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 [Les 100 - UA] Devant l'école (10)

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God ! No, I'm Dean.


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Maliae
Messages : 1783
Date d'inscription : 30/07/2012

MessageSujet: [Les 100 - UA] Devant l'école (10)   Dim 3 Sep - 21:11

Fandom : Les 100
Prompt : Meurs, qu'on n'en parle plus.
Note : Bon voilà ENFIN FINI, j'ai toujours pas relu désolé pour ça. Emori est une grosse psycho, désolé pour ça aussi.

***

10. Avec tout mon amour.

(Murphy)

Je raconte tout à John, et je lui dis de fermer sa gueule. Emori ne sait pas que j’ai tout expliqué à Bellamy et à ma mère. Elle ne sait rien du tout, j’ai joué la comédie, j’ai feint l’amoureux transit, je devrais devenir acteur, je suis plutôt doué. Elle m’a même cru quand je lui ai dit que j’avais pas pu aller chez elle parce que ma mère m’avait interdit de sortir et m’avait confisqué mon portable.
- Elle est devenue chiante depuis qu’elle boit plus, m’a-t-elle dit.
Il me faut du self control pour pas la tuer.
À la fin de mon récit, John s’exclame :
- Je savais pas que cette fille était une vraie psychopathe en fait. Tu vas faire quoi ?
- Je sais pas trop, dis-je.
- T’as dit à ta mère ce qui se passait non ?
- Ouais, ce matin on est allé lui parler avec Bellamy avant que j’aille en cours.
- Elle a dit quoi ? À propos de ce qu’il se passe avec Bellamy ?
- Elle s’en doutait un peu. Elle a décidé de faire confiance à Bellamy, et à moi pour lui dire si quelque chose se passe mal.
- Wouah elle vachement plus cool depuis qu’elle boit plus, dit-il.
Voilà pourquoi John est mon meilleur ami tiens.
- Elle a dit qu’elle nous soutiendrait si la photo était diffusée, mais j’aimerais l’empêcher quand même.
- Et on fait ça comment ?
- Il faudrait savoir si Emori a fait des copies, et en récupérer une. Et c’est là que tu interviens, mon petit John.
- Euh attend moi ?
- Oui toi.
- Qu’est-ce que tu veux que je fasse ? M’introduire en douce chez Emori et fouiller dans ses affaires ?
- Rien de si compliqué, dis-je avec un sourire en coin.
- Alors quoi ?
- Tu vas simplement lui demander.
Et je lui explique exactement ce qu’il doit faire.

xxx

(Emori)

John est réellement redevenu lui-même. Il se comporte comme avant, avant que ce pervers de Bellamy se mette entre nous. Il me sourit, on discute ensemble, il me laisse le toucher et je vois bien à la façon dont il me regarde que je lui fais envie. Ça me soulage. Il ne m’en veut même plus pour la photo, il m’a même dit que j’étais plus obligé de la garder puisqu’il n’y avait plus rien entre lui et l’autre pervers. Mais je préfère rester prudente on sait jamais.
- Peu importe, a-t-il dit.
Puis il a pris son portable et nous as pris en photos ensemble.
- Je préfère celle-là, a-t-il sourit.
Je savais bien qu’il me reviendrait.

