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 Soirée drabble 01 aout 2016

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On a eut pleins de belles journées, mais on a un seul Perry


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Maliae
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MessageSujet: Soirée drabble 01 aout 2016   Lun 1 Aoû - 19:25

Prompt : J’aurais pas fait comme ça
Fandom : les 100, murphamy, UA


Bellamy était entrain d’essayer de monter ce foutu meuble de merde qu’il rêvait de brûler tellement les explications étaient nazes. Il manquait des vis en plus et des trous. Bellamy avait dû en refaire, se démerder, coller certaines pièces. A la fin il avait simplement envie de simplement faire du petit bois de ce meuble à la con. Mais c’était surtout à cause de cet emmerdeur qui lui servait de colocataire qu’il se sentait aussi furieux.
- Moi, j’aurais pas fait comme ça.
- Ta gueule Murphy. Grogna Bellamy en levant son marteau menaçant.
Murphy était dos contre le mur, à le regarder, petit sourire narquois. Il leva à peine un sourcil devant la menace non dissimulée de Bellamy. Ce dernier recommença à se battre avec le meuble, avant de réussir à monter un truc un peu branlant.
- Ce sera parfait ! Tant que ça tient, c’est que c’est bon.
- Si tu le dis, fit Murphy.
Et contre toute attente, le meuble tint bon. La colocation aussi.

xxx

Bellamy se maudissait, il n’aurait jamais dû dire à Murphy qu’il allait s’occuper de la bouffe ce soir là, et qu’il pouvait très bien réussir un repas parfait pour tous les potes de Murphy qui venait squatter pour une soirée film. Il avait choisi la recette la plus compliquée possible, et n’avait rien géré du tout. La bouffe ressemblait plus à de la pâtée pour chiens, qu’à ce qu’il y avait sur la photo.
- Moi j’aurais pas fais comme ça, dit Murphy en tournant sa fourchette dans son assiette l’air écoeuré. Pas pour une soirée film.
Ses potes commandèrent une pizza.
- Voilà comment j’aurais fais, fit Murphy. La pizza, meilleure idée.
Bellamy eut des envies de meurtres sur ces petits cons pas du tout redevables. Il mangea son assiette et fut malade toute la nuit ensuite.
Murphy resta près de lui dans les toilettes, la main sur son dos.
- Je te l’avais dis de pas manger ça.
- Ta gueule Murphy, ça va très bien.
Et Bellamy recommença à gerber alors que Murphy le soutenait.
- C’est ça…

xxx

- Moi j’aurais pas…
- Je sais Murphy, tu n’aurais pas fait comme ça, hurla Bellamy. Tu n’aurais jamais fais comme j’aurais fais ! Tu n’as qu’à le faire dans ce cas !
Bellamy s’était embrouillé avec leurs linges et tous les vêtements blancs de Bellamy étaient devenus roses.
- En même temps c’est super con d’oublier les chaussettes rouges dans le tambour. Insista Murphy.
Bellamy se demandait pourquoi il n’avait toujours pas déménagé avec un colocataire moins chiant. Jusqu’à ce qu’il mette un tee-shirt rose et que Murphy le fixe avec intérêt.
- Le rose te va pas trop mal.
Bellamy ne se racheta pas d’autres fringues blanches.

xxx

Murphy était tombé malade, et Bellamy avait tenu à s’occuper de lui. Il lui avait fait de la soupe, s’assurait qu’il prenne bien ses médicaments, veillait sur son sommeil et faisait attention à ce que sa fièvre ne grimpe pas trop. Bellamy s’était même endormi comme un con sur la chaise à côté du lit, la tête sur le lit. Murphy s’était dit qu’enrouler ses doigts dans les boucles de Bellamy était parfait pour s’endormir.
Au final Murphy guérit et Bellamy se retrouva complètement malade à son tour.
- Imbécile, moi j’aurais pas fais comme ça, j’aurais pris de risque, disait Murphy en restant auprès de Bellamy et en veillant sur lui.*

xxx

Murphy assista à la crise du moment. Gina giflant Bellamy dans le salon, pour une raison connue d’eux seule, en gueulant qu’elle le quitte, puis en allant claquer la porter. Murphy eut un sourire en coin et Bellamy le fusilla des yeux :
- Toi tu n’aurais pas vécu ça n’est ce pas ?
Murphy haussa les épaules et s’approcha de lui.
- Moi je n’aurais pas fais ça, en tout cas.
- Te faire larguer, tu veux dire ?
- Non. Je veux dire te larguer.
Bellamy fronça les sourcils, Murphy s’avança encore, tout près de lui et ils se regardèrent longuement avant que Bellamy ne demande :
- Tu aurais fais quoi alors ?
La réponse lui plu. Beaucoup.

xxx

La bouche de Murphy se perdait sur le cou de Bellamy, le rendant dingue et pleins d’envie. Brûlant sa peau sous sa langue. Bellamy le poussa d’un coup sur le lit, et se mit sur lui. Faisant naître un sourire sur le visage de Murphy, qui se lécha les lèvres dans un appel silencieux.
- Moi, j’aurais pas fais comme ça, lui dit Bellamy avec un petit air amusé.
Murphy accrocha ses mains autour de lui :
- J’ai hâte de voir comment tu aurais fais, dans ce cas…
Bellamy ne se fit pas prier.

Fin.

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Maliae
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MessageSujet: Re: Soirée drabble 01 aout 2016   Lun 1 Aoû - 20:45

