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 Sept nuances de Goodman

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Si vous rejoignez, Phineas et Ferb on va bien s'amuser !


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Yuuki
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MessageSujet: Sept nuances de Goodman   Sam 5 Mar - 14:13

Note : Ce texte est donc une UA (Univers Alternatif) vu qu’Edriss n’est pas un sorcier professeur de potions voulant détroner Lucifer mais un apothicaire xDDD Et Paimon n’est pas son père :’D. Et Luci…N’est pas tout à fait Lucifer xD
C’est une reprise d’un texte que j’aaaaaadore *gros et énorme sarcasme* que vous reconnaîtrez peut-être.

Pourquoi était-ce lui qui devait rencontrer le grand Lucifer en personne ? Edriss serra sa pochette contenant toutes les feuilles qu’il avait emmenées pour l’interview. Il sentit la haine monter dans son ventre. Ca aurait pu être cet imbécile de Paimon, mais non, il avait fallu que ça soit lui.
Assis dans la salle d’attente, à devoir attendre, soi-disant parce que « vous n’êtes pas très important pour monsieur Goodman », il contemplait le plafond, tapant du pied, impatient. Plus vite il en aurait fini, mieux il se porterait.
Enfin, on annonça qu’il pouvait entrer. Edriss en fut satisfait, n’étant guère patient. Il se dépêcha de rentrer dans la pièce, et dans sa précipitation, il s’emmêla les pieds, s’étalant sur le sol sans aucune grâce.

En somme, cela du plaire à Lucifer, puisqu’il paru l’observer avec arrogance. Edriss serra les dents. Il allait tuer Paimon, son colocataire. Tout ça parce qu’il avait fallu le remplacer, parce que « tu comprends, je peux vraiment pas pifer Lucifer, vas faire l’interview à ma place, et je te promets que je te remercierais ». Et comme Paimon était plutôt pas mal friqué pour un journaliste de son état, Edriss s’était dit que ça pourrait être une occasion de se faire un peu d’argent. Il en avait besoin pour ses potions.

- …Bonjour, monsieur Goodman.

Goodman. Quel nom ridicule, pour un être à l’air aussi carnassier que Lucifer. Edriss se releva tant bien que mal, ravalant sa fierté, et son envie de se barrer maintenant. Il alla s’asseoir sur un des somptueux fauteuils en cuir, et observa Lucifer, habillé avec prestance de fringues valant sûrement des millions, venant sûrement de chez Adramelech & Co.
Edriss l’enviait, lui qui ne pouvait se permettre que des costumes de chez Barbas, était bien jaloux.

- Bonjour…Vous êtes monsieur Solomon ?
- Non. Il n’a pas pu venir, je suis son colocataire. Edriss Dunkle.

Finalement, Edriss s’assit sur les fauteuils, sous le regard impétueux de Lucifer, qui l’observait avec amusement.

- Oh ? Tiens donc. Son colocataire ?
- Oui. Il est malade, alors je pose les questions à sa place.

En vérité, Paimon n’avait pas eut envie de venir, mais valait mieux mentir.

- Et vous, qu’est ce que vous faites dans la vie, en fait ?

Edriss fronça les sourcils. N’était-ce pas de Lucifer dont il fallait parler ? Il répondit :

- Je suis apothicaire.
- Je vois.

Il manqua d’étrangler l’homme qui se tenait en face de lui quand il le vit rire dans sa main. Edriss se dit qu’il valait mieux se concentrer sur autre chose, pour éviter le massacre. Il observa le bureau. Il était grand. Bien trop grand pour un minable comme ce Lucifer de mesdeux. Un ordinateur Apple rouge vif, trônait sur le bureau, contrastant avec le noir du bureau en bois de chez Eden – il devait valoir un sacré paquet de fric, celui là aussi -. A part le bureau, le canapé et la chaise de bureau, il n’y avait rien d’autre qu’une immense vitre, et un mur. Vide. Noir. Proposant uniquement un tableau qu’Edriss jugea particulièrement sordide mais étrangement plaisant.
Lucifer dû remarquer que son regard s’était détourné :

- C’est Enfer, de Dieric Bouts le Vieux. C’est une belle œuvre, n’est ce pas ?
- …Un peu.

Edriss n’avait pas envie de s’exprimer sur lui-même et sur ses goûts devant un type aussi agaçant que Lucifer Goodman.
Il évita même son regard, parce qu’il l’insupportait réellement. Passant une main dans ses cheveux, pour montrer son agacement, il fini par se rappeler qu’il était là pour une interview :

- …Je peux vous poser les questions ?

On sentait tout l’agacement dans les paroles d’Edriss. Lucifer paru hausser les épaules, toujours plus amusé, sûrement de voir quelqu’un qui n’était pas à sa place dans son bureau :

- Bien sûr, monsieur Dunkle.

