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 [Les 100 - UA] Devant l'école (6)

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On a eut pleins de belles journées, mais on a un seul Perry


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Maliae
Messages : 1685
Date d'inscription : 30/07/2012

MessageSujet: [Les 100 - UA] Devant l'école (6)   Dim 3 Sep - 11:50

Fandom : Les 100
Prompt : Pendant un instant, j'ai cru que tu étais mort.
Note : Ça avance mais c'est toujours pas le dernier chapitre

***

6. À l'hôpital.

(Murphy)

Je n’ai jamais pensé que ma mère pourrait disparaître. Mon père m’avait déjà fait le coup, alors il n’y avait aucune raison pour qu’elle prenne aussi la tangente. Je ne peux pas compter sur elle, c’est juste une grosse alcoolique incapable de prendre soin d’elle-même et encore moins de moi, mais au moins elle est là et on est tous les deux. Au-delà de ça, elle n’est pas méchante, elle essaye de faire des efforts, des fois elle me prépare à manger et fait tout cramer parce qu’elle oublie, des fois elle commence le ménage, et des fois elle pense à aller se coucher dans son lit. Quand elle est réveillée, elle est douce avec moi, elle ne sait pas toujours ce qu’elle dit, elle perd un peu les pédales mais par moment elle est assez lucide pour me sourire et être ma mère. Donc son rôle est de ne surtout, surtout pas me laisser tomber, parce que je n’ai plus qu’elle que sans elle je ne sais pas où je finirai.
La femme médecin me parle, elle n’a pas une voix douce, elle a plutôt une voix de fumeuse et parle avec autorité. J’ai l’impression de me faire engueuler alors que j’ai rien fais. Mais peut-être que c’est pour ça qu’on m’engueule, parce que j’étais pas là pour voir que ma mère était peut-être en train de crever sur son lit.
- Votre mère a fait un malaise, m’explique-t-elle, sans doute dû à l’alcool ingurgité.
- Juste un malaise ? Mais elle ne voulait pas se réveiller.
Elle hausse les épaules et j’ai l’impression d’être une fourmi parce qu’elle comprend mieux que moi ce qu’est un malaise.
- Elle va mieux ?
- Elle dort.
- Encore ?
La femme fronce les sourcils. Je n’ai pas cherché à faire de l’humour, simplement pour moi, elle a bien assez dormi, non ?
- Je peux la voir ?
- Oui mais laissez-la dormir.
J’acquiesce et avant d’aller voir ma mère je demande :
- Vous pensez pas qu’elle va mourir n’est-ce pas ?
J’aimerais qu’elle me dise non. Elle ne le fait pas.
- Ça dépend d’elle et de ce qu’elle prévoit pour l’avenir.
Génial. Ma mère risque de crever prochainement, merci, je me sens vachement rassuré désormais, je peux dormir tranquille.

Ma mère en tout cas dort tranquille, elle. Elle est là, allongée sur le lit, avec une perfusion, et rien d’autre. Elle a l’air paisible et propre. Je me demande s’ils l’ont lavé ou s’ils attendent qu’elle le fasse elle-même. Je me demande si dans la perfusion ils ont mis un peu d’alcool pour qu’elle ait sa dose (ça m’étonnerait bien), je me demande comment on va faire maintenant qu’on est découvert. Est-ce qu’on va me dire que je ne peux pas rester avec ma mère et que je dois aller habiter ailleurs sans elle ?
Et alors la première pensée qui me vient, c’est si je vais habiter ailleurs, qui va s’occuper de Jasper ?
Et si je ne m’occupe plus de Jasper, si je ne vais plus le chercher à l’école, est-ce que je pourrai jamais revoir Bellamy ?

xxx

(Bellamy)