Prompt : Je me sens bien
Fandom : Les 100 - spoils3 - Murphamy

Bellamy venait de pousser Murphy contre le mur. Génial. Encore un. Murphy ne se savait pas aussi désirable. Putain.
Il le laissa se coller contre lui. Et puis pourquoi pas après tout ? Qu’est ce que ça pouvait faire ?
Ce n’était pas la première fois. Entre les tortures, les trahisons, la douleur. Ontari l’avait violé en premier. Ouais ouais, Ontari était sexy, tout le monde aurait aimé être à sa place, de quoi se plaignait-il franchement ? Puis c’était bien connu, les mecs ne se faisaient pas violer, dans le fond ce petit salaud le voulait, il avait dit non juste après une pensée pour Emori. Par fidélité.
Mais il l’avait bien voulu. N’est ce pas ?
Prêt à tout pour survivre, même se soumettre comme un clébard.
Murphy eut un haut le cœur en voyant la bouche de Bellamy se rapprocher de la sienne. Voilà autre chose.
- Murphy ?
- Vas-y continue ce que tu as commencé, pourquoi tu t’arrêtes ?
Bellamy se recula.
- T’as l’air malade.
- Je ne suis pas malade. Baise moi, qu’on en finisse.
Mais Bellamy ne fit rien. Il resta là, les bras ballants comme un con et Murphy n’eut pas le courage de se jeter sur lui. Il craquait, il avait atteint ses limites, il ignorait même en avoir.
- Ben quoi tu vas pas te faire ce plaisir ?
Les larmes dans les yeux, Murphy le contrôlait pas. Ni les tremblements. Il ne contrôlait plus rien. On pouvait être impassible, détacher, et au final en avoir marre. Marre.
- Je pensais que tu le voulais aussi, mais si… Murphy je ne veux pas te forcer.
- C’est ça. Comme si tu ne voulais pas me forcer. Comme si quelqu’un en avait quelque chose à foutre de ce que moi je voudrais.
- Très bien. Qu’est ce que tu veux ?
Murphy ne s’attendait tellement pas à la question qu’il se retrouva incapable de trouver une réponse. Survivre. Ne pas être seul. Ca faisait tellement longtemps qu’il ne faisait que suivre, qu’accepter, que subir, que détester, qu’il ne savait même plus ce que lui voulait vraiment au fond. Bellamy attendit, lui laissa le temps. Murphy se laissa glisser contre le mur et s’assit.
Il avait réussi à s’enfuir des griffes d’Ontari, avait retrouvé « son peuple », retrouvé Bellamy. Et ce qui avait toujours été électrique entre eux, était devenu pire encore. Un désir profond entre eux, une tension certaine, une parade amoureuse à coup de sarcasmes. Pourtant maintenant que Bellamy le désirait, Murphy ne voulait plus. Bellamy s’assit en face de lui, toujours silencieux.
- On a qu’à baiser… Murmura Murphy.
- Et ensuite ?
- Ensuite rien. Tu auras eu ce que tu voulais et…
- Je t’ai demandé ce que toi tu voulais, insista Bellamy.
- Survivre !
- Ta survie ne dépend pas de nous Murphy. Coucher ou ne pas coucher avec moi, tu n’en mourras pas dans les deux cas.
Murphy essuya ses larmes, passa une main dans ses cheveux et eut un sourire narquois :
- Pas sûr.
Bellamy s’approcha mais sans le toucher.
- Qu’est ce qu’il se passe ?
Murphy secoua la tête. Il ne pouvait pas raconter, ne pouvait pas le dire. De toute façon Bellamy ne le croirait pas, dirait qu’il exagère. « Un viol ? Vraiment ? T’en rajouterais pas ? »
Ouais il en rajoutait, bien sûr.
Un viol ? Il avait été torturé bien avant ça putain. Baiser avec Ontari n’avait pas été si terrible.
Et pourtant maintenant, il ne voulait pas que Bellamy le prenne comme ça, comme un objet utile et qu’il jettera ensuite.
Bellamy se leva finalement :
- D’accord, si tu n’es pas prêt, si tu ne veux pas, je vais en rester là.
- Tu n’insistes pas ?
- Je te l’ai dis, je ne veux pas te forcer.
Murphy ricana. Ferma les yeux. Quand il les rouvrit, Bellamy était parti. Quelle différence ça faisait ? Il aurait juste dû baiser, si c’était pour se retrouver seul ensuite. Qu’est ce qu’il ne ferait pas pour ne pas être seul.
Quel con.
Bellamy revint deux minutes plus tard, alors que Murphy se cognait doucement l’arrière de la tête sur le mur derrière lui.
- J’ai cru que t’étais allé trouver quelqu’un de plus facile.
- Non, je suis juste aller chercher des trucs à manger, tiens.
Bellamy lui tendit une brochette de viande. Il avait aussi une gourde avec de l’alcool et Murphy en prit une grande rasade.
- Génial, tu me fais boire pour m’ouvrir les cuisses.
- Est-ce que tu as oublié notre langue ? Je t’ai dis que je te forcerais pas.
- Je serai plus consentant après m’être bourré la gueule.
- Je ne profiterai pas de toi. Murphy qu’est ce qui se passe ? Est-ce que quelqu’un a profité de toi ?
Le silence de Murphy fut assez éloquent pour Bellamy, qui changea de couleur. Devenant pâle, énervé. Ses yeux de chiots se remplirent de larmes. Des larmes pour Murphy. Et soudain il frappa son poing contre le mur, plusieurs fois.
Murphy mangea sa brochette.
- Pas la peine de pleurer, dit-il, ce n’est pas comme si ça avait de l’importance.
- Ca en a, cria Bellamy.
- J’ai survécu, je survivrai à ça aussi !
Bellamy attrapa le col de Murphy, avec l’envie de le secouer et en même temps de le prendre dans ses bras, de le protéger, d’effacer les marques. Il se contenta de le relâcher, de prendre la gourde et d’en vider une bonne moitié.
- Je ne te toucherai pas, dit-il à Murphy.
- Parce que je te dégoûte ? Je suis prêt à baiser pour ma survie. C’est un genre de prostitution.
- Je ne te toucherai pas parce que je ne veux pas te blesser ! Je veux que tu sois consentant, je veux que tu en ais envie autant que moi.
Murphy cria :
- J’en ai envie, j’en ai envie au moins autant que toi ! Mais…
- Mais ?
- Rien, fit Murphy plus calme.
Il récupéra la gourde et la vida. Cela ne lui donna même pas la tête qui tourne. Putain d’alcool inutile. Il ferma les yeux. Peut-être qu’il pourrait gerber si Bellamy baisait avec lui, peut-être qu’il pourrait voir Ontari. Peut-être que les doigts de Bellamy sur ses cicatrices faites par Titus pourraient le rendre malade aussi. Peut-être qu’il prendrait son pied et ça serait encore pire.
Il sentit la main de Bellamy lui retirer la gourde des mains. Murphy pensait qu’il allait simplement enlever ses mains ensuite, mais il serra ses doigts avec les siens.
- Je ne veux pas simplement coucher avec toi.
- C’est ça. Alors c’était quoi tout à l’heure quand tu m’as poussé contre le mur prêt à te jeter sur moi ? Une illusion ?
- Je peux m’en passer, mais je veux rester avec toi.
Murphy tourna ses yeux pour regarder Bellamy :
- T’as trop bu ?
- Non. Pas assez. J’aurais préféré être vraiment saoul pour te dire ce que je vais te dire.
- Me dire quoi ?
- Que je t’aime, que je veux être avec toi, avec ou sans sexe.
Murphy fit semblant de dégobiller et ricana :
- Tu te fous de ma gueule ?
- Non.
- Sérieusement ? On passe la moitié du temps à s’engueuler, et l’autre à essayer de se tuer, et tu m’aimes ? Tu crois que je vais croire un truc pareil.
- Tu n’as pas besoin d’y croire pour que ce soit vrai.
Les entrailles de Murphy se nouèrent et il détourna les yeux.
- Ce n’est pas réciproque.
- Très bien.
Mais Murphy ne repoussa pas les mains de Bellamy. Il posa sa joue contre son épaule au lieu de s’enfuir.
- Ca ne marchera pas, marmonna-t-il.
- Et si ça marche ?
Murphy n’avait pas de réponse. Il laissa Bellamy lâcher une de ses mains pour passer son bras autour de lui et le rapprocher. Et ce n’était pas pour survivre. Pas plus quand sa bouche se posa une seconde sur celle de Bellamy. Il se recula ensuite et Bellamy ne fit rien pour le retenir, rien pour le forcer.
- Tu vas pas en profiter ?
Bellamy soupira.
- Non.
Murphy resta contre lui. Ferma les yeux et murmura :
- Tu te demandes toujours ce que je veux moi ?
- Oui.
- J’ai bien envie de rester là. Je peux ?
- Oui.
Murphy se blottit un peu plus, Bellamy le serra simplement plus fort. C’était con, mais Murphy se sentait bien. Il décida d’en profiter. Le moment que ça durerait.

