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 Spiderman - pas de spoil - Ton casier (2)

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Swato

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MessageSujet: Spiderman - pas de spoil - Ton casier (2)   Spiderman - pas de spoil - Ton casier (2) Icon_minitimeDim 29 Oct - 23:41

Fandom: Spiderman
Pairing: Flash x Peter
Prompt: Pourquoi moi ?
Note: Bonne lectuuuure, j'ai relu vaguement v_v"



PETER



Il n'a encore aucune idée de ce qu'il va faire, mais il va faire quelque chose. Voir la colère sur le visage de Flash et ne pas avoir à en subir les conséquences... Ça avait été terriblement libérateur. Au lieu de s'ennuyer en littérature, Peter tapote le bout de son crayon contre ses lèvres et y pense. A la fin du cours, Mme Hopkins le félicite pour son assiduité. Si elle savait.
Dans le couloir, Flash le bouscule à l'épaule en passant à coté de lui. Peter décide d'agir. En cours de langue, il dessine un autre "caca" sur le dos d'un flyer rose qui vante les qualités de la salle de sport du coin et la glisse dans le casier de Flash quand personne n'y fait attention. Peut-être qu'il ne sera pas là pour voir sa réaction mais il a au moins la satisfaction d'imaginer sa tête quand il aura la piqure de rappel.
Pourtant, par un heureux hasard, il est présent quand Flash ouvre son casier, voit la feuille rose et la retourne. Peter se mord fort l’intérieur de sa joue.
— Putain, prononce Flash tout bas.
C'est suffisant pour lui donner envie de rire. Peter lui tourne le dos et ferme les yeux. Un bruit de feuille qui se froisse dans un poing, un soupir agacé. C'est une journée bien remplie.
Plus tard, Peter se dit que c'était tout de même sacrément puéril.
Faire cela, ce n'était pas raisonnable.

A croire que Peter se fiche d'être raisonnable.
Il ne dessine pas d'autre caca. Mais une obsession lui vient quand il sort de son club de photographie. Il est 18h, les autres sont déjà partis et le lycée ne ferme pas avant 19h. Peter regarde son propre cadenas. Combien de combinaisons de chiffres avant de trouver celle qui déverrouillera celui de Flash ?
— Mauvaise idée..., tente t-il de se raisonner.
C'est trop tentant. Un sourire étire ses lèvres. Il regarde à droite et à gauche, personne n'est là, c'est l'occasion parfaite. Au boulot.

18H35, Peter perd patience. Sur les 1000 combinaisons possibles, il n'en a fait que trois cent quatre. Les lumières commencent à s'éteindre et quelqu'un va finir par passer et comprendre ce qu'il essaye de faire. Peter donne un petit coup frustré sur le casier et se mord pensivement la lèvre inférieure. Flash est peut-être de ceux qui ont un numéro fétiche. Peter reprend le cadenas et fait rouler les chiffres jusqu'à faire le nombre 618, le 18 juin, sa date de naissance. Non. Peter souffle et colle son oreille contre le cadenas en faisant tourner tout doucement la première molette. Le 0 clique. Peter fronce les sourcils avec concentration et passe au suivant en tendant l'oreille. Le 1 fait un bruit bizarre c'est peut-être son imagination. Il recommence et n'entend rien.
— Merde, grommela t-il.
Une combinaison commençant par 0. Il est 18h45. Peter abandonne, il a trouvé le premier chiffre, il reviendra.
— I will be back, gronde t-il avec détermination.
Oui, Peter est un vrai geek, et alors ?

Quand ils étaient en primaire, Flash n'était pas un mauvais gamin. Il avait un vocabulaire de marin tout juste revenu au port, les mots qui sortaient de sa bouche n'étaient pas ceux d'un enfant de sept ans mais l'entendre dire "putain", "connard" et "enculé", quand on est gosse, c'est drôle. Parce que c'est interdit. Et les profs de reprendre Flash à coup de punitions et de mots dans le carnet qui revenaient non-signés, de s'exaspérer à chaque fois qu'il souriait en coin avant de dire "va te faire foutre, conasse".
Flash ne retournait aucun sac à l'époque, ne bousculait et ne poussait personne jusqu'à ce qu'ils soient sur les fesses. Au contraire, il était le copain de tout le monde, même de Peter. Ils jouaient au football, Flash était le meilleur gardien de but de la classe et Peter se faufilait partout avec sa petite taille. Ils n'étaient pas meilleurs amis, mais pas non plus ennemis. Un entre deux, des camarades de classe, tout au plus.
Puis un jour, Flash avait donné un coup de pied à Peter et il n'avait jamais vraiment cessé depuis.

