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 [Les 100 - UA] La légende des deux princesses

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Maliae
Messages : 1899
Date d'inscription : 30/07/2012

MessageSujet: [Les 100 - UA] La légende des deux princesses   Dim 25 Fév - 18:08

Fandom : Les 100
Prompts : C'est juste toi et moi, les autres on s'en fous.
C'est mon sixième divorce.
C'est mon cinquième mariage...

Note : Clexa, Jonty, mais c'est nul =D, pas relu en plus

***

Il existe une légende. Sur deux princesses amies, des justicières en quelques sortes. Qui passent d’école en école, pour lutter contre les injustices. L’une serait blonde comme le jour, utilisant ses paroles comme secours, elle se battrait avec les mots, l’autre serait brune comme la nuit, ce serait ses poings qui frappent et qui défendent quand la voix ne suffirait plus. Elles apparaissent comme dans un rêve pour aider les plus démunis, et disparaissent comme au réveil, ne laissant d’elles qu’un simple souvenir.
Parfois les légendes prennent vie dans la réalité.


xxx

Atom emmerdait encore Charlotte. Il venait de lui piquer son sac et le faisait tourner avec ses potes, la regardant courir après l’objet en rigolant. Quand il le récupéra il le maintint au-dessus de la tête de Charlotte :
- T’es trop p’tite, gamine, tu l’auras jam…
Sa phrase se perdit quand il se cassa la figure sur le sol, le sac avec lui. Quelqu’un venait de lui faire un croche-pied et il se tourna pour voir qui avait osé. Ses yeux tombèrent sur une brune aux cheveux longs, maintenus avec quelques tresses, elle le regardait avec froideur et une certaine hauteur. À côté d’elle se tenait une blonde, à la coiffure un peu similaire, qui croisa les bras et s’avança vers lui :
- Tu te crois grand, fort et malin à embêter les autres ?
- Vous êtes qui vous ? Grommela Atom.
- Ce n’était pas ma question, fit la blonde. Est-ce que tu sais que prendre le sac de quelqu’un peut être considéré comme un vol et que c’est puni par la loi, est-ce que tu veux que la loi te punisse ?
Atom se releva et essaya de se faire le plus grand possible pour intimider ces deux pétasses. Elles ne cillèrent pas. La brune était restée silencieuse, la blonde se baissa pour attraper le sac et le rendre à Charlotte. Un des potes d’Atom chercha à la frapper, mais la brune retint son bras et le tordit, faisant crier le gars.
- Les coups et blessure peuvent être punis également, fit la blonde, vous devriez vous méfier de ce que vous faites. S’en prendre aux plus faibles est abject et indigne.
Atom croyait halluciner.
- Mais vous êtes qui ? Insista-t-il.
- Je m’appelle Clarke, répondit finalement la blonde.
- Lexa, lâcha la brune en tenant toujours le bras du pote d’Atom.
- Et vous devriez vous excuser à cette jeune personne.
- Sinon quoi ?
Clarke s’approcha d’Atom et le fixa droit dans les yeux :
- Sinon nous risquons de réellement nous énerver. Il ne vaut mieux pas.
Atom vit quelque chose dans son regard qui lui fit prendre conscience qu’elle disait la vérité. Cette blonde et cette brune étaient capable de leur faire payer. Il se pencha vers la petite Charlotte qui tenait son sac contre elle, comme elle aurait tenu un doudou.
- Désolé, dit-il.
- Le mieux serait de ne pas recommencer, fit Clarke.
- On ne recommencera plus, ajouta Atom.
Les autres s’excusèrent aussi, suivant leur pote. Lexa relâcha celui qu’elle tenait. Puis les deux filles s’éloignèrent dans les couloirs, Charlotte à leur suite, comme un poussin suivant ses mères.
- C’était qui ces deux folles ? Demanda un pote.
- Aucune idée, répondit Atom.