John Mbege vient me voir pour me féliciter.
- Murphy m’a tout dit, dit-il.
Je fronce les sourcils avec méfiance :
- À propos de quoi ?
- Tout, me dit-il, comment il s’est fait manipuler par un pervers, comment il est revenu vers toi grâce à tes efforts.
- Il t’a parlé de la photo ?
- Ben oui, mais c’était une super idée. Si j’avais su que Murphy allait aussi mal, je t’aurais aidé. Tu as bien fait de faire ce que tu as fait.
- Tu trouves ?
- Bien sûr Emori, lui aussi pense ça.
Je souris :
- Ça me soulage, je pensais qu’il m’en voudrait un peu ou même toi. Mais vous m’avez comprise.
- Bien sûr. Dit-il. D’ailleurs désormais je vais t’aider, si tu veux bien. Tu sais ce Bellamy est un adulte, on sera plus fort ensemble contre les pervers.
- Bien dit !
- Tu devrais me passer une copie de la photo, comme ça on est sûr qu’elle ne sera pas perdue.
- Oh t’en fais pas pour ça, j’ai déjà fait des copies, lui dis-je.
- Peu importe, on sera plus fort si on est plusieurs.
- Comme tu veux, dit-elle. Tiens la photo.
Je lui envoie sur son portable, content d’avoir trouvé un allié.
John s’approche alors de nous et demande :
- Vous faites quoi ?
- J’ai récupéré la photo, dit l’autre John. Comme ça tu es doublement protégé.
- Génial, sourit mon John.
Puis il m’attrape par la taille et m’embrasse. Je suis aux anges.

xxx

(Bellamy)

Murphy m’a donné la photo. Franchement je sais pas pourquoi il s’en fait autant, on me reconnaît pas du tout sur cette photo.
- Et si elle l’agrandit ? Grogne-t-il quand je lui fais la remarque.
- Bon te fâche pas, lui dis-je, on va s’en tenir au plan prévu.
- Ouais on fait ça.
Puis il se penche vers moi et semble attendre quelque chose :
- Quoi ?
- Embrasse-moi, réclame-t-il. Tu sais, pour effacer ses lèvres de ma bouche.
- Tu l’as embrassé ? Je m’énerve.
- Ben oui, sinon comment veux-tu qu’elle y croit ?
Je l’attrape par la taille et l’embrasse sur la bouche :
- Ne la laisse plus faire, dis-je. Trouve des excuses. Dis que t’as un rhume et que tu veux pas lui refiler !
- T’es mignon quand t’es jaloux, dit-il.
Je détourne les yeux et regarde la photo de nous en train de nous embrasser :
- T’étais plus mignon ce soir-là, marmonné-je.
Il embrasse ma tempe et me sourit :
- T’inquiète pas, ça ne va plus durer longtemps entre Emori et moi.
- Tant mieux, soufflé-je. Et si jamais ça marche pas entre nous, trouve-toi quelqu’un de mieux qu’elle.
- Promis, dit-il.
- Bien.
- Mais ça va marcher entre nous.
Je lui pince gentiment le nez et embrasse son front.
- On verra, dit-je.

xxx

(Jasper)

Y faut pas que je dise que Fifi et Bellamy sont amoureux. Fifi m’a tout bien expliqué, il a dit que si je disais, des gens méchants feront du mal à Bellamy et Fifi serait très triste. Mais je sais garder les secrets, alors je dis rien à personne, sauf à Monty parce que Monty y dira rien non plus. Octavia aussi elle sait, mais Octavia elle veut pas que quelqu’un soit méchant avec son frère alors elle va rien dire non plus.
N’empêche que je suis content parce que Fifi n’est peut-être pas mon vrai papa, mais il est comme un vrai papa, alors maintenant que y a Bellamy j’ai deux papa pour moi, et en plus comme la maman de Fifi elle est pu malade, c’est comme si j’avais aussi une maman. J’ai trop de chance.
Mais je dis rien à mon vrai papa et ma vraie maman pour pas qui soient tristes que je les aimes moins.

Mais y a juste un truc pas trop bien. Fifi y vient à l’école avec la méchante fille et ça j’aime pas, même s’il m’a expliqué que je devais être sage parce que c’est un plan, je veux pas voir la méchante fille. Alors quand elle vient, je me cache derrière Monty et je grogne.

xxx

(Murphy)

