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 [Les 100 - pas de spoil UA] Pour tes services (5)

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Sorry Women


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Maliae
Messages : 1705
Date d'inscription : 30/07/2012

MessageSujet: [Les 100 - pas de spoil UA] Pour tes services (5)   Dim 10 Juil - 16:12

Fandom : Les 100.
Prompt : Je vais perdre mon âme à force de soupirer.
Note : lalala, pas relu je suis faignasse, et et et, bonne lecture.

***

5. Boire.

Le portable de Murphy sonna au milieu de la nuit. Il poussa un grognement, essaya de chasser la sonnerie pour se raccrocher à ses rêves, mais elle se fit insistante. Sonnant encore et encore. Il finit par l’attraper, décrocha et grogna :
- Allo ?
- Pas trop tôt.
La voix de Bellamy.
- Quoi ?
- Je suis en boite et je suis saoul, viens me chercher. Je t’envoie l’adresse par SMS.
- Va te faire foutre et bonne soirée. Marmonna Murphy.
Puis il raccrocha et lança son portable à côté de lui sur le lit, pour se rendormir. Son portable se remit à sonner encore, encore, encore.
- Quoi ? S’énerva Murphy en décrochant.
- Viens me chercher.
- Nan, je dors là.
- Viens Jonathan, viens.
- Non ! Soupira Murphy.
- A force de soupirer, tu vas perdre ton âme.
- Si tu me rappelles, tu vas perdre tes couilles. Grogna Murphy en raccrochant une nouvelle fois.
Bien entendu le portable se remit à sonner. Murphy s’assit sur son lit et se frotta les cheveux. Il était plus de deux heures du matin. Il décrocha à nouveau :
- Viens, s’il te plait. Fit Bellamy à l’autre bout du fil.
- T’es vraiment saoul. Constata Murphy.
- Vraiment ouais. Je peux pas baiser comme ça tu sais ? Baiser quand on a bu ce n’est pas être consentant.
- Mais qu’est ce que tu racontes ?
- Je sais pas, je suis saoul je te dis, allez viens viens viens. Mon petit Jonathan.
Murphy leva les yeux au ciel.
- J’arrive, lâcha-t-il à contre cœur.
Il reçu l’adresse sur son portable et appela un taxi – il mettrait la note sur le compte de Bellamy. Murphy arriva devant la boîte et aperçu Bellamy. Il s’approcha et ce dernier lui tomba presque dessus. C’était comme se recevoir une masse géante sur le corps, Murphy dût planter ses talons dans le sol pour ne pas tomber.
- Enfin tu es là.
Murphy repoussa Bellamy :
- Tiens toi droit.
Bellamy lui donna ses clés de voiture.
- Tiens, c’est toi qui conduis.
Murphy ne lui précisa pas qu’il n’avait pas son permis – de toute façon il savait conduire – et lui dit de rester ici, qu’il allait chercher la voiture. Bellamy était venu avec une de ses décapotables – parce qu’il en avait plusieurs – et Murphy se mit au volant. Jamais il n’avait conduit pareille voiture et il en retira un certain plaisir. Il s’arrêta devant Bellamy et lui dit :
- Monte.
Avec un air plutôt satisfait. Ce soir ce n’était pas lui la pute. Bellamy s’exécuta. Deux minutes plus tard, Murphy dût s’arrêter quand Bellamy lui cria qu’il allait vomir. L’autre ouvrit la portière et gerba sur le sol.
- Je me sens pas bien, marmonna Bellamy.
- J’avais pas remarqué.
Quand il fut sûr que Bellamy n’allait pas se remettre à vomir, Murphy redémarra la voiture, et essaya de conduire doucement jusqu’à la maison de Bellamy. Il la gara dans l’immense garage puis vint ouvrir la portière à Bellamy.
- Sa majesté est arrivée.
Celui-ci se leva et tituba. Murphy passa sa tête sous son bras pour le tenir :
- Maintenant, direction ton lit.
Bellamy se laissa traîner et Murphy grogna :
- Tu peux m’aider et te servir de tes pieds ?
Bellamy obtempéra et marcha, s’appuyant quand même pas mal sur Murphy. Ce dernier arriva essoufflé dans la chambre et envisageait de démissionner et de se barrer tout de suite. Bellamy resta debout là, dans sa chambre et Murphy le poussa pour qu’il s’asseoit et commença à déboutonner sa chemise. Bellamy réagit assez violemment et le poussa.
- Je suis hétéro, cria-t-il.
- Je sais, tu n’arrêtes pas de me le dire, j’essaie juste de t’aider.
- Je peux le faire tout seul !
Bellamy joua avec ses boutons sans réussir à les enlever, trop saoul pour comprendre comment ça fonctionnait. Murphy leva les yeux au ciel et s’approcha de nouveau :
- Laisse moi faire, dit-il.
Bellamy ronchonna mais laissa Murphy enlevé ses boutons, de toute évidence il semblait mieux savoir que lui comment ça fonctionnait. Murphy lui retira sa chemise, puis ses chaussures et ses chaussettes.
- Allez allonge toi.
Bellamy grogna et se coucha sur son lit. Murphy lui emmena une bassine au cas où il ait encore envie de vomir, puis remonta la couverture sur lui.
- Ca va te coûter cher, marmonna-t-il.
Bellamy se redressa sur son coude :
- Tu ne me violes pas ?
- Tu veux que je te viole ? Interrogea Murphy en posant ses yeux sur lui.
- Non.
- Je me disais aussi. Dors.
Bellamy laissa tomber sa tête sur l’oreiller, et ferma les yeux. Murphy sortit de la chambre, se déshabilla et se laissa tomber sur son propre lit. Quel emmerdeur ce type. Vraiment. Pourtant, c’est avec un sourire amusé que Murphy s’endormit.

