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 [Elias Devanshire - Une odeur permanente]

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Ore demo, suki dayo....Hanabi


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Yuuki
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MessageSujet: [Elias Devanshire - Une odeur permanente]   Dim 3 Sep - 14:49

D’abord l’odeur du bois. Celle de son lit, de ce qui l’entoure, de tout ce qu’il y a autour de lui et même en dehors de chez lui. Du bois partout, ne crépitant pas, simplement là, robuste, présent. Le bois et la pierre aussi.
Une main dans ses cheveux couleur branche. Il sait qu’il n’a pas bien dormi, et son haleine, sans sentir très mauvais, lui rappelle son plat de la veille, jambon délicieux, offert gracieusement par cette petite dame, fidèle fervente de son église.
Il se lève, s’étire, baille un peu, et va se préparer. L’odeur de sa soutane semble similaire à celle des vieux livres. Il sait qu’il a hérité de celle d’un ancien collègue, et aime ce vieux parfum. Il s’habille sans attendre, ouvre la fenêtre. La nuit est encore là, et il se laisse à goûter les sensations de fraicheur et de CO2 qu’il respire sans vergogne. Puis le café, arôme amer, mais pourtant si puissant. Le thé viendra plus tard, plus doux, plus sucré, dans l’après-midi. Quand il aura besoin de se revigorer. Le café l’aide à se réveiller totalement, ses yeux s’ouvrent un peu plus, et il s’en va prier. Les genoux collés au banc peu confortable, fait lui aussi de bois. Du bois plus ferme, mais moins agréable que celui qui compose la forme de son lit.
Pourtant, il semble s’en accommoder, yeux fermés, air solennel, comme déployant ses ailes. Des ailes il n’en a point, mais parfois, à le voir si bon, on le penserait ange, chaleureux, mais d’un parfum de printemps.
L’encens se fait sentir, dans toute son église. C’est l’heure de la messe plus officielle, où les gens viennent se mêler. Riches comme pauvres, croyants ou moins. La rumeur souffle même que certains sont uniquement là pour entendre la voix douce et ferme de ce prêtre qui semble traverser le cœur des autres, par ses simples mots. La fumée à l’odeur acide traverse le nez de toutes ces personnes qui entourent l’homme de Dieu. L’encens continue de tourner, embaume tout ce qu’il touche.
Peu de temps après, c’est un véritable effluve qui transparaît, à peine les portes de l’église ouvertes. Odeur de la boucherie à côté, du pain qui vient de loin, de restaurants divers, il est temps de manger, et d’ouvrir également ses papilles. Pour le coup, il se dirige vers un restaurant qu’il sait délicieux, qu’il sait assez abordable pour avoir un petit plaisir. Comme une récompense pour son dur labeur.
Après cela, simplement de la prière, quelques confessions, l’odeur du bois humide, le parfum de la vielle dame qui en fait toujours trop, l’émanation de péchés pardonnés. Et enfin, l’anis. Un autre cadeau, pour la candeur, la bonté, la gentillesse, la douceur qu’il laisse exhaler juste par son sourire. Cela sent l’anis tout comme lui, et il se laisse à quelques gourmandises, se promettant de se faire pardonner, tentant d’échapper à la culpabilité. Après tout, lui-même n’est pas parfait.
La nuit revient, avec cette émanation d’écorce, ce parfum d’arbre, cette odeur si particulière mais qu’il adore plus que tout. Fermant son église, il se laissa à la contemplation du mélange que produit la baisse de température sur la pierre, et sa main chaleureuse qui la touche.
Son matelas est aussi glacial, privé de tout contact humain durant la journée. Mais il devra encore attendre un peu, que d’abord, son propriétaire se glisse sous l’eau chaude, pour y laver son corps. Alors émane le mélange de fleurs et de fruits, de produits chimiques, qui viennent nettoyer les quelques salissures qui le composent. Ses mains passent sur les quelques cicatrices, restes de son accident, restes de son pouvoir incontrôlable au début, restes de souvenirs que parfois, il aurait aimé oublier.
Mais il sait faire face à son passé, simplement l’accepter, c’est comme vivre avec ce parfum âcre et désagréable, humidité permanente, d’un désert en plein soleil, sans ombre, sinon celle de l’angoisse.
Le jet qui le mouille s’arrête, et il se contente d’un simple bout de tissu pour la nuit. Cela le change des couches de sa soutane, qui le réchauffe même en été.
Se couchant, se laissant aller au sommeil, il sourit.
Elias a laissé sa fenêtre ouverte, et c’est sous cette odeur qu’il adore, qu’il laisse la nuit le bercer.

Fin

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