Après s'être acharné plusieurs jours, Peter trouve le code de Flash. 002, comme le numéro inscrit sur son maillot de joueur au basket.
— Pas du tout narcissique, se moque t-il.
Peter réfléchit. Il ne veut pas y aller trop fort pour son premier coup, ce serait trop bête que Flash change de code à son casier sans qu'il n'ait eut l'opportunité de s'amuser un peu. Peut-être même qu'il ne fera rien, au final le plaisir était de craquer le code. Peter examine l'intérieur du casier avec curiosité. Il est surpris de constater que tout est bien rangé et que rien ne traîne. Les cahiers sont bien alignés sur l'étagère du milieu, il y a un paquet de bonbon à la menthe sur celle du dessus et Peter en vole un, en bas, il y a une paire de basket usée posée sur un sac de sport.
— Maniaque ? Souffle t-il tout bas.
C'est surprenant. Il avait toujours cru Flash du genre à balancer ses affaires à la va-vite. Peter aurait été le dernier à pouvoir le critiquer, son propre casier est un vrai dépotoir. Après s'être assuré qu'il est vraiment seul, Peter ouvre le sac de sport. Il n'y a rien d'accablant dedans, une tenue bleu, des chaussettes, des caleçons...
— Ew, grimace t-il.
Ne pas penser aux caleçons de Flash, ne surtout pas y penser... Un déodorant qui fouette le mâle alpha en pleine crise de rut même avec le bouchon clos hermétiquement, un spray froid à l'arnica en cas de blessures...
— Chiant à mourir, décide Peter.
Il referme le sac et le remet à sa place, avec les baskets par dessus. Peter ouvre un cahier, il est couvert de l'écriture de Flash, avec des fautes d'orthographe et de conjugaison à faire pâlir tous les profs du monde entier. La porte métallique ne contient pas de photo, il y a quelques tickets de match de basket collés à la pâte à fixe mais c'est la seule chose à peu près personnelle dans ce casier. Ça et les bonbons à la menthe.
— C'est déprimant, soupire Peter.
Peut-être que si Flash est si méchant, c'est tout simplement parce qu'il a le casier le plus triste de tout l'univers. Sa curiosité enfin satisfaite, Peter referme le casier, sort un crayon et une feuille et écrit un petit mot qu'il glisse par l'interstice prévu à cet effet. Puis il quitte le lycée comme il était supposé le faire une heure auparavant.

Le lendemain avant les cours, Peter arrive tout juste quand Flash ouvre son casier. Il le voit sortir la feuille, lire ce qu'il a marquer et serrer les dents avant de froisser la feuille. Peter avait marqué: Arrête de froncer les sourcils, ça te donne l'air constipé.
— Qu'est-ce que tu regardes, Parker !? Aboie Flash.
— Salut, Flash, grommele t-il en allant en cours.
En sortant du lycée à midi pour aller à la cafétéria, Peter glisse un petit poème accompagné de l'émoji caca en guise de signature.


Les roses sont rouges,
les violettes sont bleues.
Le ciel est pourri,
Et ton attitude aussi.

Une scène dans la cour lui donne raison, Flash vole le dessert d'un garçon et plante le baton de sa sucette dans la purée d'un autre. Peter remonte la capuche sur sa tête et prend sa place dans la file. Il mange sans incident, regardant Flash terroriser les autres silencieusement. C'est révoltant et personne ne fait rien. Les profs savent ce qui se passe, mais ils détournent le regard et rien ne change. Peut-être qu'ils n'ont pas envie de commencer une procédure, de mettre le doigt sur le problème. Ou alors ils s'en fichent et ne sont pas assez payé pour s'inquiéter de ce genre de truc. Après la pause, Peter s'adosse à un pilier tout en répondant à un message de Oncle Ben, il attend que Flash lise son mot. Et il finit par le faire. L'équipe de basket chahute autour de Flash, affectueux comme une portée de chiots autour de son maître. Peter le voit ouvrir la porte de son casier et remarquer son courrier anonyme, puis lire son petit mot doux.
Peter s'attend à de la colère, de l'agacement, à ce que Flash jette la feuille comme il s'est débarrassé des autres. Mais il n'en fait rien. Ce n'est pas le papier qui se froisse, c'est l'expression de Flash. Les yeux gris se troublent, la bouche se plisse et la mot fini entre deux pages d'un cahier. Un de ces potes dit quelque chose et en une fraction de seconde Flash retrouve son comportement habituel. Le tout n'a duré qu'une minute mais Peter l'a vu.

