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 [Les 100 - UA] Devant l'école (CHAPITRE BONUS)

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On a eut pleins de belles journées, mais on a un seul Perry


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Maliae
Messages : 1685
Date d'inscription : 30/07/2012

MessageSujet: [Les 100 - UA] Devant l'école (CHAPITRE BONUS)   Dim 3 Sep - 23:50

Note : j'ai triché, j'ai pas mis de prompt, pardon pardon pardon mais je suis trop crevée pour réfléchir et en mettre un. Comme je suis déçue de pas avoir pu écrire ma fic Jonty, j'ai décidé d'écrire un chapitre bonus bien Jonty comme il faut, voilà voilà, et en même temps vous verrez un peu Fifi et Bell, parce que je suis gentille :p
J'espère que ce sera pas trop nul. Voilà
Et j'ai pas relu, la flemme.

***

(Devinez qui c’est)

On s’embrasse depuis au moins dix minutes, ou plus, ou moins, j’ai pas compté, le temps s’arrête quand il m’embrasse, c’est comme ça depuis nos huit ans, on en a seize, sa main s’attarde un peu sous mon tee-shirt, mais j’attrape son poignet et à contre cœur je me recule :
- Je dois y aller, dis-je.
- Quoi déjà ? Tu viens juste d’arriver.
- Ça fait plus d’une heure que je suis là.
- C’est bien ce que je dis, boude-t-il.
- Désolé, j’ai un rendez-vous arrangé.
- Quoi ? Encore ?
- Ouais maman ne veut pas lâcher l’affaire.
- Elle n’a toujours pas compris depuis la dernière fois où la fille t’a trouvé tellement exécrable qu’elle t’a écrasé un gâteau sur la tête ?
- Non toujours pas.
- Pourquoi t’y va toute façon, tu ferais mieux de sécher !
- Ce serait pire si j’y allais pas, et cette fois-ci maman va être là.
- Nooon !
- Si, elle veut s’assurer que tout se passe bien.
- Si je comprends bien tu vas pas pouvoir te fourrer les doigts dans le nez ni roté au visage de la fille.
- Exactement, t’as tout compris.
- Dommage, ronchonne-t-il.
J’embrasse sa bouche rapidement.
- Tombe pas amoureux d’elle hein.
- Promis, dis-je. Tu vas faire quoi toi ?
- Sans doute aller emmerder Fifi et Bell pendant leur rendez-vous, y a pas de raison que je sois le seul à souffrir.
Je me marre et je l’embrasse encore, puis je m’enfuis avant de ne plus avoir envie de partir du tout.

Cette fois-ci la fille s’appelle Harper. C’est une grande blonde aux cheveux longs et détachés, elle a des yeux marrons et elle ne sourit pas vraiment en me voyant, contrairement aux filles de d’habitude. Maman est là, bien sûr, elle nous présente et fait un portrait hyper positif de moi. Bien sûr elle ne dit rien sur le fait que je sors avec déjà quelqu’un, que c’est un garçon, qu’on s’aime depuis nos huit ans, qu’elle le sait et qu’elle fait tout pour nous séparer depuis ce jour. Et qu’elle n’a jamais réussi.
- Une fille te guérira, me dit-elle tout le temps, tu verras quand tu auras essayé tu pourras plus t’en passer.
Ce qu’elle ne comprend pas c’est que c’est pas une question d’essayage, c’est une question d’amour. Et la personne que j’aime est un garçon, ce n’est pas de bol pour ma mère, mais c’est comme ça.
Je souris à Harper et elle penche la tête sur le côté. Elle coupe ma mère au milieu de son speech et demande :
- Toi aussi on t’a obligé à venir là ?
- Ouaip, dis-je.
- Okay, alors je te propose qu’on arrête les formalités et qu’on essaie juste de passer une bonne journée, ensuite je dirai à mes parents que je suis pas intéressée. T’en pense quoi ?
Ma mère devient rouge plus blanche, elle a l’air totalement offusqué. Mais je tape dans la main de Harper :
- Bonne idée, souris-je.
- Géniale.
Elle se tourne vers ma mère et devient hyper respectueuse :
- Merci madame pour votre accueil, maintenant nous allons nous amuser avec votre fils si vous le permettez. Je vous le rendrai en un seul morceau, pas d’inquiétude.
Puis elle prend ma main et m’entraîne avec elle à l’extérieur de ma maison.
Fantastique.

