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 [The 100 - spoil s3] Vestiges

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Sorry Women


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Maliae
Messages : 1714
Date d'inscription : 30/07/2012

MessageSujet: [The 100 - spoil s3] Vestiges   Sam 24 Sep - 23:11

Fandom : Les 100
Prompt : Livre-toi à moi.
Note :

Écrite également pour le challenge 30 thèmes, 30 baisers (ben oui du coup j'en profite). Pas relu fatigué.

8. Jardin secret

***

C’était pendant une exploration que Monty avait trouvée l’endroit. Bellamy n’était pas loin derrière et il lui avait menti « il n’y a rien par ici, allons plus loin ». Il ne voulait pas quelqu’un d’autre le trouve. Il n’en avait parlé à personne. Il avait juste fait en sorte qu’on ne retourne plus dans le coin.
Lui, y était retourné. Seul. Il avait essayé de voir s’il pouvait faire quelque chose de cet endroit, le réparer, l’utiliser, y mettre un peu d’ordre. Il avait commencé par tout nettoyer, ça lui avait pris des jours et des jours. Il revenait toujours à Arkadia crevé et sale, on lui faisait des remarques, il haussait les épaules. Tout le monde se doutait qu’il y avait quelque chose, mais personne n’insistait.
Jasper pas plus que les autres. Depuis la destruction d’A.L.I.E, il oscillait. Il passait des mauvaises journées et des très mauvaises journées. Parfois Monty rentrait et le retrouvait complètement saoul, d’autre fois il était simplement entrain de pleurer. Mais par moment, des courts moments, Jasper donnait un coup de coude à Monty et lui souriait. Il faisait une blague. Il paraissait simplement moins triste. C’était comme un cadeau à chaque fois. Monty lui rendait son sourire, riait à sa blague – même quand elle n’était pas drôle, lui donnait à son tour un coup de coude.
Monty s’occupait tellement de Jasper et de l’endroit qu’il avait trouvé, qu’il délaissait Harper. Cette dernière préféra mettre un terme à leur relation qui n’avait jamais vraiment démarré. Monty ne se sentit pas triste, ni amer, ni déçu.
Sa tête était ailleurs, son cœur aussi à dire vrai.
- C’est un endroit sympa ? Demanda une fois Jasper alors qu’ils étaient assis l’un à côté de l’autre à regarder le ciel.
- Quel endroit ? Feinta Monty.
Jasper lui donna un coup d’épaule.
- Tu veux pas m’en parler à moi ?
Monty resta silencieux, Jasper prit ça pour un non. Bien sûr qu’il voulait lui en parler, c’était pour lui tout ça, pour lui et pour personne d’autre. Il voulait lui en parler mais il voulait le faire au bon moment, quand ça en vaudrait la peine.
Le lendemain et le surlendemain, Monty trouva Jasper avec tellement d’alcool dans le sang qu’il ne savait plus tout à fait où il était. Monty resta avec lui le troisième jour. Lui montra qu’il était là, que tout allait s’arranger, que tant qu’ils étaient ensemble, la Terre ne serait pas si mauvaise.
Jasper accepta le mensonge une journée durant, parce que Monty était là et cherchait vraiment à le rendre heureux.
Monty repartit le lendemain dans cet endroit que personne ne connaissait. Est-ce que c’était un genre de jardin secret ? Un endroit magnifique avec des milliers de fleurs où Monty passerait son temps à s’y rouler, se couvrant de terre jusqu’à en être satisfait ? Est-ce que c’était un endroit si merveilleux qu’il ne voulait le garder que pour lui pour ne pas le perdre ? Jasper aurait voulu qu’il se livre, qu’il lui dise à lui,. A lui au moins.

Monty eu besoin d’aide pour les réparations. Il ne voulait en parler à personne, mais il demanda conseil à Raven. Ramena certaines pièces. Ils les réparèrent ensemble, en secret.
- D’où ça vient ? Demanda Raven.
- De nulle part.
Elle n’insista pas, Monty ne lui dirait rien, il ne disait rien à personne.
- Tu passes beaucoup de temps avec Raven en ce moment, fit remarquer Jasper.
- Pas tant que ça. Répondit Monty évasif.
- Elle sait où tu vas ?
- Je ne vais nulle part.
Jasper eut envie de pleurer, comme il avait toujours envie de pleurer ces derniers temps, mais ses yeux restèrent secs. Son cœur en petit morceau, sans savoir pourquoi. Monty faisait ce qu’il voulait, allait où il voulait, parlait à qui il voulait.