xxx

Cette fois-ci Jasper était venu avec Monty. Murphy lui fit visiter la chambre de Bellamy, mais ils évitèrent de s’y attarder et retournèrent vite fait dans celle de Murphy. Monty s’allongea sur le lit :
- Wouah, dit-il, c’est vraiment comme Pretty Woman.
Jasper éclata de rire, tandis que Murphy poussait un gémissement exaspéré.
- Vous croyez trop aux contes de fées.
- Et tu appelles ça comment ? Demanda Monty. Tu vis dans un château.
- Bellamy dit que c’est une maison. Et je suis juste « un serviteur » d’après lui.
- En même temps vous avez pas baisé, précisa Jasper.
- Il est hétéro, dit Murphy habitué à l’entendre.
- Alors pourquoi il a eu besoin d’un prostitué ?
- Aucune idée, ce type est bizarre. Par exemple, pendant un moment il me suit partout, critique tous mes fais et gestes, et d’un coup il m’évite, pour ensuite m’appeler au milieu de la nuit pour que je vienne le chercher parce qu’il est saoul. Je ne le comprends pas. Je ne veux pas le comprendre.
Jasper pencha sa tête vers Monty et Murphy leva les bras au ciel :
- Ne faites pas ça.
- Faire quoi ?
- Faire comme si vous saviez un truc que j’ignorais alors que je suis dans la pièce.
- On pensait juste qu’on était content pour toi, le rassura Monty.
- Et que c’était bien que Bellamy ne te traite plus mal. Même si ça ne se fait pas de t’appeler au milieu de la nuit. Ajouta Jasper.
Murphy se laissa tomber sur le lit et Monty passa son bras autour de lui pour l’attirer dans ses bras. Jasper s’assit à leurs pieds.
- Vous restez ce soir ?
- Oui, dirent-ils.
- Vous pourrez baiser sur mon lit très confortable, si vous êtes sage.
- On ne baise pas, rala Jasper.
- Faire l’amour ? Corrigea Murphy.
- Non plus, ronchonna Jasper.
Murphy tourna son visage vers Monty :
- Pourquoi ?
La question était directe et Monty ferma les yeux et fit semblant de dormir.
- Monty ! Insista Murphy.
- Parce que j’ai pas envie, marmonna Monty.
- T’as pas envie de faire l’amour avec Jasper ?
- J’ai pas envie de faire l’amour, dit-il.
Jasper s’allongea d’un coup sur les deux garçons, prenant presque la place de Murphy et colla son nez contre celui de Monty :
- C’est ça ton problème ?
Monty rouvrit les yeux.
- Dis moi que je peux t’embrasser, supplia Jasper. Et on ne fera jamais l’amour.
- Non.
- Alors ce n’est pas ça ton problème, ronchonna Jasper.
Monty chercha Murphy du regard et Jasper se redressa. Il s’étira et dit :
- Je laisse tomber. Je vais proposer à Bellamy de sortir avec moi.
- Il est hétéro, répéta Murphy.
- Et bien ça serait drôle non ? Je sortirais avec un hétéro pendant que mon pote bi dont je suis amoureux resterait célibataire. Vive l’ironie.
- Jasper… Soupira Monty.
Murphy se redressa, passa ses bras autour de la taille de Jasper et le tira de force vers lui, le faisant tomber sur le lit et sur eux.
- Arrête de bouder. Bellamy ne voudra pas de toi de toute façon.
- Je pourrais peut-être draguer sa fiancée, fit Jasper en se casant entre eux sur le lit, les écrasant à moitié.
- Tu pourrais, fit Murphy.
Monty posa sa main sur le visage de Jasper.
- D’accord.
- Quoi ?
- D’accord, tu peux m’embrasser.
Jasper et Murphy se figèrent tous les deux. Et Jasper posa sa bouche sur celle de Monty avant que celui-ci ne change d’avis. Murphy resta silencieux et observa les deux garçons. Il ne savait pas si ça signifiait quelque chose. Monty semblait être terrifié de voir leur relation changer, terrifier aussi de voir Jasper aimer un autre que lui. Quelque chose se battait en lui et l’empêchait de rendre leur relation simple.
Jasper finit par se reculer, l’air totalement satisfait et les yeux brillants. Les joues de Monty étaient plus que rouges, il leur tourna le dos, pour laisser le temps à son cœur de se remettre de ce baiser. Jasper regarda Murphy avec un petit rire :
- T’as raison, il m’aime.
Murphy décoiffa Jasper.
- Première fois que ce que tu m’as appris, sert pour de vrai. Fit Jasper avec amusement.
Monty planta son coude dans le dos de Jasper, doucement, en l’entendant parler des baisers qu’il avait échangé avec Murphy il y avait des années.
Jasper continua de rire, enivré. Murphy ne se prostituait plus vraiment et Monty commençait à se laisser aller.
Peut-être que tout n’était pas brisé, finalement.

