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 [Les 100 - UA] Devant l'école (8)

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On a eut pleins de belles journées, mais on a un seul Perry


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Maliae
Messages : 1685
Date d'inscription : 30/07/2012

MessageSujet: [Les 100 - UA] Devant l'école (8)   Dim 3 Sep - 16:31

Fandom : Les 100
Prompt : Nous soufflons nos bougies.
Note : Bon ça n'est TOUJOURS PAS le dernier chapitre, et j'ai pas relu, désolé désolé, mais j'ai vraiment la flemme et envie d'écrire plutôt que de relire, voilà.

***

8. Ta couleur préférée.

(Octavia)

Je pense que mon frère me cache quelque chose en ce moment. Il ne m’a pas dit pourquoi il ne voit plus Gina, ou juste « ben on s’aimait pas », mais avant c’était pas un problème qu’il s’aime pas et maintenant c’est un problème. Je pense qu’il me cache quelque chose, et il croit que je le vois pas. Il tient la main de Murphy en cachette et il pense que je le sais pas.
Maintenant je suis chez la maman de Murphy avec Jasper, parce que Bellamy doit aller au musée avec Murphy, et Jasper me parle de Monty.
- Monty il a eu un tournevis à noël et il m’a dit d’amener un truc pour qu’il le démonte, aide moi à choisir.
Mais je pense à Bellamy et au fait que mon grand frère me cache quelque chose.
- Bellamy a un secret, dis-je.
Jasper glousse.
- Moi je saiiiiis c’est quoi ?
- C’est quoi ? Demandé-je vexé de voir que Jasper sait le secret et pas moi.
Alors que je suis SA sœur, et pas Jasper !
- Non je dirai rien, c’est un secret.
Je fais tomber Jasper par terre et je lui tort le bras :
- Dis-le-moi !
- Bon d’accord mais lâche moi d’abord.
Je le lâche et il me dit :
- Bellamy va devenir mon nouveau papa.
Je frappe Jasper, parce que c’est un gros crétin.
- Jamais mon frère deviendra ton papa, je m’écrie. C’est mon frère à moi et pas à toi ! Et en plus t’as déjà un papa ! Abruti, abruti, abruti !
Ça doit pas être ça son secret, en fait Jasper sait rien du tout. Je soupire et Jasper demande :
- Alors j’emmène quoi à Monty à ton avis ?

xxx

(Murphy)

J’ai mis dix plombes à m’habiller. J’ai même demandé conseil à John alors que c’est encore sa mère qui lui choisit ses fringues.
- Mets un truc qui fasse adulte, a-t-il conseillé.
- Comme quoi ?
- Une fausse barbe, des semelles compensées et un costard !
- Rappelle-moi pourquoi t’es mon meilleur ami déjà ?
- Parce que tu m’aimes ?
Je lui ai filé un coup de pied et ai décidé de me débrouiller tout seul.
En fait c’est ma mère qui m’a aidé. J’ai tellement pris l’habitude de pas compter sur elle que j’ai été surpris quand elle m’a emmené choisir des vêtements avec elle. Jasper était là aussi et il a foutu le bordel dans le magasin pendant que j’essayais des tas de fringues différentes avant de me décider à demander conseil à ma mère, puisqu’elle était là.
- Une chemise ce serait pas mal, a-t-elle dit.
Puis elle a pris une chemise bleu foncée avec des boutons à pressions.
- Ça mettra tes yeux en valeur.
Puis elle a choisi un jean noir un peu usé. Et finalement, pour les chaussures, des bottines noires.
J’y croyais pas trop mais elle m’a trouvé superbe.
- Il va adorer.
Mouais.

J’arrive en retard, juste pour le plaisir de le faire attendre. On ne voit même pas ma chemise parce que je porte une veste noire (acheté et choisi aussi par maman) et une écharpe. Je me demande si ça a servi à quelque chose d’aller faire des courses. Je sais pas depuis combien de temps il attend, mais il a les joues et les oreilles rouges. Je m’approche de lui et il me regarde comme si j’étais tombé du ciel.

xxx

(Bellamy).

