ma mère essayer d’arrêter de boire pendant quelques jours. Elle prenait une bouteille puis la reposait. Elle essayait de tenir bon, malgré les tremblements, malgré les sueurs. Elle dormait beaucoup pour ne pas avoir à boire. Et malgré ça je n’y ai pas cru une seule seconde. Je n’ai même pas eu envie de la soutenir. Je savais qu’elle finirait par craquer à nouveau, ce n’était pas la première fois, ce n’était pas comme si j’avais eu déjà mille espoirs tous tué à chaque fois. Pourtant j’aimerais bien que ça marche, j’aimerais bien avoir une vie normale ou au moins une mère qui mange plus qu’elle ne boit et avec qui je peux discuter sans avoir peur qu’à un moment elle pète les plombs. J’avais envie d’y croire encore une fois, un peu. J’ai même vidé les bouteilles de bière dans l’évier pour les jeter. Peut-être que me voir alcoolisé lui avait fait prendre conscience du problème, peut-être qu’elle allait changer, que tout allait redevenir comme avant (papa en moins). J’étais déjà en train d’espérer à nouveau, quand je suis rentré un soir après une journée avec Jasper et qu’elle était là, bouteille à la bouche, comme une assoiffée. Elle a essayé de la cacher derrière elle, coupable.
- C’est pas ce que tu crois, j’ai arrêté, c’est juste une petite bière c’est tout.
Je n’ai rien dit. Elle était elle-même allée acheter de la bière et elle osait dire que ce n’était pas ce que je croyais. J’ai juste secoué doucement la tête et je m’en suis voulu à moi-même plus qu’à elle. D’y avoir cru, juste une seconde.
- John… Je te jure que je vais arrêter, cette fois-ci.
Je n’ai plus écouté et je suis allé m’enfermer dans ma chambre. Elle a frappé plusieurs fois à ma porte en appelant mon prénom, sans jamais osé rentrer. Puis plus tard je l’ai retrouvé ivre morte sur le canapé devant la télé.
Tout était rentré dans l’ordre.

xxx

Jasper.

Comme le temps s’étire et que l’ennuie guette je me demande à Murphy s’il connaît la légende qu’il y a aux barres.
- Quelle légende ?
- Sur la petite fille de cendre.
Il lève ses sourcils l’air totalement étonné.
- Tu es au courant pour ça ?
- Toi aussi alors, souris-je, tu connais l’histoire de ce fantôme qui hante les immeubles.
- Un… Fantôme qui hante les immeubles ? Mais de quoi tu parles ?
- Ben t’en a jamais entendu parler ? Elle apparaît des fois aux gens mais personne n’a jamais réussi à la toucher, elle disparaît aussi vite. C’est un fantôme et personne ne sait d’où elle vient ni ce qu’elle veut.
- Hm hm.
- Donc je me disais, on pourrait essayer de la trouver. Moi je ne l’ai jamais vu, mais j’aimerais bien, pas toi ?

xxx

Murphy.

Je fixe Jasper de haut en bas et de bas en haut. Je me retiens de lui dire que la petite fille de cendre, je la vois tous les jours, je lui parle, je l’ai même embrassé. Je me retiens aussi de lui dire qu’il n’a qu’à se regarder dans le miroir.
- Ah… Tu veux chercher un fantôme ?
- Ouais. Tu vois un autre truc à faire toi ?
Non pas vraiment.
- Ou on pourrait aller voir Minette.
- Non ça ira, cherchons ta petite fille de cendre.
Je sais déjà qu’on ne va rien trouver, mais c’est presque amusant.

xxx

Jasper.

Avec Murphy on tourne dans les deux immeubles en gardant les yeux grands ouverts des fois qu’elle apparaisse devant nous, ou derrière, ou sur le côté. Enfin c’est surtout moi qui guette partout, parce que Murphy, il garde ses mains dans les poches et il me suit et c’est tout. Si la petite fille de cendre apparaissait juste devant lui, je suis presque sûr qu’il se mettrait à bailler. On monte les escaliers, on les descend, on prend l’ascenseur pour aller en haut et pour aller en bas, on fait dix-huit fois au moins le tour des caves :
- Parce que c’est dans les caves qu’apparaissent les fantômes, expliqué-je à Murphy.
- Tu crois vraiment aux fantômes ? Demande-t-il alors.
- Pas toi ?
- Pas vraiment.
- Et bien tu y croiras quand on aura trouvé celui-ci !

xxx

Murphy.

