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 [Les 100 - UA] Un paradis d'enfer (3)

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Exterminate


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Maliae
Messages : 1877
Date d'inscription : 30/07/2012

MessageSujet: [Les 100 - UA] Un paradis d'enfer (3)   Dim 6 Mai - 13:36

Prompt : On appelle fonction méromorphe sur un ouvert U de C une fonction holomorphe sur le complémentaire dans U d’une partie discrète F qui est méromorphe en tout point de F.
Note : pas relu, un peu mieux que le premier chapitre je pense, j'espère que vous aimerez

***

2. La découverte.


Monty sort épuisé de cette première journée d’école. D’habitude, il adore aller à l’Académie des anges, non seulement il apprend pleins de choses nouvelles, mais en plus il se fait respecter et admirer par ses camarades. Il entend les rumeurs de son nom, Monty, dans les couloirs et c’est toujours des choses positives qui en sortent. « C’est lui, c’est Monty, j’ai entendu dire qu’il est le meilleur combattant de sa génération » « On n’en a plus vu des aussi douées depuis plusieurs générations » ; « Oooh Monty, il est tellement doué et intelligent » « il a l’air tellement sérieux » …
Monty est fier d’être un ange et fier d’être tant aimé. Alors pourquoi est-ce différent dans ce maudit collège d’Arkadia ? Les jeunes humains l’ont bousculé dans le couloir, s’il a entendu son prénom c’était pour qu’on dise de lui qu’il avait l’air « d’un gros con qui se la pète ». Monty n’a pas tout compris mais il sait que ce sont des insultes. Il avait demandé à Harper :
- Est-ce que tous les collégiens sont ainsi et ne peuvent pas marcher sans se rentrer dedans ?
- D’où tu sors toi ?
- Dans mon école, tout le monde faisait attention, on ne se bousculait pas.
La jeune fille avait ri :
- Je ne sais pas où est ton école, mais tu n’es pas banal comme garçon, avait-elle dit.
Il n’avait su si c’était un compliment ou une insulte.

Harper avait été la seule avec qui il avait réussi à parler normalement. Les autres l’avaient ignoré au mieux ou s’étaient montré, soit insultant, soit presque violent. Comme ce grand type dans les toilettes qui l’avait poussé en criant :
- Non mais tu t’prends pour qui ? Tu sais qui j’suis ? Tu m’causes pas le trou du cul.
Après que Monty lui ait demandé très poliment d’arrêter d’écrire au stylo sur le mur car il allait sans doute se faire disputer pour dégradation de bien matériel.
- Je ne suis pas un trou du cul, avait dit Monty, le trou du cul est un espace entre les fesses que chaque humain possède et s’appelle l’anus.
Le grand type avait levé la main sur lui prêt à le frapper et si Monty n’avait pas été élevé dans le combat, il s’en serait pris un coup. À la place, le grand type avait pris une leçon de la part de Monty et s’était retrouvé couché au sol. Mais cela ne l’avait guère séduit.