Un frisson parcouru Edriss quand ce type osa prononcer son nom de famille.

- Je peux utiliser mon portable pour vous enregistrer ?
- Bien évidemment, monsieur Dunkle.

Ok. Ce type se foutait définitivement de sa poire. Edriss manqua de lui balança son téléphone dans la tête, se demandant au passage comment il faisait pour montrer autant de patience.

- Pai…Monsieur Solomon vous a expliqué les raisons de cette interview ?
- En effet. Elle doit paraître dans son…Journal, qui aurait apparemment très bonne réputation.

Bien, c’était déjà ça. Edriss se demanda ce qui était passé dans la tête de Paimon quand il avait décidé d’interviewer ce type. D’autant qu’il le détestait.
Edriss racla sa gorge, et commença les questions :

- Vous êtes jeune, pour un homme à la tête d’une telle entreprise. Y a-t-il des raisons à votre succès ?
- Ma bonté, répondit Lucifer avec sarcasme, faisant référence à son nom de famille.
- Et plus sérieusement ? répliqua Edriss brusquement
- Je suis plus intelligent que la plupart des personnes. Je suis très doué pour juger les gens, et voir ceux qui me seront utiles, comme ceux qui ne me le seront pas, monsieur Dunkle.

Vous pourriez arrêter de dire mon nom de famille quand vous me parler ?[i] manqua de demander Edriss, en grinçant des dents, se contentant de noter vaguement ce que l’autre disait, malgré l’enregistrement prévu.
L’apothicaire leva la tête, et vit comment Lucifer le regardait. Comme si bizarrement, il le trouvait à la hauteur de son utilité. Et en même temps, le mépris qui se lisait dans le regard de l’homme, lui donna envie de partir sur le champ, à nouveau.

- Ouais, en gros, vous faites juste comme bon vous semble.
- Pas exactement. Je juge chaque personne avec minutie, m’arrangeant pour les jauger, pour les comprendre mieux, pour les connaître mieux, pour tout savoir d’eux afin de connaître leur réelle utilité.

[i]Stalker
pensa Edriss en le trouvant idiot.

- Vous êtes donc un véritable stalker, répliqua finalement l’apothicaire, ne pouvant pas se retenir.
- Pas exactement, monsieur Dunkle. Je ne connais rien de vous, et pourtant, j’ai accepté de vous trouver utile, pour vous laisser entrer.
- Bien sûr que je suis utile.

Lucifer pouffa à nouveau. Edriss serra son poing. Il aurait aimé frapper sa face de hyène jusqu’à le faire saigner du nez en abondance.
Il lu la question suivante :

- Vous avez l’impression de détenir un immense pouvoir ?

Paimon avait-il réellement rédigé cette question ? Lui qui ne pouvait pas supporter cet imbécile.

- Bien sûr que oui, monsieur Dunkle. Je suis Lucifer Goodman. Mon nom est dans chaque bouche, que ça soit par mépris, par haine, par jalousie, ou juste par fascination.
- Ca va, les chevilles ?
- Parfaitement, je peux me vanter d’avoir à mon compte, des millions de salariés pour m’aider dans ma besogne, et avec ce chiffre, si je décidais que frapper son voisin avait quelque chose d’attrayant dans la vie, et que j’imposais mon idée, celle-ci marcherait sans problème. Tout le monde m’écoute, qu’il le veuille ou non. Je suis le chef de centaines d’entreprises dans tous les domaines, dont sept principaux : l’alimentation, l’armement, la mode, le mobilier spécialisé en miroiterie, l’industrie du X, la literie et les bijoux.

Que pouvait répliquer Edriss, sinon que ses domaines étaient bien trop diversifié et étranges et que cela le laissait bouche bée ? Il préféra passer à autre chose :

- Quels sont vos centres d’intérêts, en dehors de votre travail ?
- Oh, j’en ai plusieurs. Variés. Tout particulièrement variés.

Edriss le regarda, sceptique. Sérieux, c’était ça, sa réponse ?

- Et plus précisément ? Genre pour vous détendre ?

Non parce qu’il fallait pas déconner, Edriss n’allait pas se contenter de ça.

- Je prends l’avion. Et je m’adonne à diverses activités toutes plus lucratives les unes que les autres, ou je rencontre tout un tas de personne différentes.

C’était toujours aussi vague, mais Edriss s’en contenterait.
Il poursuivit sur les questions, mais sans grande envie, parce que plus il interrogeait Lucifer, plus il se rendait compte combien ce type était irritant. Il n’avait rien de bon, et ses faux airs d’ange étaient plus irritants qu’autre chose.
Il ne faisait même plus attention aux questions qu’il posait, quand Edriss fit :

- Etes vous gay ?

Lucifer le regarda, surpris et amusé. Quand Edriss se rendit compte de ce qu’il venait de dire il fit la grimace. Mais qu’est ce que Paimon avait eut en tête pour poser ce genre de question débiles ?