— Peter.
Peter cligne des yeux et tourne la tête vers Oncle Ben. Il a les bras croisés et il tape du pied, l'image même de l'impatience.
— Je t'ai appelé au moins trois fois.
— Oh... Je t'ai pas entendu, désolé.
Oncle Ben soupire mais se déride en le dévisageant sérieusement. Il bouge finalement de son poste à la porte et vient s'asseoir sur le lit. Peter fait tourner sa chaise pour être face à lui, il penche la tête sur le coté et hausse un sourcil.
— Tu as l'air distrait en ce moment.
— Ah bon ?
Peter se gratte le crâne avec son crayon et croise ses jambes sous lui en un mouvement souple. Oncle Ben hoche la tête en se tapotant les genoux, un vieux tic à lui:
— Est-ce que quelque chose te pose question ?
Une pensée fugitive le percute, le souvenir de Flash entrain de lire ses mots, la colère et la dernière émotion qui a traversé son visage que Peter n'arrive pas à discerner.
— Je ne sais pas, rit nerveusement Peter.
— Fiston, insiste Oncle Ben.
— Ok. Ok... J'ai peut-être fait quelque chose. Il y a quelqu'un qui fait des choses... pas bien, au lycée. Alors je voulais lui rendre la monnaie de sa pièce mais...
Oncle Ben se redresse et l'observe avec gravité:
— Peter, est-ce que je dois m'attendre à un coup de fil du lycée ?
— Non ! Non, bien sur que non, qu'est-ce que tu vas imaginer !?
Oncle Ben se dégonfle avec soulagement, Peter fronce les sourcils:
— Tu pensais que j'avais frappé quelqu'un ?
— Qu'est-ce que tu as fait ?
— Rien de sérieux, bougonne Peter.
— Bon... J'ai compris, tu ne veux pas me le dire.
Peter se renfrogne. Non, il ne veut pas en parler. Parce que même s'il n'a frappé personne, il a quand même forcé un casier qui ne lui appartient pas.
— Et tu t'en veux ? L'interroge Oncle Ben.
— Pas vraiment. Peut-être un peu.
— Peter...
Oncle Ben pose une main sur son épaule et plonge ses yeux dans le sien très sérieusement.
— Je vais te dire quelque chose, tu en feras ce que tu veux.
— Tu ne vas pas me dire de tendre l'autre joue, j'espère, grommele Peter.
— Même si je comprends ce que tu as voulu faire, ce n'est pas parce que tu peux te venger que tu dois le faire. C'est difficile de faire du bien à quelqu'un qui nous a fait du mal, mais parfois l'arme la plus efficace contre l'injustice, c'est la gentillesse.
— Tu réalises que tu es entrain de me dire de tendre l'autre joue ? Râle Peter.
Oncle Ben rit et tapote son bras:
— Et si tu n'arrives pas à être gentil, alors l'indifférence est pas mal non plus.
— Essayer de l'ignorer, c'est comme essayer d'ignorer un éléphant dans un magasin de porcelaine, proteste Peter.
— Alors il semble que tu n'aies d'autres choix que de te montrer gentil, le taquine Oncle Ben. Allez, on se dépêche, ta tante nous attend à table, elle va être furieuse qu'on ait osé la faire attendre.
Peter fait semblant de pousser un long soupir à fendre l'âme mais contre toute attente, la conversation a dénoué un noeud dans son estomac.