Ça prit des mois pour que l’endroit trouvé ressemble à quelque chose, pour que ça vaille le coup. Pendant ce temps Jasper oscillait. Un soir Monty rentra et trouva Jasper qui jouait à la roulette russe dans un coin. Ce n’était pas drôle, personne ne l’avait vu. Six coups, n’importe lequel pouvait contenir une balle et faire un joli trou dans le crâne de Jasper. Monty attrapa le pistolet et le mit sur sa propre tempe :
- Si tu veux jouer à ça, je peux jouer aussi. Tu n’as qu’à tirer.
Jasper ne put pas tirer, il jeta le flingue et Monty prit son meilleur ami dans ses bras.
- Ne fais plus ça, ne le fais plus, j’ai besoin de toi. Pleura Monty.
Jasper se laissa faire, silencieux, à bout de souffle, à bout de tout.
- Attend encore un peu, juste un peu. Je t’en supplie. Plaida Monty.
Son meilleur ami accepta d’attendre, encore un peu. Un petit peu. Monty demanda à Bellamy de garder les deux yeux ouverts et toutes les armes de Jasper lui furent confisquées – même s’il savait exactement où en trouver, même s’il y avait tellement d’autres moyens d’en finir.

Sentant l’urgence, Monty accéléra les réparation, resta plus longtemps là-bas, se donna à fond, repartait d’Arkadia au milieu de la nuit quand il s’était assuré que Jasper dormait. Il arriva à ce point où il ne put en faire plus, où il avait réussi à redonner vie à cet endroit qu’il avait trouvé à l’état de cimetière, sans pouvoir totalement le ressusciter. Maintenant il ne pouvait plus attendre de le montrer à Jasper, de l’y emmener. Il trouva son meilleur ami trop alcoolisé cependant pour pouvoir le suivre.
- Dépêche toi de dessaouler, demain je t’emmène.
- Où ?
- Tu verras.
- Sur Terre ?
- Mieux encore.
- On est déjà sur Terre idiot de Monty.
Monty passa sa main dans les cheveux de Jasper :
- Dort et dépêche toi de dessaouler.
Jasper avait posa sa tête sur les genoux de Monty. Il s’était endormit à cet endroit et Monty, peu importe la douleur, le sang qui s’échappait de ses jambes, le manque de confort, ne bougea pas pour l’enlever. Il caressa ses cheveux et attendit. Légèrement impatient.
Jasper dessaoula, laissa la gueule de bois s’éloigner puis suivit Monty. C’était bien avant l’aube, il faisait nuit, ça n’avait aucune importance, ni pour l’un, ni pour l’autre.
Monty n’y fit pas vraiment attention mais il prit la main de Jasper pour le faire marcher plus vite. Jasper trouva la main de Monty chaude, calleuse aussi, les mains de quelqu’un qui donnait un sens à sa vie, ou essayait. Jasper n’avait plus de sens, sauf celui de suivre Monty à cet instant précis, à cet endroit où Monty se perdait depuis des mois.
Quand ils arrivèrent presque, Monty enroula un chiffon autour des yeux de Jasper.
- Pour quoi faire ?
- J’en sais rien, j’aime bien cette idée. Je veux te garder la surprise le plus longtemps possible.
Jasper accepta qu’il lui garde la surprise, se laissa guider par sa voix, par sa main. Monty avait encore plus l’air présent ainsi, alors que Jasper ne pouvait le voir. Puis Monty le relâcha, lui demanda de ne pas bouger, s’éloigna et Jasper eut l’impression de se faire envahir par le vide, par l’absence. Il voulu appeler Monty mais serra les dents pour s’empêcher de le faire. Monty avait dit qu’il n’en avait pas pour longtemps, il fallait qu’il soit patient. Mais il faisait noir sous ce tissu, Monty n’était plus là, Jasper était drôlement conscient, il allait se sentir mal jusqu’à entendre une sorte de musique. De la musique et un horrible bruit de ferraille qui grince. Puis la voix de Monty.
- Tu peux enlever le bandeau, vas-y.
Jasper obtempéra.
Il fut ébloui par les lumières. Rose, bleu, jaune, verte, rouge. Clignotante. Des ampoules usés, certaines brisée. Une grande roue qui crissait en tournant, dont la plupart des sièges étaient brisés, sauf un. Un remis à neuf. Un autre manège, dont il ne restait plus qu’une descente. Un stand où des objets de toutes sortes flottaient dans un petit circuit d’eau.
- Qu’est-ce que c’est ? Demanda Jasper.
- Je crois qu’on appelle ça une fête foraine.
Jasper était comme hypnotisé par les couleurs des lumières clignotantes. Il failli dire à Monty que ça avait un air de la cité Lumière, mais c’était faux. La cité Lumière était neuve, elle était parfaite, pas dissonante, magnifique.
Cet endroit tombait en morceau, quand bien même Monty y avait passé des jours pour essayer de le réparer, tout était bancale, le bruit pouvait paraître épouvantable, la musique grinçait, les lumières étaient usés, donnaient un air de vieux, d’abîmé. Et c’était encore plus beau. C’était l’endroit le plus merveilleux que Jasper n’avait jamais vu, et il était vrai, il était là devant lui. Dans toute son imperfection, dans toute sa cacophonie.
Non ce n’était pas comme la cité Lumière. C’était juste…
- C’est sublime Monty.
- Ça te plait ?
- Tu parles que ça me plait.