- Non, Edriss, je ne suis pas gay. Je suis pan.

L’apothicaire l’observa, et se dit qu’il aurait préféré que Lucifer ait une mauvaise réaction, qu’il s’énerve, quelque chose du même genre. Mais non, il avait fallu qu’il ait de la bonne répartie, et qu’en prime, ils aient la même façon de voir les choses niveau orientation sexuelle.

- C’était une question intéressante, vous voulez qu’on en discute un peu plus ?

On voyait à la tête de Lucifer qu’il se moquait, qu’il jouait de sarcasme. Edriss grinça des dents et révoqua l’invitation :

- Non ça ira…
- Vous êtes sûr ?

Il vit l’homme se lever de la chaise de son bureau, et s’avancer lentement vers lui. Edriss se fit de glace, l’air mauvais. Il avait sincèrement hâte de terminer cette interview, parce qu’il n’avait vraiment pas envie de continuer à parler à ce type qui lui refilait des frissons de partout. Il comprenait mieux pour quelle raison Paimon n’avait pas voulu participer.

- Oui, je suis sû…

La porte s’ouvrit, laissant entrapercevoir un homme à l’air ridiculeusement solennel, qui se tenait bien droit :

- Monsieur Goodman, votre prochain rendez vous est dans…
- Annulez le, j’ai trouvez quelque chose de plus intéressant à faire.
- Vous êtes s…
- Vous osez me remettre en question ? Faites vos affaires, vous nous quittez ce soir.

L’homme paru manquer de frôler la crise cardiaque, et bien que cela ne le regardait pas et qu’il ne pouvait pas supporter Lucifer, Edriss eut un rictus de satisfaction de voir quelqu’un se faire virer aussi facilement que ça. Le patron eut l’air de s’en rendre compte :

- Vous semblez avoir apprécié ce renvoi immédiat.

L’air froid d’Edriss revint sur son visage, et il fusilla « Monsieur Goodman » du regard.

- Hm. Je peux partir, si vous avez d’autres rendez vous.

Il avait dit ça comme s’il avait dit « j’ai toujours mieux à faire que de rester avec vous, je vous trouve insupportable ».

- Mais non voyons. Je viens de dire que vous étiez intéressant.
- Intéressant, moi ?
- Oh que oui. Vous êtes apothicaire, c’est ça ? Vous faites des philtres ? D’amour, j’entends. Ou des aphrodisiaques ?

Edriss n’aima pas sa question, et vu que Lucifer ne cessa de se rapprocher, il préféra se lever, pour reculer.

- Non.

Sa réponse était sèche. Il ne savait pas ce que Lucifer avait en tête, mais il ne l’aimait pas. C’était tout.

- Quel dommage, répliqua Lucifer
- Mouais.
- Mouais ?
- Je n’ai pas besoin de ça.

L’apothicaire eut un frisson qui le prit quand il vit le sourire malsain du chef d’entreprise. Il recula. Pas qu’il était lâche, juste qu’il n’aimait vraiment pas son comportement.

- Parlez moi de vous, lui fit soudainement l’homme qui était maître de tout ici
- Pourquoi ? Je n’ai rien à raconter.
- Je suis sûr que si.
- Je vais vous laisser. L’interview est terminée.
- Déjà ? Dommage.
- Oh non, au contraire, marmonna Edriss
- Hum ? Qu’est ce que vous venez de dire, monsieur Dunkle ?
- Rien. Rien du tout, je m’en vais.
- Je vous raccompagne !
- Pas besoin.
- J’insiste.

Edriss détesta quand Lucifer se rapprocha très vite de lui pour le raccompagner. Il voulu appuyer lui-même sur le bouton de l’ascenseur mais Lucifer le fit à sa place, et Edriss fut ravi de voir les portes s’ouvrirent, quand l’ascenseur arriva. Il rentra dedans en vitesse, et se retourna.
Lucifer le regardait d’un air malsain, possessif, comme s’il voulait l’obtenir :

- Je voulais vous dire. Vous êtes détestable.
- Vous aussi. Je vous trouve intéressant. Je sens que nous nous reverrons.

Edriss pria que non. Ou bien, ce sera dans une situation différente. Pourquoi pas dans une situation ou Lucifer sera réduit à l’état de limace aux pieds d’Edriss qui pourra l’écraser ? Honnêtement, ce type lui donnait envie de l’écrabouiller, de prendre sa place.

- Edriss.
- Lucifer.

Les portes de l’ascenseur se refermèrent sur ces derniers mots, sur ce ton de défi qu’arboraient les deux.
Leur première rencontre se déroula ainsi. L’un voulant se procurer l’autre pour des raisons obscures, et l’autre décidant de le détrôner pour piétiner son orgueil.

Fin.

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