J’ai froid. Je suis gelé. Il arrive bientôt ce petit enfoiré de Murphy qui prend plaisir à me faire attendre ? Je vais lui faire voir moi, ce qu’il en coûte de faire attendre les adultes, moi.
C’est ce que je pense, mais je suis incapable de le faire quand il arrive finalement. Il porte une veste bleue nuit avec laquelle je l’ai jamais vu, un jean et des bottines (avec talon, ce qui le grandit de quelques centimètres). Pendant un moment je me demande s’il a vieilli dans la nuit et j’ai envie d’attraper son écharpe et de l’embrasser. À la place je me met à bégayer comme un gros crétin :
- Hm euh salut, tu as un nouveau style ?
Il regarde ses fringues et relève les yeux vers moi :
- Ça te plait ?
Je détourne les yeux et il lève le nez tout content.
- Ça te plait n’est-ce pas ? Tu me trouves comment hein ? Tu me trouves beau ?
Je grince des dents et il continue de me chercher. Je finis par planter mes yeux dans les siens et lui balancer :
- Oui je te trouve vraiment beau, satisfait ?
Il en reste la bouche grande ouverte et je tire sur son écharpe pour qu’il s’approche et j’embrasse son front. Je n’ai pas peur qu’on nous voit, il n’y a personne dehors par ce temps.
- Bon on y va, dis-je en le relâchant.
Il hoche la tête et prend ma main que je planque dans ma poche.
On s’est donné rendez-vous à côté du musée (ce qui était parfaitement débile parce que j’aurais pu le prendre directement chez lui en déposant Octavia, mais monsieur voulait que ça ait l’air d’un vrai rendez-vous, alors je lui ai fait plaisir et j’ai attendu dans le froid). On n’a que vingt mètres à faire avant de pouvoir entrer dedans. Je paye l’entrée pour les deux, c’est moins cher pour lui parce qu’il a moins de dix-huit ans. On pose nos manteaux dans le vestiaire et je bug à nouveau en voyant sa chemise. Il est vraiment beau ce petit couillon. Dire que je n’ai presque pas fait d’effort de mon côté, je porte un simple pull en laine et un jean. Si j’avais su, je me serais habillé pour lui en foutre pleins la vue. Maintenant je regrette d’avoir mis ce pull plutôt qu’une chemise comme lui et en même temps, je craignais d’avoir froid. Il me reprend la main et je marmonne :
- Non, j’ai pas mon manteau.
- C’est pas grave, personne fait attention !
Je regarde autour de nous et c’est vrai que tout le monde s’en fout, alors je garde sa main dans la mienne.
- On a vraiment l’air d’un couple, s’amuse-t-il.
- Tu veux que je relâche ta main ?
- Non.
- Alors chut.
Le musée est super grand et coupé en pleins de parties différentes. Le monde du vivant, avec les animaux disparus, les animaux de maintenant, les insectes, les plantes, ce genre de trucs. Puis l’espace, avec les planètes ce genre de trucs. Et finalement l’art, avec quelques tableaux de gens célèbres que je ne connais pas et Murphy non plus. On s’en fout un peu, on regarde ce qui nous intéresses, on lit la pancarte, on discute entre nous, on prend quelques photos et je sais bien que Murphy en profite pour faire des photos de moi, et j’ose pas faire de même, alors que j’en meurs d’envie. Sauf que je ne veux pas qu’on trouve des photos de lui dans mon portable, je ne veux pas qu’on me fasse des remarques, qu’on l’embête et qu’on salisse notre relation.
Murphy reste planté devant les dinosaures, il a l’air de faire la gueule et de s’ennuyer, mais quand on y regarde plus près, on se rend compte qu’il est plutôt fasciné.
- Hmmm alors tu aimes les dinosaures ?
- Ouais, dit-il.
Ça me fait plaisir d’en apprendre plus sur lui, de savoir ce qu’il aime ou pas.
- C’est quoi ta couleur préférée ? Demandé-je dans le même temps.
- Quoi ? C’est quoi le rapport avec les dinosaures ?
- C’est pour savoir. Curiosité scientifique.
Il hausse les épaules sans me répondre et s’approche d’une reconstitution de T-Rex.
- L’ancêtre de la poule, dit-il.
Je regarde l’animal et commente :
- Ça ne devait pas être la joie de se faire becter par ce truc.
Il plante alors ses dents dans ma main, sans me faire mal, et ça me fout des frissons comme si j’avais pris un coup de jus.
- Qu’est-ce que tu fous ?
- Un avant-goût de la morsure d’un T-Rex, ricane-t-il.
- Tu peux pas être un T-Rex, commenté-je.
- Pourquoi ?
- T’es trop petit.
Il me marche fort sur le pied pour se venger.