Après tout Jasper n’a que onze ans (moi aussi ceci dit), il croit aux fantômes comme il a dû croire au père noël quand il était gamin. Moi je crois plus en rien, ni aux fantômes, ni en Dieu. Je ne crois même plus en ma mère sobre, alors…
Mais Jasper se démène pour voir ce fantôme, il est patient et on ne peut pas dire qu’il manque de persévérance, quand bien même c’est inutile. Il nous traine toutes la journée dans tous les coins de l’immeuble, même les placards à balais. Ce qui m’amuse c’est pas tant de tourner en rond, mais de le voir fouiller partout avec enthousiasme, persuadé qu’il va trouver ce fantôme et pouvoir… Pouvoir quoi au juste ? Seul lui le sait. Peut-être que la satisfaction de le voir seulement lui suffira. Et il pourra raconter à tout le monde qu’il a vu le fantôme de la petite fille de cendre.
Sauf que ça n’arrivera pas.
On arrive à la fin de la journée un peu crevé, Jasper traine des pieds et prend l’air boudeur :
- On a rien vu du tout.
Je hausse les épaules :
- Tu t’attendais à quoi ? Les fantômes ça n’existent pas.
- Mais la petite fille de cendre, elle existe, j’ai déjà entendu les gens en parler !
Je roule des yeux. Il n’a pas compris qu’on parlait de lui et pas d’un fantôme. Je fini par prendre son bras et le trainer avec moi :
- Je vais te montrer qui est la petite fille de cendre.
- Parce que tu le sais ?
- Bien sûr que je le sais, tout le monde le sait dans les barres. Sauf toi.
- Quoi ? Mais comment ça se fait ? Et si tu le savais pourquoi tu m’as rien dit ?
- C’était trop drôle de te voir chercher, avoué-je.
Jasper fait la moue et je l’entraîne jusqu’à un miroir dans l’entrée de l’immeuble.
- Tiens regarde, la voila ta petite fille de cendre.
Jasper regarde partout autour de lui, sauf dans le miroir, je me place derrière lui, attrape ses joues avec les paumes de mes mains pour l’empêcher de bouger la tête.
- Regarde, dis-je.
- Regarder quoi ?
- Toi. Dans le miroir.
Aujourd’hui il porte un ruban vert, il aime vraiment les rubans que j’ai volés pour lui. Son tee-shirt est rose avec un dessin de licorne dessus. Ses cheveux retombent dans son cou, en vrac sur sa tête.
- Quoi ? Moi dans le miroir ? Qu’est-ce qu’il y a ?
- La petite fille de cendre.
- Quoi ?
- C’est toi la petite fille de cendre. C’est comme ça qu’on t’appelle dans les barres.
- Hein… Mais pourquoi ?
- Sans doute parce que tu ressembles à une fille et que tu sens la cigarette.
Jasper écarquille les yeux, il se regarde un moment et ouvre la bouche :
- Moi ? Mais…. Tu es sûr ?
- Sûr et certains.
- Je suis pas le seul à sentir la cigarette.
- Non mais tu es le seul à porter des tee-shirt rose licornes.

xxx

Jasper.

J’ouvre la bouche. Je la referme. Alors voilà la petite fille de cendre. C’est parfaitement ridicule. J’ai un surnom dans toute les barres et je ne le savais même pas. Les gens parlaient de moi ainsi et je ne le savais même pas. Je me sens ridicule.
- Je croyais que c’était une légende.
- Ça veut dire que tu es une légende, Jasper.
Il a l’air amusé et il relâche mes joues, mais je prends ses paroles comme un compliment et je souris :
- Ouais je suis carrément une légende, je marque les esprits ! Si bien qu’on m’a même donné un surnom. Et toi comment on t’appelle ?
- J’ai pas de surnom moi.
- À mon avis ça doit être « le petit chieur aux yeux de glace ».
- Je t’emmerde Jasper.
J’éclate de rire.

Les autres jours se déroulent un peu de la même manière. Des fois on va voir Minette, je sens que Murphy est un peu crispé en présence de Bellamy et je me demande pourquoi mais je ne pose pas la question à voix haute. Des fois on fait des tours de vélo dans la cour jusqu’à en avoir la tête qui tourne. Des fois on va chez lui pour manger un truc et on fait comme si sa mère était sobre, c'est-à-dire comme si elle ne buvait pas.
Des fois rien, on reste juste à parler.
Le temps passe.
Et bientôt il ne reste plus qu’un seul jour de vacances.

xxx

Monty.

