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 [Originale] Sam et Nael (chapitre 7)

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Exterminate


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Maliae
Messages : 1877
Date d'inscription : 30/07/2012

MessageSujet: [Originale] Sam et Nael (chapitre 7)   Dim 26 Nov - 16:59

Fandom : Originale
Prompt : Je ne peux pas m'empêcher de m'inquiéter.
Note : dimdum

***

7.

Sam ouvrit les yeux et se rendit compte que son visage était le seul endroit où il n’avait pas mal. C’était comme si un poid lourd lui était passé dessus et il ne bougea pas d’un millimètre de peur de se mettre à hurler de douleur et à rappeler à son père son existence. Il serra les dents et referma ses yeux. Il ne pouvait pas se rendormir, il avait trop mal, alors à la place, il se repassa les évènements dans sa tête.
Tout allait bien. Depuis trois semaines il sortait avec Melody, son père était content, il ne le frappait plus trop, il était même presque gentil, il lui avait donné un paquet de préservatif et fait un clin d’œil. Sam était soulagé, comme si sa vie prenait un tournant. Peut-être que son père deviendrait sympa, il sortait avec une fille qui lui plaisait, et il avait toujours son meilleur ami même si celui-ci était étrangement silencieux depuis quelques temps.
Melody avait vu les préservatifs dans son sac et s’était esclaffée, de gêne. Elle avait rougi en même temps. Ils en avaient discuté :
- Je préfère attendre d’être prête.
- Je préfère attendre aussi.
Il ne mentait pas, il n’avait pas envie de tout consommer trop vite, peu importe que ce soit ce que son père attendait de lui.
- C’est juste au cas où, dit Sam.
- Ouais, d’accord.
Melody ne l’avait pas embrassé, elle s’était tenue à distance ce jour-là et Sam avait mis ça sur le compte de la gêne. Nael n’avait rien dit du tout, silencieux comme une tombe, encore pire que d’habitude. Pour l’entendre parler, Sam devait lui tirer les vers de la bouche.
Même quand il était chez lui, ses sœurs parlaient plus que Nael. Sam ne comprenait pas pourquoi, et il avait beau demander à son meilleur ami si tout allait bien, celui-ci lui répondait que oui. Tout allait parfaitement bien.
Ce soir-là donc Sam était rentré des questions pleins la tête. Son père l’attendait dans l’entrée, il était rentré vachement tôt. Un seul regard avait suffi à Sam pour savoir que quelque chose n’allait pas.
- Salut papa.
- Tu continues d’aller au rugby ? Demanda son père.
- Oui, tous les samedi.
- Et ça se passe bien ?
- Oui.
- Comment s’appelle ton entraîneur déjà ?
Sam inventa vite fait un nom :
- Monsieur Dupuy.
- Tiens c’est bizarre, parce que je croyais que l’entraîneur de l’équipe masculine de rugby des lycéens c’était monsieur Barns.
- Ce doit être une autre équipe, murmura Sam.
- Il n’y a pas d’autres équipes, rugit son père. Et tu sais ce qu’il y a d’encore plus bizarre ?
- Quoi ?
- Max, le fils d’un de mes collègues, qui fait du rugby aussi n’a jamais entendu parler d’un Samuel Leconte.
- Les gens m’appellent Sam, souffla Sam.
- Il n’y a pas de Sam non plus. Me prends pas pour un con.
Sam baissa la tête et le coup de son père partit très vite. Il atterit dans son estomac et Sam se tordit en deux de douleurs.
- Tu m’as menti petit con, et tu sais ce qui arrive au menteur qui prennent leur père pour un con ?
- Non, gémit Sam.
- Et bien ils sont punis !
Et son père le roua de coup. Littéralement. Il ne toucha pas à son visage parce que Sam le protégeait avec ses bras, mais son père s’en fichait, il le frappa jusqu’à ce que Sam s’écroule par terre et même là, il lui donna des coups de pieds en l’insultant de tous les noms. Sa mère était là, à Sam, elle était là mais elle ne fit rien, rien du tout. Elle resta silencieuse et ignora le problème en allant s’enfermer dans sa chambre. Des larmes de douleurs coulèrent des yeux de Sam et il crut que son père allait le tuer, mais au bout d’un moment les coups s’arrêtèrent. Son père le chopa par le col et le força à se relever et à le regarder droit dans les yeux :
- Ne me mens plus jamais, cracha-t-il, où je te fais la peau lavette.
- Oui papa, souffla Sam étonné de toujours pouvoir parler.
Vincent l’avait relâché et Sam s’était trainé sans savoir comment jusqu’à son lit, il s’était recroquevillé sous les couverture comme si la mince parcelle de tissus pouvait le protéger de son père, et il avait réussi à s’endormir malgré la douleur.