Nous nous sommes assis sur un banc dans un parc et nous parlons :
- Alors pourquoi tes parents t’obligent à faire des rendez-vous arrangé ? Je demande.
- Oh je ne sais pas trop, dit-elle, ils ont envie que je me trouve un mec et vite. Si possible un fils de riche plutôt pas moche.
- Ce que je suis alors.
- Ouaip. Apparemment. Et toi alors ?
J’étends mes jambes et je regarde le ciel.
- Hmmmmm va savoir, dis-je.
Elle ne creuse pas plus profondément la question.

Finalement nous décidons d’aller au cinéma. Elle choisit un film d’action, je ne le trouve pas terrible, elle non plus. Ça la fait marrer :
- C’est un échec total ce rendez-vous, dit-elle.
- Ah bon ?
- Ben aucun de nous deux ne veut être là et le film était nul.
J’enfonce mes mains dans les poches et je lui souris :
- Tu trouves ? Moi j’ai l’impression que tu t’amuses puisque tu ris.
Elle se tait, puis hausse les épaules :
- Hmmm ouais peut-être.

On va manger une gaufre ensemble et je lui demande :
- Il y a eu beaucoup d’autres gars ?
- Bof deux.
- Ils étaient comment ?
- Nul. Répond-elle.
- Nul comment ?
- Le premier était hyper guindé, il me regardait de haut puis a fini le rendez-vous en disant « excuse moi mais tu donnes beaucoup trop ton opinion pour une femme ».
Je glousse.
- Et le deuxième ?
- Il n’arrêtait pas de parler de lui et quand j’essayais d’en placer une il me coupait en disant « non mais ça me fait trop penser à moi tu vois, moi je, moi je, moi je ».
Je me marre encore plus :
- T’as vraiment pas eu de bol, pas étonnant que tu n’es pas envie d’être là, dis-je.
- Eh bien, à vrai dire, je crois que pour une fois ça va, j’ai bien envie d’être là.
Je lui souris.
- Je vois. Mais attends-toi à ce qu’à la fin je ne te dise que tu donnes trop ton opinion pour une femme.
Elle me met une claque derrière la tête et je recommence à rire. Elle me suit. Quand on se calme, elle me demande :
- Et toi alors, elles étaient comment ?
Je réfléchis un instant puis je réponds sincèrement :
- Et bien à vrai dire, elles étaient plutôt pas mal. Drôle, sympa. Il y en avait même une qui avait la même passion que moi pour la mécanique.
- Ah ? Alors pourquoi ça n’a pas marché ?
- À cause de moi, dis-je.
- C'est-à-dire ?
- Et bien je me suis montrée exécrable pour les faire abandonner et ça a toujours mal fini, dis-je en souriant. La dernière m’a écrabouillé un gâteau sur la tête.
Elle lève un sourcil :
- Pourquoi tu as fait ça ? Je ne comprends pas.
- Ma mère m’oblige à aller à ces rendez-vous, je voulais qu’elle abandonne tu vois. Je voulais qu’elle comprenne. Mais comme tu es là…
- C’est qu’elle n’a toujours pas compris, conclue-t-elle.
- Mais avec toi c’est différent, dis-je.
- Ah ?
- Ouais, tu n’es pas là parce que tu le veux, alors je peux me montrer naturel, au final je sais qu’il ne se passera rien.
Harper me sourit et hoche la tête :
- T’as raison, avec moi c’est différent, dit-elle.
Je hoche la tête et croque dans ma gaufre.