J’ai à moitié kidnappé Jasper. J’ai pris sa main, j’ai envoyé boulé Gina sans explication, j’ai attrapé ma petite sœur et j’ai commencé à marcher droit devant moi. La nouvelle nounou de Jasper m’a couru après en me criant dessus :
- Attendez qu’est-ce que vous faites ? Vous ne pouvez pas partir avec cet enfant.
J’ai pas réfléchis, j’ai crié à mon tour sans m’arrêter :
- On va à l’hôpital, je ne laisse pas Jasper avec une inconnue.
- Mais ses parents m’ont embauché dans la journée !
- Et moi je le connais bien !
- Et moi je vous connais pas.
On n’a pas le temps pour ces conneries mais je me suis arrêté et les deux mômes aussi. J’ai dit à Jasper :
- Appelle tes parents.
Et je lui ai donné mon portable. Il a finalement eu sa mère, il lui a dit « je pars avec Bellamy on va voir Fifi à l’hôpital ». Je ne sais pas ce qu’elle a répondu. Il a chouiné au téléphone « je veux pas d’une nouvelle nounou, je veux Fifi ! ». Il a chouiné de plus belle. Puis il a passé le téléphone à la nouvelle nounou, qui a dit « Allô » et qui a blanchit au fur et à mesure qu’on lui parlait.
En me passant le téléphone, elle a écarquillé les yeux :
- Je suis virée… Je comprends pas… a-t-elle bégayé.
J’ai dit « Allô ? » dans le combiné. La mère m’a fait un speech comme quoi elle me confiait Jasper et que ce serait bien que je le fasse dîner parce qu’elle et son mari allaient rentrer tard. J’ai répondu « oui », elle a raccroché.
C’est irréaliste. Comment des parents peuvent confier leur enfant à une inconnue puis la virer ensuite, juste pour réaliser les caprices du gosse ? Le laissant partir avec un autre inconnu dont ils ne savaient rien ? À quel point ces parents étaient-ils irresponsables ?
Mais ce n’était pas le moment de se poser la question. On a laissé l’ex-nounou derrière nous et on a avancé plus vite.
Une fois devant l’immeuble, on s’est directement dirigé vers le parking où m’attendait sagement ma voiture. J’ai fait monter les petiots, j’ai accroché Jasper sur le rehausseur, et comme j’en avais qu’un, Octavia a dû s’en passer.

Je roulé prudemment, je maudis tous les feux rouges et les gens qui n’avancent pas. J’ai envie de doubler n’importe où, d’écraser la pédale d’accélérateur, et de griller les stop, mais je ne fais rien de tout ça. Je suis un adulte responsable, j’ai deux gosses dans la voiture, et je ne peux pas me tuer avant de comprendre pourquoi Murphy est à l’hôpital. Jasper est silencieux sur son siège, Octavia parle pas plus. Je suis trop concentré pour faire la conversation. Je ne suis même pas sûr de l’hôpital où se trouve Murphy, mais je les ferai tous s’il faut.

Jasper n’avait pas donné d’explications. Je ne comprenais donc pas ce qu’il s’était passé, ni pourquoi Murphy était à l’hôpital. Du coup j’imagine le pire.
Les mots accident, suicide ( ??), coma, entre la vie et la mort, se battent dans ma tête.
Je peux me gourer. Si ça se trouve il n’avait qu’une petite gastro ou une foulure, et était allé à l’hôpital pour que dalle, en pensant que c’était peut-être pire.
Mais si je ne me goure pas ?
Et si Murphy mourrait maintenant, juste comme ça ?
Il ne sait même pas que je l’aime.
Et je n’aurai plus jamais l’occasion de le lui dire, de le voir devant l’école à attendre un môme qui n’est pas le sien, de tomber dans ses yeux d’assassins, de prendre sa main. Il n’a que quatorze ans mais là maintenant, son âge, c’est la dernière chose qui compte à mes yeux.
Parce que ça ne change rien au fait que je suis amoureux de lui.
Et que peut-être que je ne le verrai plus jamais.

