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 [Les 100 - UA] Devant l'école (7)

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On a eut pleins de belles journées, mais on a un seul Perry


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Maliae
Messages : 1685
Date d'inscription : 30/07/2012

MessageSujet: [Les 100 - UA] Devant l'école (7)   Dim 3 Sep - 14:14

Fandom : Les 100
Prompt : Il est fier, en fait.
Note : Ceci n'est toujours pas le dernier chapitre. J'ai eu la flemme de relire par contre doooonc sorry.

***

7. C'est quelque chose.


(Jasper)

La maman de Fifi, elle est allée à l’hôpital pendant trois jours. Pi elle est rentrée et Fifi était content. Il m’a dit que sa maman elle va faire un dézintokation, je sais pas trop ce que c’est mais c’est pour qu’elle guérisse et sois plus malade et se lève bien le matin pour aller au travail. Fifi il râle parce que je l’appelle Fifi mais John c’est super moche et nul, je veux pas l’appeler John ni Murphy, parce que Fifi c’est plus mignon. Et que je l’appelle toujours Fifi et même s’il râle je sais qu’en fait il aime bien ça. Parce que Fifi je le connais très bien.
Par exemple il a l’air méchant et toujours de mauvaise humeur et Monty au début il avait trop peur de lui, mais faut dire que Monty ben il peut être un peu trouillard des fois, alors j’ai dit à Monty qui faut pas avoir de Fifi, parce que en fait Fifi il est très gentil mais y veut pas le dire. Et maintenant Monty y sait que Fifi il est très gentil et que même Fifi y fait des couettes dans les cheveux et Monty comme ça, il est trop mignon. Mais ce que je veux dire c’est que Fifi je sais trop bien quand il est content ou pas content. Et quand je dis « Fifi » en vrai il est content, c’est comme ça.
Je sais aussi un secret. Fifi il a un amoureux. C’est Bellamy son amoureux. Le grand frère d’Octavia, ma copine. Même si avant on s’entendait pas trop bien, maintenant c’est vraiment ma copine et on rigole bien avec elle, moi et Monty.
Fifi il est toujours content quand il est avec Bellamy. Comme moi quand je suis avec Monty, et Monty c’est mon meilleur ami et mon amoureux à moi, même si sa maman elle veut pas, elle n’arrivera jamais à nous séparer. C’est Fifi qui l’a dit.
En tout cas moi je suis très content parce que comme la maman de Fifi elle va pu être malade, ben elle s’occupera de moi avec Fifi. Maman et papa y zont beaucoup beaucoup de travail alors je les vois pas beaucoup mais y sont très gentils et même que maman elle m’a acheté un andespineur et même que je l’ai prête à Monty parce que sa maman elle veut pas lui en acheter un parce qu’elle dit que c’est débile. Maman et papa ils m’achètent toujours tout ce que je veux mais des fois j’aimerais mieux qu’il m’achète rien et me font un câlin et me lise une histoire, comme Fifi y fait.
Je vais dire un secret que seul Monty y sait et personne d’autre.
Des fois j’ai l’impression que Fifi, c’est mon vrai papa.
J’aimerais bien que Fifi ce soit mon vrai papa. Vraiment vraiment beaucoup beaucoup beaucoup.
Parce que Fifi il me fait des câlins, me lit des histoires, et il me fait même des bisous et des chatouilles et il joue avec moi et il m’écoute et il est troooooooooooooooooooooooooooop gentil même s’il dit pleins de gros mots, et j’aime Fifi pour toujours.
Et si son amoureux c’est Bellamy.
Alors Bellamy va s’occuper de moi aussi, et c’est comme si j’aurai deux papa.
Mais c’est un secret top secret.
Alors chut.

xxx

(Bellamy)