xxx

Clarke et Lexa venaient d’arriver dans ce lycée, en Terminale et en fin d’année, et avaient déjà eu du boulot dès le matin. Bien décidé à empêcher le harcèlement dans les écoles où elles se rendaient, elles agissaient dès qu’elles le pouvaient. C’était peut-être un mode de vie idéaliste de se dire qu’on pouvait aider les autres, même rien qu’un peu, mais c’était ainsi qu’elles avaient toutes les deux choisis de vivre. Meilleure amie depuis longtemps, elles s’étaient rencontrés justement parce que Clarke aidait une personne qui se faisait harceler et que Lexa était arrivée au moment où ça avait tourné à la bagarre. Ça avait tout de suite marché entre eux, elles s’étaient compris sans avoir besoin de se parler, et depuis elles s’entraidaient dans la mission qu’elles s’étaient donnés.
- Je sens qu’on va avoir pas mal de choses à faire dans cette école, commenta Clarke.
Lexa hocha la tête. Elles avaient remarqué deux trois personnes qui se faisaient embêter, et deux trois autres qui étaient plus du genre à embêter. C’était un lycée, composé essentiellement de gens favorisés et riches, mais cela leur donnait-il le droit d’être mesquin et condescendant ? De se sentir supérieur aux autres ? De leur faire des crasses et de lancer des rumeurs ? Pour Lexa et Clarke, rien ne donnait ce genre de droit, pas même l’argent.
Elles s’y mirent le jour-même, que ce soit pendant la classe, pendant les pauses, pendant le repas, elles étaient sur tous les fronts et venaient en aides aux victimes de harcèlement. Il leur fallut environ une semaine pour secouer un peu tout le monde et être connue de tout le lycée. Elles prirent alors une petite pause, après un repas du midi mouvementé, pour profiter du soleil de printemps qui brillait après une petite averse. Assise sur le toit, Clarke avait les jambes pliées tandis que Lexa paraissait plus détendue. Elles étaient silencieuses sans que ça ne les déranges, perdues toutes les deux dans leurs pensées. Le soleil les réchauffait tranquillement et Clarke commençait à somnoler, sa tête dodelinant d’un côté et de l’autre. Elle avait le temps, les cours ne reprenait que dans une heure. Lexa soupira, posa sa main sur le crâne de son amie pour qu’elle le pose sur son épaule.
- Merci Lexa, murmura Clarke.
- De rien, dors.
Il ne se passa pas grand-chose durant la demi-heure suivante. Clarke s’endormit, installé confortablement contre Lexa et celle-ci veilla sur son sommeil, peu attentive à ce qu’il se passait autour d’elles. Tellement concentrée sur Clarke, qu’elle n’entendit pas la porte du toit s’ouvrir et se refermer. Elle ne remarqua pas non plus l’ombre qui se faufilait. C’est les cris qui réveillèrent Clarke et qui firent réagir Lexa. Au bord du toit, un adolescent escaladait la rambarde. Les cries venaient d’en bas, de ceux qui avaient levé le nez et l’avait vu. Le garçon se tenait droit sur la bordure, un faux mouvement, un pas en avant, et c’était la chute. Clarke et Lexa se regardèrent et se levèrent à toute vitesse, courant vers l’adolescent. Ce dernier était étrangement silencieux, il ne pleurait pas, ne paraissait pas prier, il regardait obstinément droit devant lui comme s’il y avait vu la réponse à toutes ses questions. Il fit un pas en avant, commençant sa chute vers le bas, quand quatre mains le retinrent d’un coup. Clarke et Lexa avaient attrapés chacune un bras et avait tiré le jeune homme en arrière, le faisant passer de l’autre côté de la barrière un peu brutalement.
- Mais qu’est-ce que tu fais ? Cria Clarke qui avait eu la peur de sa vie.
Lexa s’accroupit vers l’adolescent et le détailla. C’était un gars un peu banal, aux cheveux décoiffés, bruns aux yeux marrons, le genre de type facilement oubliable, interchangeable. Elle ne l’avait encore jamais vu au lycée, ou si elle l’avait vu, elle n’y avait pas vraiment fait attention. Ce qui avait été stupide de sa part, puisqu’apparemment ce garçon avait besoin d’être sauvé.
- Salut Clarke, fit-il avant de se mettre à pleurer.
La blonde se tourna vers la brune l’air de demander « tu le connais ? », Lexa secoua la tête. L’adolescent continua de pleurer jusqu’à ce que Clarke lui demande son prénom :
- Jasper, marmonna-t-il entre ses larmes.
- Qu’est-ce que tu faisais sur le toit ?
- C’est pas évident ?
- Mais pourquoi faire ça ?
Il haussa les épaules.
- Vous êtes les filles de la légende non ?
- Quoi ? Demandèrent-elles en même temps aussi abasourdies l’une que l’autre.
- Les deux princesses amies ?
- De quoi tu parles.
- J’ai lu une légende un jour sur vous, je me disais que si vous existiez, vous viendrez me sauver, et vous êtes vraiment venue. Vous êtes arrivé dans ce lycée, alors je pensais que vous alliez m’aider, expliqua-t-il. J’ai appris vos prénoms. Clarke et Lexa. En une semaine, tout le monde vous connait déjà. Clarke blonde comme le jour, Lexa brune comme la nuit. J’étais persuadé que vous étiez là pour moi.
Les deux filles froncèrent leurs sourcils, Jasper avait l’air de complètement délirer.
- Vous êtes venus, mais vous m’avez pas aidé, cria-t-il soudain. Vous ne m’avez même pas remarqué, même pas vu, comme tout le monde ici.
- Jasper, calme-toi, souffla Lexa.
- Je suis calme, hurla-t-il. Vous avez rien fait, vous avez rien fait du tout !
- On vient de te sauver, fit Clarke. On vient vraiment de te sauver.
Jasper cessa de crier tout à coup. Il fixa les deux filles et ses yeux s’arrondirent. Il paraissait vraiment très jeune, plus jeune qu’elles en tout cas. Clarke fut touché par ce môme qui avait attendu qu’on l’aide au point de tout laisser tomber et de tenter de se suicider. Elle le prit dans ses bras. Il faisait une bonne tête de plus qu’elle, jeune mais grand. Lexa serra ses bras autour de lui elle aussi. L’une le tenant de face, l’autre de dos.
- On est là, promit Clarke.
Jasper s’abandonna à leur étreinte.