Fin.

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MessageSujet: Re: Soirée drabble 01 aout 2016   Lun 1 Aoû - 22:04

Prompt : Dieu que j'aime ton petit cul
Fandom : les 100 - spoil s3 - jonty

Jasper matait Monty. Ce n’était pas bien mais il s’en foutait et Monty ne le voyait pas. Monty était occupé à discuter stratégie avec Bellamy et ne remarquait pas Jasper. Jasper était censé être entrain de se bourrer la tronche quelque part. Sauf qu’il était à jeun et totalement conscient de ses yeux sur Monty. Il n’avait pas le droit, du tout. Maya était morte à cause de Monty, il avait l’impression de la trahir. Parce qu’il voulait son meilleur ami, il voulait qu’il se retourne, vienne droit vers lui et… Advienne que pourra. Monty ne lui parlait plus et c’était la faute de Jasper. Mais personne n’avait interdit à Jasper d’avoir des yeux et de les poser sur Monty. Il trahissait Maya, mais ne détournait pas ses yeux.
Trop longtemps il avait déprimé, trop longtemps il n’avait rien fait, trop longtemps il était resté à boire et pleurer et en vouloir à Monty. Alors qu’il aimait Monty, il l’avait toujours aimé, même plus que Maya sans doute. Et il n’avait pas le droit mais fallait dire ça à ses yeux qui ne se décrochaient pas. Jasper poussa un soupir, ne remarquant pas Murphy qui vint s’asseoir à côté de lui, regarda dans la même direction que lui.
Jasper su que Murphy était là quand il l’entendit dire :
- Tu sais, tu n’as qu’à lui dire simplement « Dieu que j’aime ton petit cul, allons dans ce grand coin ».
Jasper rougit, posa ses mains sur ses joues et baissa enfin les yeux.
- Je ne… regardais pas ses fesses.
- Mais non, bien sûr, s’amusa Murphy. Tu devrais pourtant, il est très bien son cul.
Jasper mordit à l’hameçon et ses yeux se posèrent sur les fesses de Monty et Murphy eut un sourire moqueur.
- Maintenant tu le regardes, tu peux lui dire.
Murphy appela :
- Eh Monty, Jasper adore ton cul !
Jasper eut envie de disparaître quelque part sous terre et se jeta sur Murphy pour le faire taire en vain. Par chance, soit Monty n’avait pas entendu, soit il était trop occupé et s’en foutait. Il ne s’était même pas retourné. Jasper s’éloigna. Murphy resta lui :
- J’ai aussi un cul à mater.
Jasper se demanda si c’était celui de Bellamy.