Sam rouvrit les yeux. Il ne pouvait pas aller à l’école. Il souffrait trop. Il réussit à attraper son portable, en serrant les dents pour ne pas gémir et envoya un SMS à son meilleur ami :
« J’ai une grippe, je suis cloué au lit, je peux pas venir au lycée ».
Il ne savait pas si Nael le croirait ou s’il imaginerait le pire. Il espérait qu’il le croirait. Il espérait qu’il ne s’inquiéterait pas. Il envoya le même genre de texto à Melody. Puis il se traina hors du lit en pleurant, et se traina jusqu’aux toilettes où il se soulagea. Il avait mal, il avait mal partout, il se demandait s’il avait des trucs de cassés. Il avait l’impression d’être un gigantesque bleue vivant, un hématome à lui tout seul. Il se traina de nouveau dans sa chambre et se posa délicatement sur son lit. D’autres larmes coulèrent de ses yeux, à cause de la douleur et à cause de l’épuisement. Rien ne s’arrêtait jamais. Les coups, la douleur, la tristesse.
Sam aurait voulu que Nael soit véritablement un loup garou, un sorcier, un super héros et qu’ils s’en aillent tous les deux loin d’ici. Loin de tout.

Il resta toute la journée sur son lit. Sa mère ne vint pas le voir du tout, pourtant il l’entendait remuer dans la maison. Il la sentait fumer. Est-ce qu’elle l’aimait ? Se demanda-t-il. Ou est-ce qu’elle s’en foutait ? Comme elle se foutait de tout ?
Sam lui pardonnait de ne pas intervenir quand Vincent pétait un plomb, c’était normal d’avoir peur des coups. Mais pourquoi ne venait-elle pas s’assurer qu’il était en vie ? Qu’il allait bien ?
Il avait envie de pleurer encore, mais à quoi bon ? Pleurer n’arrangerait pas la situation. Il n’aurait pas moins mal. Sa mère ne viendrait pas pour autant. Et son père continuerait sans doute à le frapper. D’ailleurs quand il pleurait, Vincent avait tendance à frapper plus fort. Il détestait les larmes, pleurer c’était pour les tapettes.
Quand il entendit qu’on frappait à la porte de sa chambre, Sam se redressa un peu. Est-ce que sa mère venait enfin pour le voir ? La porte s’ouvrit et Nael entra. Sam se cacha sous la couette et se mit à tousser :
- T’approche pas je suis contagieux, dit-il.
Nael s’approcha quand même. Tira sur la couverture et posa sa main sur son front.
- Tu es glacé, constata-t-il. Je déteste quand tu me mens.
Sam eut un frisson d’horreur et eut le réflexe de cacher son visage avec ses bras, comme si Nael allait le frapper. Alors que Nael ne l’avait jamais touché comme ça, jamais il n’avait levé la main sur lui. Jamais. Nael resta immobile jusqu’à ce que Sam se calme :
- J’ai dit quelque chose de mal ?
- Je suis désolé de te mentir, souffla Sam. Des fois, j’ai l’impression que les mensonges rendent plus forts, et puis la vérité éclate et c’est pire.
- Ton père t’a frappé ?
Sam hocha la tête :
- Il a découvert que j’avais mentis pour le rugby.
Nael vint poser sa main sur son crâne et le serra avec tendresse.
- Tu n’aurais pas dû venir, s’il te découvre ici…
- Je suis venu parce que je ne pouvais pas m’empêcher de m’inquiéter pour toi, que tu ais la grippe ou non.
Sam avait horriblement envie que Nael le prenne dans ses bras mais il n’en dit rien et resta assis sur son lit.
- Tu as mal ?
- Oui.
- Viens à la maison ce soir, viens, je te mettrai de la crème et tu seras en sécurité.
- Il ne voudra jamais que je vienne, si j’y vais ce sera pire. Il est capable de venir me chercher et de vous faire du mal.
- J’ai pas peur de lui.
- Tu devrais… Murmura Sam.
Tout son être entier hurlait « prends moi dans tes bras, prends-moi dans tes bras je t’en supplie ».
- Je préférerais que tu viennes… J’ai peur pour toi, dit Nael.
- J’ai peur pour toi si tu es encore là quand il arrive.
« Prends-moi dans tes bras. »
- J’ai peur pour toi si tu es seul avec lui.