Etre gentil... Peter se gratte le crâne et regarde sa feuille blanche. Dire quelque chose de gentil à Flash. Mais quand il pense à lui, les seules choses qui lui viennent à l'esprit sont des reproches. Arrête de terroriser le lycée; laisse les plus faibles que toi tranquille; ne sois pas macho et dégoutant; ton ballon, c'est au sol qu'il doit rebondir, pas sur les autres.
Ça ne va pas être facile.
A la pause déjeuner, Peter mange son plat en scrutant Flash de près pour lui trouver des qualités. Il donne de bon coup de poing ? Non, il doit forcément y avoir autre chose. Peter met de coté leur passé commun et les empoignades, fait comme s'il était nouveau au lycée et qu'il voyait Flash pour la première fois. Il est entouré d'une nuée d'admirateur, il a beaucoup d'amis, tout le monde veut être à sa table. Tous ne sont pas là pour la même chose, certains préfèrent rester dans les bonnes grâces de Flash, d'autre ont peur, mais d'autres... sont simplement là parce qu'ils l'admirent.
Peter baisse les yeux juste à temps, une seconde de plus et ses yeux auraient croisé ceux de Flash. Il aurait été dans de beaux draps. Décidé à suivre le conseil de son Oncle et à opposer la gentillesse à la violence, Peter griffonne un mot sur une feuille – en n'oubliant pas de signer son geste avec le caca – et la glisse dans le casier. Impossible de revenir en arrière.
— A voter, sourit-il.
Peter se cache derrière son pilier en feignant d'être occupé avec son téléphone. Le papier tombe au sol à l'ouverture du casier, Flash se penche pour vite le récupérer, le lit. Ses sourcils se froncent avec perplexité, il regarde autour de lui, Peter baisse la tête sur son portable et risque un coup d'oeil deux minutes plus tard. Les sourcils de Flash sont toujours froncés, l'air confus par les trois mots qui s'étalent à l'encre bleu d'un stylo bic:


Tu es charismatique.

En un sens, voir Flash cligner des yeux sans comprendre, c'est encore mieux que de le voir en colère.

Peter continue sur sa lancée, à chaque fois avec un nouveau compliment. Flash ne s'arrête pas de le bousculer, de faire rebondir ses ballons sur lui, ni de lui crier dessus à chaque fois qu'il est dans le chemin mais Peter... Il s'en fiche parce que c'est étrangement agréable d'humaniser Flash. De se dire que même si c'est le pire enfoiré du lycée, c'est aussi une personne qui a des bons cotés. Qu'il n'y a pas que du négatif chez lui.


Tu es un bon coéquipier.
Tu mets de bons paniers.
Tu es fairplay.
Tu es fin stratège.

A chaque mots, Flash a ce visage perplexe, perdu. Il commence à s'attarder un peu plus longtemps sur chaque papier, tourne la tête et cherche beaucoup. Peter a pris l'habitude de disparaître plus tôt pour ne pas se faire griller.
Être gentil gratuitement, c'est dur.
Un jour, Flash vient à l'école avec un bleu sur la pommette. La première émotion qui traverse Peter est la curiosité. Qui a réussi à mettre un coup de poing à quelqu'un qui distribue des coups aussi facilement qu'il respire ? Est-ce que c'était un coup défensif ou une attaque contre Flash ? Qui, quand, comment, pourquoi lui ? Peter l'entend rire avec ses potes du basket en disant "tu verrais l'autre gars" et même si ça le fait grincer des dents, il écrit un mot.


Tu es fort.

Et il n'y peut rien si une partie de lui espère que Flash a honte de lui.