Je ne peux tout simplement plus toucher Gina. L’embrasser encore moins. Alors je romps avec elle parce que je ne peux pas continuer, c’est simplement impossible. Gina m’en veut, elle est furieuse mais c’est comme ça. Ma bouche a touché le front de Murphy et elle ne veut plus toucher aucun autre front, et tant pis si ça fait de moi un sale type pervers pédophile, je l’aime.
Il s’en doute, c’est évident. Et il est tout fier, en fait. Ça l’amuse de frôler mes doigts quand on rentre ensemble, et ça l’éclate bien de me rappeler que je l’ai embrassé deux fois sur le front.
- Deux fois, Bellamy, non pas une, mais deux fois.
- C’est comme ça qu’on embrasse les gosses.
- C’est bien vrai et je suis un enfant n’est-ce pas ?
Et il me regarde en attendant que je pose ma foutue bouche pour la troisième fois sur son foutu front.
J’attends qu’on soit seul.
Maintenant il pourra dire que ça fait trois fois.

xxx

(Murphy)

Je me souviens bien. Je lui ai demandé s’il m’aimait. Non je ne lui ai pas demandé. Je l’ai confirmé et il n’a rien dit. Il n’a rien dit du tout. Ou s’il a dit quelque chose c’était quand je dormais. Alors je m’en fiche, il m’aime.
Il m’aime, il m’aime, il m’aime.
Je suis un gosse, et il m’aime.
Peut-être.

Maman a commencé une cure de désintoxication. Elle est suivie par un psychiatre et elle fait beaucoup d’efforts pour s’en sortir. Elle n’arrête pas de s’excuser quand on se parle, et ça m’agace un peu, mais je la laisse faire, si ça l’aide à moins culpabiliser. Je lui en veux même pas. Je veux dire, l’amour de sa vie est mort, comme ça, du jour au lendemain, alors je pense que c’est normal de sombrer. Si j’avais pas été aussi jeune, moi aussi j’aurais pu boire pour me consoler d’avoir perdu mon père.
Maintenant elle est beaucoup plus lucide, mais si c’est dur pour elle et que des fois elle craque. Mais elle me prépare mon repas, elle accueille Jasper, elle nettoie la maison, elle se couche dans son lit, et elle me parle.
- Ton père me manque, me dit-elle.
- Moi aussi il me manque.
Et c’est vrai, des fois je pourrais crever tellement il me manque. Le pire c’est que je ne me souviens pas beaucoup de lui, je me souviens même pas de son enterrement ou d’avoir réalisé à un moment qu’il était mort et reviendrait jamais, et pourtant je voudrais qu’il soit là, avec maman, avec moi. J’ai l’impression que tout serait plus facile s’il était là. Mais il faut faire sans lui. Je prends la main de ma mère.
- Est-ce que tu m’en veux ? Je lui demande.
- Pourquoi ?
- C’est ma faute, dis-je, s’il est mort. C’est parce qu’il venait me chercher.
Elle me frappe le front avec le plat de sa main. Doucement.
- Idiot. Ce n’est la faute de personne. Et surtout pas la tienne.
Et elle me prend dans ses bras.
- Je vais guérir, jure-t-elle, et je vais prendre soin de toi maintenant. Je t’ai laissé trop longtemps grandir tout seul.
J’ai vraiment envie de la laisser faire.

Une fois, je lui parle de Bellamy. Je ne lui dis pas grand-chose, juste comment on se connaît. Je ne lui dis surtout pas que je l’aime.
- C’est un ami, dis-je à la place.
- C’est lui qui était dans ma chambre à l’hôpital la dernière fois ?
- Oui.
- Invite-le à manger alors. C’est bien qu’il ait été là pour toi dans ces moments.
J’acquiesce.
- Oui.

xxx

(Bellamy)