xxx

Bellamy était assit sur la chaise devant son bureau dans sa chambre. Sauf qu’il tournait le dos au bureau et observait Murphy entrain de faire son lit.
- Tu veux ma photo ?
Bellamy ne répondit rien. Il semblait perdu dans ses pensés. Murphy s’arrêta d’accrocher le drap et regarda Bellamy. Ce dernier réagit à peine et le sourire en coin de Murphy apparu doucement sur son visage. Bellamy fronça les sourcils se demandant ce qu’il préparait. Murphy se dirigea vers la chaîne hifi, choisit un cd et le mit. Whore d’In this Moment commença à retentir dans les hauts parleurs. Bellamy ne fit pas gaffe tout de suite à la chanson. Murphy finit de mettre le drap et se mit face à Bellamy, son petit sourire toujours collé à son visage. Puis il se mit à bouger hyper sensuellement, suivant la musique. En même temps il changea les traits d’oreiller et la housse de couette. Et Bellamy ne pouvait pas le quitter du regard. Murphy n’avait pas choisi cette musique au hasard et il savait mouvoir son corps pour le rendre attirant, pour que les yeux se rivent sur lui. Il avait quelque chose d’hypnotisant et il fallut deux secondes à Bellamy pour comprendre que Murphy venait de poser ses mains sur ses genoux et se penchait vers lui. Il vint lui susurrer à l’oreille :
- Bellamy…
Et Bellamy frissonna.
- Dis moi… Est-ce que tu attends que je fasse un strip-tease ?
Bellamy sembla reprendre conscience de lui-même, de l’endroit, de la musique, de Murphy. Il le repoussa assez violemment pour que Murphy tombe par terre.
- Arrête de faire ta pute, cria-t-il, ce n’est pas dans tes fonctions !
Il se reçu un regard noir de la part de Murphy qui resta les fesses par terre et cracha méchamment :
- Bien chéri !
Bellamy se dirigea vers la chaîne Hifi et la débrancha d’un coup.
- Fais juste ton boulot !
Murphy le regarda quitter furieusement la pièce et poussa un juron. Puis il se releva et l’insulta entre ses dents :
- Sale fils de riche arrogant.
Peut-être que c’était sa faute, à cause de ce qu’il faisait, et en même temps Bellamy l’avait regardé en premier. Ce n’était pas ce qu’il voulait ? Alors pourquoi l’avait-il embauché hein ? Pourquoi lui et pourquoi pas quelqu’un de « respectable » ?
- Tu te crois trop bien pour moi ? Cria Murphy au vide laissé dans la chambre.
De rage il tapa ses poings sur le matelas des dieux. Imaginant qu’il s’agissait de la sale gueule de Bellamy. Puis il tira la couette, défaisant le lit qu’il venait de faire et s’allongea dessous. Le lit sentait la lessive, le propre et Murphy prit un malin plaisir à s’y endormir et y répandre son odeur « de putain ».

Il fut réveillé par un Bellamy saoul – encore.
- Pousse toi de là, c’est pas ton lit.
Murphy sortit du lit en baillant et regarda l’heure. Il avait dormit longtemps, il était presque minuit. Il s’étira, si fort que son tee-shirt remonta, montrant son ventre.
