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 Belulu - Eclats entrechoquants - Chapitre 6

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Ohana signifie famille. Famille signifie que personne ne doit être abandonné, ni oublié


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Yuuki
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MessageSujet: Belulu - Eclats entrechoquants - Chapitre 6   Lun 18 Déc - 10:30

Note : Paaas relu ~

Pas que je commençais à m’habituer à tout ce luxe, mais n’empêche que quand je pris place dans sa bagnole – une très belle bagnole dont j’ignorais totalement la marque parce qu’en vrai, j’y connaissais rien. Mais de sûr elle n’était pas très sportive, plus confortable, plus large – bah j’étais bien. Les sièges devaient être vraiment conçus pour que l’on s’y sente bien.
Mon père avait ce genre de bagnole, avant. Moins luxueuse, mais hyper cool quand même. Mais mon père ne conduisait que rarement parce que ça l’intéressait pas. Il était du genre à vouloir se mêler la foule à coup de transports en commun.

Dans la voiture, il y avait aussi le chauffeur intégré. Un mec plutôt sexy, mais qui semblait faire une sale gueule. A croire qu’il n’aimait pas son métier. Après, chauffeur, ça devait pas être régalant comme métier, mais merde, il conduisait une belle bagnole quoi.
Je regardais l’écran de télévision qu’il y avait devant moi, alors que nous nous trouvions derrière, et je me disais que cette voiture était hallucinante.
Mais la télévision restait éteinte.

- Et on va où, du coup ?
- Je t’ai dit. Faire du shopping, me rétorqua Bélial, en consultant son téléphone
- Ouais ça je sais, mais où ?
- Tu verras.

Je n’aimais pas trop les surprises, alors je tirai un peu la gueule, imitant presque le chauffeur. D’ailleurs, cette humeur me laissait perplexe, et je murmurais à Bélial :

- C’est normal que ton chauffeur y soit pas très ravi ?
- Disons qu’il n’était pas chauffeur avant. Tu vois, quand tu disais que tu virais un secrétaire s’il te faisait un coup foireux ?
- Ouais. C’était ton secrétaire ?

Il eut un rire, avant de s’exclamer :

- Oh non. Edriss n’est pas fait pour les papiers, disons juste que son père m’a légèrement agacé, et que j’ai récupéré son fils pour l’embêter.
- Et son père, c’est ?
- Un ancien associé de mon entreprise.

Vu la tête qu’il tira, j’imaginais que ce père en question avait dû faire quelque chose d’assez stupide pour être viré bien comme il faut.

- Et c’est censé le faire chier que tu aies son fils ?
- Oh, si tu savais, me répliqua-t-il, tout sourire.

Sauf que cette fois, son sourire n’était pas malicieux, il était plus du genre mauvais, de celui qui a fait une saloperie, et qui est fier de lui. Ce sourire-là ne dura pas si longtemps, mais j’avais eu le temps de l’apercevoir et de le reconnaître.
Je crois que je commençais vraiment à comprendre pourquoi il m’avait accueilli chez lui.
On était un peu de la même trempe lui et moi. Sauf que lui avait les moyens d’agir ainsi, pas moi. Je pensais un instant à mon père, qui pendant si longtemps m’avait vu comme le fils modèle. Mais qui par sa connerie, avait fait de moi le fils qui a plutôt tendance à vouloir écraser les autres, que les respecter.
J’espérais qu’un jour, il s’en était mordu les doigts.

- Edriss, si tu n’accélères pas, je peux te rabaisser un peu plus, je sais que 90% de mes domestiques ont un permis et seraient ravis de conduire à ta place, sortit-il au type qui conduisait.

J’entendis le chauffeur grommeler, mais nous parûmes de sûr aller plus vite. J’eus un sourire en coin. Bélial savait se faire respecter, et j’adorais ça.
Parce qu’à moi, il ne me demandait pas tant de le respecter.
Au bout d’un moment, la voiture se gara dans un centre commercial, que je n’avais jamais visité. Je connaissais bien la ville pourtant. Mais de mes souvenirs, ce lieu contenait surtout des trucs hors de prix, alors ça expliquait peut-être pourquoi je n’y avait jamais mis les pieds.
Je n’avais pas eu très souvent des clients riches capables de m’offrir des trucs. Ils pouvaient, mais ils ne voulaient pas. J’étais juste un plaisir pour eux.
Mais maintenant, je n’avais même plus le statut de prostitué.