La nuit tombe quand nous rentrons finalement à la maison, nous marchons côte à côte en discutant tranquillement. Une fois devant la porte de ma maison, je dis à Harper en toute honnêteté :
- Je pense qu’on pourrait devenir amis, qu’en penses-tu ?
Elle hoche la tête :
- Ce serait super Monty.
Je lui souris puis je dis :
- Écoute, je vais dire à ma mère qu’on sort ensemble, ça la calmera. Tu n’as qu’à faire pareil avec tes parents.
- C’est une bonne idée, dit-elle.
Nous nous serons la main pour clore le marché, et je me dis que ce n’était pas une si mauvaise journée.
Et puis maintenant je n’aurais qu’à dire à ma mère que je vais voir Harper et je pourrai aller voir Jasper tranquillement.

xxx

Pendant ce temps
(Jasper)

- Fifi lâaaaaaaaaache moi je vais mourir, lâche moi. Promis je ne viendrai plus jamais vous embêter toi et Bell quand vous aurez rendez-vous.
- Et m’appelle pas Fifi, grogne-t-il.
Il me relâche finalement alors qu’il m’étranglait à moitié tout en me maintenant au sol avec son genou. Je déteste Octavia de lui avoir appris des prises de catch.

xxx

(Monty)

J’enfouis mon nez contre le cou de Jasper, ça fait déjà plusieurs jours que j’utilise l’excuse Harper pour pouvoir le voir. Il est au courant et ça l’arrange bien puisque ma mère nous lâches les bask’.
- Va pas tomber amoureux d’elle par accident, me dit-il juste.
- Aucune chance, je souffle à son oreille.
Il attrape mon visage et m’embrasse à pleine bouche, avant d’enlever mon tee-shirt et de me faire basculer sur son lit.
- Je t’aime Monty, me dit-il. Je t’aime tellement que des fois ça me fait mal.
Je caresse sa joue doucement, il est le seul pour moi, l’unique. Il n’y a que lui, maintenant et après. Et tant que maman ne le comprendra pas, je serai obligé d’utiliser des pauvres stratagèmes à deux balles.
Je me penche en avant pour embrasser les lèvres de Jasper et passe mes mains sous ses vêtements.
- Je t’aime aussi, soufflé-je à son oreille. Tu me rends fou.
Il rigole et mord doucement ma joue :
- Prouve-le-moi.
Il me pousse à nouveau sur son lit et il s’emploie à me rendre largement fou ensuite.

Il m’arrive de revoir Harper. Par exemple, je l’invite à dîner à la maison et ma mère lui dit qu’elle est follement heureuse de savoir qu’on passe la plupart de notre temps ensemble. Harper me jette un coup d’œil. Je hausse les épaules en signe d’excuse. Elle dit :
- Oh oui, nous passons beaucoup de temps ensemble c’est vrai.
Plus tard dans ma chambre, quand nous sommes seuls, elle me demande :
- Tu mens vraiment à ta mère alors.
- Ça m’arrange, disons.
- Et tu vois qui à la place ?
Je plaisante :
- Une femme de basse condition qui doit se prostituer pour vivre.
- C’est pas vrai, s’exclame-t-elle.
Je rigole :
- Bien sûr que c’est pas vrai !
Harper se laisse tomber sur mon lit :
- Ce qui fait que je me pose toujours la question, pourquoi tu mens à ta mère ?
Je hausse les épaules et répond simplement :
- Par amour.
- Parce que tu veux pas lui faire de peine c’est ça ?
- Pas par amour pour elle, je corrige.
Puis je m’allonge à côté d’elle. Ma mère arrive à ce moment-là, puis comme si on avait été dans une position compromettant elle met ses mains devant ses yeux, avant de dire :
- N’oubliez pas de vous protéger !
Puis de rajouter :
- Monty je suis si fier de toi, je savais que dans le fond tu étais un garçon normal.
- Qu’est-ce qu’elle a voulu dire ? Demande Harper quand ma mère s’éloigne.
Je me rassois et soupir :
- Que je ne suis pas un garçon normal, dis-je.

xxx

(Harper)

Mes parents sont contents de savoir que je sors avec mon rendez-vous arrangé. Sauf qu’on ne sort pas tant que ça ensemble. Pas autant que semble le dire Monty à sa mère en tout cas. Je me demande pourquoi il lui ment, et je me demande ce qu’il lui cache.
Et puis il y a autre chose.
Ça me vexe un peu qu’il m’utilise comme une excuse comme ça, alors qu’on n’a pas réellement rendez-vous.