- T’aime bien qu’on te voit hein ? Qu’on te regarde ! Fit Bellamy d’une voix alcoolisée.
- Et toi t’aime bien forcer sur la bouteille, constata Murphy.
- Non, je ne bois jamais d’habitude. On ne peut pas boire et se maintenir en forme.
- Alors pourquoi tu changes tes habitudes ?
- C’est ta faute.
- Bien sûr, rejette la faute sur moi, je suis payé pour ça.
- Tu es payé pour nettoyer et c’est tout ! Mais non, il faut que tu… Tu sois tellement… Insolent, capricieux, moqueur. Que tu fasses la pute comme si ça coulait dans tes veines, comme si c’était toi et non pas un boulot.
- C’est peut-être ce que je suis, lança Murphy d’une voix énervée et blessée.
- Ce n’est pas ce que tu es, grogna Bellamy.
Il s’assit sur son lit et se frotta le visage.
- J’aime pas boire, je n’ai pas les idées claires.
- C’est en général pour qu’on boit.
Bellamy essaya de se déshabiller et cria quand Murphy s’approcha :
- Je n’ai pas besoin de ton aide sale trainé !
Murphy se recula comme s’il l’avait frappé.
- Je ne voulais pas dire ça, se reprit Bellamy, je suis désolé.
- Je vais mettre ça sur le compte de l’alcool, fit Murphy sans amorcer un seul geste pour se rapprocher de nouveau.
- Tu es une jolie trainée, rit Bellamy. Pas sale.
- Est-ce que je suis censé sourire et dire « quel beau compliment » ? Demanda Murphy avec colère.
- Non. Je suis désolé. J’ai trop bu. Je n’ai pas les idées claires. Je ne veux pas dire que… Jonathan, tu es joli et tu n’es pas obligé d’être une traînée. Je ne te demande pas ça.
- Tu me demandes quoi alors ?
- Rien.
- Alors pourquoi tu m’as embauché moi ?
- Il doit faire froid.
- Hein ?
- Dans la rue, il doit faire froid.
Murphy fronça les sourcils :
- Je ne comprends rien à ce que tu racontes, alors je vais faire comme si on n’avait jamais eu cette conversation et aller me coucher dans mon lit. Salut.
Il tourna les talons et abandonna ce pauvre type. Il le détestait. Vraiment. Tellement. Profondément. Bellamy se sentait toujours tellement supérieur, qu’il soit saoul ou non, toujours mieux que les autres, toujours mieux que lui surtout. Il ne voulait pas d’une pute, mais le traitait de traîné, il disait ne rien désirer de lui mais pouvait le bouffer des yeux, et c’était lui qui était venu le ramasser sur le trottoir pour l’emmener à l’hôtel mais qui criait à qui voulait l’entendre qu’il était hétéro. Murphy donna un coup de pied dans son mur en arrivant dans sa chambre. Puis un autre, et encore un autre, et encore jusqu’à ce que son pied lui fasse mal et qu’il eut l’impression que le mur avait gagné le combat.
Il se déshabilla et s’enroula sous sa propre couette, sur son matelas à peine moins confortable – mais bien meilleur que tout ce qu’il avait connu – et il s’endormit.