Le premier hôpital est le bon. Il y a bien quelqu’un du nom de Murphy, mais n’étant pas de la famille, je n’ai rien le droit de savoir. Confidentialité, vie privée, ce genre de conneries que j’ai pas envie d’entendre là maintenant. Octavia et Jasper tiennent chacun une de mes mains.
- On peut pas voir Fifi et tantine ? Demande Jasper.
- Tantine ? Je demande par automatisme sans vraiment écouter.
- La maman de Fifi.
Évidemment, Murphy doit être avec ses parents. Il suffit juste que je les trouve et que je leur explique la situation, et ils me laisseront peut-être voir Murphy. S’il n’est pas déjà mort.
Je souffle. Non ne pas penser comme ça.
J’appuie mes doigts sur mes tempes, relâchant les mains des enfants. Murphy n’est pas mort, il n’est. pas. mort. Ni même en train de mourir. Pas moyen.
- On va attendre, dis-je.
On s’assoit dans la salle d’attente de l’accueil de l’hôpital. Je sais même pas si on est au bon endroit pour attendre, pour espérer, je ne sais rien, je suis là et ma tête est vide. Jasper n’arrive pas à tenir en place et fais l’avion, en courant partout, les bras tendus et en faisant un bruit de moteur avec la bouche.
Octavia, assise sagement à côté de moi, prends ma main et joue avec mes doigts :
- Ça va pas Bell ? Demande-t-elle.
- Si si, lui dis-je en mentant.
- Tu es inquiet pour Murphy ?
Je hoche la tête. Jasper rentre dans les jambes des gens, fait trop de bruits, gêne, mais j’ai pas la force de le calmer. Il finit par revenir vers moi après s’être fait engueuler par un homme du personnel hospitalier. Il essaie de grimper sur mes genoux et je le tire pour l’asseoir sur moi :
- Tu sais qu’il y a une chaise à côté ?
- On va attendre longtemps ? Demande-t-il sans répondre à ma question.
- Je sais pas.
- Ce matin tantine elle dormait beaucoup et elle voulait pas se réveiller, elle voulait continuer à faire dodo, raconte-t-il.
Mais je l’écoute à moitié. Je regarde juste autour de moi.
- Moi quand je veux continuer à faire dodo, Fifi il me chatouille les pieds, mais quand j’ai chatouillé les pieds de tantine elle a rien dit du tout, peut-être que les chatouilles ben ça lui fait rien.
- Je vois, dis-je l’air complètement ailleurs.
- Fifi il avait l’air en colère, il a crié sur ma maman au téléphone, mais pas sur moi. Des fois il crie sur moi mais pas là. Moi je voulais pas aller à l’école je voulais aller à l’hôpital avec les monsieur et Fifi et tantine.
Je comprends rien à ce qu’il raconte, j’essaye de me concentrer, de l’écouter.
- Murphy était en colère ?
- Oui, parce que sa maman elle se réveillait pas.
Quelque chose essaie de se connecter dans mon cerveau, mais je n’arrive pas à saisir ce que Jasper raconte. C’est comme si l’idée était là, mais en tellement gros plan que je n’arrivais pas à la voir dans son ensemble.
- La maman de Murphy ?
- Oui tantine. Elle voulait beaucoup dormir alors les monsieur pompiers ils sont viendus.
La mère de Murphy ?
Tout commence à devenir un peu plus clair dans mon esprit mais je n’ai pas le temps d’y réfléchir plus sérieusement, parce que j’aperçois Murphy qui arrive depuis le couloir. Il marche doucement, les mains dans les poches. Il ne porte qu’un jean et un tee-shirt et je peux pas m’empêcher de me dire qu’il doit avoir froid parce qu’il doit faire 4 ou 5 degrés dehors, pas plus. C’est une pensée débile, c’est aussi la dernière que j’ai avant que mon corps ne bouge tout seul. Murphy s’arrête devant un distributeur de boisson mais n’a pas le temps de la choisir, parce que je l’attrape par les bras pour le retourner, pour le regarder. Je lis la surprise dans ses yeux quand il me regarde, il ne semble pas croire tout à fait que je suis là. Moi-même, je ne suis pas tout à fait sûr qu’il est là, pourtant il est bien là, je sens ses bras et ils sont froids, je savais qu’il devait avoir froid.
- Bellamy ? M’interroge-t-il.
C’est comme si je respirais à nouveau. Il est là, et il va bien. Il va bien bon sang.
Il va bien.
Je ne contrôle plus rien et mes lèvres se posent sur son front, glacé.

xxx

(Murphy)