- Ça te dit d’essayer ?
Jasper hocha la tête, sans peur aucune. Monty le fit monter dans la cabine qu’il avait restaurée de la grande Roue. La cabine s’éleva vers le ciel et Jasper ouvrit la bouche, regarda autour d’eux.
- Pourquoi personne ne l’a aperçu ?
- J’en sais rien, les arbres. Ou on l’a aperçu et on n’a pas su quoi en faire.
- Toi tu as su.
- Oui.
Jasper tendit les bras vers le ciel quand ils se trouvèrent au plus haut, puis la cabine entama la descente. Ils firent un deuxième tour, un troisième. Au quatrième Jasper se mit debout et hurla le plus fort possible. Au cinquième Monty l’accompagna dans ses hurlements. C’était comme si durant un instant, le monde entier leur appartint, à eux et seulement à eux. La roue n’était pas solide quand bien même Monty y avait apporté des réparations. Á dire vrai il y avait des risques qu’elle s’écroule, que Jasper et Monty se retrouvent ensevelis sous les décombres, mais l’un comme l’autre s’en fichait à cet instant.
Ils firent plus de dix tours. Puis Monty proposa à Jasper de lui faire essayer l’autre manège, celui qui n’avait qu’une descente. Pour monter, Monty avait fabriqué une sorte d’échelle. Les deux garçons prirent place dans l’espèce de voiture.
- Il n’y aura qu’une descente Jasper.
- J’ai bien vu.
Mais elle paraissait absolument immense.
- T’es prêt ?
- Prêt.
- Dans ce cas, go.
Monty démarra le manège, la voiture avança doucement jusqu’à la pente où pendant un instant elle sembla marquer un arrêt. Comme hésitante de continuer, ou voulant ménager le suspens. Jasper attrapa la main de Monty et serra ses doigts le plus fort possible et…
Ils poussèrent un cri quand le manège accéléra soudaiment, puis éclatèrent de rire. Ils arrivèrent en bas trop vite et continuèrent à se marrer un moment.
- J’ai eu la trouille de ma vie, dit Jasper.
C’était sans doute un mensonge, sur Terre il avait eu bien d’autres peurs, mais ça lui était égal.
- Pareil, fit Monty.
Leurs rires grandirent, encore et encore, ils se transformèrent en « wouhouuuuu » déchaînés, et Monty se rendit compte que Jasper n’avait plus ris depuis des mois, que ça lui avait manqué, que ça le rendait heureux de l’entendre. Le rire de Jasper était plus euphorisant que n’importe quel manège.
Ils se tenaient toujours par la main. Monty conduisit finalement Jasper vers le dernier stand.
- Je crois qu’ils utilisaient des animaux en plastique, j’ai fais avec ce que j’ai trouvé, expliqua-t-il alors que Jasper observait les bouts de plastiques parfois difformes qui flottaient sur l’eau.
- Et qu’est ce qu’il faut faire ?
- En pêcher le plus possible en deux minutes. Ensuite il y a une récompense.
Monty tendit une canne à pêche avec un crochet qu’il avait fabriqué et Jasper tenta le coup. Douze objets, voilà ce qu’il retira de l’eau.
- Alors j’ai gagné ? Demanda-t-il.
- Je suppose.
- Combien il fallait en pêcher ?
- J’en sais rien du tout. On va dire que tu as gagné.
- J’ai gagné quoi ?
Monty réfléchit puis embrassa la joue de Jasper.
- Je n’ai que ça à te donner.
Jasper sourit :
- Je ne sais pas si c’est moi qui me fais arnaquer ou si c’est toi, dit-il.
Monty haussa les épaules.
- Si j’en attrape plus, j’aurai un meilleur cadeau ? Demanda Jasper.
- Mais peux-tu en attraper plus ?
- Défi relevé ! Fit Jasper enthousiaste.
Monty hocha la tête, compta les minutes dans sa tête, Jasper fut le plus rapide possible, il réussi à en attraper deux de plus. Quatorze.
- Alors ?
Monty lui sourit. Hésita. Puis il se rapprocha et embrassa la commissure des lèvres de Jasper.
- Voilà.
Jasper resta silencieux un moment, trop long moment. Monty se dit qu’il avait mal compris, qu’il avait mal agit, que Jasper voulait quelque chose de plus matériel. Mais Jasper finit par ouvrir la bouche :
- Je vois que monsieur est dur en affaire.
Et Monty eut envie de rire.
Vingt objets en deux minutes, voilà ce que Jasper pêcha la troisième.
- Vingt objets, je pense que je mérite la plus haute récompense.
Monty posa sa bouche sur la sienne.
Ça n’avait pas été calculé, c’était simplement venu comme ça. Une récompense, un baiser. Monty se recula tout étonné, tout ébouriffé à l’intérieur de lui-même, tout électrique. Jasper paraissait être dans le même état que lui. Comme si le manège leur avait roulé dessus, comme si la grande roue c’était finalement écroulé, comme si la musique grinçante leur était rentrée à l’intérieur, les rendant aussi rouillé qu’elle.
Et puis ce qui était une récompense, un amusement, se changea en un véritable baiser, collant en même temps leurs bouches l’une contre l’autre, découvrant un sentiment qu’ils n’avaient fait qu’effleurer jusqu’à maintenant. C’était là, enfouit au fond d’eux, ce petit quelque chose de vibrant, qui les unissait.
Monty avait raison finalement, quelque part. Ensemble ils arriveraient à être à nouveau heureux.