xxx

Bellamy regarda son plafond quand il se réveilla. On était samedi, il n’avait pas besoin de se presser. Le mal de crâne qui pointait dans sa tête il l’avait bien mérité, il agissait comme un véritable idiot depuis quelques temps. Sa première grosse connerie a été de passer dans cette ruelle et d’emmener un prostitué par curiosité. Pourquoi il avait fait ça déjà ? Il ne s’ennuyait pas avec les filles. Il était très doué au lit, et elles étaient nombreuses à vouloir passer entre ses bras. Et il n’avait jamais été attiré par les garçons. Bellamy posa la paume de sa main sur son visage.
Ca avait juste été un moment de faiblesse, une bizarrerie de sa part. Il s’ennuyait et comme il aimait découvrir des endroits différents, des nouvelles filles, des nouveaux lits, des lieux paumés, il avait aussi voulu découvrir autre chose. Jonathan était monté dans sa voiture. Jonathan avait passé ses mains sur lui et l’avait mit nu. Bellamy s’était laissé faire, jusqu’à ce que ça devienne trop réel, trop présent, jusqu’à ce que la bouche de Jonathan l’électrise et qu’il reprenne conscience de son corps. Et du fait qu’il était hétéro. Qu’il faisait n’importe quoi.
Ca aurait pu s’arrêter là. Ca aurait dû s’arrêter là.
Mais ils s’étaient revus. Et Jonathan n’était pas qu’un prostitué, une ombre de la nuit qui n’existait que dans les ruelles pour certaines personnes. Non. C’était un type « normal », qu’on pouvait croiser dans la rue, à la fac, dans un café. Qui avait des rêves, des envies, des amis et qui ne voulait pas qu’on sache ce qu’il faisait à la nuit tombée. Jonathan n’était pas qu’un corps, il était un être humain avec une langue de vipère, mais qui pouvait être blessé, touché et qui pouvait pleurer – Bellamy l’avait vu pleurer - se mettre en colère, faire preuve de fierté quand même bien même il se mettait à genoux devant d’autres hommes.
Bellamy s’était sentit tellement généreux de lui proposer de l’embaucher, mais désormais il se rendait compte que ce n’était pas généreux, il se prenait pour qui ? Jonathan n’était pas un bel objet qui le remercierait de la chance qu’il lui avait donné. Il était complexe, avait des blessures et semblait penser qu’il n’était bon que quand il faisait la pute. Que c’était ce que Bellamy attendait de lui.
Bellamy se leva, alla prendre un médicament pour son mal de crâne, se lava, s’habilla puis se dirigea vers la chambre de Jonathan. Il frappa.
- Entrez, entendit-il à travers le bois.
Il entra. Jonathan devait savoir que c’était lui, il ne se retourna pas. Il était assis à son propre bureau et semblait bosser ses cours.
- Je suis occupé, dit-il, je m’occuperai des tes affaires plus tard.
- Je ne suis pas là pour ça. Dit Bellamy.
- Si c’est pour hier soir, tu étais bourré, fais comme si tu avais oublié, et je ferai de même.
- Je tenais à m’excuser pour ce que je t’ai dis.
- Okay.
Bellamy avança d’un pas dans la pièce.
- Je sais que tu penses que je t’ai embauché pour le sexe.
- Tu ne sais pas ce que je pense.
- Tu as raison en fait, je ne sais pas ce que tu penses.