- Désolé Emori, laisse-lui le temps de s’habituer à toi okay ? Je lui ai déjà expliqué la situation, mais il est petit, il a besoin de temps.
- Pfff, c’est chiant les gamins. Toi et moi on n’en aura jamais.
- T’as raison, dis-je avec un sourire en coin, on n’en aura jamais.
- Bon j’y vais, fait-elle, mais tu m’appelles, promis ?
- Ouaip.
Elle se penche vers moi pour m’embrasser et je lui éternue au visage.
- Désolé, un début de crève, dis-je.
- C’est rien, à toute.
- À toute.
Elle s’éloigne et Jasper accepte seulement de sortir de sa cachette qui se trouve être Monty. Je m’accroupis vers lui :
- Tiens encore un petit peu Jasper, bientôt, tout sera fini et tu la verras plus.
Jasper soupire et hoche la tête. Nous faisons semblant de nous ignorer avec Bellamy et c’est dur, mais c’est le plan. Bientôt tout sera terminé.

xxx

(Bellamy)

Je reçois enfin un mail qui me fait plaisir. J’appelle Murphy tout de suite après.
- C’est bon, lui dis-je. Tout va se terminer. Tu es prêt ?
- Ouais, plus que jamais.
- Super.
- Eh Bellamy ?
- Oui ?
- J’ai l’impression d’être dans un James Bond, tu sais ça ?
- Moi aussi, dis-je en riant.
- Eh Bellamy ? Répète-t-il.
- Oui ?
- Je t’aime.
Mon cœur fait des loopings.

xxx

(Emori)

Que c’est bon de se lever le matin en sachant qu’on a gagné la partie. Qu’on a été la plus forte et que ce qui nous appartient nous est revenu. Je me sens vachement bien, vachement heureuse. John est à moi et il a fini par le comprendre. Je vais au collège le sourire aux lèvres, pour revoir mon chéri. Dès qu’il me voit, il me saute presque dessus, et me prends dans ses bras.
- Emori, comme tu m’as manqué, dit-il.
Je m’accroche à lui, je regarde son visage, il est tellement beau. Il me caresse le dos et descends même un peu plus bas :
- Tu deviens entreprenant, dis-je en souriant.
- J’ai envie de toi, répond-il, on pourrait le faire, ça te dit pas ?
- Vraiment ?
- Oui vraiment… Dit-il en soufflant sur ma bouche et en continuant de balader ses mains sur moi.
Je le fais mariner et il lève un sourcil tout en me touchant un peu plus bas, un peu plus devant. Mais puisque c’est comme ça, je vais le toucher aussi, je descends ma main sur ses fesses et il me sourit :
- Ça veut dire oui ? Demande-t-il.
- Oui, dis-je, oui carrément.
Il me lâche alors et se recule. Je ne comprends pas tout de suite ce qu’il se passe avant que je ne vois mon portable dans sa main. Il me sourit puis jette mon portable par terre et l’écrase avec son pied. Plusieurs fois, jusqu’à le tuer complètement.
- Tu rêves si tu crois que je vais faire quoi que ce soit avec toi, lâche-t-il alors, je te déteste pauvre fille.
- Est-ce que tu es stupide ? J’ai des copies de la photo. Je vais la montrer à tout le monde maintenant.
Il hausse les épaules.
- Fais comme tu veux, dit-il.
Puis il entre dans le collège. À ce moment-là John court vers nous :
- Eh, je sais pas si vous savez, mais il y a une photo affichée partout dans l’école !
Ça doit être John Mbege qui a fait le coup, il devait se douter que John préparait quelque chose.
- Viens vite Murphy, ça te concerne.
Je le vois pâlir et me jeter un coup d’œil. Bien fait, c’est bien fait, fallait pas te moquer de moi. Bien fait ! Nous courrons jusqu’à l’endroit où les photos sont affichées. Elle est là, c’est bien elle, je la reconnais, c’est… C’est…
Quoi ?
Quelque chose cloche.
- Eh c’est pas ta mère là ? S’exclame John Mbege tout fort./
Tous les visages se tournent vers les deux John et quelqu’un demande à John Murphy
- Ta mère entretient un jeune ?
Il arrache l’affiche et la roule en boule.
- Celui qui a fait ça est dégueulasse, dit-il, ma mère fait ce qu’elle veut ! Ça ne regarde personne.
- Non… Dis-je, sur la photo. Ce n’est pas… Ce n’est pas ta mère…
Il lève un sourcil, attrape une autre affiche et me la montre. Sur la photo, Bellamy est clairement en train d’embrasser une femme aux cheveux longs et châtains, qui ressemble parfaitement à la mère de Murphy, du moins pour ceux qui la connaissent. Les autres verront juste une femme.
- Comment c’est possible ? J’ai la photo et… Et…
Murphy me sourit et dit :
- Et quoi ? Oui ma mère se tape des jeunes, et alors ? Il est majeur, elle est majeure, ils font ce qu’ils veulent !
Je secoue la tête :
- C’est toi sur la photo !
Il la regarde l’air de ne rien y comprendre. Il joue juste la comédie.
- Moi ? Tu es sûr de ça ?
- J’ai l’original, je le prouverai !
- C’est pas beau de modifier une photo Emori, dit-il, qui pourrait croire que c’est moi sur la photo maintenant que tout le monde a vu que ma mère entretenait un petit jeune.
- Montre leur John, dis-je en me tournant vers Mbege, t’as la photo toi aussi, montre leur l’original, ils verront bien que tu ne l’as pas modifié.
John Mbege lève un sourcil puis dit :
- Franchement Emori, je ne vois pas du tout de quoi tu parles. C’est la première fois que j’entends parler de cette photo moi.
Ce n’est pas possible. J’ai été piégé, ils m’ont piégé. Maintenant même si j’affiche la photo originale, personne n’y croira tout le monde pensera à un montage. Tout le monde. John se penche vers moi et me susurre à l’oreille :
- Tu sais qu’il a juste suffit de me faire les cheveux plus long ? Selon Bellamy je ressemble beaucoup à ma mère. Bellamy a un copain qui a fait ça pour lui.
Je le pousse de frustration, puis m’échappe de la marée humaine, de tous les collégiens qui vont vouloir en savoir plus sur la mère de John et sur ce jeune homme.
Mais ce n’est pas sa mère. Ce n’est pas sa mère sur la photo. C’est John lui-même, et maintenant, plus personne ne me croira…