Peter est assis devant le lycée avec son sac et son skateboard en équilibre sur le trottoir lorsque Flash débarque avec sa clique.
— Hey, Parker !
— Laisse-moi tranquille, Flash.
Il n'est pas d'humeur aujourd'hui. Ce n'est apparemment pas la bonne réponse vu la façon dont Flash hausse un sourcil.
— Une réclamation, looser ?
— La même que tous les jours, rétorque Peter.
Les yeux de Flash se baissent sur son skateboard et Peter devine ce qu'il va faire rien qu'à ce regard, mais il a à peine le temps d'ouvrir la bouche que le pied de Flash s’abat violemment sur le milieu de la planche. Elle se casse en deux instantanément.
Peter est un faux calme, un impulsif qui s'ignore. La rage lui monte à la gorge et avant qu'il ne comprenne ce qui se passe, ses jambes ont déjà fait un croche-pied vicieux à Flash et ils sont par terre tous les deux.
— Ooooooh, rient les potes de Flash.
C'était stupide comme initiative. Peter n'arrive même pas à le frapper, même si Flash a été pris par surprise, il a beaucoup plus d'expérience dans les bagarres que lui. Ils ne se battent pas longtemps avant qu'on les surprenne et qu'on les sépare en les tirant chacun d'un coté comme des chatons désobéissants. Enfin. Peter ressemble à un chaton, Flash a plus l'air d'un tigre qui a la rage. Ils se font traîner sans ménagement dans le bureau de la directrice.
— Vous devriez avoir honte, s'écrie celle-ci. Vous vous rendez compte ? Je vais devoir appeler vos parents, comme si vous étiez des bébés !
Peter pose les deux bouts de sa planche cassée sur ses genoux. Il ne la jette pas parce que même si elle est fichue, il pourra récupérer les roues qui lui ont coûté la peau des fesses. Flash a les poings serrés sur ses cuisses, du sang coule de sa tempe. Il a du s'ouvrir l'arcade en tombant après le croche-pied.
— Tu vas le payer, Parker, crache Flash.
— La ferme, Flash. Tu fais payer à tous le monde sans t'arrêter pour respirer de toute manière, crache t-il en réponse, les nerfs encore à vif.
— Répète pour voir !?
Peter se tourne vers lui. Les yeux gris de Flash lancent des éclairs, ses traits sont durs. Peter est tellement en colère qu'il oublie d'avoir peur:
— Parce que t'es sourd en plus ? Faire du mal aux autres, c'est tout ce que tu sais faire, ou quoi ?
— Silence, vous deux ! Tonne la directrice.
Peter pince les lèvres et se détourne. Flash n'est qu'une brute idiote.
Trois quart d'heure plus tard, c'est un Oncle Ben mécontent qui débarque au lycée. Peter a la joie d'entendre son sermon en premier. Pas de bagarres dans l'établissement, inadmissible, punitions exemplaires yada yada. Oncle Ben s'excuse platement, promet que ça ne se reproduira pas.
— N'est-ce pas, Peter ? Gronde t-il.
— Ouais, bien sûr, marmonne t-il.
Il ressort libre mais puni. Flash est encore assis dans le couloir quand ils partent. Dans la voiture, Oncle Ben lui remonte les bretelles une deuxième fois:
— Je suppose que tu n'as pas réussi à tendre l'autre joue, raille t-il.
— J'ai essayé. Vraiment. Mais c'est une brute épaisse.
— Donc tu règles tes comptes avec les poings. Et résultat: j'ai raté une après-midi de boulot que je vais devoir rattraper.
— Désolé, marmonne Peter.
— Tu n'as pas l'air désolé, lui fait-il remarquer.
— Qu'est-ce que tu veux que je te dises ?
— Que tu as compris et que tu ne recommenceras pas ! Tes actions ont des conséquences sur toute la famille.
— Je le sais ça, s’énerve Peter. Tu crois que ça me fait plaisir ?
Est-ce qu'Oncle Ben croit que c'est marrant de se faire rabaisser tous les jours, de s'en prendre plein la tronche gratuitement ? Au ton de sa voix, Oncle Ben se gare sur le coté pour le regarder.
— Peter, il n'y a pas que toi qui rentre en ligne de compte.
Quelque chose gonfle dans la gorge de Peter, sa main serre l'accoudoir de la porte.
— Si gérer mes problèmes était trop compliqué, tu aurais peut-être du me laisser en famille d'accueil.
La figure d'Oncle Ben s'écroule, comme s'il lui avait donné un coup de poing à l'estomac. Peter n'attend pas sa réponse, il ouvre la portière et s'en va.
— Peter !
Sans direction précise en tête, Peter trottine dans les rues au hasard. Il a besoin d'air, de respirer. C'est un sujet tabou. Au fond de lui, Peter sait que Oncle Ben et Tante May l'aiment, qu'ils sont une famille. Mais ses parents l'aimaient aussi et ça ne les a pas empêché de l'abandonner quand il avait six ans. Et puis après ils sont morts et même si Peter ne garde que des souvenirs vagues d'eux, ce n'est pas quelque chose qu'on chasse facilement.
Il entre dans le premier magasin ouvert et se met dans un rayon, encore au hasard. Son coeur bat dans ses tempes et il se passe une main sur le visage.
— Eh, gamin !
Peter relève la tête, un vendeur en uniforme le regarde avec suspicion:
— Si t'es là pour te palucher en reluquant les sous-vêtements, tu peux dégager.
Peter fronce les sourcils et tourne la tête. Il est au rayon sous-vêtements pour femme.
— Tu m'as entendu, grommela le vendeur.
— Je ne fais rien, c'est bon.
— Pour l'instant.
Quel enfoiré. Le vendeur prononce silencieusement "pervers" et retourne à sa caisse. Peter soupire. Il est entrain de reprendre ses esprits quand le vendeur fait son retour.
— En fait, je vais te demander de partir. J'en ai assez des petits cons qui sont juste là pour se rincer l'oeil.
Peter écarquille les yeux:
— Euh... Sérieux ? Ricane t-il, désabusé.
— Euh, imite le vendeur. Oui. Dehors !
Peter secoue la tête sans y croire. Virer pour n'avoir rien fait, c'est une première. Le vendeur se place de nouveau derrière son comptoir, Peter a envie de renverser le rayon mais il se contente d'imaginer la scène dans sa tête. Il prend la porte. Du moins il l'aurait fait si un gars avec une cicatrice sur la joue et un bonnet noir vissé sur le crane n'était pas entré avec un flingue, pointé vers le vendeur.
— Oh mon dieu...
— Ta caisse, tonne le voleur.
— Oui, oui, tout de suite.
Le vendeur appuie sur plusieurs boutons avant de se rendre compte que Peter est toujours là. Ses yeux s'arrondissent et dérivent avec insistance vers la droite.
— Dépêche ! Gronde l'homme au bonnet.
A sa droite, un boitier rouge sort du mur, il y a marqué "Urgence" sur le plastique, en gras et majuscule. Peter hésite. Il se tourne vers le vendeur qui ouvre lentement sa caisse puis vers le voleur. Pourquoi est-ce qu'il aiderait ce type ? Peter en a assez d'aider les autres sans contrepartie. Il lève les mains derrière sa tête et ne fait rien. Le voleur repart avec son butin. Ne reste que lui et le vendeur.
— Pourquoi tu n'as pas appuyé sur le bouton !? S'exclame le vendeur, furieux.
— Vous l'avez dit vous même, je suis qu'un petit con juste là pour me rincer l'oeil.
Le vendeur est si rouge qu'il rivalise avec la couleur de son uniforme. Peter sort du magasin avec un sourire aux lèvres. Son portable vibre, Oncle Ben essaye de le joindre. Le doigt de Peter se suspend au dessus de l'écran tactile, oscille entre le téléphone vert et le téléphone rouge.
Il finit par presser le second.