Alors qu’est-ce que j’étais ?
Vraiment si libre que ça ?
Dans tous les cas, j’observais autour de moi tous ces magasins qui débordaient de lumière, qui brillaient de mille feux.
« Tu es une lumière Lucifer, un jour, tu sauras guider les gens, tu sauras être un vrai leader », m’avait un jour dit mon père.
Mais en regardant ces magasins aux présentoirs radieux, éclatants, je me rappelais ce que j’étais sur le trottoir.
J’étais comme cette paire de chaussure exposée en magasin.

Un objet de luxe.
Et maintenant ?

Maintenant restait à déterminer. Mais je savais au fond de moi que je comptais ne plus être un objet, mais profiter du luxe.
Bélial me fit rentrer dans un magasin qui vendait apparemment des costumes à des prix exorbitants. J’imaginais qu’ils étaient suffisamment confortables pour valoir autant d’argent.

Immédiatement, une hôtesse nous accueilli, et semblait connaître Bélial. Elle lui demanda si elle devait lui présenter les nouveaux articles, mais il secoua la tête.
C’est vrai qu’il semblait toujours porter sur lui ce genre de costume. Parfois sans cravate, vu que là il n’en portait pas.

- Je viens pour lui

Il me montra. Moi et mes habits trop courts, moi et mes cheveux bouclés que je n’avais pas encore pu prendre le temps de coiffer correctement avec tout ce qui s’était passé.
Je sais pas de quoi j’avais l’air, mais je me fis plus droit, plus imposant. Hors de question de me faire rabaisser à nouveau.
L’hôtesse me regarda de haut en bas, hocha la tête, et sembla aller chercher quelque chose. Je tournais mon regard vers Bélial, l’air de celui qui comprenait pas, sur le visage :

- Elle va chercher de quoi te mesurer.
- Pour quoi faire ?
- Des costumes sur mesure, quoi d’autre ?
- Ah ouais. Ouais. Ok. On commence comme ça.

Bélial eut un rire, et haussa les épaules :

- On ne peut pas commencer autrement.
- N’empêche que t’as de l’argent à perdre.
- Dans des vêtements qui se veulent à la bonne taille et donc très confortable ? Hm…Oui. Mais nous n’avons pas fini.

Je le vis se diriger vers les costumes présentés dans le magasin. Je restais planté à l’entrée, rentrant mes mains dans mes poches, ne sachant pas vraiment quoi faire d’autre. Moi, mes habits, je ne les avais jamais choisissait.
J’adorais les costumes, quand mon père m’en achetait, mais niveau goût de la mode, j’étais pas vraiment poussé.

La fille revint, et commença à me mesurer par tous les bouts. J’en profitais pour faire un peu de rentre-dedans. L’habitude de devoir charmer les gens.
Alors qu’elle mesurait mon postérieur, je fis un petit bruit ravi. Je la vis rougir, mais ne pas se décontenancer pour autant, continuant à mesurer.

Elle finit par me lâcher, et je la vis se diriger vers Bélial. J’entendis leur conversation :

- J’ai tout ce qu’il me faut. Vous pensez à certains costumes en particulier ?
- Hm…Je pensais à celui-là. Et celui-ci

Les observant faire, je finis par préférer regarder autour de moi. C’est là que je vis un costume, si noir, qu’il attrapa mon regard sur l’instant.
Je m’avançais. Noir, avec un intérieur rouge bordeaux, rouge sang, luxueux, imposant. Je touchais le tissu, qui semblait ferme, et ce ne fut que quand j’entendis la voix de Bélial très près de moi, que je repris conscience d’où je me trouvais :

- Nous prendrons aussi celui-ci. En plusieurs exemplaires.
- Très bon choix, c’est un de nos nouveaux modèles, il présente des caract…
- Je me fiche de savoir ses caractéristiques, coupa Bélial d’un ton sec : je veux juste le prendre.