xxx

(Murphy)

John m’aide à enlever toutes les affiches que nous avons collés nous-même la veille. Maman se fiche qu’on pense qu’elle sorte avec un jeune, et la rumeur s’apaisera vite je ne me fais pas de soucis. Le pire c’est que c’est elle qui a eu l’idée d’afficher en premier la photo, un petit peu modifié.
- Je faisais ce genre de conneries au lycée, a-t-elle dit.
- Arrête, t’avais même pas d’ordi à cette époque, lui ai-je lancé.
- Non mais avec ton père on aimait bien faire des bêtises, on s’envoyait des messages codés que les profs n’arrivaient pas à déchiffrer, on faisait le mur ou on crevait les pneus de la voiture du principale.
- Pas vrai !
- Si si, a-t-elle certifié en rigolant.
C’était la première fois qu’elle me parlait de papa et des conneries qu’ils faisaient ensemble plus jeune.
- Il suffit simplement de faire croire que c’est une femme sur la photo et le tour sera joué, a-t-elle ajouté.
Et c’est là que Bellamy est intervenue :
- C’est mieux si c’est une femme qui existe, et j’ai une idée.
Et voilà. Il me suffisait de récupérer la photo, puis d’attendre que le pote de Bellamy la modifie (d’ailleurs il a pris son temps celui-là, je ne le remercie pas). Dans le doute, on a posté quelques photos en ville et aussi devant l’école primaire. Emori sera juste obligé de laisser tomber.
Lui casser son portable pour pas qu’elle puisse montrer directement l’original, c’était le petit plaisir du jour. Elle n’a même pas remarqué que je ne la tripotais pas vraiment mais que je fouillais juste ses poches pour mettre la main sur l’objet.
- Merci pour ton aide mon pote, dis-je à John.
- Ben à quoi ça servirait sinon les meilleurs amis, à part faire passer les mères pour des cougars !
- Je vois que tu as appris la définition, dis-je.
- Ouaip !
Je lui pose la main sur la nuque puis ajoute :
- Mais ne l’utilise plus, c’est sexiste.
- Ah bon, qui l’a dit ?
- Ma mère. Et elle est très lucide maintenant, alors fais gaffe.
John éclate de rire et je fais de même. Je me sens libéré.