Est-ce que c’est comme avoir un dîner avec sa belle-mère ? Comment est-ce que je peux penser ça alors que Murphy et moi on ne sort absolument pas ensemble ? Pourtant je suis stressé comme si c’était une présentation officielle aux parents avant le mariage. C’est horrible, je sais pas comment m’habiller. Si je porte un costume se sera trop habillé, si j’en porte pas j’aurai l’air négligé. Je finis par opter pour une chemise blanche et un jean. Cravate ? Pas cravate ?
Pas cravate.
Je demande à Octavia ce qu’elle en pense.
- T’es très beau.
Elle sera là pour le dîner, évidemment. Elle porte un pantalon et un pull qui dit « Keep calm and KARATE ». Je crois que ma sœur est monomaniaque, mais vraiment trop mignonne. Je lui fais des nattes dans les cheveux et mes doigts tremblent dans ses cheveux.
- Pourquoi tu trembles ?
- Je tremble pas.
- C’est pas beau de mentir Bell !
Je souffle.
- Je suis un peu stressé de rencontrer la maman de Murphy.
- Pourquoi ?
- Parce que j’ai peur qu’elle ne nous aime pas.
- Pourquoi ?
- Parce que ce serait un peu triste, tu ne crois pas ?
Ma sœur se tourne vers moi et pose ses petites mains sur mes joues.
- Si elle nous aimes pas, je lui ferai une prise de karaté pour nous venger !
- Qu’est-ce qu’on a dit sur les bagarres ?
- Mais ce sera bien fait pour elle !
- Pas de bagarre !
Ma sœur prend l’air boudeur :
- Bon d’accord.
- Il y aura Jasper aussi, lui dis-je.
- Trop bien.
- Tu t’entends bien avec Jasper maintenant, Constaté-je.
Elle hoche la tête :
- Je me suis rendu compte qu’on faisait une bonne équipe.
- Tant mieux. Allez, on y va où on va être en retard.
J’ai acheté des fleurs et une bouteille de jus d’orange (j’ai bien entendu évité le vin). C’est Murphy qui ouvre la porte et il me sourit en coin :
- Oh des fleurs, merci !
- C’est pour ta mère, petit malin.
- Je vois, tu préfères la mère au fils !
Je roule des yeux et pose la bouteille de jus d’orange sur sa tête :
- Tiens sale gosse, c’est pour toi.
Il me sourit, lève les mains pour prendre la bouteille et nous invite à entrer. Jasper est déjà là et court me taper dans les mains avant d’entamer une danse bizarre avec Octavia.
- Dommage que Monty y soit pas là mais sa maman voulait pas qu’il viende.
Octavia hausse les épaules et dit :
- Je mettrai sa maman par terre si elle vous embête.
- O !
- Oui oui, je sais pas de bagarre !
Mais je la vois clairement faire un clin d’œil à Jasper. Ah vraiment, les gosses.
En parlant de gosse, Murphy s’était éloigné pour mettre la bouteille dans le frigo, mais il revient vers moi et s’approche tout près, se met sur la pointe des pieds pour me chuchoter :
- J’ai le droit à mon bisou ?
Je lui tapote la joue :
- C’est seulement pour les enfants sages.
Puis je m’éloigne de lui parce que la mère entre dans la pièce.
- Vous devez être Bellamy ? Bonjour ! Me salue-t-elle.
Je me mets à bégayer comme un débile en lui offrant les fleurs et elle me sourit :
- Merci, dit-elle, il ne fallait pas.
- Ça me faisait plaisir.
La mère respire les fleurs et son sourire s’agrandit :
- Je vais les mettre dans un vase, asseyez-vous, mettez-vous à l’aise.
Elle s’éloigne et Murphy me regarde du coin de l’œil :
- Tu dragues ma mère !
- Non
- Dragueur de mère.
- Arrête ça !
Je m’assois et Murphy s’installe en face de moi. Octavia me tire par la manche :
- On peut aller jouer dans la chambre de Jasper ?
- Non, ce n’est pas poli.
- Laisse les y aller, me dit Murphy, on vous appellera pour dîner.
- Dans ce cas… Tu peux y aller O.
- Génial, merci grand frère !
Les deux petiots s’éloignent et c’est la mère qui revient avec un vase et les fleurs dedans :
- Elles sont vraiment superbes, dit-elle.
- Je les ai choisis exprès pour vous.
- Vous êtes adorables.
Je lui souris et Murphy me fout un coup de pied sous la table. Du coup j’en rajoute une couche pour me venger :