xxx

Jasper ne put leur raconter pourquoi il avait tenté de sauter du toit. Le directeur de l’école monta sur le toit et les firent descendre tous les trois. Ils restèrent plus d’une heure dans son bureau pour expliquer ce qu’il s’était passé.
- Jasper, je vais être obligé d’appeler vos parents.
- Quels parents ? Demanda Jasper.
Il y eut un silence, le directeur sorti ses papiers et murmura :
- Je vais appeler votre famille d’accueil.
- Comme vous voulez.
- Il va falloir que vous ayez un suivi par la psychologue scolaire, vous ne pouvez pas rester ainsi.
- Comme vous voulez, répéta Jasper l’air stone.
Clarke et Lexa demandèrent à rester avec lui, le temps que les gens chez qui il vivait passe le chercher. Ils attendirent sur un banc à l’extérieur, mais à la place d’adultes, c’est un adolescent de l’âge de Jasper qui arriva au lycée et qui courut vers lui. Jasper se releva et tendit les bras, mais l’autre lui donna un coup de poing. Aussitôt Lexa fut sur lui et lui faisait une prise pour le mettre par terre.
- Coup et blessure, je recommande à Jasper de porter plainte contre toi, fit Clarke à l’intention de l’adolescent à terre.
Jasper se frotta la joue puis s’accroupit :
- Je te présente Lexa et Clarke, Monty.
Le garçon était asiatique, il avait des cheveux noirs et un regard profond, il semblait de mauvaise humeur :
- Alors voilà tes fameuses princesses, dit-il. Tu peux demander à Lexa de me relâcher, s’il te plaît ?
- Lexa, relâche le.
Quand elle le fit, Monty se redressa d’un coup et attrapa Jasper par le col :
- C’est quoi ces conneries, hurla-t-il. C’est quoi ce texto que tu m’as envoyé ? « Je t’aime, adieu » ? Qu’est-ce que ça veut dire ?
- Ah… Ça…
- Jasper, tu sais à quel point j’ai eu peur ?
- J’imagine que ça explique que tu sois ici plutôt qu’à ton lycée.
- Dès que j’ai reçu ton texto, je suis sorti de mon cours et j’ai pris le premier bus pour venir jusqu’ici.
- Tu vas te recevoir une colle à cause de moi.
- Tu crois pas qu’il y a plus grave ? Tu m’expliques ?
Clarke et Lexa étaient restés à côté de Jasper, protectrice, prête à agir si le dénommé Monty faisait quelque chose de mauvais. La blonde prit la parole :
- Nous devrions nous asseoir pour discuter, ce serait plus simple.
Monty soupira, mais relâcha Jasper et accepta de s’asseoir, à côté de lui, en prenant sa main. Jasper n’osa pas parler pendant une longue minute puis murmura :
- Tu vas me tuer, mais j’ai failli faire une grosse bêtise.
- Quelle bêtise ? Interrogea Monty.
- Sauter du toit.
Monty se remit debout comme un ressors et attrapant Jasper, il le secoua comme un prunier jusqu’à ce que Lexa l’arrête et le force à se rasseoir.
- Mais Lexa et Clarke m’ont sauvé, tenta Jasper avec un petit sourire.
- Et si tu avais réussi ? Hurla Monty. Si je t’avais perdu ? Qu’est-ce que j’aurais fait, moi sans toi ?
- Je suis désolé, murmura Jasper. Je me sentais désespéré et…
Monty le prit violemment dans ses bras et le serra à l’en étouffer :
- Je suis heureux qu’elles aient été là, je suis heureux que tu n’ais rien.
Jasper posa ses mains sur son dos doucement.
- Je suis désolé, je ne le ferai plus, je te le promets. Je penserai à toi d’abord.