J’ai besoin de me réchauffer. Ce matin en partant j’ai oublié de prendre ma veste. Il y a du chauffage à l’hôpital mais je me caille. Ça doit être à cause du choc et du stress. J’abandonne ma mère deux minutes, je vais aller me chercher une boisson chaude pour me réchauffer. Qu’est-ce que je peux prendre ? Café ou chocolat chaud ?
Pas vraiment le temps d’y réfléchir avant que deux mains m’attrapent et que je ne me retrouve face à face avec Bellamy. J’ai du mal à croire qu’il soit là, ou même à comprendre ce qu’il fait là, à l’hôpital. Est-ce que quelqu’un est blessé ? Est-ce qu’il est malade ou bien sa petite sœur ? Je n’arrive pas à imaginer qu’il soit là à cause de moi.
Il me regarde et ne dit rien, alors j’essaie de comprendre. Je l’appelle. Il réagit. Et m’embrasse.
Juste sur le front, juste là, juste à cet endroit qui ne signifie rien ou pas grand-chose. Ou au contraire, qui signifie tout.
En tout cas je me sens réchauffé et je ferme les yeux, et la seconde d’après je me retrouve dans ses bras. Ses bras sont vraiment musclés et immenses, j’ai l’impression d’être vraiment tout petit (déjà que je ne suis pas bien grand, comme si mon corps avait oublié le mot « croissance » (mais il paraît que je vais grandir d’un coup plus tard)) et de pouvoir me fondre complètement contre lui. J’ai une pensée débile du genre « putain, il sent bon », puis je pense plus à rien. Juste que je suis bien là et que je veux plus bouger. Surtout ne me lâche pas Bellamy, me lâche pas. Je me réchauffe contre lui, j’ai toujours les yeux fermés et alors que j’ai la tête contre son torse, je sens son cœur qui bat à toute vitesse et ça me fait du bien de l’entendre. Mon propre cœur se synchronise avec le sien, et c’est un marathon. Au premier qui finit la course, aucun des deux lâchera l’affaire.
J’ai toujours les bras le long de mon corps mais je finis par les bouger pour les refermer autour de l’immense dos de Bellamy.
- J’ai bien cru pendant un instant que t’étais mort, me dit-il sans me relâcher.
- Pourquoi ?
- Jasper a dit que t’étais à l’hôpital, j’ai imaginé le pire.
Je souris, je tapote son dos pour le rassurer, mais je ne le relâche pas. Je profite avant qu’il ne se rappelle que nous deux c’est impossible, parce qu’à ses yeux je ne suis qu’un gamin.
- Je vais bien, c’est ma mère qui est malade, dis-je.
J’aurais mieux fait de me taire, parce que Bellamy défait son étreinte et j’ai à nouveau froid. Je fais la moue. Néanmoins il a toujours ses mains sur mes épaules.
- Elle va bien ? Demande-t-il.
- Ça dépend. Elle est en vie en tout cas. Elle a fait un malaise.
Il souffle fort, de soulagement, j’ai l’impression qu’il se dégonfle, pourtant il reste toujours aussi grand. Je sais pas pourquoi, je lui dis toute la vérité :
- Ma mère a un problème avec l’alcool, c’est pour ça que je t’ai jamais emmené chez moi en fait, je préfère le cacher, je préfère que les gens ne voient pas… ça.
- Et ton père ?
- Il est mort quand j’avais huit ans. Il devait venir me récupérer en colonie, il n’est jamais arrivé.
Ses grands bras me serrent à nouveau contre son torse et je m’en délecte.
- Tu vas bien ? Demande-t-il.
- Là maintenant ? Oui. Tout est parfait.
- Ne plaisante pas.
- Je ne plaisante pas. Et pour ta gouverne, je ne me laverai plus jamais le front.
Je m’attends à ce qu’il me repousse violemment et s’enfuit, mais il se contente de rigoler. Puis il redemande :
- Tu vas bien ?
Je souffle. Je sais ce qu’il me demande :
- Je viens de me rendre compte que je pouvais perdre ma mère, j’ai vraiment peur que des assistantes sociales viennent m’embarquer, et je sais pas du tout ce qu’il va se passer maintenant, alors non je ne vais pas bien.
Il appuie son visage contre mes cheveux, je l’entends respirer, je suis presque sûr qu’il sent l’odeur de mes cheveux et je me demande s’ils puent et depuis quand je ne les ai pas lavés. Enfin, je suis bien là.
Mais ça ne dure pas, parce qu’un petit morveux vient se coller dans nos jambes et nous rappelles qu’on est pas seul en gueulant :
- Fifiiiiiii !
Bellamy me relâche comme s’il avait été brûlé et je fais la gueule. Mais je me penche vers Jasper :
- Comment va tantine ? Demande-t-il. Est-ce qu’elle a plus envie de faire dodo ?
- Si elle a encore envie, dis-je, elle fait encore dodo là, mais elle va bien. Tu veux venir la voir ?
- Ouiiii.
Je lève les yeux vers Bellamy et il hoche la tête quand je lui demande :
- Tu viens ?

xxx

(Bellamy)