Plus tard, Jasper était assit dans un coin, toujours à jeun. Trop seul, trop mal, à regarder rien du tout. A penser à Monty et Maya, sans savoir s’il avait le droit de faire quoi que ce soit de gentil envers Monty, sans que ça ne salisse la mémoire de Maya.
Il ne vit pas Monty s’asseoir à côté de lui, il sursauta quand il l’entendit parler :
- Alors c’est quoi ces histoires sur mes fesses ?
Jasper rougit, soupira.
- C’est rien, c’est Murphy, tu le connais.
Monty tendit les jambes. Jasper était content qu’il vienne lui parler. Est-ce qu’il avait le droit d’être content de ça ?
- Est-ce que ça veut dire que tu ne l’adores pas ?
- Quoi ? Demanda Jasper.
Monty secoua la tête.
- Rien. J’avais oublié qu’en ce moment t’avais plutôt tendance à me détester. Moi et mes fesses.
- Je ne déteste pas tes fesses.
Les mots étaient sortis tous seuls de la bouche de Jasper et vu le regard que lui jeta Monty, il avait vraiment dit ce qu’il avait dit. Il eut envie de se cacher mais Monty éclata de rire.
- Mes fesses te remercient.
Jasper eut un fin sourire.
- Tes fesses parlent ? C’est flippant.
Monty rit de plus belle. Jasper serra le banc sur lequel il était assis avec ses mains. Est-ce qu’il pouvait rire aussi alors que Maya était morte ?
- En tout cas, c’est bien que tu ne les détestes pas elles, elles sont sexy et innocentes.
- Oui.
- Oui elles sont sexy ou oui elles sont innocentes ?
- Les deux. Avoua Jasper.
Le rire de Monty s’amplifia. Jasper craqua et rit avec lui.
Pendant un instant, tout était comme avant, mais leurs rires se tarirent. L’absence de Maya recommença à se placer entre eux. Un silence lourd s’installa et aucun des deux ne savaient quoi dire à l’autre. Peut-être que quand ils ne parlaient pas de fesses, ils n’avaient plus rien à se dire.
- Les tiennes sont biens aussi, fit Monty.
- Mes fesses ?
- Quoi d’autres ?
- Tu les aimes ?
- Carrément.
Jasper tendit ses jambes à son tour, regarda ses pieds tellement proches de ceux de Monty, il dit :
- Murphy m’a dit de te dire que j’aimais ton joli petit cul et de te proposer d’aller dans un grand coin.
- Et tu vas faire ce que Murphy a dit ?
- Non, je ne crois pas que ce soit judicieux.
Monty acquiesça :
- Je ne crois pas non plus.
Ils se turent. Silence pesant. Foutue silence pesant. Jasper voulait bien parler cul cul cul, s’il le brisait.
- Ou on pourrait aller dans ce coin.
- Et on ferait quoi ?
- On parlerait de nos fesses.
- On le fait déjà ici. Dit Monty.
- On serait à nouveau meilleurs amis, dit Jasper.
- Mon meilleur ami est mort, c’est toi qui l’a dis.
Jasper se mordit les lèvres. Chassa le silence en se levant et en tournant en rond. Monty se leva aussi. Tourna dans l’autre sens, laissa leurs corps se rencontrer.
- Pourquoi tu ne les détestes pas ?
- Ce ne sont pas seulement tes fesses Monty.
- Est-ce qu’on peut parler d’autres choses ?
- Tu as tué Maya.
- D’autres choses ?
Jasper ferma les yeux :
- C’est drôle. Ne racontez jamais rien à personne. Si vous le faites, tout le monde se met à vous manquer.
Monty attrapa les poignets de Jasper.
- C’est censé vouloir dire quoi ?
- Je cite l’Attrape Cœur.
- Je sais que tu cites ce livre. Et c’est censé vouloir dire quoi ?
Jasper ne répondit pas à la question.
- Y a des choses qui devraient rester comme elles sont. Faudrait pouvoir les planquer dans une de ces grandes vitrines et plus y toucher. Je sais que c'est impossible mais, bon, c'est bien dommage.
- Tu l’as appris par cœur ?
- Juste certains passages.
- Pour me les ressortir comme ça ?
- Je me disais que si je connaissais certains passages par cœur et que je te les citais un jour, ça te rendrait heureux.
Monty déglutit :
- Tu veux me rendre heureux ? Moi ?
- Je ne sais pas ce que je veux. Est-ce que j’ai le droit de te rendre heureux après ce que tu as fait ? Est-ce que j’ai le droit d’être heureux alors qu’elle ne le sera pas ? Qu’est ce que je dois faire ? J’en sais rien du tout. Alors, je suis là, à écouter Murphy me dire que tu as un beau cul et ensuite à te citer des passages de ton livre préféré, et ensuite ? Monty qu’est ce qu’on va faire ? Se défoncer près d’une fenêtre pour regarder les étoiles et vouloir aller sur l’une d’elle ?
- Sur laquelle on irait maintenant ?
- Pas la Terre c’est sûr.
- Pas la Terre, sourit Jasper.
Monty colla son front contre celui de Jasper. Sur la pointe des pieds.
- Je sais ce que j’ai fais. Mais… J’ai besoin de toi.
- Et on parlera de quoi ? Demanda Jasper. On n’est même plus capable de se parler.
- Alors on parle pas, on écoute de la musique, on regarde là haut, on est ensemble et c’est bien.
- Et si c’est pas bien ?
Monty prit la main de Jasper, l’emmena à l’extérieur, le força à s’allonger à côté de lui, pour regarder le ciel. Jasper se sentit bêtement bien.
- Alors ? Demanda Monty.
- Alors c’est bien.
- On irait où ?
Jasper tendit une main :
- La lune ?
- Okay pour la lune, sourit Monty. Nous voilà encore entrain de parler de fesses.
Jasper comprit la blague sans y réfléchir et éclata de rire sans pouvoir se retenir, sans pouvoir regretter, sans pouvoir s’arrêter. Monty rit aussi.
Et leurs mains s’accrochèrent à un moment au milieu de ça.
Les yeux de Jasper trouvèrent ceux de Monty, et ils ne se lâchèrent plus. Est-ce que Jasper pouvait aimer à nouveau ? Pouvait continuer (ou recommencer) à aimer celui qui avait tué celle qu’il avait aimé un peu moins ? Est-ce que ce n’était pas injuste ?
Est-ce que ce n’était pas déjà trop tard ?
- L'homme qui tombe, rien ne lui permet de sentir qu'il touche le fond. Cita Jasper au pif en ayant l’impression de comprendre ce que ça voulait dire.
Mais il ne tombait plus, Monty le retenait. Accroché à sa main.
Leurs bouches se rencontrèrent. L’alcool et la drogue n’avaient pas ce goût là, n’avaient pas ce pouvoir là, de défoncer totalement, cœur, esprit, âme.
Jasper sourit quand ils se reculèrent.
- Finalement c’est Murphy qui avait raison. On s’est trouvé un grand coin.
Monty rit.
Jasper le rejoignit.
Les étoiles leur parurent plus belles, plus brillantes.
Ils n’étaient pas si mal sur Terre, finalement.

Fin.


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MessageSujet: Re: Soirée drabble 01 aout 2016   Lun 1 Aoû - 23:12