Monty recula son visage, appuya son front sur celui de Jasper et Lexa et Clarke se sentirent de trop quand il murmura :
- Je t’aime. C’est toi et moi okay ? Toi et moi, les autres on s’en fout.
- D’accord. Je t’aime aussi.
Elles se reculèrent quand ils commencèrent à s’embrasser.
Le père d’accueil (disait-on comme ça ?) de Jasper arriva sur ces entrefaites, et lui mit une baffe derrière la tête pour qu’il arrête d’embrasser Monty :
- Tu crois que c’est le moment de flirter ? Tu nous fous la honte avec tes idées stupides de suicide. Juste un truc pour se faire remarquer n’est-ce pas ? Encore.
- Comme ton sixième divorce ? Demanda brutalement Jasper.
- C’est mon cinquième mariage, comment pourrait-ce être mon… Et puis de quoi je me mêle ? Ça ne te regarde pas. Tu ne fais pas partie de ma famille ! Allez viens. Je dois voir ton directeur. Paraît qu’il veut te coller un psy. Comme pour les fous.
- Mais je suis fou, fit Jasper.
Monty prit sa main, effleura ses doigts :
- Laisse ton mec ici, fit l’homme.
Jasper relâcha sa main mais lui fit un signe. Clarke et Lexa le regardèrent partir puis revinrent s’asseoir près de Monty :
- On veut l’aider, dit Clarke. Tu peux nous en dire plus ?
Monty soupira :
- Il n’y a pas grand-chose à dire.
- Dis toujours.
- Sa famille d’accueil c’est de la merde, Cage a déjà trois enfants de mariage différent, qu’il adore et Jasper c’est juste une pièce rapportée qui leur sert de bonniche. Il va dans cette école parce qu’il a eu une bourse, mais lui est pauvre et assisté et il se fait rejeter par tout le monde. Seulement Cage, refuse qu’il quitte le lycée pour aller dans le même que le mien. Quand il vous a vu il s’est dit que tout allait changer, mais rien n’a changé, alors j’imagine qu’il s’est senti désespéré. On ne se voit plus beaucoup, nos lycées sont éloignés, Jasper est sans arrêt utilisé par sa famille d’accueil… Si j’étais là, ce serait plus simple.
Clarke et Lexa l’écoutèrent en silence, puis la blonde passa un bras protecteur autour des épaules de Monty :
- On va l’aider à partir de maintenant, on ne le laissera pas tomber. T’en pense quoi Lexa ?
- J’en pense que ce Cage me donne très envie de lui faire bouffer le béton.
- Ce serait violent et ça te retomberait dessus, s’amusa Clarke.
- J’en ai envie, je ne vais pas le faire. Pas tout de suite disons. Ou bien alors subtilement.
La blonde éclata de rire et frotta le dos de Monty :
- Tu vois, notre tigresse s’occupe de tout.
Monty eut un petit sourire.
- Je ne vous connais pas, comment pourrais-je vous faire confiance ?
- On l’a sauvé, dit Lexa.
Clarke hocha la tête.
- Et on est les princesses qu’il attendait, apparemment.
- D’accord, murmura l’asiatique. Je vous donne mon numéro, notez-le.
Les deux filles s’exécutèrent.
- S’il retente une bêtise, appelez-moi. Promis ?
- Promis.
Quand Jasper réapparu en compagnie de Cage, Monty les salua et partit avec eux.
Clarke et Lexa restèrent assis sur le banc un moment, elles avaient déjà séché une bonne partie des cours de toute façon.
- Que fait-on ? Demanda Lexa.
- J’imagine qu’on va aider Jasper. C’est lui qui a l’air d’en avoir le plus besoin.
Lexa acquiesça.
- Alors aidons Jasper.