Je me tournais vers lui, avec un sourire en coin.

Nous finimes par nous diriger vers la caisse. Il se contenta de tendre sa carte de crédit. Dorée à souhait.
Brillante elle aussi. Mais je ne pus pas voir le code qu’il composa, puisqu’il sembla le faire d’une main experte.

Suite à ça, il m’attrapa l’épaule, doucement, et me poussa vers la sortie :

- Allez, on continue.
- Ca ne suffit pas des costumes ?

Apparemment non, puisque quelques instants plus tard, nous nous retrouvâmes dans un magasin de cravates. Cette fois, j’y fis plus attention que pour les costumes.
Je devais bien avouer que j’avais une certaine fascination pour les cravates. Je les observais, et ce fut moi qui fis mon choix. Au vu de la tête que faisait Bélial, et du fait qu’il ne m’interrompait pas, j’imaginais qu’il approuvait ce que je pouvais décider.
Tant mieux, vu que s’il avait été contre, je n’aurais certainement pas pu les prendre.

Ca me montrait que je n’étais pas vraiment libre. J’étais un putain de dépendant financier. Le putain en moins, vu que je n’aurais pas à m’occuper de son cul pour du fric, au final.

Après les cravates, ce fut au tour des chaussures, puis des manteaux, et même d’une montre, qu’il me laissa garder sur moi.
Et après tout ça, je pensais qu’on en aurait fini. Après tout, on retournait à la voiture, où Edriss nous attendait avec toujours la même tronche de cake de celui qui déteste son job.

Mais on ne rentra pas. En fait, on se gara un peu plus loin, et je ne compris pas vraiment pourquoi. Comme je détestais ne pas savoir, je lâchais :

- Et là, on est où ?
- Suis moi.

Je levais les yeux au ciel, et fini par rester planté là. Mon père aurait sûrement répliquer que je n’étais qu’un gamin capricieux, mais si Bélial me sortait ça, je risquais de prendre mes jambes à mon cou. Et de fait, je me foutais de ce qu’aurait pu penser mon père.
Mais je n’arrivais pas à m’empêcher de penser à lui. C’était très agaçant au fond.

Le brun se tourna vers moi, et eut un soupir.
En un sens, si je pouvais le faire un peu chier, c’était cool aussi.

- Lucifer, suis moi.
- J’aime pas ne pas savoir où je vais.
- Dans une librairie. Voilà où on va.

Je lâchais un rire, et le regardais comme s’il n’était pas sérieux. Mais en fait, il l’était. Il ne souriait même plus, en vrai. Je restais hésitant. Pourquoi on irait dans une librairie après m’avoir payé de quoi remplir un dressing de trucs beaucoup trop chers ?

- Et pourquoi ?
- Pour te faire un cadeau.
- Genre, tu m’en as pas déjà assez fait.

Il sembla surpris, et me fit un sourire amusé :

- Tu penses vraiment que tous ces vêtements c’était des cadeaux ?
- Ben, ouais.
- Non, c’était juste le strict minimum que tu devais avoir pour rester chez moi.

Je ne pus m’empêcher de douter, et plissait les yeux, mon visage se fermant :

- Parce que faut quand même qu’y ait à respecter des conditions pour que je reste chez toi ? Fis-je, d’un ton glacial
- Hm…Un peu oui. Mais c’est au moins pour que tu puisses te sentir mieux.
- Ou que je sois bien présentable, plutôt, non ? M’exclamais-je, commençant à sentir la colère monter en moi
- Pas forcément.
- Mais un peu. C’est vrai que faire venir une pute chez soi, ça craint quand même pour la réputation, non mais je comprends, répliquais-je toujours avec autant de mordant.
- Lucifer…essaya de commencer Bélial
- Non pas « Lucifer », vas te faire foutre, et pas par moi. Par ton chauffeur peut-être. J’ai compris, je reste un truc à foutre en vitrine pour faire joli.

Je passais devant lui, comme pour rentrer quand même dans la librairie, mais en prenant quand même les devants.
Mais il m’arrêta, m’attrapant le bras.