Prompt : Ses yeux glacés peuvent brûler
Fandom : Bralex - If I had Wings

Brad se cramponnait à l’épaule d’Alex.
- Tu es sûr que tu connais le terrain par cœur ?
- Sûr de sûr, fit Alex, ça fait des milliers de fois que je le fais. Ne t’inquiète pas.
- Je m’inquiète quand même si tu permets.
Brad aurait voulu retirer le bandeau qu’il avait autour des yeux et voir où il foutait les pieds, mais comme un abruti il avait parié avec Julie qu’il pouvait le faire. Il n’aurait pas parié s’il avait su que c’était Alex qui le guiderait.
Mais maintenant, il avait ce bandeau autour des yeux, il se tenait à Alex qui le guidait. Un aveugle comme guide d’aveugle, y avait pas un problème là ?
- On va monter.
Brad n’avait pas voulu courir, il avait déjà l’impression qu’il allait se tuer en marchant, et ça lui suffisait. Pourtant Alex ne commit aucune erreur. « On tourne à droite » « On descend » « Attention il y a une petite bosse » « On va marcher sur l’herbe ». Trois kilomètres et Alex connaissait effectivement le terrain par cœur.
Le premier kilomètre avait été une épreuve pour Brad, il ne cessait pas de s’arrêter, d’hésiter, de trébucher. De demander à Alex s’il était sûr de lui et Alex continuait de le rassurer. Dix mille fois, Brad avait songé à enlever le bandeau, mais ça aurait été de la triche. Et sans savoir pourquoi exactement, il était persuadé qu’Alex s’en rendrait compte. Peut-être qu’Alex avait vraiment des super pouvoirs finalement.
Le deuxième kilomètre avait été plus facile. Brad avait prit un certain rythme, il avait remarqué qu’Alex ne se trompait pas, à aucun moment, n’oubliait pas de le prévenir, le guidait convenablement et Brad était toujours vivant après aussi longtemps.
- Comment tu fais Alex ? Pour te souvenir aussi bien.
- Comment tu fais Brad ? Pour ne pas te rappeler ?
Brad sourit. Evidemment. Peut-être que c’était lui qui aurait dû se souvenir de cette route, qu’il avait prit également des tonnes de fois.
Le troisième kilomètre fut un réel plaisir, Brad avait abandonné toute méfiance, marchant normalement, sans rien voir, faisant confiance à Alex pour être ses yeux. Même si c’était ironique. Ils parlèrent, se posèrent des questions, Brad accepta même de trottiner sur la fin. Ils arrivèrent au bout en un seul morceau. Où Julie les attendait. Brad retira finalement le bandeau.
- Alors ? Demanda-t-elle.
- Alors je me demande comment fait Alex, dit Brad.
Alex haussa les épaules.
- Question d’habitude.

xxx

Brad recommença. Alex le guida au lycée. Puis en pleine rue. Ils allèrent dans des endroits où Alex n’était pas familier. Une fois après ce genre de promenade étrange, ils s’assirent tous les deux sur un banc, Brad retira son bandeau et Alex demanda :
- Pourquoi tu fais ça Brad ?
C’était une bonne question. Pourquoi est-ce qu’il faisait ça ?
Brad regarda les yeux d’Alex. Alex ne le regardait jamais droit dans les yeux, il tournait la tête là où il pensait son visage, son regard toujours à côté. Et pourtant pas vide. Pas vide du tout. Brad attrapa le menton d’Alex et le guida pour que ses yeux soient en face des siens, et là encore on sentait que ses yeux lui faisaient défauts, qu’ils faisaient offices de décorations.
Et pourtant on pouvait tout lire sur son visage. Alex ne savait pas cacher ses émotions, ne savait pas que ses yeux étaient comme la glace, et pourtant brûlaient d’une passion qui le consumait. Et qui consumait Brad avec lui.
- Je voulais savoir. Ce que c’était d’être toi.
- Et ?
- Et je crois que je ne peux pas savoir complètement, mais que j’aime m’abandonner à mon tour, avoir confiance.
Les sourcils d’Alex se froncèrent.
- Je ne comprends pas.
- C’est enivrant de s’abandonner, de savoir que la personne va nous guider, va nous emmener où il faut.
Alex se mordit les lèvres.
- Alors finalement, tu sais ce que c’est que d’être moi.
- Ah bon ?
- Oui, quand je m’abandonne à toi pour m’emmener où il faut, pour courir assez vite pour gagner.
- Woh cette discussion devient très bizarre, fit Brad qui commençait à être gêné.
Alex sourit.
- Tu n’es pas obligé de faire ça Brad, j’aime quand c’est toi qui me guides.
- Mais tu n’aimes pas devoir me guider ?
- Si. Aussi. J’ai l’impression de devenir réellement indépendant, et c’est agréable de savoir que quelqu’un compte sur moi.
- Alors on peut continuer.
- Tu as autant confiance en moi ? Et si je traversais au mauvais endroit un jour ? Demanda Alex.
- Et si je te guidais dans un terrain miné pour me débarrasser de toi ? Rétorqua Brad.
Alex pencha la tête sur le côté.
- Mais tu ne veux pas te débarrasser de moi, n’est ce pas ?
- Quand on trouve un sens à sa vie, on ne s’en débarrasse pas Alex.
Brad se demanda si Alex savait qu’il rougissait, et que ça le rendait trop mignon.

xxx

Brad ferma les yeux et posa ses mains sur le visage d’Alex. Voilà à quoi ressemblait Alex sous ses doigts.
- Je pense que je peux dire que tu es beau.
- Et quand tu me vois ? Demanda Alex.
- Tu es beau, confirma Brad.
- Et mes fesses ?
Brad posa une main sur ses fesses et Alex sursauta.
- Tu m’as demandé, fit Brad. Et elles sont très biens.
- Je voulais dire avec tes yeux !
- Elles sont belles avec mes yeux aussi.
Alex fit la moue :
- Je ne sais pas pour les tiennes.
- Bon. Alors tu peux les toucher.
Alex ne s’en priva pas, puis sourit.
- Julie avait raison.
- N’est ce pas ?

xxx

Brad avait le bandeau sur les yeux quand la bouche d’Alex rencontra la sienne. Est-ce qu’il l’aurait arrêté s’il l’avait vu ?
Sans doute pas.
Pas du tout.

xxx

Brad continua d’embrasser Alex. Même sans bandeau.

Fin.

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MessageSujet: Re: Soirée drabble 01 aout 2016   Mar 2 Aoû - 0:07