- Ces fleurs ne font pas honneur à votre beauté, dis-je.
La mère se met à glousser et en s’asseyant à côté de moi elle me souffle :
- Vous êtes un charmeur.
Je vois Murphy devenir rouge (de colère ? De vexation ? D’humiliation ?), il semble sur le point d’exploser, et je tape doucement dans son pied pour le calmer.
- Je voulais vous remercier de vous être occupé de mon fils, dit finalement la maman.
- Pas de problème, dis-je. J’ai l’habitude avec les gosses, je m’occupe de ma sœur depuis sa naissance.
Murphy me fait un bon gros doigt d’honneur et sa mère l’enguirlande :
- John, ce n’est pas une façon de traiter notre invité. Tu devrais le remercier aussi.
- Plutôt crever, grogne-t-il.
- Excusez-le, me dit sa mère, il n’a pas un caractère facile.
- Aucune importance, dis-je, c’est un enfant, ils sont souvent capricieux et grognon.
Murphy se renfrogne, puis se lève :
- Vous permettez ? Nous dit-il. L’enfant va rejoindre les autres enfants.
Puis il s’éloigne. Je crois que je suis allé un peu trop loin. Bon tant pis. La mère soupire :
- Je suis désolée, me dit-elle, il est vraiment gentil en fait mais…
- Je sais, dis-je. Je sais, ne vous inquiétez pas.
Je lui souris pour la rassurer et elle me pose des questions sur notre rencontre et notre relation. J’ai peur de mettre les pieds dans le plat, je ne sais pas vraiment ce qu’elle veut entendre, mais certainement pas « j’aime votre fils ».
- C’est un ami, dis-je. Je sais que… Qu’il est jeune mais…
Elle secoue la tête.
- Non non, ne vous inquiétez pas. Murphy est très mature pour son âge, des fois il agit comme un adulte, et d’autres fois on se souvient que c’est un enfant quand il se met à bouder, alors je comprends qu’il soit attaché à quelqu’un de plus âgé.
Elle se tait un instant, semble peser ses mots, puis ajoute :
- Je pense qu’il tient beaucoup à vous.
- Pardon ?
- Je ne sais pas, je me trompe peut-être, mais quand il m’a parlé de vous, il semblait très apaisé, très… Doux. Il souriait en pensant à vous.
Je sais que je rougis, je le sais, je le sens, j’espère juste que la mère ne le voit pas.
- Désolé, dit-elle, je me mêle sans doute de ce qui ne me regarde pas en vous parlant ainsi de mon fils. Je voulais juste dire… Je voulais simplement que vous compreniez que j’ai confiance en vous si mon fils vous fait confiance.
J’ai les joues qui chauffent, qui chauffent et je finis par détourner les yeux et me lever :
- Je vais aller voir ma petite sœur. Elle est fan de combat, j’espère qu’elle n’est pas en train de se battre avec Jasper.
- John s’occupe d’eux, ne vous inquiétez pas.
Je me rassois à contre cœur.
- Je n’ai pas été une très bonne mère, dit-elle.
Je ne trouve rien à répondre.
- Mais je vais faire de mon mieux à partir de maintenant.
Je ne sais pas pourquoi elle me dit ça à moi. Peut-être parce qu’elle n’a personne d’autre à qui le dire.
- Et je sais aussi qu’il ne va pas me refaire confiance si facilement, alors s’il vous plaît… Prenez soin de lui.
Je regarde de nouveau la mère et hoche la tête.
- Je le ferai, dis-je.
- Merci.
Je lui parle ensuite un peu de ma vie, de comment ma mère est partie pour me laisser O, de mon boulot, de ce que j’étudie à côté. Elle m’écoute et finit par poser sa main sur mon épaule :
- Vous avez aussi eu une vie compliquée, me dit-elle.
Puis elle se penche pour embrasser ma joue. Pile au moment où Murphy rentre dans la pièce et nous vois faire. Il donne un coup de pied dans la première chaise qu’il trouve puis sort en claquant la porte. La mère me regarde d’un air contrit :
- Je voulais juste vous soutenir…
- Je comprends.
Mais pas lui.
- Je vais aller le voir, dis-je.
- D’accord, pendant ce temps je vais servir les entrées, dit-elle.
Je me lève et fait le tour de la maison avant de retrouver Murphy assis, en train de bouder dans un couloir.