xxx

(Murphy)

- Et toi c’est quoi ta couleur préférée ? Je demande alors qu’on est dans une pièce toute noire où on voit seulement les étoiles et la voie lactée, comme si on y était.
- Tu m’as pas répondu, toi d’abord.
Je pointe le doigt vers la lune et je dis :
- Elle est immense, tu crois qu’elle est à la bonne échelle ?
- J’imagine, répond-il.
- Hmmmm. Bon fais un vœu.
- Pourquoi ?
- Si on voit une étoile filante.
- Ce sont juste des Del tu sais, des lumières pour imiter les étoiles.
Je lui donne un coup de coude :
- Prends-moi pour un idiot.
- Donc pas d’étoile filante, insiste-t-il.
- Fait semblant alors !
- Bon, d’accord. Je dois juste faire un vœu c’est ça ?
- Oui.
J’attends, puis je demande :
- Alors t’as souhaité quoi ?
- Je ne peux pas te le dire sinon il se réalisera jamais.
- Dis-le quand même !
- Okay… Alors ça te concerne…
- Ah bon ? Dis-je en souriant.
- J’ai souhaité…
- Oui ?
- J’ai souhaité connaître ta couleur préférée !
Je fais la moue, un peu déçu. En même temps, fallait s’y attendre, il n’allait pas me déclarer son amour comme ça. Et pourtant je lui ai tendu une grosse perche là.
- Et toi tu as fait un vœu ? Demande-t-il.
- Pas besoin.
- Pourquoi ?
- J’ai déjà fait mon vœu une autre fois.
- Et c’était quoi ?
Je lui tire la langue et répond :
- Connaître ta couleur préférée. Abruti.
Il se marre, j’adore son sourire, son rire, j’adore ce putain de cupidon qui envoie des flèches droit dans le cœur juste avec ça.
- Pour info, dit-il, je crois que c’est le bleu. Voilà ton vœu a été réalisé.
- C’est donc si facile hein ? Je souhaite que Bellamy Blake ici présent m’embrasse.
Pendant une seconde je crois qu’il ne va pas le faire, qu’il va juste blaguer à ce sujet et s’échapper. Mais il se penche vers moi et colle sa bouche à deux centimètres de la mienne. À la fois vraiment trop près et vraiment trop loin. J’ai l’impression que mon âme s’échappe de mon cœur et embarque mon cœur avec. Il se recule, à peine, son front touche presque le mien. On est seuls tous les deux, sous un ciel étoilé, et il me sourit et souffle :
- Vœu exaucé.
J’ai l’impression de plus pouvoir respirer. J’ai même oublié comment je m’appelle. Et lui se recule, et sourit de plus belle :
- Alors, ta couleur préférée ?
Mais même ça je m’en souviens plus.

xxx

(Bellamy)

Il me fait faire des choses que je ne devrais pas faire, mais je deviens hors de contrôle quand je suis avec lui. Nos taquineries sont amusantes et me plaisent, j’ai vingt ans, j’ai l’impression d’en avoir quinze et de séduire la personne que j’aime. C’est exactement ce qu’on fait d’ailleurs, on se drague, on flirte. Il y a six ans de différence entre nous, six années quasiment insurmontable, et pourtant j’ai encore failli embrasser sa bouche, ne dérivant qu’au dernier moment. Murphy ne répond pas à ma question. Je reprends sa main et je l’entraîne ailleurs.
On reste figé un temps devant un tableau abstrait.
- T’y comprends quelque chose ? Je demande.
- Non, mais on a l’air de beaucoup aimé l’art de cette façon, dit-il.
Je souris et il me fixe et dit :
- Tu peux arrêter ça ?
- Arrêter quoi ?
- Arrêter de sourire, dit-il.
- Ben pourquoi ?
Il baisse la tête et grogne :
- Parce que…
- Parce que quoi ? J’insiste.
- Parce que tes sourires me rendent vraiment dingue de toi, beugle-t-il avec agacement.
Des visages se tournent vers nous et bon sang, qu’est-ce que j’ai envie de l’embrasser quand même. À la place je souris à nouveau. Il lève les yeux vers moi, puis me fout un coup de pied dans le genoux, lâche ma main et s’éloigne en marmonnant :
- Bien fait !
Je le rattrape en me tenant le genou comme un idiot et je lui dis :
- Tu n’as qu’à faire pareil !
- Faire pareil ?
- Sourire. Dis-je.
Il me regarde et étire ses lèvres de force, en montrant toutes ses dents dans une hideuse grimace.
- Alors ? Demande-t-il.
- Laisse tomber, soufflé-je.
Il me fait son sourire en coin, mais ce n’est pas pareil.
- J’ai dit, laisse tomber, répété-je.
Il hausse les épaules, reprends ma main et on fait le tour des tableaux.