Dernier jour de vacances. Ma mère a décidé de me rendre mes affaires et de me laisser sortir à nouveau. Je récupère donc mon portable, j’attends que ma mère sorte et la première chose que je fais c’est d’appeler Jasper. J’ai le ventre qui se noue en attendant qu’il décroche, ce qu’il finit par faire. Je suis content de tomber sur lui et pas sur quelqu’un de sa famille.
- Allô ?
- Jasper ?
- Monty !!
- Ma mère m’a rendu mon portable alors je peux t’appeler.
- Tu vas bien ?
- Oui et toi ?
- Oui.
La discussion me paraît un peu lourde, un peu forcé. Je soupire et Jasper me demande alors :
- Tu m’en veux pas ?
- Non je t’en veux pas.
- Alors tu me détestes pas ?
- Non plus.
Je l’entends être soulagé au bout du fil et je souris :
- Tu me manques, c’est l’ennuie total depuis des jours. J’ai rien pu faire à part être enfermé dans ma chambre, j’ai cru devenir dingue.
- Tu peux sortir ?
- Oui, techniquement. J’ai juste pas le droit de te voir.
- Personne n’est obligé de savoir que tu me vois. Je viens te chercher. Prépare ton vélo.
- Jasper… Si ma mère apprend que je suis parti en vélo…
- Y a pas de raison qu’elle l’apprenne, si ?
Je réfléchis et je me dis que non. Elle est partie à ses occupations, mon père est là parce qu’on est dimanche mais je le connais et il doit travailler dans son bureau. Les serviteurs n’ont plus besoin de me surveiller. Si je pars en vélo, personne n’y fera attention, et si je rentre avant ma mère, il y a des chances qu’elle ne l’apprenne pas.
- Alors ?
- Alors je viens.
- Génial ! J’ai hâte de te voir.
- Moi aussi.
Il raccroche et je souris. Je me suis tellement ennuyé le reste des vacances, à ne rien faire et à tourner en rond comme un fou dans ma chambre. J’ai lu puisque j’avais des livres mais ça ne suffisait pas à combler mon ennuie et mon manque de Jasper. Maintenant je suis prêt à prendre tous les risques pour le voir.
J’ajuste un peu ma chemise et sors de ma chambre. Je prends mon vélo et fait des tours dans le jardin comme si j’allais rester là toute la journée alors qu’en fait j’attends juste d’apercevoir Jasper derrière les grilles pour me barrer.

xxx

Jasper.

La sonnerie du téléphone m’a réveillé et je suis allé décrocher parce que ma tante et mon oncle étaient devant la télé et ne le faisaient pas. Au début j’ai trainé des pieds mais en entendant Monty à l’autre bout, j’ai été trop content.
Du coup, je me dépêche de me préparer parce que je suis trop impatient de retrouver mon meilleur ami. Je suis en train de mettre mon tee-shirt quand je sens une odeur caractéristique que je connais bien et qui filtre jusque dans ma chambre. Si je connais cette odeur c’est parce que j’ai l’habitude de la sentir aux barres, des fois, le soir. C’est quelque chose de familier et d’interdit à la fois. Je fronce les sourcils, sors de ma chambre et regarde mon oncle et ma tante sur le canapé. Ils fument des cigarettes et c’est l’odeur de tabac qui se dégage d’eux. Pas une autre.
Alors je fais un truc totalement interdit, je m’approche de la chambre de ma cousine et je l’ouvre. Cette idiote n’a même pas tourné le verrou. Je la surprends alors avec un joint dans la bouche. Plutôt que de paniquer et que de le cacher, Laureline me crie dessus :
- Qu’est-ce que tu fous dans ma chambre espèce de sale gosse !
Je la regarde en levant un sourcil :
- Tu te drogues ?
- Pff, fait-elle, c’est pas de la drogue ça. Raconte pas n’importe quoi, débile.
Ses insultes m’énervent et alors qu’elle s’approche de moi pour me frapper et me jeter dehors, j’aperçois un petit sac avec un joint roulé à l’intérieur. Juste pour la faire chier, je rentre dans sa chambre et attrape le sac puis je me mets à courir comme un fou hors de l’appart.
Ma cousine réagit avec retardement mais elle commence à me courir après en me gueulant dessus :
- Rends moi ça sale con, dépêche-toi où tu vas crever !
Mais je cours plus vite, je prends les escaliers et elle a du mal à me suivre, elle s’essouffle cette grognasse et j’arrive devant la porte de Murphy bien avant elle. Je sonne et trépigne. Il met trop de temps à m’ouvrir et quand enfin il apparaît derrière la porte, Laureline m’a rattrapé. Je ne réfléchis pas, j’attrape la main de Murphy et gueule
- Cours !
Puis je l’entraîne avec moi. On monte un autre étage pour semer ma cousine puis on prend l’ascenseur avant qu’elle n’arrive pour descendre jusqu’en bas. Murphy ne pose pas de question, il me suit dans la précipitation du moment, jusqu’à la cave où je cherche mes clés dans ma poche pour détacher mon vélo. Laureline arrive finalement, mais nous sommes déjà sur le vélo. Quand elle attrape mon tee-shirt je me met à pédaler. Pourtant elle ne me lâche pas et je failli basculer en arrière. Je m’arrête et gueule :
- Lâche-moi grognasse !
- Sale voleur, je vais te faire la peau.
C’est sans compter sur Murphy qui lui attrape le bras et mord dans sa chair. Elle hurle et me relâche, j’appuie sur les pédales et nous filons sans qu’elle ne puisse nous rattraper. Je ris nerveusement :
- Merci Murphy, dis-je.
- De rien. Alors, pourquoi elle te courrait après ?
Je lui explique l’histoire tout en continuant de pédaler jusque chez Monty. Il ne fait pas de commentaire. Il ne parle que quand on arrive devant la grille de la maison de Monty.
- Qu’est-ce qu’on fout là ?
- Monty a le droit de sortir, on vient le récupérer.
Murphy hoche la tête et je fais des signes à mon meilleur ami qui est en train de tourner dans son jardin. Il m’aperçoit et se précipite pour ouvrir les grilles et nous rejoindre. On file avant que quelqu’un ne nous voit et nous arrête. Et on va jusqu’en forêt.
Je suis tellement content de retrouver Monty qu’on se jette limite l’un sur l’autre et qu’on roule comme des cons dans l’herbe en se chatouillant. On est mort de rire l’un et l’autre sans raison particulière et Murphy s’assoit un peu plus loin en nous traitant de gamin. Ce qui lui vaut d’être jeté à la flotte par les deux gamins. Il ne rit pas, mais nous si. Je pose le sac en plastique que je tiens dans un coin et puis je l’oublie complètement et saute dans le lac avec mon meilleur ami. Tous les trois nous jouons un sacré bout de temps dans l’eau, comme au tout début, quand on sortait ensemble et qu’on n’avait pas de problème.
Alors je sais pas pourquoi je fais ça. Pourquoi je nous crée à nouveau des ennuis. Quand on sort du lac pour se sécher au soleil et que je sors le joint avec un petit sourire :
- Ça vous dis de tester ?