xxx

(Murphy)

Si j’avais cinq ans de plus, il ne regarderait que moi. Et voilà qu’à la place il drague ma mère. Et ils se font des petits bisous dans mon dos. Pauvre type, pauvre type, pauvre type. Je te déteste.

xxx

(Bellamy)

Murphy me fusille des yeux :
- Ma mère a trente-quatre ans, pauvre type.
Je m’accroupis en face de lui :
- L’âge ça compte pas quand la personne est plus vieille que toi hein ? Même si elle est beaucoup plus vieille !
Il est furieux et triste à la fois. Je pose ma main sur ses cheveux mais il secoue la tête pour que je l’enlève.
- Dégage ! Marmonne-t-il. Je veux plus te voir.
Je me penche vers lui et soupire :
- C’est vrai que tu es un gamin.
- Je sais, s’écrie-t-il ! Je sais bien, mais qu’est-ce que j’y peux si je t’aime ?
En effet, qu’est-ce qu’il y peut ?
Et qu’est-ce que j’y peux moi ?
Je repose ma main sur ses cheveux et me penche encore plus pour embrasser son front. Il me repousse de toutes ses forces :
- Arrête ! Me crache-t-il. Je t’ai vu avec ma mère, alors arrête !
Je prends sa main et l’attire vers moi :
- C’était rien, dis-je, elle voulait simplement que je prenne soin de toi. C’était rien du tout.
- C’était rien du tout, comme quand tu m’embrasses ? S’agace-t-il.
- Non, ça c’est quelque chose, dis-je.
Il me regarde et je répète :
- Ça c’est quelque chose.
Murphy s’agenouille doucement sur le sol et je faire pareil que lui. Je tiens toujours sa main dans la mienne, il pose l’autre sur ma joue.
- Tu me jures que c’était rien ? Demande-t-il.
- Je te le jure.
Il se penche vers moi et embrasse ma joue, là où sa mère a posé ses lèvres un peu plus tôt. Son baiser est comme une marque qui me brûle.
- Et ça, c’est quelque chose ? Demande-t-il en me regardant à nouveau.
Je hoche la tête.
- C’est quelque chose. Soufflé-je.
Nos visages sont tellement proches, je sers un peu plus fort ses doigts, il suffit que l’un de nous deux s’avancent un peu, juste un peu…
- Vous faites quoi ? Demande Octavia alors qu’elle nous surprend dans le couloir.
Murphy et moi nous relevons brusquement, avant de nous exclamer en même temps :
- Rien.
Octavia n’a pas l’air de nous croire, mais elle pose pas plus de questions parce que Jasper arrive derrière elle et dit :
- Je crois qu’on mange.
Murphy et moi hochons la tête en même temps.
- On arrive, dis-je.
Jasper prend le bras d’Octavia et l’entraîne avec lui. Quand les deux enfants ont disparu, je tourne mes yeux vers Murphy. Je tiens toujours sa main dans la sienne, par réflexe, je les ai cachés toutes les deux derrière mon dos. Il me sourit, sincèrement. Je lui rends son sourire.
Et je ne lâche ses doigts que quand nous arrivons dans la salle à manger.

xxx

(Murphy)