Il est plutôt tard quand on sort du musée, on a fait trainer le temps. On est aussi passé à la boutique et je lui ai offert un T-Rex en plastique. Il a fait la gueule pour pas montrer que ça lui faisait plaisir mais il a dit « merci » quand même. Dehors il me dit :
- On va manger quelque part, ensemble ?
J’opte pour un macdo, il boude parce que voulais un restaurant, je lui dis que je n’ai pas la bourse de Rotchild, il dit « tant pi, on mettra des bougies sur nos hamburgers ça donnera une ambiance », j’éclate de rire, il me quitte plus des yeux, j’ai envie de l’embrasser. Je ne le fais pas. On va acheter des bougies parce que je deviens vraiment bête quand je suis avec lui, puis on va au macdo pour les planter dans nos hamburgers, avant de se rendre compte qu’aucun de nous deux n’a de briquet. Alors on fait le tour des tables pour trouver un briquet, puis on allume finalement nos bougies et je gueule :
- Joyeux anniversaire, joyeux anniversaire !
Et il me fout un coup de pied sous la table parce que je suis trop bruyant.
Nous soufflons nos bougies.
- C’est quand ton anniversaire ? Demandé-je.
- Le dix-huit août, je vais avoir quinze ans, je réduirai la distance.
- Je vais avoir vingt-et-un-an le quatre mars.
- Et merde !
Et nous mangeons.

xxx

(Murphy)

Je me demande comment je peux lui demander s’il m’aime. Là maintenant au milieu du macdo alors que j’ai la bouche pleine de hamburger et de frites, je me dis que ça le fait pas trop. De toute façon il m’aime, si c’était pas le cas il m’embrasserait pas à deux centimètres de la bouche (il me prendrait même pas la main). Mais, et si c’était pas le cas ?
C’est forcément le cas, non ?
J’avale un bout de mon hamburger.
- Bellamy ?
- Oui ?
Je prends une frite et croque dedans.
- Non rien, laisse tomber.
- Qu’est-ce que tu voulais savoir ? Insiste-t-il.
Je lève les yeux au ciel et demande :
- T’es plutôt caleçon ou boxer ?
C’est vraiment marrant de le voir rougir.
- C’est quoi cette question ?
- Une question. Dis-je.
- Tu m’as pas dit ta couleur préférée, me rétorque-t-il.
Je hausse les épaules et reprends une frite.
- Je demanderai à Octavia, fais-je.
- T’as pas intérêt, s’écrie-t-il.
Ses joues sont hyper rouges. Il est vraiment trop drôle. Je lâche :
- Tu m’aimes.
Ce n’est pas une question, mais je veux qu’il réponde quand même. Seulement, il utilise sa super manœuvre d’évitement et me demande à la place :
- C’est quoi ta couleur préférée ?
Je mords dans mon hamburger et je ne lui réponds pas non plus.

xxx

(Bellamy)

