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 Galek - La pluie qui coule

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Ore demo, suki dayo....Hanabi


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Yuuki
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MessageSujet: Galek - La pluie qui coule   Dim 2 Juil - 18:53

En arrivant ici, je n'aimais toujours personne, sinon cette pluie libératrice qui tombait. Je ne comptais que sur moi-même, mes principes, ma façon de voir les choses. Persuadé qu'à Sheol, je ne trouverais que des gens à détruire, que des jouets avec lequel m'amuser avant de les laisser tomber sans même réfléchir plus longtemps.
C'est en effet ce que j'y trouvais. Mais ma première rencontre, qui se devait d'être rapide et vague, fut totale. Rencontrer un cas niais, facile à toucher, c'était une aubaine pour moi, et cette pluie salvatrice m'offrit plus que sa compagnie. Elle m'offrit aussi celle de Gary.
Je dois avouer au début, qu'à mes yeux, il n'était qu'une cible, un éternel jouet auquel je pourrais profiter, sans m'en lasser, sinon le jour où je le détruirais. Je me riais de lui, l'appelant Saint Gary avec Alan, m'amusant de ses réactions idiotes, mais ne pouvant pas ignorer celles qui gagnaient de mon intérêt. Le fait qu'il connaisse Daria, que sa culture ne se contente pas à des films romantiques, qu'il m'offre des farces en retour des miennes. Tout cela savait écraser son insouciance constante, et toutes les faiblesses qu'il me tendait pour le toucher.
J'aurais pu trouver cela insupportable, passer mon chemin, le laisser disparaître de mon esprit. Ce fut d'ailleurs ce que je voulu faire, si peu longtemps, ne sachant plus quoi faire, perdant les pédales, ne sachant plus comment marchait mon plan. Il m'avait déstabilisé, et l'orage que j'étais, foudroyant les gens sur place pour les griller dans tous les sens du terme, se résulta alors à se transformer en une simple brise au contact de ce type incontrôlable et imprévisible.
Malgré tout ce que je pouvais lui dire, Gary resta là, son sourire aussi. Tout comme son parapluie, qui semblait indéniablement vouloir protéger ma tête, m'éloignant les maladies, alors que moi, j'aimais ça, m'imaginer malade, et la suite. C'était des pensées qui me venaient certaines fois, quand le poids du monde que je portais, était trop lourd.
Mais le poids du parapluie léger, au dessus de ma tête, me changea les idées, et chaque fois, je ne pu que remercier Gary, oubliant pourquoi j'aimais tant la pluie. Parce que la pluie éloignait les gens, les faisait fuir, comme moi j'aimais faire, peu de gens aimaient la pluie, qui s'imprégnait de partout, d'abord gentille, ensuite mauvaise, simple inconvénient pourtant utile pour la vie du monde.
J'aimais cette chose que peu de gens appréciaient malgré son utilité.
Ce pourquoi, parfois, je m'éloignais de Gary. Mais il semblait toujours revenir vers moi, avec, ou sans parapluie. Qu'importe la situation. Toujours là, à apaiser mes tempêtes, à m'aimer comme jamais, et me montrer ce que je ratais à vouloir me venger. A me rappeler ce que c'était qu'aimer, et faire confiance.
Ce jour là, le jour où nos regards s'étaient croisés, alors que j'étais trempé, je ne le savais pas encore, mais j'avais trouvé la paix, dans la pluie.

Fin alternative :


Ce pourquoi, parfois, je m'éloignais de Gary. Mais il semblait toujours revenir vers moi, avec, ou sans parapluie. Qu'importe la situation. Toujours là, à apaiser mes tempêtes, à m'aimer comme jamais, et me montrer ce que je ratais à vouloir me venger. A me rappeler ce que c'était qu'aimer, et faire confiance.
Mais cela ne plu pas à une certaine personne, à Alan, qui, furieux, ne cessa de me reprocher mon comportement, me disant que je devenais idiot, que je me relâchais, me menaçant de choses que j'ignorais. Je me retrouvais à lever les yeux au ciel, ce ciel si orageux ce jour là. Gary aurait-il son parapluie sur lui ? Je me devais de le retrouver bientôt...
Mais Alan aimait à tenir ma jambe, me hurlant des fantaisies que je ne supportais plus. Néanmoins, une de ses remarques retint mon attention :

- Mais pourquoi tu traines tellement à lui ? Qu'est ce qu'il a ?! Ce n'est qu'un idiot !
- Tu le trouves idiot parce que tu es con. Et aveugle. Tu ne le connais pas, c'est tout. Il a qu'il est différent des autres.

Je ne pensais pas voir ça un jour, néanmoins, pas de la part d'Alan, mais au vu de la tête qu'il eut à cette instant, des yeux qu'il me sortit, je compris qu'il n'était pas tant humain. Mais mon adrénaline faisant bien les choses, je lâchais finalement, faisant fi de la blancheur de son regard :

- Je vais continuer à m'amuser avec les gens tu sais. Juste que ça sera différent, alors arrêter de chouiner, quoi que tu soit.
- Tu ne sais même pas ce dont je suis capable, je pourrais te tuer sur le champ pour ta bêtise.

J'aurais du avoir peur. Dire quelque chose. J'entendis l'orage craquer, le ciel était lourd. Il vrombissait. Sûrement comme l'être face à moi, que je ne savais même plus si je pouvais l'appeler Alan ou pas.

- Sûrement.... Mais ça serait dommage... J'aurais aimé entendre la pluie, quand elle va tomber.
- La pluie n'a rien à faire là dedans ! s'exclama-t-il, sûrement confus de ma façon d'agir, de ma réponse, alors qu'il aurait du me connaître
- Oh que si. Là dessus, tu te trompes. Vois-tu... J'ai trouvé la paix dans la pluie.

Je vis l'être se précipiter, comme pour me tuer, et laissait l'orage tomber. Quand je rouvris mes yeux, je compris à la tête de la nouvelle personne à côté de moi, que je venais d'être sauvé. J'ignorais qui il était, mais tout ce que je vis fut Gary.
La pluie se mit à tomber, je la sentis, et je l'entendis. Gary se précipita vers moi :

- Aleksey ! Tu es arrivé vite... Il va pleuvoir, attends, j'ai pris mon parapluie... Comme ça on sera à l'abri jusqu'à ma voiture.

Je le laissais ouvrir son parapluie, un sourire au coin des lèvres. Mon sauveur, baraqué et à tête ronchonne, avait disparu. Je haussais les épaules, et regardais Gary. Je n'avais pas menti à Alan.
La paix que j'avais trouvé dans la pluie, c'était Gary.

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