J’hésite vraiment à tout raconter à John, surtout s’il va tout répéter à Emori.
- Mais non je lui dirai rien.
- J’ai l’air de te croire là ?
Il ferme sa bouche avec une fermeture éclair imaginaire et dit :
- Juré je dis rien, je suis muet comme une tombe.
- Ben tu ferais bien de t’en souvenir si t’as pas envie de finir dans une tombe !
Il hoche la tête et je lui raconte tout. Ou presque tout. Y a pleins de trucs que je garde pour moi. Je dis juste que Bellamy est venu manger à la maison, qu’il m’a embrassé le front (je dis pas combien de fois) et que je l’aime et que si John est pas content c’est pareil.
- Ta vieille est donc un vieux, dit-il simplement.
- Qu’est-ce que tu m’agaces !
- Je fais une constatation c’est tout.
- Il n’est pas vieux !
- Un petit peu quand même.
- Je te rappellerai ça quand t’aura vingt ans.
- Je ne serai jamais vieux moi, dit-il, je serai toujours jeune et fringant ! S’exclame John.
- T’es déjà un vieux à utiliser des mots comme « fringant ».
Il me pince le bras.
- Espèce de démon ! Dit-il.
- Espèce d’abruti.
- Bon alors ton vieux, vous sortez ensemble si j’ai bien tout compris.
- Je sais pas. Dis-je.
- Bon en tout cas tu l’aimes et il t’aime.
- Je pense mais il l’a jamais dit.
- Il n’a jamais dis quoi ?
- Qu’il m’aimait, il a plutôt souvent dit que c’était impossible, que j’étais qu’un gosse, que ça n’arriverait jamais. Enfin tu vois.
- Bon alors faut le forcer à lui faire dire qu’il t’aime !
- Et comment ?
John pose sa main sous son menton et prend la pose de celui qui réfléchit. Puis il fait :
- Je sais ! On va l’hypnotiser et le forcer à dire tous ses sentiments.
- C’est débile comme idée.
- On va le faire chanter avec des photos compromettantes !
- Et comment veux-tu qu’il m’aime si je le fais chanter, abruti !
- Bon alors sinon…
- Sinon quoi ? Si tu me sors encore une idée de merde je te frappe.
- Sinon, tu n’as qu’à lui demander…
Je me tais. Puis je m’énerve et je lève le poing près à le frapper :
- Je l’ai déjà fait ça.
- Mais c’était avant qu’il t’embrasse sur le front non ?
Je baisse le bras.
- Ouais… Je vais essayer, dis-je. Mais si ça marche pas, je te frapperai.
- Je le savais, tu n’es qu’un démooooon !

xxx

(Emori).

J’ai suivi John. Il n’a rien remarqué. Je l’ai vu avec le type, ils ont honte de rien, il rentre ensemble et ils se tiennent par la main. Ils pensent que ça se voit pas, parce que le type prend la main de John et les planque toutes les dans sa poche de manteau. Mais ça se voit. On voit que ça. Je vois que ça.
Ce type est en train de me voler John.
Et je ne le laisserai pas faire.

xxx

(Murphy)

Voyons voir. On se tient par la main. On s’embrasse, mais pas sur la bouche. On se voit souvent. Des fois je lui fais du pied sous la table et il se contente de me regarder avec une pointe d’agacement, tout en se laissant complètement faire.
C’est comme si on sortait ensemble non ?
Bon on n’a pas eu de vrai rendez-vous, comme aller au ciné ensemble, ou aller quelque part ensemble, ou faire quelque chose ensemble, à part garder Octavia et Jasper.
Et on ne s’est jamais embrassé sur la bouche non plus (c’est pourtant pas l’envie qui me manque).
Et je ne suis pas totalement sûr qu’il m’aime parce qu’il l’a jamais dit, même si je suis presque sûr qu’il m’aime quand même (y a ce presque qui me gêne). Il faut que je lui demande selon John, mais s’il s’exclame que je suis un gosse, je vais craquer.
J’aimerais bien aller quelque part avec lui, sans Jasper et Octavia. Juste nous deux.