Donc une fois je l’appelle et je l’invite au ciné. Histoire que pour une fois, le mensonge soit la réalité.

xxx

(Jasper)

Je suis au téléphone avec Monty tandis que Fifi bosse sur ses cours. Ce qu’il a du mal à faire, puisque Bell à côté de lui n’arrête pas de le pousser avec son pied ou de tirer ses mèches de cheveux. Il s’agace et je les regarde faire avec amusement.
- Tu m’écoutes ? Demande Monty.
- Ouais ouais.
- Menteur. Fifi est dans la pièce ?
C’est amusant que Monty l’appelle « Fifi » aussi.
- Ouaip, dis-je.
- Dis-lui que tu es un menteur et qu’il t’a mal éduqué.
- Fifi, dis-je, Monty dit que je suis un menteur et que tu m’as mal éduqué.
- Ta gueule sale môme, je t’ai jamais éduqué, ronchonne Fifi. Si c’était le cas, tu seras pas aussi débile.
- Tu as entendu sa réponse ? Je demande à Monty au tel.
- Ouais ouais. Répond-il.
Fifi finit par craquer à cause de Bell, il prend sa main, l’attire vers lui et l’embrasse. Ensuite il le relâche et se concentre à nouveau sur ses cours. Bell se calme un peu du coup, mais continue de le dévorer des yeux. Je souris et dit :
- Bell va te dévorer Fifi.
Monty s’agace :
- Si tu m’écoutes pas je raccroche.
- Je t’écoute, je t’écoute.
Monty soupire et répète :
- Donc je vais voir Harper demain, on ne se verra pas.
- Quoi ???
- Tu vois que tu m’écoutais pas.
- Pourquoi tu vas voir cette fille ? Encore un rendez-vous arrangé par ta mère ?
- Non, c’est Harper qui m’invite au ciné.
- Je viens avec vous !
- Pas question !
Je grogne.
- Mais pourquoiiiii ?
- Parce que c’est comme ça. Donc on se voit dimanche okay ?
- Pfff. T’as pas intérêt de me faire cocu.
- Mais non. Je t’aime. À dimanche.
- À dimanche.
Il raccroche et je me lève et vais entourer Fifi de mes bras :
- Monty va voir une fille demain, je me plains.
- C’est pas bon ça, dit-il, votre couple bat de l’aile tête de nœud.
- Pas moyen.
- Tu vas faire quoi ? Imagine que Monty soit soudainement très attiré par les seins de cette fille et qu’il décide de te quitter pour y goûter ?
Bell intervient :
- Arrête Murphy, tu vas lui faire peur.
- D’abord Monty ferait jamais ça, je boude.
Fifi dit :
- Ça t’en sais rien, peut-être qu’il t’aime moins qu’avant.
Je lui donne un coup de boule à l’arrière de son crâne et je m’écrie :
- T’es méchaaaaant Fifi.
- Putain mais t’as quel âge bordel ?
Je n’écoute plus et je m’enfuis.