Lorsque Peter trouve enfin le courage de rentrer, il est un peu plus de six heure du soir. Il sait qu'il a beaucoup de chose à se faire pardonner, beaucoup d'excuse à donner. Il regrette. Mais rien ne le prépare à ce qui l'attend à la maison. Deux voitures de police sont garés devant le jardin et la porte est entrouverte. Le coeur battant, Peter passe le seuil, les yeux comme des soucoupes. Tante May est à la cuisine, elle pleure, ses yeux sont rouges et ses cheveux blancs sont en pagaille. Dès qu'elle l’aperçoit dans l'encadrement de la porte, elle se précipite sur lui pour le serrer dans ses bras.
— Peter, souffle t-elle, soulagée.
La culpabilité lui serre la gorge, il ne comprend pas, il n'aurait pas du partir comme ça. Tante May sanglote sur son épaule.
— Tu es vivant, oh mon dieu, pleure t-elle.
— May ? S'inquiète t-il.
Tante May s'écarte, les larmes ont crée des sillons sur ses joues, elle est dévastée.  
— Ben est mort.
Le coeur de Peter s'arrête.





A suivre...

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Dernière édition par Swato le Lun 30 Oct - 13:21, édité 6 fois
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Maliae

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MessageSujet: Re: Spiderman - pas de spoil - Ton casier (2)   Spiderman - pas de spoil - Ton casier (2) Icon_minitimeLun 30 Oct - 11:57

C'est con pour son oncle :'D

J'aime bien les petits mots à Flash, je me demande à quoi Flash pense du coup en les trouvant.
Peter devient un vrai délinquant :'D

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Maeve

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MessageSujet: Re: Spiderman - pas de spoil - Ton casier (2)   Spiderman - pas de spoil - Ton casier (2) Icon_minitimeLun 30 Oct - 22:01

Nooooonnnn, tu as tué Oncle Ben! Même si j'aurais dû m'en douter, bouuuuhhh!!

Mais la leçon, avec le voleur... C'est une leçon importante à apprendre. Si Peter se venge, il y a des conséquences pour tous ceux autour d'eux. Oncle Ben l'avait prévenu. TT

Wow. Cette histoire de mots laissés à Flash... a le potentiel d'être très, très mignonne. *rit* (oui je sais, je m'avance, ahaha :'D)

Hâte de connaître la suite! Hâte que Flash commence à faire des trucs gentils!

Merci. J'adore. Very Happy


Maeve

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MessageSujet: Re: Spiderman - pas de spoil - Ton casier (2)   Spiderman - pas de spoil - Ton casier (2) Icon_minitime

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