xxx

(Emori)

Je choppe John à la pause et je lui dis :
- Sors avec moi.
- Nope, répond-il de façon nonchalante.
Alors je lui balance :
- Si tu le fais pas je me suicide !
Je suis sûr qu’il va m’écouter maintenant, j’en suis sûr de le tenir comme ça.
Mais à la place il se met à rire, puis s’approche de moi et son regard devient dur comme de la glace :
- Alors meurs, qu’on n’en parle plus.
Puis il s’éloigne.

Je serre les dents, puis je rentre chez moi en courant. Bien sûr que je ne vais pas me suicider pauvre type minable, je ferai de ta vie un enfer un jour tu verras, je me vengerai. Je me vengerai !

xxx

(Murphy)

- T’es sûr qu’elle va pas se suicider ? Me demande John.
- Ouaip, elle fera rien, c’était que du vent.
- Et si jamais elle le fait ?
Je souris en coin et violemment je réponds :
- Alors bon débarras.

xxx

(Bellamy)

Je regarde l’affiche collé sur le panneau devant l’école primaire. On dirait vraiment que j’embrasse la mère de Murphy, c’est effrayant qu’ils se ressemblent comme ça. Mon pote n’a pas eu besoin de retoucher le visage pour le faire paraître plus vieux, la photo était de toute manière trop flou pour ça. Je ne suis même pas sûr qu’on m’ait reconnu dessus. Murphy arrive derrière moi, prend l’affiche et l’arrache :
- Espèce de dragueur de vieilles, lâche-t-il.
Je souris et lui met une gentille claque derrière la tête.
- Tout est bien qui finit bien, dis-je.
- Ça veut dire quoi ça ? Que toi et moi on sort ensemble pour de bon ?
Je regarde autour de nous mais personne n’écoute notre conversation.
- Oui, dis-je. Mais il va falloir se montrer prudent.
- Okay, soupire-t-il.
Je le décoiffe gentiment et il bougonne en remettant ses cheveux en arrière.
- Et Emori ? Je demande.
Il hausse les épaules.
- Elle n’est pas venue en cours, elle doit être vexée. Bah ça lui passera hein. Elle est jeune, elle s’en remettra.
- Tu n’as pas peur qu’elle se venge ?
- Hmmm. Non. Elle essayera sans doute, mais bon moi, contrairement à elle, je ne suis pas seul. Alors tout ira bien.
Je hoche la tête. Nous parlons encore un peu, jusqu’à ce qu’un homme arrive et se plante devant nous. Je ne connais pas cet homme alors je regarde Murphy qui hausse les épaules parce qu’il ne sait pas non plus c’est qui.
- Vous êtes Bellamy Blake ?
- Euh oui ?
L’homme me fout son poing dans la tronche et ça fait mal.
- Espèce de salaud, vous avez baisé ma femme pendant mon absence.
Hein quoi ? Sa femme ? De quoi il parle ? Je me tourne vers Murphy qui comprends pas plus que moi.
- Euh… Madame Murphy est veuve, dis-je à tout hasard.
- Je parle de Gina pauvre type, comment t’as osé faire ça, espèce de salopard.
Et il me refout un coup de poing.
- Je croyaiiiiis qu’elle était divorcée, dis-je en me protégeant le visage au cas où un autre coup arriverait
- Espèce de menteur ! J’ai découvert par hasard une photo de vous, c’est comme ça que j’ai su qu’elle avait un autre gars. Mais elle m’a tout expliqué. Elle m’a dit que vous l’aviez dragué alors qu’elle ne cessait de vous répéter qu’elle était mariée. Pauvre type, voleur de femme, si tu l’approches encore je te butte !
Je ne sais plus quoi dire. En fait soudainement j’ai juste envie de rire, tellement c’est drôle, mais genre vraiment. Je me tapais Gina parce qu’elle le voulait, que je la croyais divorcé et que je voulais oublier Murphy, et voilà que j’ai mis son mari pas divorcé du tout en colère. Qu’est-ce que cette situation débile ? C’est tellement marrant. Alors devant ce pauvre type qui n’a juste pas eu de bol avec sa femme, j’éclate de rire. Pire que tout, Murphy me regarde faire et éclate de rire avec moi et nous voilà tous les deux à rire devant ce pauvre type qui pleure à moitié et qui continue de m’insulter.
- Je ne toucherai plus jamais à Gina, je jure entre deux rires.
Puis je lui tends l’affiche :
- Comme vous voyez j’ai déjà quelqu’un d’autre.
Et c’est reparti de plus belle entre Murphy et moi. L’homme est désemparé, garde l’affiche dans ses mains sans comprendre, puis fini par s’éloigner. Et Murphy et moi, on rit, on rit, on rit encore. Octavia et Jasper finissent par nous rejoindre, et ils demandent « pourquoi vous riez ? Pourquoi vous riez ? » et nous on rit encore plus. Si bien que les deux petits finissent par se mettre à rire aussi. Et Monty également. Qui se fait engueuler par sa mère. Ce qui nous fait rire encore plus sans raison aucune.
- Bande de dépravés, lâche-t-elle.
Et je pleure de rire.
Et Murphy pleure de rire aussi.