Entouré de lumières clignotantes appartenant à un monde brisé et ressuscité, ils échangèrent leur baiser comme la promesse d’un meilleur avenir.
Parce que comme la fête foraine, quelque part, Monty avait ramené Jasper d’un endroit sombre, l’avait retapé et lui avait redonné vie. Un second souffle, une autre chance.
Peut-être qu’il était encore rouillé, peut-être qu’il était encore dissonant, qu’il y avait des risques qu’il s’écroule sur lui-même, ouais… Peut-être.
Mais Monty reprit sa main, entremêla leurs doigts et ils regardèrent le soleil se lever sur cet endroit qui pendant un instant n’appartenait qu’à eux. Vestiges d’un monde oublié.
Jasper se dit qu’il tiendrait encore debout. A côté de Monty.

Fin.

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Un koala équivaut à deux Sam Rodrick Jonty. (Plus du Galek qui reste haha)
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Swato
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MessageSujet: Re: [The 100 - spoil s3] Vestiges   Lun 26 Sep - 17:22

Monty, Monty, Montyyyyyy <3

Il a réparé UNE FETE FORRAINE pour lui quoi ! C'est carrément trop romantique <3
Pis j'ai eut super mal au coeur quand il trouve Jasper entrain de jouer à la roulette Russe :'( Aie quoi, alors qu'il essaye de lui faire retrouver goût à la vie, et qu'il fait tout ça pour lui... Heureusement que Monty a été présent, comme d'habitude Smile

Et le BISOUUUUUUU, mon dieu, un objet une récompense eh eh eh, les petits coquins XD

Bon voila, j'ai kiffééééé <3

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C'est chouette non ????
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