Octavia tient ma main, Jasper celle de Murphy. La chambre est petite, la maman de Murphy dort sur le lit et c’est dingue comme son fils lui ressemble. La même couleur de cheveux, le même visage aux traits fins. Jasper saute sur le lit en criant :
- Tantine !
Ce qui la réveille. Murphy lui tire l’oreille pour le punir puis regarde sa mère :
- Maman ?
Elle ouvre les yeux, des yeux marrons. Je vois. Murphy doit avoir les yeux de son père, ou bien de ses grands-parents, peut-être. Elle regarde son fils et lève la main pour toucher sa joue.
- Je suis désolé, dit-elle. Je suis vraiment désolé.
Il se penche vers elle et la prend dans ses bras. Je ne bouge pas, je reste dans le fond avec Octavia, pour pas les gêner. J’ai donc tout le temps d’avoir des pensés idiotes. Comme par exemple l’odeur de Murphy, la façon dont il était si petit dans mes bras, comme il était tout froid, comme si je faisais un câlin à un bonhomme de neige. La façon dont sa peau s’est réchauffé peu à peu contre moi.
Je l’aime.
Il se tourne vers moi et me présente sa mère, elle me salue et je m’approche pour me présenter à mon tour. Je ne sais pas quoi dire, alors je regarde plutôt vers Murphy, qui me fait un sourire en coin.
Je l’aime.
Jasper discute avec « sa tantine », elle le décoiffe tendrement. Elle demande ensuite pour parler seule avec son fils et nous quittons tous la chambre. Murphy me jette un dernier regard et cette fois c’est moi qui lui sourit pour le rassurer.
Je l’aime.

Plus tard, il sort de la pièce et nous rejoint.
- Elle dort, dit-il.
Je regarde l’heure et je me dis qu’on devrait rentrer. Murphy hésite, mais il ne peut pas passer la nuit à l’hôpital
- Elle n’est pas seule, lui dis-je.
- Non.
- Viens chez moi.
Il hoche la tête. Jasper s’écrie :
- Moi aussi ? Moi aussi ?
Je me penche vers lui :
- Bien sûr, toi aussi.
Il est content. Et nous allons tous ensemble chez moi. Octavia discute avec Jasper dans la voiture, Murphy est silencieux et regarde le paysage, je ne parle pas plus et conduit.
Dans l’appartement, Jasper appelle ses parents pour dire qu’il va rester dormir chez moi. Ses parents ne disent rien (bande d’inconscient). Je prépare à manger pour tout le monde et je suis content de me dire que demain c’est le week-end. Murphy pique du nez dans son assiette et je comprends qu’il doit être vraiment crevé de sa journée pleine de stress.
- Tu vas dormir dans ma chambre, dis-je.
- Avec toi ?
- Non ! Je dormirai sur le canapé.
- Dommage.
Je roule des yeux. Il me sourit en coin en levant à peine la tête. Il a l’air totalement épuisé. Il veut m’aider à faire la vaisselle, mais je le pousse jusque dans ma chambre. Je fouille dans mon placard et lui file un de mes tee-shirt pour la nuit. Il se déshabille, le met, il nage dedans.
- T’es vraiment petit, dis-je.
- Normal je suis qu’un gosse, marmonne-t-il.
- C’est vrai.
Il me fait un fuck, puis se couche dans mon lit. Je le borde en remontant bien la couverture sur lui.
- Et le bisou ? Réclame-t-il.
J’embrasse son front, pour la deuxième fois de la journée. Il sourit.
- Plus jamais je me le lave, c’est juré.
- Dort, idiot.
Il ferme les yeux, alors que j’attarde ma main dans ses cheveux. Il souffle.
- Tu m’aimes.
Je n’arrive pas à le contredire.

À suivre.

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Swato
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MessageSujet: Re: [Les 100 - UA] Devant l'école (6)   Dim 3 Sep - 19:04

BOUHAHAHHA OUI IL L'AIME OH MY GWWWWOOOOOOD !!!!

C'était, c'était... C'est de pire en pire, je suis carrément addict, j'adore cette histoire punaise !

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C'est chouette non ????
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Maeve
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MessageSujet: Re: [Les 100 - UA] Devant l'école (6)   Mar 5 Sep - 21:42

C'était magnifique. Smile Beaucoup de parents à problèmes dans cette histoire, et la mère de Murphy est loiiiin d'être la pire. TT Elle me fait beaucoup de peine. J'espère que cela va aller... Sad

Oui, Bell : c'est un gosse et tu l'aimes et tu n'y peux pas grand-chose. Smile J'adore toujours voir tout le monde agir comme une famille. <3

Octavia va tout comprendre, cette fois-ci. :'D


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