Prompt : Le contact était doux
Fandom : Les 100 - méga gros spoil s3 - Jonty

Monty pleurait. Vraiment. Genre toutes les larmes de son fichu petit corps, et y en avait de l’eau là dedans. A croire que Monty avait bu toutes les rivières de la Terre. Jasper avait rejoint le groupe après s’être enfuit avec Clarke et Raven, et il la laissait se débrouiller avec Bellamy et les autres. Lui il restait prêt de Monty, ne supportant pas ses foutues larmes quand bien même il avait eut envie de le voir pleurer.
En fait, ce n’était pas si bien que ça un Monty qui pleurait. C’était même nul, triste, horrible. Jasper avait envie de faire n’importe quoi pour qu’il arrête. Se rouler dans l’herbe, faire l’idiot, lui filer ses gourdes d’alcool (mais il était partit tellement précipitamment pour sauver sa vie, qu’il n’en avait pris aucune).
- Je me suis battue pour ma vie, lâcha-t-il.
Monty tourna des yeux remplis de larmes vers Jasper.
- Tu l’as fait ?
- Oui.
- C’est bien Jasper. C’est bien.
Monty prenait encore le temps de se préoccuper de lui alors qu’il allait mal et Jasper eut un pincement au cœur de le voir si faible et si fragile, alors que ça faisait des mois qu’il faisait tout pour le casser.
- Je suis désolé mec, lâcha Jasper. Tu sais. Pour ta mère.
Monty sembla arrêter de respirer soudainement, comme si le fait que Jasper évoque Hanna avait été comme un coup de poing dans ses poumons.
- Respire Monty ! Respire.
L’autre essaya, inspira bruyamment, l’air se bloquant quelque part dans sa gorge et Jasper l’allongea et cria :
- Respire bon sang !
Monty hocha la tête, mais n’y arrivait pas. Rien à faire. Il pleurait, ne respirait plus. Ne pouvait plus rien. Crise de panique. Jasper secoua son meilleur ami qui réussi à reprendre une goulée d’air, sans pour autant que ça change son état.
- Je suis désolé, je suis désolé, je suis désolé. Monty respire !
Monty secoua la tête cette fois-ci, crispa ses doigts sur les vêtements de Jasper. Clarke était loin, elle était occupée, personne n’était là. Que lui et Monty. Comme toujours. Juste eux deux. Jasper posa sa bouche sur celle de Monty, bouche à bouche. « Prends mon oxygène » et Jasper souffla et Monty le repoussa et retrouva un semblant de respiration. Jasper voulu recommencer, posa sa bouche sur la sienne. Ne souffla pas. Aspira. Cette bouche. Contact plus doux qu’il ne l’aurait imaginé. Contact tellement doux. Monty le repoussa encore et cette fois-ci inspira, expira, inspira, expira. Respira.
- Ca va mieux ? Demanda Jasper.
Monty essuya ses larmes.
- Non ça ne va pas ! Elle m’a vendu, ma propre mère m’a vendu ! Elle disait là bas qu’elle m’aimait, qu’elle ne voulait pas me perdre, et elle m’a vendu à Pike. Elle pleurait alors qu’elle m’avait vendu ! Elle refusait de me faire un câlin alors qu’elle m’avait trahis. J’étais là à avoir confiance en elle, à l’aimer, alors qu’elle aimait plus sa position que moi !
Jasper serra Monty dans ses bras.
- Je suis désolé Monty, je suis désolé.
- Je t’ai trahi aussi, tu as oublié ?
- Tu… Ce n’est pas pareil, je sais que ce n’est pas pareil. Jamais tu ne m’aurais fais du mal de cette manière.
- Je t’ai fais du mal !
- Oui oui, mais tu ne m’as pas… Je… C’est différent okay ? C’est différent ?
Jasper appuya ses mains sur les joues de Monty et l’embrassa à nouveau. Pour respirer. Pour pardonner. Pour donner. Il se recula avant que Monty ne le repousse une troisième fois.
- Je suis désolé, dit Jasper. Pour ta mère. Pour tout.
Monty continua d’essuyer ses larmes qui continuaient de couler.
- Tu me pardonnes ?
- Oui. Je te pardonne. Je te l’ai dis, je me suis battu pour vivre, alors… Alors les choses changent, elles deviennent moins douloureuses, différentes. Tu verras, ce sera pareil pour toi.
- Vraiment ?
- Oui. Et je serai là.
- Même si je bois jusqu’à ne plus savoir marcher ?
- Même.
- Même si je t’insulte jusqu’à ce que tu craques ?
- Même. Assura Jasper.
Monty l’embrassa à son tour. Jasper ne se recula pas. Même s’il n’avait pas besoin de bouche à bouche.
Pas vraiment.
Parce qu’il respirait bien mieux en compagnie de Monty.
Jasper le prit dans ses bras après le baiser. Le garda contre lui. Embrassa mille fois son crâne.
- Je suis ta famille. Alors on se dispute, mais on se pardonne. Je ne te vendrai pas moi. Je te protégerai. Promit Jasper.
Monty cessa de pleurer. Confiant.
- Je sais.
- Je suis ta famille. Répéta Jasper.
- Je suis ta famille, assura Monty.
Jasper hocha la tête.
- Ca me va.
Leurs fronts se collèrent, leurs nez se frôlèrent, leurs souffles se mélangèrent.
Contact doux, partageur d’oxygène, signe de pardon, promesse de famille.

Fin.

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Maliae
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MessageSujet: Re: Soirée drabble 01 aout 2016   Mar 2 Aoû - 1:58

Prompt : Je suis toujours pas devenu invincible
Fandom : If I had wings, Bralex

Alex avait essayé. Toucher le visage de Brad. Lui dire qu’il était beau. Parler de ses fesses. Lui demander s’il avait une petite amie. Essayer d’être mignon (mais comment savoir ? Si ça se trouve il avait une sale gueule, des tâches partout, des yeux crasseux, des dents mal lavés et des restes de lait mal essuyé sur la tronche), flirter, le rendre jaloux avec Amy. Brad sortait avec Julie quand même.
Julie avait de la chance, elle voyait Brad, elle touchait Brad, elle embrassait Brad, elle avait le droit aux fesses de Brad. Julie aimait bien parler de Brad et Alex aimait bien que Julie parle de Brad mais Alex était jaloux.
Pourtant il passait beaucoup de temps avec Brad. A courir. A nager parfois même. A discuter. Partager une limonade chez Brad, l’inviter à regarder un film devant cette télé immense qu’Alex ne voyait même pas peu importe la taille.
- Alors là la fille vient de clairement pousser sa copine dans la piscine. Dit Brad.
Alex écoutait, pas le film, juste la voix de Brad qui racontait. Son audio description à lui. Des fois il entendait Brad rire et souriait d’avance.
- Elle vient de mettre un coup de pied dans les couilles du mec, j’ai mal pour lui, je te jure.
Alex avait mal aussi, mais pas tant que ça, Brad continuait de rire et Alex le sentait trembler à côté de lui et c’était merveilleux. Entendre, sentir. C’était fantastique tout ce rire. Mais Brad avait un rendez-vous avec Julie après.
- Merci pour le film Alex, on se voit demain. Enfin façon de parler.
Alex trouvait ce genre de remarque très amusante et rit.
- A plus Brad.
- A plus Alex.
Et Alex attendait quelque chose qui ne venait pas, il entendait la porte de l’entrée se fermer et se retrouvait seul avec une télé qu’il ne voyait pas. Alors il se préparait et montait et descendait les escaliers en courant. Jusqu’à ce que son crâne se vide.
Mais il ne se vidait jamais complètement de Brad.