xxx

Les deux filles prirent l’adolescent sous leurs ailes. Il devint un peu comme un petit frère. Lexa avait trouvé Jasper banal au début, elle regrettait ses paroles en apprenant à le connaître. Le jeune était en seconde, il n’avait que seize ans, mais il savait déjà pleins de choses concernant la chimie et les maths, il était en avance pour son âge, il était malin et il pouvait être drôle aussi. Surtout, il était gentil, peut-être un peu impulsif. Son physique n’était pas si banale, quand on faisait attention à lui. Ses cheveux décoiffés lui donnait un air mignon, et son sourire aurait pu en faire craquer plus d’un.e s’ils avaient pris la peine de faire attention à lui. Qu’il ne soit pas riche ne changeait rien au fait qu’il était adorable. Clarke s’attacha vraiment à lui et se sentit vraiment proche de Jasper. Lexa l’aima beaucoup aussi, mais garda plus ses distances. Elle était plus froide que la blonde, plus difficile à approcher.
Elles améliorèrent de beaucoup la vie de Jasper, au moins au lycée. Elle ne pouvait pas faire grand-chose pour sa vie à la maison, mais Jasper disait que Monty l’appelait tous les soirs, alors que ça n’allait pas si mal.
- Vous êtes mes sauveuses, s’amusaient-ils à dire. Un peu comme dans les films sauf que c’est la réalité.
Elles en étaient amusées. Elles le furent moins quand Jasper fit remarquer qu’elles iraient bien ensemble. Clarke rougit, Lexa regarda ailleurs.
- J’ai toujours pensé que vous étiez un couple.
- Comment ça toujours ?
- Depuis que j’ai entendu la légende.
- Qui t’a raconté cette légende d’ailleurs ?
- Un gars de mon foyer où j’étais avant. Il voulait faire rêver sa petite sœur, alors il racontait des histoires, et il a parlé de vous. La légende des deux princesses… Mais il disait à sa sœur que des fois les légendes partaient d’une vérité. Je pense qu’il vous a connu.
- Comment s’appelait-il ? Demanda Clarke.
- Bellamy.
Lexa se rembrunit mais Clarke s’éclaira :
- Bien sûr que je le connais, on est resté amis, j’ai toujours son numéro.
- Il est super gentil n’est-ce pas ?
- Adorable.
- Je l’aime beaucoup fit Jasper.
- Moi aussi, lâcha Clarke.
La brune se leva soudainement de la table où ils mangeaient :
- J’ai un truc à faire j’y vais.
Clarke la regarda partir sans comprendre. Jasper eut un fin sourire.
- Clarke, tu comprends facilement les autres, mais pas toi-même et Lexa.
- Quoi ?
- Rien, rien.
Jasper eut un fin sourire mais n’ajouta rien.