Et je l’aime.

xxx

Épilogue.

(Murphy)

Il m’a dit d’aller faire un tour, je suis sûr qu’il a oublié que c’était mon anniversaire, alors que c’est vachement important pour moi vu que j’ai quinze ans et que ça me rapproche un peu plus du moment où on pourra se voir librement. Genre maintenant. Parce que j’ai quinze ans, qu’à la rentrée je vais au lycée et que ma mère est d’accord, alors le monde entier doit l’être aussi.
Lui il pense qu’on doit attendre dix-huit ans pour s’afficher au grand jour, il est vraiment chiant. Puis il croit quoi ? Que mon front ne va pas finir par s’aplatir à force qu’il embrasse mon front plus souvent que ma bouche ? Si je deviens chauve ce sera sa faute !

(Bellamy)

Le môme est sorti en boudant. Il croit que j’ai oublié son anniversaire. Je n’ai rien oublié du tout, je compte les jours jusqu’à ses dix-huit ans oui, quand on sera tranquille et que les gens nous jugeront plus. Seulement faut que je prépare l’appartement pour fêter ça, et je suis sûr qu’il n’a pas pensé à ça, que je pouvais préparer l’appartement pour lui.
Octavia râle parce que je mets des décorations partout.
- Je pourrai lui donner un cours de karaté ? Demande-t-elle.
- Non ce soir tu dors avec Jasper chez Murphy.
- En fait Jasper c’est devenu mon petit frère, grogne-t-elle, je le vois presque plus souvent que toi.
- Ah bon ? Tu me remplaces ? Dis-je l’air boudeur.
- Noooon ! S’écrie-t-elle. Je plaisantais, tu es mon seul frère ! Le seul et l’unique.
Je ris :
- Bon dans ce cas, aide moi à accrocher cette guirlande.
- Je suis sûr que Murphy va trouver ta déco moche, dit-elle en m’aidant.
- Personne ne trouve les décos d’anniversaire moche, à part toi O.
- Tu veux que je t’apprenne une prise de karaté que tu lui feras ?
- Non merci O.
- Bon comme tu veux. J’essaie juste de t’aider moi. Il te trouvera cool si tu fais du karaté.
- Il me trouve déjà cool, dis-je.
- Tu es sûr de toi Bell !
Je lui fais un clin d’œil. Je finis la déco, puis j’emmène O chez la maman de Murphy. Finalement j’envoie un texto au gosse boudeur :
« J’ai fini le ménage tu peux venir ».
Il est là deux minutes plus tard. Il a dû passer son temps à roder autour de l’appart.