- Tu as fini d’être un imbécile ? me fit-il sans vergogne, le regard aussi glacial que moi.

Ses yeux gris auraient pu geler sur place, la petite vendeuse de tout à l’heure. Mais moi, ils ne me faisaient rien. Je soutins son regard :

- Je ne suis pas un imbécile.
- Oh vraiment ? Non mais tu t’entends ? Tu interprètes n’importe comment mes paroles, tu te penses toujours être le petit malheureux qu’on traite comme un objet. Tu es un idiot, oui, surtout. Combien de fois je vais devoir te dire que tu n’es plus à la rue, plus sur le trottoir ? Je t’offre un toit, putain de merde. Un toit, et la possibilité de redémarrer ta vie. Je te donne juste le goût au luxe, je ne t’achète pas. Je veux juste que tu découvres ce confort que tu n’as jamais reçu. Alors arrête de chouiner, tu commences à me casser les tympans.

Je voulu répliquer quelque chose, comme je détestais qu’on me parle de cette façon, mais apparemment, Bélial n’avait pas fini, parce qu’il poursuivit :

- Tu préfères remplacer Théophile ? Ou Edriss ? Quoique tu ne pourrais même pas, fit-il avec dédain, un sourire méprisant que je hais dès l’instant où je le vis aux lèvres : tu ne sais même pas conduire et si ça se trouve, même tenir un balai te serait difficile.

Je levais mon poing, manquait de le frapper. Mais apparemment, il savait aussi se défendre. Il m’évita. Je compris mieux pourquoi même dans une ruelle sombre, il se trimballait sans garde du corps.
Je déglutis, et reculais. Je détestais reculer. C’était désagréable.

- Tu peux pas juste profiter, putain ? Tu crois que n’importe quel riche accueille chez lui ce que tu étais ? Non. Tu me plais, tu m’intéresses, je veux te connaître, te faire plaisir, te rendre heureux, mais si tu continues comme ça, je vais surtout me lasser et te refoutre à la rue.
- J’avais pourtant cru comprendre quand tu aimais bien qu’on t’écoute pas.
- Lucifer….

Je le voyais qui perdais patience.
Mais moi, je me lâchais :

- Mais qu’est-ce que je suis alors ? Si je suis pas ta pute, si je suis quand même dépendant de ton fric, de toi ?
- Tu es toi. Tu es Lucifer. Mais si tu trouves que cette vie est chiante, pas intéressante, que ça te saoûle d’être dépendant de mon argent, tu peux t’en aller.

Il savait très bien que je ne pouvais pas faire ça.
D’abord, je devais au moins piquer son fric. Parce que je n’oubliais pas ça. Si je voulais être indépendant, je devais au moins profiter qu’il me file du blé, non ?

- Ou bien…Commença-t-il, alors qu’on se tenait toujours en plein devant cette librairie dans lequel il voulait m’emmener : tu peux rester chez moi, et profiter de ne pas avoir de problèmes financiers pour te refaire une vie, des études, quelque chose.
- T’es vraiment un bon samaritain, au final, sortis-je, avec un nouveau sourire sur les lèvres, que je ne pouvais pas retenir, parce que j’avais quand même envie de me moquer un peu de lui.

Mais il me rendit ce sourire, et ses yeux gris restèrent attardés sur moi, un certain temps :

- Sûrement pas. Maintenant, on peut rentrer dans cette librairie sans que tu fasses ton caprice ?

Je tiquais à ce dernier mot, mais envoya bouler le souvenir de mon père et répliquais :

- Si tu me lâches le bras, ouais.
- Oh, parce que tu détestes qu’on te tienne ainsi ? me demanda Bélial tout en m’attrapant d’une façon plus douce, plus intime, le bras, comme si on était un couple.

Je voyais dans ses yeux, qu’il s’amusait de ce geste, et je me marrais un coup avant d’avancer :

- Très bien, chéri, nous sommes paré pour l’achat de la culture.

Et c’est comme ça que nous rentrâmes dans la librairie.

_________________

Sujet inquisition : 158/200


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