xxx

Il y avait quelqu’un d’autre au lycée qui avait besoin de Clarke et Lexa. C’était un gars aux yeux de glace. Sa mère était riche comme cresus et il portait toujours les fringues les plus chers. C’était le genre de type qui emmerdait les autres, pas qui se faisait emmerder. Quand il croisa Jasper sur son chemin, il lui fit un crochepied pour qu’il se retrouve le nez par terre et ricana :
- T’as deux jambes mais tu sais pas t’en servir.
- Et toi tu te sers de la tienne pour faire chier le monde, rétorqua Jasper à son encontre.
L’adolescent aux yeux bleus le releva en le tenant par le col. Mais Lexa intervint entre eux et protégea Jasper.
- Un jour t’aura plus tes deux mères poules, et ce jour-là je t’éclate la tête, marmonna le type à l’encontre de Jasper.
Ce qui arriva plus tôt que prévu et d’une manière plutôt étrange. À la fin du cours de sport, alors qu’ils rangeaient les ballons, tous les deux se retrouvèrent enfermé par inadvertance dans le gymnase. Murphy, tel était le nom du garçon aux yeux de glace, eut un sourire en coin, alors que Jasper paniqua.
- Je vais pouvoir tenir ma promesse et te casser la figure.
- Et si on discutait plutôt ?
- Pour quoi faire ?
- Je sais pas, pour apprendre à se connaître. Pourquoi tu me détestes autant ?
Murphy leva un sourcil :
- Qui a dit que je te détestais ?
- Pourquoi tu veux me frapper alors ?
- Parce que ta gueule me revient pas, c’est tout.
- Pourquoi tu veux frapper les gens dont la gueule ne te revient pas ? Et d’ailleurs y a-t-il des gens dont la gueule te revient ?
Murphy leva les yeux au ciel et se frotta les cheveux :
- Tu me saoules. Je vais t’assommer, je serai plus tranquille.
Jasper se recula pour éviter de se faire frapper :
- Je vais me taire, ne m’assomme pas.
- T’es encore en train de parler, fit Murphy.
Jasper posa ses mains sur sa bouche pour montrer qu’il pouvait rester silencieux. Deux secondes.
- Lexa et Clarke vont te tomber dessus si tu me fais du mal.
- Lexa et Clarke n’aident que les gens qu’elles veulent, jamais les autres.
- Quoi ?
- Elles n’aident pas toujours ceux qui en ont besoin.
Jasper pencha la tête sur le côté.
- Tu veux dire que tu as besoin d’aide ?
Murphy lui donna un coup de poing dans la pommette.
- Je veux juste que tu te la fermes.
Mais Jasper avait compris quelque chose.
Parfois, les gens se montrent violent parce qu’ils sont tristes, parce que quelque chose ne va pas chez eux.
- Tu peux venir dans notre groupe si tu veux, proposa Jasper, elles t’accueilleront.
- Ta gueule, j’ai pas besoin d’elles !
Il le frappa à nouveau.
- Mais si jamais t’as besoin… Alors…
- Je t’ai dis que non !
Murphy allait le frapper à nouveau juste au moment où un professeur ouvrit enfin la porte. Il envoya à Jasper un regard glacial et s’enfuit. Jasper réfléchit à tout ça et décidé d’inclure Murphy dans leur groupe.