Monty vit cette journée comme un gros échec. Le démon marche devant lui à grand pas, l’air bien plus satisfait. Lui, s’est fait remarquer par sa bêtise, sa façon de parler trop fort, d’interrompre les cours et de mettre des frites dans son nez ou dans celui des autres au self. Et pourtant, il s’est retrouvé entouré d’humains qui voulait lui parler, qui rigolait avec lui et ne l’insultait pas. Ce manipulateur de démon doit leur raconter tout un tas de mensonges pour réussir à les séduire ainsi, Monty ne voit que ça comme explication. Car pourquoi préférerait-il trainer avec un tel idiot plutôt qu’avec lui ?
- Les ados sont idiots Monty et préfère rester entre idiots, voilà tout, avait dit Harper quand il lui avait posé la question.
Si c’était la vérité, Monty ignorait comment faire pour les séduire et c’était un réellement très gros problème. Lui qui pensait que cette mission serait facile, commence à avoir des doutes.
Ses doutes deviennent plus appuyés quant à la maison il se rend compte qu’un compteur de points a été installé. Bellamy n’est au courant de rien, le compteur est apparu d’un coup sur le mur du salon. Il ressemble un peu à une horloge numérique, sauf qu’au lieu d’afficher l’heure, il affiche les scores. Monty sent son cœur tomber dans son estomac en lisant les résultats. Huit pour le démon. Un pour lui. Il se met à transpirer. Sa mère doit voir et assister en direct à ce score absolument minable de sa part, elle doit être furieuse. Dieu et la générale doivent être fortement déçue. La menace de la bannir du Paradis résonne comme un son de cloche dans la tête de Monty. Il doit se reprendre, immédiatement, où bien c’est la fin.
Le démon, de son côté, danse de joie et sautille partout, déployant ses ailes pour faire des cabrioles.
- Je vais gagner, je vais gagner, à moi les feux d’artifices !
Monty a un arrêt :
- Pardon ?
- Qu’est-ce que t’a l’ange rabat-joie ?
- Que remportes-tu si tu gagnes ce concours ?
- Des feux d’artifices !! C’est pour ça que j’ai participé !
Monty n’en revient pas. Pourquoi le cadeau des démons est-il aussi nul ?
- Et si tu perds, tu es banni des Enfers ?
- Pas du tout. Si je perds, j’aurai juste pas les feux d’artifices, c’est tout.
Monty grince des dents. Il doit absolument gagner. Des feux d’artifices… Monty joue sa place au paradis contre des feux d’artifices. Il se sent furieux et va s’enfermer dans sa chambre pour faire ses devoirs. Cela le calmera peut-être un peu.

xxx

Jasper a passé une très bonne journée. Tout le monde est marrant au collège. Les adolescents humains sont amusants et aiment les farces, ce qui tombe bien puisque Jasper est très doué pour ça. Il a toujours mille et une idées. En Enfer, c’est toujours un concours à celui qui fera la meilleure blague possible, les démons ne manquent jamais d’imagination. Jasper sait que Murphy est si doué que tous ceux qui le connaissent le respectent, il est presque au niveau du Diable. Ontari elle-même veut Murphy à ses côtés, mais Murphy lui a dit plusieurs fois qu’il était un électron libre et qu’il ne s’attachait à personne.
Sauf à Jasper.
Parce que Jasper est son petit frère.
C’est bizarre de refuser quelque chose au Diable, mais Murphy est tellement puissant qu’il peut sans doute se le permettre. Jasper sait qu’il a de la chance d’avoir un grand frère si charismatique, et parce qu’il a ce grand frère là, il ne peut le décevoir. Il se fera le plus d’amis possibles et gagnera les feux d’artifices, qu’il partagera avec Murphy ensuite, pour faire des blagues très drôles.
Quand il voit les scores, Jasper est super content. Il est bien plus doué que l’ange, il l’a déjà remarqué au collège, l’ange est nul, les gens l’aiment pas, à part la blonde. Si c’est parti comme ça, ce sera les doigts dans le nez que Jasper va gagner. L’ange est tellement vexé d’avoir un score aussi nul qu’il part s’enfermer dans leur chambre. Pour travailler. Quel nul ! Jasper a juste envie de s’amuser lui, pas de bosser le nez dans les bouquins. Il sort dans le jardin et monte dans l’arbre de la maison en utilisant ses ailes.