(Murphy)

- J’ai mal, me plains-je en me frottant la tête.
- Ta faute, dit Bell.
- Pff, il a juste à faire confiance à Monty c’est tout, pourquoi il flippe tout à coup ?
- Tu te souviens quand t’as cru que j’allais te quitter pour cette femme avec qui je travaillais ?
- J’avais seize ans merde, j’étais pas sûr de moi encore.
C’est vrai, maintenant j’en ai vingt-deux et je sais que la première qui touche à mon Bell, je l’étale. Non mais.
- C’est l’âge de Jasper.
Je souffle :
- Et merde…

xxx

(Monty)

Harper arrive, vêtu d’un short et d’un débardeur. C’est vrai qu’il ne fait pas froid ces temps-ci. J’ai opté pour un pantacourt et un tee-shirt que m’a offert Jasper. Je me demande s’il est vraiment fâché pour aujourd’hui, il n’avait pas l’air ravi au téléphone. Mais au moins il comprend ce que je ressens quand il me dit « je vais quelque part avec Octavia ». Je sais bien qu’elle est comme une sœur pour lui, je suis un peu jaloux quand même.
Pourtant j’ai confiance en lui.

On va au cinéma, cette fois-ci c’est moi qui choisit le film et je pointe du doigt une comédie romantique. Harper sourit et acquiesce :
- Bonne idée, dit-elle.
Je vais chercher du pop-corn pendant qu’elle choisit nos places. C’est à ce moment-là que je le vois entrer dans la salle. Je fronce les sourcils, puis le rattrape et l’attrape par le col. Il a beau avoir mis une casquette et des grosses lunettes, je le reconnais tout de suite :
- Jasper, qu’est-ce que tu fous là ?
- Quoi ? J’ai pas le droit d’aller au cinéma ? Je vais voir un film, j’ai le droit d’aller voir un film.
- Jaspeeeeeeeeeeeeeeeeer !
- Quoi ? Tu veux pas que je sois là pour que tu puisses draguer tranquillement Harper c’est ça ? Tu vas profiter du noir pour la bécoter ? Et ensuite tu me diras que tu fais juste semblant de sortir avec elle pour faire plaisir à ta mère ?
Je vois rouge et pousse le pot de pop-corn contre Jasper, qu’il attrape malgré lui :
- Je vois, dis-je d’une voix tranchante.
- Tu vois quoi ? Demande-t-il d’une toute petite voix.
- Tu ne me fais pas confiance ! Lâché-je avec colère.
Puis je passe devant lui, en colère, je vais jusqu’à Harper, attrape sa main :
- Viens, j’ai plus envie de voir un film.
Elle me suit sans comprendre, et on repasse devant Jasper qui est figé avec le pop-corn dans les bras.
- Attends, attends Monty, m’appelle-t-il.
- Tu le connais ? Demande Harper.
- Non, ça doit être une erreur, dis-je en continuant de l’entrainer avec moi laissant Jasper planté devant la salle de cinéma.
Je ne relâche Harper qu’une fois loin du cinéma.
- Désolé, dis-je, je ne me sentais pas bien tout à coup. Je te rembourserai les places.
- Ben c’est pas si important, dit-elle. Mais tu veux pas m’expliquer ?
Je soupire et passe une main dans mes cheveux.
- C’était qui le gars qui t’a appelé ? Demande-t-elle.
- Un vrai stalker, je réponds.
- Woh, flippant, dit-elle. Je pensais pas que ça existait vraiment.
- Et ben si, il me suit partout, il vérifie mes fais et gestes, il est même venu voir le même film que nous.
Mon ton est vraiment énervé, et Harper prend mon bras doucement :
- Ça doit pas être facile, dit-elle.
- Non tu l’as dit, c’est pas facile.
- Il a pas pu nous suivre je pense, là, allons ailleurs.
- Ouais, il vaut mieux.
Je sens mon portable qui vibre dans ma poche, je le sors et l’éteint.
- C’était qui ? Demande-t-elle.
- J’en sais rien, je connais pas le numéro, mais j’ai éteins mon portable on sera plus tranquille tous les deux.
- Oui, dit-elle.
- Alors, tu veux faire quoi ?
- Je sais pas, baladons-nous.
- Okay.
Nous marchons donc sans aller nulle part, en discutant de tout et de rien. Au bout d’un moment je me sens un peu moins énervé contre Jasper, mais toujours aussi déçu. Ses paroles m’ont blessé, savoir qu’il pense ainsi, que je pourrais aller voir ailleurs, savoir qu’il doute de mes sentiments, ça m’a fait mal. Il ne me fait même pas confiance, c’est un peu triste.
- Tu m’écoutes ? Demande Harper.
- Hein ? Euh désolé, j’étais perdu dans mes pensées.
- J’ai bien vu, sourit-elle, je te demandais si ça se te disais d’aller boire un coup, je connais un coin sympa.
- Okay, pourquoi pas, dis-je.
- Génial.
J’essaie de mettre Jasper un peu de côté et de me concentrer sur la journée. Harper est sympa et c’est une amie, et en plus elle me sert d’excuse, alors je peux bien faire ça.