(Murphy)

J’ai fait le tour du quartier, je me suis surtout bien fais chier. J’ai bien songé emmerder Bellamy en lui disant que j’allais appeler Emori, mais il ne m’aurait pas cru. Elle a bien essayé de nous emmerder au début, elle me suivait partout, elle faisait grave chier, elle venait taguer sur nos murs des insultes, elle allait emmerder Jasper en venant à l’école, elle sonnait chez nous à des heures indues, elle allait aussi écrire des insultes sur la porte de Bellamy d’ailleurs, mais ma mère a fini par la chopper et par lui faire peur en disant qu’elle allait prévenir les flics pour harcèlement. Après ça, elle s’est calmée. Maintenant elle se contente juste de me fusiller des yeux quand elle me croise, ce qui me fait une belle jambe. John, lui, est toujours mon meilleur ami du coup pour mon anniversaire, il m’a offert une fausse barbe.
Il y tient ce débile hein.
De toute façon pas besoin, j’ai l’impression que ça commence à pousser tout seul, je pourrai toujours me laisser une vraie barbe, si je veux.
Bref, je reçois enfin le texto de Bellamy et je (cours) marche jusqu’à son appartement.

Il m’accueille en me lançant des confettis et en me chantant « Joyeux anniversaire ». Franchement, c’est qui le gosse entre nous deux ?

(Bellamy)

- Elle est moche ta déco, dit-il.
Octavia serait heureuse de savoir qu’elle a eu raison.
- Rabat-joie.
Il s’assoit à table et j’allume des bougies puis je lui sers son gâteau d’anniversaire.
- Ambiance, se moque-t-il.
- Je vais te plaquer le jour de ton anniversaire si tu ne te réjouis pas, dis-je.
Il me tire la langue, mange un bout de gâteau et se plaint exprès, avec un sourire en coin :
- Trop de chocolat.
Je l’attrape et le coince sous mon bras, puis je lui frotte le crâne.
- Qu’est-ce que t’as morveux hein ? Tu veux qu’on se batte. Je te signale que je suis celui dont la sœur fait du karaté !
- Tu connais même pas de prise je suis sûr !
Je le relâche et j’avoue :
- Non en effet.
Alors il m’attrape le bras et sans que je comprenne comment ni pourquoi, après qu’il ait bougé à toute vitesse, je me retrouve par terre :
- Par contre moi j’en connais.
- Tu fais pas de karaté !
- Non, mais ta sœur m’a appris deux ou trois trucs, elle a dit que tu trouverais ça cool.
Je me relève :
- Ne te fais pas avoir par ma petite sœur toi !
Il se met à rire. Et je ne peux que lui pardonner.
- Alors tu me trouves cool ? Demande-t-il.
- Oui, mais plus de prise de karaté s’il te plaît.
Il se rassoit à table et mange finalement gâteau.