xxx

Clarke regardait le ciel, couché sur le banc, la tête sur les cuisses de Lexa. Le toit avait été fermé suite à la tentative de Jasper, et elles n’avaient trouvé que cet endroit pour le remplacer, un banc installé contre les murs du lycée.
- Tu peux dormir, proposa Lexa.
- La dernière fois que j’ai dormi près de toi quelqu’un a tenté de se suicider.
- Tout ira bien, promit Lexa, je veille.
Pour veiller, elle veillait, sur Clarke, ses yeux fermés, ses sourcils fins, sont petit nez, sa bouche aux lèvres bien dessinés. Elle était si bien concentrée, qu’elle ne vit pas la bagarre qui eut lieu à deux mètres d’elle et ce sont les cris des autres qui réveillèrent Clarke et la firent réagir :
- Tu vois, je ne dois pas dormir.
Jasper et Murphy étaient ceux qui se battaient. Jasper criait :
- Si tu veux de l’aide on est là.
- Si tu te la fermes pas, tu vas mourir, arrête de me suivre.
Ils furent séparés par des profs et eurent droit à un rendez-vous chez le directeur. Il s’avéra que Murphy avait juste pété les plombs parce que Jasper le suivait partout, il avait craqué et ça avait tourné en bagarre. Le directeur les colla tous les deux et les prévint que la prochaine fois, ils seraient renvoyés. Leurs parents furent prévenus.
La mère de Murphy ne vint jamais et ce dernier n’en eut pas l’air plus étonné que ça.
En revanche, Cage péta un câble sur Jasper :
- Je vais finir par te foutre à la rue, tu m’entends, tu te démerderas.
- T’as pas le droit de faire ça.
- Dans ce cas, je me contenterai de te faire dormir dehors dans une tente.
Jasper fugua ce soir-là pour aller dormir chez Monty.
Quand il revint au lycée le lendemain, Murphy l’attendait dans l’entrée.
- T’as tes problèmes aussi, commenta-t-il.
- Ça te regarde pas, ronchonna Jasper.
- Toi non plus, mes problèmes ne te regardent pas, mais tu cherches à les connaitre.
- Tu admets donc avoir des problèmes, fit Jasper l’air vainqueur.
- Elles font quoi tes princesses ?
- Rien de particulier, mais elles sont cool, tu veux venir avec nous ?
Murphy s’incrusta dans le groupe.

xxx

Clarke et Lexa se retrouvèrent avec deux mignons petits frères. Jasper était adorable mais Murphy aussi, sauf qu’il le cachait bien, sous des couches et des couches de sarcasme. Murphy finit par se confier, par petit bout, par petit moment. Un peu par ci, un peu par-là, le puzzle se remplit. Sa mère était alcoolique, son père était mort, il était peut-être riche mais seul et malheureux comme les pierres. Jasper était le seul à s’être intéressé à lui malgré les coups donnés.
- Si tu n’étais pas avec Monty, je te séduirais.
- Non merci.
- Tu as peur que ça marche ?
- Non, j’ai peur que tu sois déçu parce que ça ne marchera pas, j’aime trop Monty.
- Dommage.
- Et puis on a un autre problème, chuchota Jasper à son oreille.
- Lequel ?
Jasper regarda en direction de Clarke et Lexa qui discutaient toutes les deux sans faire attention à eux. Murphy comprit.