Le soir au dîner, il raconte à l’humain Bellamy sa journée. Il veut lui montrer qu’il est le meilleur. Il le fait aussi parce qu’il n’a personne d’autre à qui se vanter de ses exploits, puisque l’ange ne veut pas l’écouter.
- Je me suis fait des tas d’ami.e.s, les gens sont vraiment sympas au collège, tout le monde m’a bien accueillis, alors que l’ange est un gros rabat-joie.
- Je ne suis pas un rabat-joie, s’exaspère l’ange.
- Alors pourquoi t’as pas de potes hein ?
- Parce que je ne suis pas là pour m’en faire. Notre but c’est de séduire le plus de gens possibles.
- Si je regarde les scores, tu es nul, s’amuse Jasper.
Bellamy tente de les arrêter :
- Ne vous disputez pas ! Je sais que vous êtes en compétition mais pourquoi ne pas bien s’entendre quand même ?
Mais ils n’écoutent pas, ils se fusillent des yeux tous les deux, des éclairs pourraient passer entre eux.
- Ce n’est que le début, fait l’ange, bientôt ils se rendront compte que tu es un idiot menteur et ils viendront vers moi.
- T’es tellement chiant que je suis sûr que non, tu vas perdre.
- Je vais gagner, je dois gagner !
- Tu vas perdre nullos !
- Sale… Sale démon !
- Ahaha t’as tellement d’imagination pour les insultes, se moque Jasper.
- Crétin, idiot, méchant, menteur !
- Et toi t’es qu’un sale con d’ange super nul et sans ami.e.s !
- J’ai des ami.e.s !
- Je suis sûr que non, même au paradis, je suis sûr qu’en fait t’es tout seul.
- J’ai des ami.e.s, insiste l’ange.
- D’accord, alors cite-moi un nom.
L’ange ouvre la bouche, prêt à dire un nom, avant de se rendre compte qu’il n’en a aucun. Au Paradis tout le monde l’aime, le respecte, le regarde de loin. On parle en bien de lui, les profs le félicitent, ils sont tous fier, mais aucun ne lui parle vraiment, aucun n’est son ami. Monty referme sa bouche en faisant cette découverte, complètement sous le choc. Il n’a pas de réels ami.e.s. Le démon éclate de rire, fier de sa victoire, jusqu’à ce que Monty lui rétorque :
- Et toi alors, en Enfer, tu as des ami.e.s peut-être.
- Bien sûr j’en ai des tonnes !
- Alors vas-y, dis-moi qui.
Et cette fois-ci c’est à Jasper de bafouiller :
- Et bien il y a… Il y a…
Mais pas moyen d’en trouver. Jasper ne se rappelle pas d’avoir jamais trouvé quelqu’un qui rigole vraiment à ses blagues, ou qui le respecte même pour ça. Des fois il a entendu dans son dos qu’on se moquait de lui parce qu’il n’était pas assez méchant, assez violent, parce qu’il n’était qu’un nul, mais alors Murphy intervenait et plus personne ne disait rien. Ce n’était pas pour autant que Jasper se faisait des potes.
- Il n’y a personne, toi non plus ! Conclue l’ange avec satisfaction.
Puis le silence tombe entre eux. Ils viennent de découvrir tous les deux qu’ils n’avaient aucun ami.e.s dans leur vie. Monty a sa mère, Jasper a son frère, mais c’est tout. Ils font la gueule tous les deux, ils ont réussi ce qu’il voulait, ils ont blessé l’autre. Et pour cela ils se sont blessés eux-mêmes.
Bellamy soupire et tente :
- Et si vous deveniez amis tous les deux ?
Aussitôt ils grimacent, Monty s’offusque :
- Un ange avec un démon ? Pas question. Ce serait du jamais vu !
- Moi ami avec cet emmerdeur ? Non jamais.
- Le démon est un abruti.
- L’ange est un con.
- Et si vous commenciez par vous appelez par vos prénoms ? Ce serait déjà un bon début, propose Bellamy qui ne lâche pas l’affaire.
L’ange et le démon se regarde de travers, Jasper grince des dents, Monty grimace. Le premier finit par dire :
- Monty,
Comme si ça lui écorchait la langue. Le second accepte de prononcer :
- Jasper,
Mais on dirait plutôt qu’il vomit ce prénom.
Pourtant Bellamy s’en satisfait et leur sourit :
- Vous voyez, c’était pas si dur.
- Mais on ne deviendra pas pote, insiste Jasper.
- Jamais ! Insiste Monty.
Bellamy se contente de ça pour le moment.