Alex aimait prendre des risques, c’était un casse cou, et il avait du mal quand on le protégeait trop comme sa mère. Quand il avait l’impression qu’on le réduisait à son handicap, de n’être plus que ses yeux aveugles, plutôt qu’un Alex tout entier. Cela lui donnait encore plus envie de faire quelque chose de fous, et c’est ce qu’il voulu faire ce jour là suite à une dispute avec sa mère. Qui ne voulait pas qu’il participe au triathlon. Parce que c’était trop dangereux, parce qu’il allait se blesser, peut-être pire. Parce que « non Alex tu n’es pas capable de faire du vélo ». « Qu’est ce que t’en sais, je n’ai jamais essayé ? » Avait-il crié en claquant la porte. Alex criait rarement, mais ça avait été trop.
Maintenant il voulait qu’on le lâche, qu’on le laisse faire ce qu’il voulait. Il voulu entraîner Brad avec lui mais Brad avait rendez-vous avec Julie.
Julie, Julie, Julie, Julie.
Un jour Alex n’aurait même plus Brad. Comme un oiseau qui perd ses ailes et à qui il ne reste plus qu’à s’adapter au sol.
Alex alla nager tout seul. Idiot. Fou. Mais il nagea quand même. Loin. Incapable ensuite de savoir dans quelle direction rentrer. Perdu dans un lac qui n’emmenait nulle part et sans savoir comment retourner quelque part. Alex fit la planche, se reposa en laissant son corps flotter, réfléchissant à une solution sans n’en trouver aucune. Si personne ne le trouvait il allait terminer ici.
Et sa mère aurait eu raison tout ce temps, il était incapable de se débrouiller seul.
De rage il recommença à nager, dans toutes les directions, jusqu’à retrouver le sol. Il s’agenouilla sur celui-ci et se mit à pleurer.
Il n’était pas invincible, il ne le deviendrait sans doute jamais. Il aimait seulement faire croire qu’il l’était.

Alex n’en parla pas. Surtout pas à ses parents. Ni à Julie. Ni à Brad. Ni à personne. Il se referma sur lui-même. Il courrait en silence, il ne se battait plus pour faire quoi que ce soit, il laissait sa mère le couver. Même sa mère trouva ça inquiétant. Mais Alex trouvait toujours comment détourner le sujet avec un trait d’humour ou un devoir à faire pour le lycée.
Julie essaya de lui parler, en vain.
- Tout va bien, tu t’en fais trop pour rien. Comment ça se passe avec Brad ?
- Je ne te parle pas de Brad là, Alex !
Alex trouva ça dommage, il n’avait pas envie qu’on parle de lui-même.

Brad ne le fit pas parler, pas tout de suite, il l’emmena d’abord courir, loin, assez pour que leurs poumons brûlent et qu’ils aient besoin d’une pause. Alors ils s’assirent et seulement là, Brad prit la parole après avoir reprit sa respiration.
- Tu veux aller nager après ?
- Non !
Alex avait répondu trop vite et Brad attendit. Compta jusqu’à dix. Un silence énervant, qui força Alex à le combler.
- Je… suis allé nager tout seul l’autre coup.
- Vraiment ?
- Et je suis resté coincé.
Alex soupira, se sentant honteux, mal, triste.
- Pourquoi tu as fait ça ?
- Parce que t’étais pas là, que ma mère me surprotège, que Julie est plus importante pour toi.
- Julie n’est pas plus importante.
Les sourcils d’Alex s’arquèrent, il n’en croyait pas un mot.
- J’avais besoin de faire quelque chose de moi-même.
- Et tu as failli te noyer.
- Je m’en suis sorti.
Brad le poussa doucement :
- Ouais, mais la prochaine fois, appelle moi.
- Sauf si tu es avec Julie.
- Même si je suis avec Julie, si c’est urgent, je serai là.

xxx

Nouvelle prise de tête. Alex se sentait sur une ligne. A cause de Brad, à cause de Julie. Il voulait encore faire n’importe quoi, prendre des risques. Brad était avec Julie et Alex le savait. Il n’avait qu’à faire quelque chose sans lui, mais il l’appela quand même. « Si c’est urgent, je serai là ».
- C’est urgent. Dit Alex.
Brad mit quinze minutes à arriver. Il couru avec Alex, alla nager avec Alex, alla même faire de la balançoire avec Alex.
- Tu te sens mieux ? Demanda Brad.
- J’aimerais être invincible, répondit Alex.
- Tu as déjà des lasers qui te sortent des pouces, c’est déjà pas mal, n’est ce pas ?
Alex sourit. Et craqua.
- Je t’aime.
Il aurait voulu pouvoir fuir après avoir dit ça mais ne savait même pas dans quelle direction aller. Il était coincé. Le silence lui fit peur, plus peur encore que d’être coincé dans un lac sans savoir où nager pour rentrer.
Il sentit alors la main de Brad sur son épaule, rassurante.
- Courrons, lui dit-il.
Alex accepta. Même s’il ne savait pas ce que pensait Brad de ce qu’il avait dit.