Bien sûr que je t’aime pauvre imbécile, mais comment je pourrais te le dire hein ? Après le macdo, il est l’heure de rentrer et je sens qu’il ne veut pas, qu’il ralentit le pas. Je le laisse faire, je ne veux pas non plus que la journée s’arrête. Mais il faut bien. Il tient ma main bien à l’abris dans ma poche de manteau et on marche presque à reculons tellement on va doucement. Bien sûr que je l’aime, c’est évident.
- Avoue que t’as pas envie de me quitter, dit-il.
- J’ai plutôt l’impression que c’est toi qui ne veut pas me quitter, rétorqué-je.
Il fait la moue et cache le bas de son visage dans son écharpe. Je suis sûr qu’il voudrait que je lui dise que je l’aime, que je ne veux pas le quitter, qu’il va me manquer dès qu’on sera séparé. Bien sûr qu’il voudrait tout ça, et moi je suis incapable de lui dire. J’ai la trouille. C’est qu’un gosse, et pourtant je l’aime. Oh oui qu’est-ce que je l’aime. Et je voudrais qu’il le sache, parce que s’il lui arrivait un truc, il ne saurait même pas mes sentiments pour lui et ce serait trop dur. J’ai réalisé ça quand j’ai cru qu’il était à l’hôpital parce qu’il allait mal. J’ai réalisé tout ça, et c’est pour ça que je tiens sa main et que je ne le lâche pas. Et pourtant je suis incapable de lui dire ce qu’il veut entendre.
Je suis un idiot.
- C’est vrai… Soufflé-je finalement.
- Quoi donc ?
- Que je n’ai pas envie de te quitter.
Je le vois sourire, même dans son écharpe. Je m’arrête et pose mon doigt en dessous de son menton pour le forcer à me montrer son sourire. Son vrai sourire. Ses lèvres se rétractent et je secoue la tête :
- Non, continue de sourire.
Et il continue.
- Redis-le, réclame-t-il.
- Quoi donc ?
- Que t’as pas envie de me quitter.
- J’ai pas envie de te quitter, dis-je, j’ai envie de rester avec toi.
Son sourire s’agrandit, touche ses yeux.
- Tu m’aimes, dit-il.
Alors ça sort tout seul, sans que je puisse le retenir.
- Bien sûr que je t’aime.
Ses joues deviennent rouges, je suis sûr que les miennes ce n’est pas mieux. Il lève sa main et la pose sur ma joue, son pouce caresse le dessous de mon œil, et il se met sur la pointe des pieds dans l’attente de quelque chose. Idiot.
Je me baisse et embrasse sa bouche.
Elle est glacée. Elle me brûle.

xxx

(Murphy)

Je commence un peu à mieux comprendre comment a dû se sentir le big bang. Je ferme les yeux un moment puis je les ouvre pour être sûr que Bellamy est en train de m’embrasser. Il a fermé les yeux aussi. Je referme les miens. Le baiser dure disons dix secondes. Autant dire dix millions d’années et dix millième de secondes. Il se recule et ma bouche parle toute seule :
- Rouge, dit-elle.
- Quoi ?
- Ma couleur préférée.
Il me sourit et avec une impulsion je repose ma bouche sur la sienne.

xxx

(Bellamy)

Je récupère Octavia et c’est comme si j’étais sur un nuage, j’ai l’impression de flotter et marcher à côté de mes propres godasses. J’ai vingt ans, je suis amoureux d’un gosse, et je réagis comme si j’en étais un. J’ai l’impression d’avoir du brouillard dans la tête. Octavia a l’air de bouder et je demande :
- Ta journée s’est pas bien passé ?
- Non, marmonne-t-elle.
- Pourquoi ?
- Parce que t’as un secret et tu me le dis pas.
Elle a deviné, bien sûr. Cette gamine voit tout. Mais bon, je peux bien lui dire maintenant, je peux bien lui dire à elle.
- Je suis amoureux, dis-je.
- Ah bon ? De Gina ?
- Non ! De Murphy.
Elle devient pâle d’un coup et s’écrie :
- Alors c’est vrai ?
- Quoi ?
- Que tu vas devenir le papa de Jasper ? Mais je veux pas moi ! T’es mon frère à moi.
- Tu ne disais rien pour Lucas, dis-je.
- Ben non parce que Lucas il avait déjà un papa.
- Jasper aussi.
- Ben oui mais il dit que ça va être toi son nouveau papa.
Je m’accroupis pour être à la hauteur de ma sœur et pose ses mains sur mes épaules :
- Je ne vais pas devenir le papa de Jasper, dis-je. Il a déjà un papa et une maman. Mais c’est possible que je m’occupe un peu de lui des fois.
- Je veux bien que tu t’occupes de lui.
- D’accord, dans ce cas tout va bien.
Elle hoche la tête puis je demande :
- Ça ne te dérange pas ?
- Quoi donc ?
- Que je sois amoureux de Murphy.
- Oh ça ? Non. Tu es amoureux c’est bien non ?
- Oui c’est bien.
Elle sourit et je tire son bonnet sur ses oreilles.
- Allez on rentre à la maison.
- Oui.
Je me sens heureux.

xxx

(Emori)