Après le dîner ils rejoignent leur chambre. Monty a déjà fini ses devoirs. Jasper n’a pas commencé les siens et ne compte pas les faire. Ils se couchent, et tous deux s’endorment très vite, après une journée pleines d’émotion.

xxx

Monty lève la main en pleins cours de maths.
- Monsieur, je suis un peu plus en avant dans le programme.
- D’accord, dit le prof, dis moi une des dernières choses que tu as appris.
- On appelle fonction méromorphe sur un ouvert U de C une fonction holomorphe sur le complémentaire dans U d’une partie discrète F qui est méromorphe en tout point de F.
Un silence règne, le prof en perd son stylo et toussote pour se reprendre :
- Tu es bien en avance sur ton âge Monty, constate le prof finalement.
- Ah bon, fait Monty. Je vois.
Jasper et sa bande de guignols ricanent de leur côté, et Monty entends quelqu’un marmonner dans son dos :
- Nullos !
Monty se mord les lèvres, le prof est en train de réfléchir à voix haute :
- Si tu es autant en avance, peut-être que les cours du collège vont t’ennuyer Monty.
Sans doute même. Il a déjà remarqué plusieurs fois depuis qu’il est là qu’il est un peu en avance sur tout, mais c’est la première fois qu’il se manifeste réellement. Il se rend compte qu’il n’aurait pas dû. À la façon dont le regarde le prof, aux remarques balancés par les autres élèves, à Harper qui le fixe avec la bouche ouverte.
Monty prend alors une décision, qu’il n’aime pas du tout, qui lui fait mal et qui va à l’encontre de tout ce qu’il est et de tout ce qu’il a appris toute sa vie. Il ouvre la bouche et professe un énorme mensonge :
- C’était une blague monsieur, j’ai simplement appris cette phrase par cœur, je ne sais même pas ce qu’elle signifie.
Le prof ne sourit pas, il semble parfaitement ennuyé, mais certains élèves de la classe rigolent, et même Harper sourit.
- Bien si tu as fini tes blagues de mauvais goût, je peux peut-être reprendre le cours maintenant.
- Oui monsieur, souffle l’ange.
Monty ne sait pas si c’est une réussite ou un échec, un instant il se sent sale et se dit que plus jamais il ne mentira, sauf par omission (par exemple, il ne va pas dire à tout le monde qu’il est un ange). Il préfère encore se faire clouer la langue.
Mais à la pause, quelqu’un vient lui taper dans le dos et lui dit :
- Pas mal ta blague Monty, t’es peut-être moins relou que tu n’y parais au premier abord.
Le garçon qui lui parle a des longs cheveux bruns et un air assez amusé :
- Moi c’est Finn, se présente-t-il. Et voici Raven.
À côté de lui se tient une fille brune, les cheveux attachés en queue de cheval, la peau assez mate, elle a l’air sévère mais quand Monty se tourne pour la regarder elle lui sourit :
- Je savais pas que t’avais de l’humour, dit-elle. Je pensais que t’étais juste un intello qui prenait les autres de haut. Attention, j’ai rien contre les gens intelligents, mais j’aime pas ceux qui se la pètent.
Monty reste silencieux et elle lui tapote gentiment l’épaule :
- Mais finalement, toi, tu te la pètes pas, n’est-ce pas ?
- Je crois, dit Monty qui ne comprends pas vraiment cette expression.
Cela amuse Finn et Raven qui décident tous les deux de manger avec lui au self. Accompagné de Harper, qui est là depuis le début. Monty discute avec eux, comme il le fait avec la blonde depuis le début, sans mentir, sans blaguer, et pourtant ça fonctionne.
Le soir, quand il rentre, son score est passé de un à trois, alors que celui de Jasper n’a pas bougé d’un iota. Si Monty augmente et que Jasper ne bouge pas, il finira par le rattraper puis le dépasser. L’ange reprend confiance en lui et sourit.

À suivre.

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I'm Sexy

Un koala équivaut à deux Sam Rodrick Jonty. (Plus du Galek qui reste haha)
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