xxx

Dernière dispute. Alex se sentait triste, sa mère était fatiguée. Alex voulait trop en faire, sa mère voulait qu’il ne fasse rien. Son père n’arrivait plus à les rassembler. Alex se sentait malheureux parce que Brad n’avait pas répondu, parce que Julie parlait toujours de Brad, parce qu’il se sentait seul et que sa mère ne voulait pas le laisser monter sur un vélo, ne voulait pas qu’il se blesse. Quitte à le blesser pour ça.
Alex voulait simplement être normal, faire les choses qu’il aimait, qu’on arrête de l’arrêter comme s’il n’était qu’un objet fragile. Il voulait qu’on l’aime aussi, que Brad court avec lui mais l’embrasse aussi. Il voulait trop de choses, n’avait que la course. C’était déjà ça, c’était toujours ça. Il aimait courir.
Alex appela Brad. Nouvelle urgence. Brad vint, le fit courir.
- Ma mère ne veut pas pour le triathlon, pourquoi ne me laisse-t-elle pas faire ce que j’ai envie ?
Brad n’avait pas la réponse mais une autre question.
- Tu m’aimes alors ?
Alex rit.
- Tu as mis si longtemps avant de réagir ?
- Désolé. C’était… Bizarre.
- Désolé d’être bizarre, ronchonna Alex.
- Pas de problème, je suis habitué.
Alex retrouva son sourire.
- Je suis si bizarre que ça ?
- Je ne connais personne aussi accroché que toi à ses buts. Tu n’abandonnes jamais n’est ce pas ? Et tu vas à fond dans ce que tu as décidé.
- Pourquoi ? Pas toi ?
Brad soupira :
- Pas autant que toi, j’abandonne plus vite. Je n’ai pas autant besoin que toi de courir ou me donner à fond.
- Alors pourquoi tu le fais ?
- C’est évident non ?
- Non.
- Pour toi Alex. Pour te donner la chance de faire ce que tu as envie.
Alex se sentit touché. Heureux.
- Merci Brad…
- J’espère que ta mère pourra le comprendre.

xxx

Longues discussions mère/fils. Alex reconnaît que ça peut être dangereux le triathlon, la mère est désolée de trop s’inquiéter. Elle le laissera nager pour commencer. S’entrainer.
- Avec Brad bien sûr ! Dit sa mère.
- Bien sûr.
Elle ignorait qu’ils nageaient ensemble. Qu’il avait désormais juste une raison officiel de plus de voir Brad.

xxx

« Brad c’est une urgence ».
Alex n’était pas désolé d’avoir des urgences non urgentes. Brad venait à chaque fois, se rendait compte que rien n’était urgent, et n’en voulait pas à Alex. Ne lui faisait pas de reproches. Restait avec lui. Ils allaient courir, nager. Et Brad avait emmené Alex dans une salle de sport où celui-ci avait pédalé sur un vélo de salle.
- Il ne va nulle part ton vélo.
- Mais toi tu peux imaginer n’importe quoi, lui avait dit Brad.
Et il avait inventé un chemin que parcourait Alex. Alex avait eut l’impression de faire vraiment du vélo.

Julie parla moins de Brad, Alex en parla trop.
- Tu l’aimes n’est ce pas ? Comprit sa meilleure amie.
Alex ne lui mentit pas.
- Oui.
Julie soupira.
- Je crois que ça ne marche pas entre nous. Il pense à toi, il court vers toi. Je crois que ça marche mieux entre vous.
Alex n’était pas désolé non plus de ça. Même si c’était triste pour Julie.

xxx

Brad arriva dans la chambre d’Alex et tourna dedans, furieux.
- Qu’est ce qu’il y a ?
- Julie m’a plaqué Alex.
- Je suis désolé.
- Tu n’es pas désolé du tout. Elle m’a plaqué parce qu’elle pense que toi et moi…
Alex attendit mais la suite ne vint jamais.
- Toi et moi quoi ?
- On est bien mieux ensemble. C’est toi qui lui a mis ces idées dans la tête n’est ce pas ?
- Non. C’est elle toute seule.
Alex entendit Brad s’asseoir sur son lit, puis se relever et recommencer à marcher dans sa chambre.
- Je ne t’aime pas Alex, pas comme ça.
Alex se sentit mal. Il n’était pas invincible et ça… Ca c’était douloureux. Ca lui donnait des envies d’escalade, de tir à l’arc, de ski nautique, de parachutisme, de sports dangereux et encore plus difficile pour un aveugle.
- D’accord je com…
La porte claqua.
- …prend.

xxx

Alex fut surpris que Brad vienne à l’entraînement le lendemain.
- Je suis là juste pour courir Alex.
- D’accord.
Courir c’était déjà pas mal.

Il fut surpris que Brad vienne quand il l’appela pour une fausse urgence (Alex avait eut le culot d’essayer). Il fut surpris que Brad ne lui en veuille pas. Ne l’engueule pas. Que Brad le laisse appeler pour rien.

Alex fut surpris que Brad reste. Il ne l’aimait pas, pas comme ça, mais il venait, il était là. Et ils allaient faire du vélo de salle et Brad parlait d’un chemin merveilleux, et Alex voyageait sur un vélo qui ne bougeait pas. Grâce à Brad.
- Merci. Dit-il un jour.
Brad ne lui répondit pas.

xxx

Alex avait nagé sans Brad, celui-ci s’était allongé un moment. C’était sans doute endormi. Alex était parti nagé parce qu’il était idiot. Il était allé loin, puis avait fait la planche, et s’était perdu. Mais Brad était arrivé à côté de lui, avait posé sa main sur son bras, l’avait guidé. L’avait ramené.
- Tu m’a fais super peur ! Cria Brad.
- T’es pas ma mère, s’agaça Alex.
Alex sentit que Brad tenait son tee-shirt avec colère. Mais Brad ne lui avait jamais fais de mal et il n’avait pas peur.
- Ne refais plus ça Alex, ne le fais plus !
- Je peux me débrouiller seul.
- Bien sûr que tu le peux, mais des fois il y a des choses qu’on ne peut pas faire seul, même moi ça m’arrive.
- Quoi par exemple ? Demanda Alex.
Brad relâcha Alex, réfléchit et répondit :
- J’ai eu besoin de ton père pour ne pas aller à Richmont, j’ai eu besoin de mon père quand je me suis fais virer de l’équipe de cross la première fois, je suis incapable de passer une journée sans toi, et incapable de ne pas t’aimer.
Alex se raidit.
- Tu as dis que…
- Je sais ce que j’ai dis et j’ai menti et j’ai eu beau essayer et essayer encore de ne pas t’aimer, au final je t’aime c’est comme ça.
Le sourire d’Alex illumina son visage, mais ça, seul Brad pu le voir. Et c’était à cause de ce genre de sourire en particulier, qu’il aimait Alex.
Et tout le reste.
- Il y a autre chose qu’on ne peut pas faire seul, ajouta Brad.
- Quoi donc ? Demanda Alex.
Brad lui donna la réponse sans la dire.
Simplement en posant ses lèvres sur les siennes.
Alex ne nagea plus tout seul.
Mais il se sentit un peu plus invincible.

Fin.

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Soirée drabble 01 aout 2016
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