xxx

(Harper)

Au début Monty semble un peu perturbé. Peut-être à cause de ce stalker. Je le comprends. Mais au bout d’un moment il se détend, on discute, on s’amuse, on rit ensemble. Ce type est vraiment craquant, et je commence à me dire que c’était pas si mal de le rencontrer, d’avoir un rendez-vous arrangé avec lui. En fait, je commence à me dire que j’aimerais que le mensonge devienne réalité, que je voudrais sortir pour de vrai avec Monty. Et je compte bien que ça arrive avant que la journée ne se termine.

xxx

(Jasper)

- Fifi, je fais quoi, Monty était vraiment furieux, il m’en veut à mort là !
J’entends Fifi soupiré au téléphone.
- C’est pour ça que tu me déranges en pleins milieu d’un baiser super chaud avec Bell ? Je vais te butter tête de nœud.
- Steuplet aide moi ! Steuplet, steuplet, steuplet.
- Grandis un peu Jasper, prends tes responsabilités et va t’excuser. T’es grand non ? Monty est fou de toi, il te pardonnera.
- Tu disais qu’il m’aimait peut-être plus et qu’il allait être attiré par des seins, je chouine.
- Oh bordel ! Jasper ! Écoute-moi. Ça fait combien de temps que tu es avec Monty ?
- Huit ans.
- Combien de fois sa mère a essayé de vous séparer ?
- Dix zillions de fois, au moins.
- Combien de fois Monty s’est séparé de toi ?
- Zéro.
- Tu vois ? S’il devait te quitter, il avait dix zillions de fois l’occasion de le faire, ça lui aurait évité de se recevoir des gifles gratuites, tu crois pas ? Fais lui confiance un peu, idiot. Et va t’excuser !
Je hoche la tête à toute vitesse :
- Merci Fifi, je t’adore !
- C’est ça, maintenant sale gosse, si tu m’appelles encore aujourd’hui, je te brûle les cheveux okay ?
- Okay !
Il raccroche et je souris. Je sautille jusque chez Monty, je vais me planquer dans un coin, attendre qu’il revienne et m’excuser dès que je le verrai.

xxx

(Monty)

La journée se passe bien et le soir venu, nous marchons jusque chez moi. J’ai pourtant proposé à Harper de la raccompagner chez elle mais elle a dit que son père passerait devant ma maison pour la prendre en voiture. Avant d’arriver devant ma porte, elle me prend la main et je m’arrête pour la regarder.
- Monty, j’ai un truc à te dire.
Je penche la tête sur le côté pour l’écouter. Mais elle n’a rien à me dire en fait, en tout cas elle le dit pas avec des mots. À la place elle approche son visage du mien pour m’embrasser.

xxx

(Jasper)

Je suis planqué derrière un arbre et je le vois rentrer avec Harper. Elle lui prend la main et je plante mes ongles dans l’arbre. Enlève ta main, enlève ta main, enlève ta main !
Il se parle mais je n’entends rien, je sais pas ce qu’ils disent.
Et puis alors, Harper se penche et elle embrasse Monty. J’ai l’impression qu’un orage au grand complet vient de me tomber sur la gueule. J’ai deux choix. Faire comme si je n’avais rien vu et m’enfuir en courant, ou massacrer cette meuf qui pose ses sales pattes sur Monty.
Est-ce que c’est mal d’être jaloux et possessif ? J’en sais rien, mais je sors de derrière mon arbre en criant et en courant vers eux. J’attrape Monty par le cou et je l’éloigne. Puis je grogne vers Harper.