John s’est perdu, je vais le ramener. C’est impossible qu’il soit amoureux d’un vieux, de quelqu’un d’autre que moi, qu’il me remplace. C’est impossible et ce type l’a surement forcé. Alors je vais ramener John à la raison, et je sais exactement comment, c’est très facile.
Quand John arrive au collège, je dis que je veux lui parler. Il a l’air agacé, mais il m’écoute quand même.
- Je vous ai suivis, dis-je.
- Pardon ?
- Je vous ai suivis au musée, puis au macdo.
John pâlit.
- Qu’est-ce que tu racontes ?
- J’ai dit que je vous ai suivis, et j’ai pris des photos. J’ai pris une photo en particulier.
Je sors mon portable et je lui montre la photo où ce sale type embrasse John. Il devient encore plus blanc.
- Qu’est-ce que tu fais Emori ? Donne-moi ça.
Il essaie d’attraper mon portable mais je le range dans ma poche. Puis il se recule :
- Et puis après tout je m’en fous, il m’aime, dit-il. Arrête de me suivre.
- Il t’aime pas, il se sert de toi.
- Il m’aime, insiste-t-il.
- Quitte le et sors avec moi !
- Non !
Je m’approche de lui et dit :
- Fais-le où je diffuse la photo.
- Fais ce que tu veux, lâche-t-il.
- Tu es sûr de toi ? Bellamy a vingt ans tu sais, tu crois que les gens vont réagir comment hein ? S’ils savent pour toi et lui ? Il va avoir des problèmes, il va être pointé du doigt, il ne va pas être accepté.
Je l’entends grincer des dents mais je sais déjà que j’ai gagné.
- Tu imagines si ça s’apprend. Un pervers, un pédophile.
- Il n’est pas pédophile, ni pervers !
- Tu es trop jeune, tu as été manipulé.
- Il n’est pas comme ça !
- Mais c’est ce que les gens verront, c’est déjà ce que moi je verrai.
- Que les gens causent ! On s’en fiche.
- Et tu penses qu’on va lui laisser sa petite sœur si ça s’apprend ?
John a l’air choqué.
- Quoi ?
- On lui retirera sa sœur, il perdra son boulot, il peut même aller en prison pour ça.
- Non.
- Bien sûr que si ! Il suffit juste que je diffuse la photo et il aura des gros problèmes.
John ne dit plus rien, je sais ce qu’il fait, il réfléchit à ce que je lui dis, il cherche une échappatoire, il cherche ce qu’il peut faire pour s’en sortir, pour aider Bellamy. Mais il n’y pas d’échappatoire.
- Qu’est-ce que tu veux Emori ?
Voilà, c’était trop facile.
Je pose ma main sur sa joue et la caresse doucement :
- Je t’aime, dis-je. Je t’aime depuis qu’on se connaît John, je n’ai jamais, jamais cessé de t’aimer. J’ai fait une erreur, pardonne-moi, s’il te plaît, ressortons ensemble. Je sais que tu m’aimes encore, tu as juste été manipulé, mais tu te souviendras vite combien tu m’aimes.
- C’est ce que tu veux ? Demande-t-il la voix tremblante.
- Abandonne-le et sors avec moi.
- Et tu ne diffuseras pas la photo ?
- Promis.
Ses épaules s’affaissent et il hoche la tête.
- Fais ce que tu veux, dit-il.
Je souris et l’embrasse. Enfin, il me revient.

À suivre.

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Swato
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MessageSujet: Re: [Les 100 - UA] Devant l'école (8)   Dim 3 Sep - 22:32

AH MAIS PUTAIN NON JE REFUSE !!!!

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C'est chouette non ????
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Swato
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MessageSujet: Re: [Les 100 - UA] Devant l'école (8)   Dim 3 Sep - 22:33

C'EST HONTEUX MARI, HONTEUX !

Tu m'as fait monté au paradis de l'anévrisme et d'un coup tu retires tout et on tombe en enfer mais NON quoi ! v_v" Je te déteste, sadique

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Maeve
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MessageSujet: Re: [Les 100 - UA] Devant l'école (8)   Jeu 7 Sep - 10:39

Je craignais un truc dans le genre... Ton Émori est une psychopathe. :') (T.T) Bell et Murphy sont adorables, sinon.

Pauvre Murphy! J'espère qu'il va en parler et ne pas vouloir tout régler tout seul... TT


Maeve

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