- J’ai peur pour toi et ta famille s’il vient chez vous.
« Prends-moi dans tes bras. »
Nael dût l’entendre, tant il hurlait fort à l’intérieur de lui-même, tant tout son corps réclamait ce câlin, il le prit finalement dans ses bras et le serra tout doucement, tout délicatement, comme s’il était un être si fragile qu’une caresse trop forte pouvait le briser. Sam ferma les yeux et pendant un instant, il eut moins mal.
Ils restèrent ainsi blottis l’un contre l’autre, un sacré long moment. Sam sentait la respiration de Nael dans son cou, c’était chaud et agréable. Il pensa à ses mains, ses grandes mains qui poserait de la crème sur tout son corps meurtri et eut envie de partir avec lui, de partir pour toujours. Mais il ne pouvait pas.
- Comment va Melody ? Demanda-t-il.
Il sentit Nael se crisper contre lui et releva la tête. Son visage était extrêmement proche de celui de son meilleur ami mais il ne se recula pas :
- Est-ce que t’es amoureux d’elle ?
Nael leva un sourcil :
- Pourquoi tu demandes ça ?
- Depuis que je sors avec elle, tu es super bizarre, et quand je te parle d’elle, tu te crispes, alors je demande.
- Je ne suis pas amoureux d’elle, pas du tout même. Et toi ?
- Moi ?
- Tu es amoureux d’elle ?
- Je sais pas, peut-être. Elle me plaît ça c’est sûr.
Nael posa sa paume de main sur sa joue.
- Tu rougis quand tu parles d’elle.
Sam lui sourit doucement et Nael le reprit contre lui. Il avait conscience d’en profiter mais tant pis.
- Si tu es un sorcier, tu peux me donner une potion qui va me guérir !
- Tu penses que je suis un sorcier ?
- Est-ce que tu en es un ?
- Je suis tout ce que tu désires Sam.
Sam se mordit les lèvres, pour s’empêcher de demander quelque chose d’impossible. Pour s’empêcher de lui dire « alors sois mon sauveur ».
- Alors un sorcier. Nael le grand sorcier.
- Avec mes pouvoirs je peux faire en sorte que tu ais moins mal.
Nael caressa lentement son dos, si lentement qu’il ne faisait pas mal à Sam.
- Je peux t’emmener chez moi pour poser sur toi une crème magique. Et je peux te proposer de rester une nuit. Une seule nuit.
- Mon père…
- Dis à ton père que tu vas chez Melody.
- Si je lui mens encore…
- Et si tu ne lui mens pas, il ne te frappera plus ?
Sam secoua la tête. Il le frapperait encore.
- D’accord, je vais lui dire que je vais chez Melody.
- Appelle-le et dis lui.
Sam obéit et appela son père. Il l’obtint au bout de plusieurs sonneries.
- Papa, je voulais savoir si je peux aller chez Melody ce soir ?
- Ta meuf ? Elle est pas imaginaire celle là ?
- Non.
- Bon. Okay. Prends tes capotes et profites bien de cette petite salope.
- Oui papa.
Le père raccrocha et Sam fit un petit sourire à Nael.
- Il faut que tu m’aides à marcher, j’ai trop mal.
Nael passa son bras autour des épaules de Sam et l’autre au-dessous de ses genoux puis il le souleva de son lit, le maintenant contre sa poitrine. Sam éclata de rire.
- Tu vas vraiment me porter comme ça ?
Nael hocha sérieusement la tête et Sam enroula ses bras autour de son cou, posa sa tête contre son épaule et murmura :
- Okay.
Et son meilleur ami l’emmena avec lui, loin de la maison. Il ne le relâcha que pour l’asseoir sur le siège du bus qu’ils prirent. Sam en profite pour redemander :
- Comment va Melody alors ?
- Elle va bien. Je suppose. On ne s’est pas parlé tu sais.
- Pourquoi ?
- On ne s’apprécie pas beaucoup, je pense.
- Mais pourquoi ?
Nael haussa les épaules :
- Ça arrive, certaines personnes ne s’apprécient pas, c’est tout.
- Sans raison ?
- Sans raison.
Sam fit la moue puis dit :
- Moi je voudrais que vous vous aimiez, parce que je vous aime.
Nael le regarda droit dans les yeux et Sam eut l’impression que Nael allait lui dire quelque chose, mais son meilleur ami resta silencieux et finit par détourner les yeux.