xxx

Monty.

Je devrais dire non. Mais Murphy et Jasper ont bu ensemble la dernière fois et je ne veux pas être mis de côté alors je hoche la tête.

xxx

Murphy.

Je devrais dire non. Mais je n’ai pas de raison de le faire, alors je dis oui.

xxx

Jasper.

Je suis trop con mais je souris de toutes mes dents. Le goût de l’interdit me fait frissonner. Murphy s’arrange pour aller piquer un briquet pendant qu’on l’attend en discutant avec Monty. On ne parle pas une seule seconde de la bêtise qu’on va faire mais de ce qu’on a fait pendant les vacances. Monty s’est ennuyé, normal puisqu’il était seul, enfermé dans sa chambre. Je lui dis qu’on n’a pas fait grand-chose non plus avec Murphy, même si c’était toujours plus que lui, d’autant plus que je n’étais pas seul. Je lui parle de la petite fille de cendre et ça le fait marrer. Il me décoiffe :
- Ça te va plutôt bien, dit-il.
- Je le prends comment ?
- Comme un compliment.
Je lui souris. Murphy choisit ce moment pour revenir.
- On y va ? Demande-t-il en allumant un briquet rouge qu’il tenait entre les mains.
- C’est parti.

Le joint, je sais pas quel effet ça fait. J’ai peur de tousser comme pour la cigarette, et je tousse au début mais en même temps ça passe. Murphy ne tousse pas. Monty crache ses poumons et ça me fait rire. Le joint fait le tour de nos bouches plusieurs fois et je ne suis pas sûr de sentir un changement. Je me sens juste un peu étourdi et le monde paraît un peu plus… Brillant… Ou autre chose, je ne sais pas. Ma bouche se met à rire toute seule et je me laisse glisser le long du tronc où je suis appuyé, pour m’allonger. Puis je me mets à avoir super chaud, à cause du soleil qui brille trop. Je veux dire que j’ai chaud mais ma bouche est pâteuse. Je me tourne vers Murphy et Monty qui sont tous sourires eux aussi et qui ressemblent un peu à de la guimauve.
- J’ai chaud, finis-je par réussir à dire.
J’ai tellement chaud que ma seule idée pour me rafraichir, c’est de sauter dans le lac. L’eau ne me réveille pas, au contraire elle m’engourdit, je la sens lourde autour de moi et j’ai la flemme de nager alors je fais l’étoile de mer. J’entends Murphy et Monty m’appeler et je rigole et lève la main pour leur faire signe, et l’eau me rentre dans le nez. Mais bizarrement je ne panique pas. Je me sens trop mou pour ça. Mais c’est pas grave, je vais juste me reposer un peu dans l’eau. Dans l’eau…

À suivre.

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I'm Sexy

Un koala équivaut à deux Sam Rodrick Jonty. (Plus du Galek qui reste haha)
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