xxx

(Harper)

C’est quoi ça ? On dirait un lionceau qui attaque.
- Eh, ce serait pas ton stalker ? Je demande.
Il soupire et me répond :
- Harper, je te présente Jasper, dis-je. Alias mon stalker. Alias mon meilleur ami. Alias mon petit ami.
- Quoi ?
- Je ne vais pas répéter, dit-il.
- T’as très bien entendu, grogne le dénommé Jasper, c’est mon petit ami.

xxx

(Monty)

Jasper sert mon cou vraiment fort, et il est toute griffe dehors face à Harper. Elle fronce les sourcils :
- Tu m’as menti, dit-elle.
- Quand exactement ?
- Tu disais que ce type était un stalker, mais tu sors avec !
- J’ai pas vraiment menti, il m’a vraiment suivi jusqu’au cinéma.
- Et j’ai bien fais, grogne Jasper sans me lâcher, tu prends du bon temps à ce que je vois saleté de Monty.
Je soupire :
- Jasper, laisse-moi t’expliquer, elle…
Harper me coupe :
- Je t’aime, lâche-t-elle. Je t’aime c’est pour que je t’ai embrassé, je veux sortir avec toi.
Jasper m’étrangle à moitié maintenant, Harper n’a vraiment pas choisi son moment, c’est pas vrai. J’arrive même pas à m’expliquer.
- Voleuse, crie Jasper.
- Laisse-le choisir au moins, qui sait, il en a peut-être marre de toi, c’est pour ça qu’il t’a fui au cinéma et qu’il m’a dit que tu le stalkais !
Je sens l’étreinte de Jasper se relâcher, il est touché et blessé par les paroles de Harper, ça me permet de me défaire de ses bras complètement. Jasper me jette un regarde et j’ai l’impression qu’il va se mettre à pleurer.
- Tu… Tu… Bégaye-t-il.
Bon cette fois-ci ça suffit. J’attrape Jasper par les épaules et colle mon front contre le sien :
- Fais-moi confiance !
- Mais…
- Fais-moi confiance ! J’insiste.
Il me regarde droit dans les yeux et finit par hocher la tête.
- D’accord.
Je lui souris et il me rend mon sourire. Ensuite je me détache de lui et me retourne vers Harper.
- S’il te plaît, me dit-elle, sors avec moi. Je sais maintenant pourquoi ta mère te prépare des rendez-vous arrangé, et elle serait vraiment heureuse de nous voir ensemble. Je suis le meilleur choix.
- Ouaip, dis-je en enfonçant mes mains dans les poches.
Elle sourit et j’ajoute :
- Pour ma mère tu serais le meilleur choix. Y a aucun doute.
Son sourire se fissure un peu.
- Tu sais pourquoi ?
- Pourquoi ? Demande-t-elle.
- Parce que tu as des seins et un vagin. Elle en a rien à foutre de ce que tu vaux, de ce que tu penses, tu pourrais être n’importe qui, ça n’a aucune importance tant que tu as ça. Des seins et un vagin. Une femme authentique pour ma mère. C’est tout ce qu’elle désire.
- Mais… Je… Au moins, je corresponds à ses critères, dit-elle. Au moins avec moi, tout irait bien.
- Oui, dis-je. Tu corresponds à ses critères.
- Alors, tu vois. Je suis le meilleur choix, et je t’aime, sors avec moi.
Je fais un pas vers elle puis demande :
- Mais Harper…
- Oui ?
- C’est avec moi ou ma mère que tu veux sortir ?
- Quoi ?
- Tu es le meilleur choix pour ma mère, c’est vrai. Mais qu’en est-il de mes choix, à moi ?
Elle rougit. Elle baisse les yeux. Elle bafouille :
- Tu serais plus heureux, avec une fille.
Je souris, pose mes doigts sous son menton et la force à me regarder.
- C’est là que tu te trompes, dis-je. Personne ne peut me rendre plus heureux que Jasper.