(Murphy)

Il est trop bon ce gâteau, je suis sûr que c’est Bellamy qui l’a cuisiné. Et les décos de l’appartement sont vraiment jolies. J’adore aussi les bougies. Mais je ne préfère pas lui dire, il chopperait la grosse tête et c’est vraiment trop drôle de l’embêter. J’ai même pu lui faire une prise de karaté, Octavia sera fière de son beau-frère.
- Alors c’est quoi mon cadeau ? Je demande.
- On ne réclame pas, sale gosse.
- Attention, dis-je. Sale gosse de quinze ans.
Ça le fait sourire. Il va sortir un cadeau de dessous les coussins et me le tends.
- Oh alors j’ai le droit à un vrai cadeau.
- Pourquoi, tu t’attendais à quoi ?
- Un truc niais du style un bisou sur le front avec une phrase du genre « ton cadeau c’est tout mon amour ».
- Je ne suis pas si débile.
- Ah bon ?
- Bon ouvre ton cadeau, s’agace-t-il.
Je tourne l’objet dans mes mains, puis je devine :
- Hmm une chemise de couleur rouge super classe.
Il écarquille les yeux et je déballe le cadeau pour trouver exactement ce que j’ai dit.
- Tu as des yeux à rayons X ? Demande-t-il.
- Non mais t’es allé l’acheter avec ma mère, elle a vendu la mèche.
Il prend l’air boudeur et dit :
- Alors tu savais très bien que je n’avais pas oublié ton anniversaire.
- Non je ne le savais pas, cette chemise, t’aurais pu l’offrir à ton amant.
- J’ai pas d’amant, imbécile.
- Et une amante ?
- Non plus. Pourquoi toi oui ?
- Non. Y a que toi.
Il rougit. Et ça me plait. Je finis mon gâteau puis j’essaie la chemise.
- Comment elle me va ?
Bellamy me regarde la bouche grande ouverte puis marmonne :
- Mouais bof.
- Menteur va.

(Bellamy)

Il est trop beau, cette chemise lui va trop bien. Il s’approche de moi :
- Dis-le que tu me trouves beau, dit-il.
- Bien d’accord, je te trouve beau.
Et comme ça, je suis pas le seul à rougir. Il me sourit et je fonds. Il a une trace de chocolat au coin des lèvres et je lui enlève avec mon pouce.
- Aucune once d’imagination, soupire-t-il, c’était avec ta bouche qu’il fallait l’enlever le chocolat, sinon à quoi ça sert que je me démène pour en laisser une trace hein ?
Je roule des yeux. Puis je finis par approche mon visage du sien :
- J’ai un autre cadeau d’anniversaire, dis-je.
Il me regarde avec une sorte d’impatience et j’encadre son visage de mon main pour embrasser son front.
- Je vais devenir chauve à force, marmonne-t-il.
Je souris et l’embrasse encore, puis j’embrasse son nez, puis ses joues, puis la commissure de ses lèvres et quand je me recule il ne dit plus rien. Je lui ai enfin cloué le bec.
- Ton deuxième cadeau, c’est tout mon amour, dis-je.
Il éclate de rire.
Je le lui vole en posant ma bouche sur la sienne.

(Murphy)

Et il me chuchote à l’oreille :
- Je t’aime. Joyeux anniversaire.
Et c’est le meilleur anniversaire de ma vie.

Fin.

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Un koala équivaut à deux Sam Rodrick Jonty. (Plus du Galek qui reste haha)
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Swato
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MessageSujet: Re: [Les 100 - UA] Devant l'école (10)   Dim 3 Sep - 23:13

OH NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON
J'en veux encore, j'en veux encoooooooooooooooooooooooore

Punaise tu as crée un monstre, je suis accro, je veux encore de ta murphamy, elle était trop adorable !
Pis l'humour des deux abrutis là, j'en peux plus j'étais pété de rire encoooooooooooooooore

Encore, encore, encore ! *boude*

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Maeve
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MessageSujet: Re: [Les 100 - UA] Devant l'école (10)   Jeu 7 Sep - 21:47

Aaaaawww!!
Très malin, le coup de la photo!!^^ Et je suis trop contente que la mère de Murphy aille mieux! Et Murphy et Bell sont toujours aussi adorables et l'humour, l'humour!! <3

Merci. C'était vraiment beau et cela fait beaucoup de bien, une fin pareille.^^


Maeve

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MessageSujet: Re: [Les 100 - UA] Devant l'école (10)   

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