Ils arrivèrent finalement à la maison de Nael, et celui-ci emmena Sam dans sa chambre. En disant bonjour à ses sœurs du bout des lèvres. Il n’avait pas envie qu’elles posent des questions, qu’elles emmerdent Sam. Nael prit de la crème et l’étala sur le dos de Sam, ce dernier se laissa faire avec un petit sourire.
- Tu te sens mieux ?
- Un peu. Mon père pense que je suis avec Melody et qu’on fait l’amour, alors que c’est toi qui me tripote, rit Sam.
Nael rougit violemment. Sam le remarqua et demanda :
- Quelque chose ne va pas ?
- Tout va très bien, marmonna Nael, tourne-toi.
Sam se mit sur le dos et Nael lui passa de la crème sur le torse. Regrettant de ne pas avoir des cheveux plus long, qui lui aurait permis de cacher son visage. Ses doigts tremblaient, ses pensées se perdaient. Il finit par retirer ses mains et dire :
- Ça devrait suffire.
- Je vais dormir où ? Demanda Sam.
- Dans mon lit. Je vais mettre un matelas pour moi.
- Non, dors avec moi.
- Je…
- Dors avec moi, s’il te plaît.
Nael craqua :
- Okay, okay, je dors avec toi.
Nael leur prépara un plateau repas pour éviter à Sam de bouger. Il expliqua vite fait la situation à ses sœurs, et revint dans la chambre pour manger avec son meilleur ami.
Puis il vira le plateau, se déshabilla pour la nuit, prêta un jogging à Sam qui éclata de rire :
- Il va être dix fois trop grand pour moi.
- C’est un vieux jogging, il ne me va plus.
Sam se déshabilla et mit le pantalon, il nageait quand même dedans. Il se cacha sous la couette de Nael, qui vint le rejoindre hésitant.
- Tu es sûr ? Je peux dormir par terre.
- Sûr. Viens.
Nael s’allongea à ses côtés. Aussitôt Sam se colla à lui et ferma les yeux. Nael fit comme si ça ne le touchait pas, comme s’il ne crevait pas d’envie de prendre cette crevette dans ses bras et de l’embrasser. Il se contenta de caresser ses cheveux, comme pour le bercer. Sam s’endormit contre lui en un rien de temps et Nael soupira. Son meilleur ami n’avait pas conscience de le rendre dingue. Il faisait ça innocemment. Nael aurait voulu être Melody, juste un instant, et poser ses lèvres sur les siennes.
Il ne fit rien. Il ne bougea pas. Sam avait besoin de lui, pas de quelqu’un qui pouvait l’embrasser pendant qu’il dormait, qui pouvait trahir sa confiance, alors qu’il se faisait battre par son père.
Nael regretta de ne pas être un vrai sorcier et de ne pas pouvoir lancer un sort sur cet homme qui faisait tant de mal à Sam.

Ce même Sam qui lui sourit quand il se réveilla, un sourire éclatant, comme si tout allait bien pour lui, comme si Vincent n’existait pas. Nael craqua, malgré lui, son corps bougea tout seul. Sam ne dormait plus, Sam était là, avec son merveilleux sourire, tellement innocent, et Nael posa sa bouche sur la sienne.

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Un koala équivaut à deux Sam Rodrick Jonty. (Plus du Galek qui reste haha)
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Maeve
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Date d'inscription : 17/08/2012

MessageSujet: Re: [Originale] Sam et Nael (chapitre 7)   Dim 10 Déc - 2:22

ARGH. C'est le dernier chapitre disponible et il se termine COMME CELA?

AAAAAAAAHHHHHH!!!!!

Mais, mais, mais! Comment Sam va réagir? Est-ce que cela va aller mieux avec son père? Est-ce que Melody va finir par tout arrêter???

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh!!!!!!

...

...Bon, ben. Dès que tu as écrit la suite, tu me diras, hein? :'D C'était génial, et je suis morte de peur pour la suite mais j'ai quand même envie de savoir et j'aimerais tellement, tellement que Sam et Nael soient heureux! TT

Merci du partage, en tout cas. Tu es merveilleuse, j'adore ton écriture, et je te souhaite plein d'inspiration!!!


Maeve

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[Originale] Sam et Nael (chapitre 7)
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