Je me demande où on pourrait aller ou ce qu’on pourrait faire. N’importe quoi m’irait. Il faut juste que je lui propose et qu’on trouve quelqu’un pour garder Jasper et Octavia.

- Maman ?
- Hm…
- Samedi j’aimerais bien faire un truc avec Bellamy, tu crois que tu pourrais garder Jasper et Octavia ?
Ma mère me sourit et vient embrasser mon front. J’ai envie de lui dire de pas le faire parce que c’est l’endroit spécial de Bellamy, mais en même temps je peux pas non plus l’en empêcher, je suis content qu’elle s’occupe de moi et m’embrasse, pour une fois.
- Bien sûr mon chéri. Vous allez où avec Bellamy ?
- Je sais pas encore, je lui en ai toujours pas parlé.
- Est-ce que ce serait un rendez-vous ? Demande-t-elle.
- Tu ne serais pas inconsciente ? Tu laisses ton fils de quatorze ans aller à un rendez-vous avec un type de vingt ans, dis-je.
Ça la fait marrer. J’aime voir ma mère rire, elle le faisait plus du tout avant.
- Est-ce que je suis inconsciente ? Demande-t-elle.
- J’en sais rien, c’est toi la mère !
Elle hoche la tête pour me prend dans ses bras.
- Je pense que ça ira, pour le rendez-vous, dit-elle. Ce Bellamy m’a l’air d’être quelqu’un de bien.
Je soupire :
- N’oublie pas que tu m’as donné ton autorisation quand je reviendrai enceinte.
Elle rit de plus belle et je me sens sourire malgré moi.

Maintenant le plus dur. Demander à Bellamy.
Et s’attendre à ce qu’il me dise non. Évidemment.

xxx

(Bellamy)

Murphy me demande l’air de rien si je fais un truc samedi.
- Non rien de particulier.
- Je voudrais aller quelque part avec toi.
- Et Octavia et Jasper ?
- Maman veut bien s’en occuper.
- Et quelque part, où ?
- Ben j’ai pas encore trouvé.
- Tu veux visiter un musée ou quelque chose comme ça ?
Il enfonce ses mains dans ses poches l’air agacé :
- Pourquoi est-ce que j’ai l’impression que tu ne comprends jamais rien ? Je pensais plutôt à un truc fun tu vois ? Un ciné par exemple.
- Qu’est-ce qui n’est pas fun dans un musée ? Les musées sont très funs ! Dit je.
- T’as quatre-vingt-dix ans ou quoi ?
Je tire sur une mèche de ses cheveux et insiste :
- Donc samedi on va dans un musée.
- J’ai pas dis oui.
- Alors c’est non ?
Il donne un coup de pied dans un caillou sur le trottoir, puis dit :
- C’est oui.
Je lui souris à pleines dents, et il détourne la tête et enfouit son nez dans son écharpe (trop mignon).

xxx

(Murphy)

Je lui propose un rendez-vous, et il veut aller dans un musée. Putain. Qu’est-ce qu’il y a de bien à aller dans un musée ?
Bon.
Mais on sera ensemble. Alors ça va.

À suivre.

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Swato
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MessageSujet: Re: [Les 100 - UA] Devant l'école (7)   Dim 3 Sep - 22:16

ILS SONT TROP MIGNONS PUTAIN JE FONNNNNNNDS !!!!

Je fonds comme neige au soleil, j'adore tellement <3 C'est trop trop trop bien, je cours lire la suite..

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C'est chouette non ????
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Maeve
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MessageSujet: Re: [Les 100 - UA] Devant l'école (7)   Jeu 7 Sep - 10:15

Ils sont absolument adorables mais j'ai peuuur de ce que va faire Émori. TT

La mère de Murphy a tout compris. XD


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MessageSujet: Re: [Les 100 - UA] Devant l'école (7)   

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