xxx

(Jasper)

Il fait nuit. Nous sommes assis sur un banc près de la maison de Monty.
- Elle est partie, dis-je.
- Ouaip, dit-il.
- Je pense pas que tu pourras encore te servir d’elle comme excuse. Dis-je.
- Nope, dit-il. Ça veut dire que je vais devoir me taper encore des rendez-vous arrangé, la poisse.
Je passe mon bras autour de lui et il laisse tomber sa joue contre mon épaule.
- C’est pas grave, dis-je. Je te fais confiance.
- Hmm vraiment ?
- J’ai eu peur, mais c’est pas que je te fais pas confiance, c’est juste que je t’aime tellement que des fois je me sens un peu en insécurité, tu comprends ?
- Peut-être, dis-je. J’aimerais trop que tu ais des rendez-vous avec des filles ou même avec des mecs.
- Tu vois.
Il embrasse mon cou et je frissonne.
- Mais Jasper, dit-il.
- Oui ?
- Pour moi, il n’y a que toi.
Je tourne les yeux vers lui, pose mes lèvres sur ses cheveux puis dit :
- Et pour moi il n’y a que toi.
Il se blottit contre moi et je murmure :
- Tu vas devoir bientôt rentrer, ta mère va te chercher.
- Juste encore un peu, souffle-t-il.
Et nous restons là, l’un contre l’autre. Quand soudain il relève la tête comme s’il avait pensé à quelque chose :
- Jasper !
- Quoi ?
- Embrasse-moi, j’ai failli me faire embrasser par une fille.
- Comment ça failli ?
- Ben t’as pas vu ? Je me suis reculée juste avant qu’elle touche mes lèvres.
- C’est vrai ça ?
- Jasper, jusqu’où t’as regardé.
- J’en sais rien, je l’ai vu se rapprocher tout près, j’étais sûr qu’elle t’embrassais.
- Ben la prochaine fois regarde mieux. Maintenant, embrasse-moi !
- Bien capitaine !
Et je pose mes lèvres contre les siennes. Et je vais bien plus loin. Je lèche ses lèvres, je vais jouer avec sa langue avec la mienne, je pose mes mains un peu partout sur dos. Puis je me recule :
- Ça va mieux ? Je demande.
- Beaucoup mieux, me sourit-il. Et toi ?
- Beaucoup mieux aussi, dis-je.
- Au fait pourquoi tu te cachais derrière un arbre comme un gros stalker ?
- Parce queeeeeeeee Fifi m’a dit de m’excuser alors je t’attendais. Et au fait, je suis désolé !
- C’est bon. Dit-il en embrassant ma bouche. C’est bon.
Il finit par se séparer de moi, pour rentrer chez lui, mais c’est pas grave, parce que même si la mère de Monty essaye de nous séparer encore dix zillions de fois, je sais que Monty ne partira jamais. Et moi non plus.

Fin.

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Un koala équivaut à deux Sam Rodrick Jonty. (Plus du Galek qui reste haha)
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Maeve
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MessageSujet: Re: [Les 100 - UA] Devant l'école (CHAPITRE BONUS)   Jeu 7 Sep - 22:11

Et coucou!^^

Aaawww, ils sont troooop adorables!!! Very Happy Le dialogue est divin, comme d'habitude. Murphy semble être encore plus grognon, presque. XD C'est vraiment agréable de les retrouver plus âgés. Jasper n'a pas changé sur plusieurs points, il m'a fait rire. XD

Harper m'a déçue, sur la fin, par contre... Ahlàlà... Mais bon, elle n'est pas Émori. :'D Il lui reste, simplement, des choses à apprendre. Comme à eux tous.

Merci encore pour cette fic, et bravo d'être arrivée au bout!!!!


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[Les 100 - UA] Devant l'école (CHAPITRE BONUS)
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