Jonathan posa finalement son stylo et se tourna vers lui pour le regarder. Il n’était pas coiffé et avait juste attaché ses cheveux n’importe comment sur sa tête pour ne pas les avoir dans les yeux. Des mèches folles s’en échappaient, retombant sur son front. Ce n’était pas ce qui était le plus troublant chez lui, c’était plutôt ses yeux, perçant, parfois bleu azur, parfois presque gris, ses paupières retombantes, lui donnant un air à la fois nonchalant et blasé. Bellamy remarqua qu’il avait aussi de très longs cils. Il ne souriait pas, il pointait son nez crochu vers Bellamy.
- Pourquoi tu m’as embauché ? Demanda-t-il
Bellamy passa une main dans ses boucles.
- Parce que j’avais l’arrogance de penser que tu me remercierais.
- Je suis ta bonne action, tu te prends pour un bienfaiteur, mais t’es juste un gros con.
- Je sais. Je suis désolé. Mais maintenant tu travailles ici. Si ça te dérange de travailler pour moi en particulier, je m’arrangerai pour que tu ais d’autres tâches.
- Alors c’est vrai ?
- Quoi donc ?
- Tu ne veux vraiment pas que je te serve de pute.
- Je te l’ai dis.
Jonathan tira sur une de ses mèches de cheveux, quittant le regard de Bellamy un instant.
- Je vois. Ce n’est pas la peine que j’insiste alors.
- Exactement.
- Je peux continuer à travailler pour toi, dit Jonathan, mais ne me traite plus de traîné, bourré ou non.
- D’accord. Je ne le ferai plus. Dit Bellamy.
Jonathan lâcha ses cheveux :
- Bien, dans ce cas. Je viendrai quand j’aurai fini ça. Dit-il en pointant ses devoirs.
Puis il se rassit correctement sur sa chaise, lui tournant à nouveau le dos. C’était sa façon de le congédier. Bellamy l’observa quelques secondes. Son dos penché vers le bureau, sa colonne vertébrale visible à travers son tee-shirt blanc, remontant et laissant voir un bout de peau. Bellamy détacha ses yeux de Jonathan et sortit de la pièce, refermant la porte derrière lui.
Ensuite. Il alla courir – malgré sa gueule de bois.
Pour se vider la tête, bouger ses jambes, sentir son cœur battre à toute vitesse dans sa poitrine et son oxygène lui manquer, brûlant sa cage thoracique. S’échapper de quelque chose, de sa vie, de sa maison, de la peau blanche de Jonathan.

Bellamy rentra chez lui, dégoulinant de sueur, il avait couru jusqu’à ce sentir épuisé. Il se dirigea vers la cuisine, se mit la tête sous le robinet d’eau froide avant de boire carrément sous le jet. Il le referma ensuite :
- Tu es trop pauvre pour utiliser un verre ? Demanda une voix derrière lui.
Bellamy se retourna, les coins de sa bouche s’étirèrent dans un immense sourire.
- O. Tu es rentré quand ?
- Il y a une heure même pas.
Elle ouvrit ses bras et Bellamy, malgré la sueur, vint la soulever du sol.
- Je suis trop heureux de te revoir, petite sœur.
Elle rit :
- Moi aussi Bell.

A suivre.

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Swato
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MessageSujet: Re: [Les 100 - pas de spoil UA] Pour tes services (5)   Mer 28 Déc - 22:19

Oulaaaa.... Octavia débarque, ça va chier XD
Bon alors j'ai passé ce chapitre soit à gagatiser, soit à vouloir que Bellamy se fasse renverser par un bus ou par un TER soit que Murphy lui refasse le portrait... QUEL ENFOIRÉ ! Il méritait largement une bonne grosse baffe, j'aurais été ravie de la lui donner personnellement !

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