xxx

Se souvenant de leur propre mésaventure, Jasper et Murphy, enfermèrent Lexa et Clarke dans le gymnase. Ils ignoraient si ce cliché fonctionnerait, mais au moins essayaient-ils d’agir et de les faire se réveiller. Il leur semblait que Lexa était consciente de ses sentiments mais que Clarke avait plus de mal à s’en rendre compte. Peut-être que se retrouver toute une nuit au même endroit avec elle, la ferait changer d’avis.
- Je ne comprends pas ce qui les a piqués, grommela Clarke, voilà que c’est nous qu’on harcèle au final, et c’est ceux qu’on a aidé qui s’y mettent.
- Je ne crois pas que ce soit du harcèlement, soupira Lexa, je crois que c’est autre chose.
- Quoi donc ?
- Un plan.
- Quel plan ?
Lexa ne répondit pas et appuya deux doigt sur le front de Clarke :
- Tu es le grand cerveau ici, réfléchit donc.
- Parce que tu n’as pas de grand cerveau toi ? Taquina Clarke.
La brune lui fit un clin d’œil puis alla prendre une balle et commença à jouer au basket.
- Puisqu’on est là autant s’occuper non ?
Elles firent plusieurs parties ensemble, jusqu’à en avoir marre et se sentir fatigué. Les garçons ne leur avaient toujours pas ouvert, ils n’ouvriraient sans doute pas de toute la nuit.
- Comme si on n’avait pas le bac à préparer, se plaignit Clarke.
- Comme si tu n’allais pas l’avoir les mains dans les poches, ricana Lexa.
La blonde donna un petit coup d’épaule à la brune en souriant.
- Parle pour toi.
Puis elle s’étira :
- J’aimerais bien sortir, qu’on puisse aller se coucher.
- C’est pas dans le plan, fit Lexa.
- Quel plan ?
- Réfléchis, je t’ai dis.
- Hmmm, je sais pas. Je vais dormir sur ton épaule puisque c’est comme ça.
- Tu fais toujours ça Clarke, squatter mon épaule, mes cuisses.
- C’est vrai, tu veux qu’on échange ?
Lexa se laissa tenter et vint poser sa tête sur les cuisses de Clarke. Elle frémit quand quelques secondes plus tard, elle sentit la main de la blonde dans ses cheveux.
- Qu’est-ce que tu fais ?
- Ça te dérange ?
- Non.
- Alors je continue. Tes cheveux sont super doux.
Lexa roula des yeux.
- À propos du plan… Commença-t-elle.
- Hm ?
- À ton avis, pourquoi enferme-t-on deux personnes ensemble ?
- Pour les embêter.
- Faux.
- Pour quoi alors ?
- Je me demande si tu ne connais vraiment pas la réponse ou si tu ne veux pas la connaître, fit Lexa en se rasseyant et en approchant son visage de celui de Clarke.
Elle leva la main et caressa sa joue alors qu’elles étaient vraiment proches :
- Alors ? Tu ne devines pas ?
Clarke rougit et murmura :
- Si, je devine.
- Tu en penses quoi ?
- Leur plan est naze.
Lexa sourit :
- Je trouve qu’il fonctionne plutôt bien. Non ?
Clarke se recula et essaya de respirer normalement mais Lexa se rapprocha à nouveau :
- Non ?
- Oui, fit la blonde.
Elle ferma les yeux au moment où les lèvres de Lexa s’appuyèrent sur les siennes.
La nuit dans le gymnase fut bénéfique et Murphy et Jasper se tapèrent dans la main quand ils virent qu’ils avaient réussi.

xxx

Il existe une légende. Sur deux princesses amoureuses. Sur leurs deux petits frères un peu chiant. Elles aident les autres, ils aident les princesses. Un des petits frères a un amoureux, l’autre profite du célibat. Tous ensemble, ils pourraient commencer à former une jolie famille.
Mais ce n’est pas qu’une légende.
C’est aussi une belle histoire.


Fin.

_________________
I'm Sexy

Un koala équivaut à deux Sam Rodrick Jonty. (Plus du Galek qui reste haha)
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