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 [Original - [SpoilsS3deSPN] Alec Hanson - Jacques à dit secours.]

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Si vous rejoignez, Phineas et Ferb on va bien s'amuser !


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Yuuki
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MessageSujet: [Original - [SpoilsS3deSPN] Alec Hanson - Jacques à dit secours.]   Sam 9 Jan - 15:59

Prompt : Je ferme très fort les yeux et tout devient noir.
Note : Aaalors. Je crois que durant la fic je dis à peu près tout ce qu'il faut savoir sur le perso o_o. Alec, je le joue sur un forum rpg mutants/sorciers, ou y a un institut où ils apprennent à maitirser leurs pouvoirs. Sauf qu'Alec n'est pas dans l'institut (enfin là si mais bon), il appartient au projet shadow, projet de son "papa" qui consiste à tuer les mutants, voilà voilà xD
Alec a 17/18 ans dans le présent. Donc la fic commence quand il est tout pitit.
Note 2 : Le titre vient de la chanson "Jacques à dit" de Zazie/Christophe willem j'saispas. Sachant que "Jacques à dit" va bien à Alec vu qu'il obéit aveuglément à son papa

----

Il tenait dans ses mains la partition que la maîtresse lui avait donnée. Il tremblait un peu, du tract de se sentir observé par une foule. Non. Pas par une foule. Par lui. L’enfant aux yeux brillants avala sa salive, et monta sur scène.
Malgré son physique assez commun – cheveux marron et yeux de la même couleur -, Alec avait une bouille toute mignonne. Son costume de lapin, fait main avec de la laine, du coton et du papier, lui allait à ravir. Il avait sur sa tête un petit bonnet d’oreilles de lapin. Et un collier avec une carotte. Il rougissait, ses petites joues rosies dénonçant son stress.
Bizarrement, s’il angoissait à l’idée de chanter devant celui qu’il aimait tant, ce fut quand il croisa le regard de son Papa d’amour, qu’il se sentit mieux, et qu’il se calma.
Son Papa était là. Il était venu pour lui. Pour l’entendre chanter.
Alec commença à chanter, et sa voix cristalline se mêla à celle des autres enfants qu’il avait oublié.
Il ne chantait pas forcément très bien, faisait beaucoup de faux accords, mais voyait que son Papa le regardait, alors il se fichait bien de ce qu’on pouvait penser de lui.
Puis, vint la chanson qu’il avait attendue avec impatience. Celle qui parlait des papas. De tous les papas du monde, mais surtout du sien.

- Mon Papa à moi, il est comme ça…

Alec vit que son père ne semblait pas écouter. Il était au téléphone. Il remarqua aussi que les gens autour étaient agacé de se comportement.
Mais il se fichait de ce que pouvaient penser les autres personnes. Il sentit un bond dans son cœur.

- Mon Papa à moi, il est grand comme ça…Parfois je sais qu’il atteint le ciel quand je ne regarde pas…

Alec vit que son père se leva de son siège. Partit. Sans même jeter un regard à son fils.
Mais il écoutait n’est ce pas ? Il écoutait quand Alec chantait, ce n’était pas grave s’il ne regardait pas.

- Mon Papa je l’aime ! Il est tout pour moi ! chanta-t-il un peu plus fort

Son regard suivit ce père qui partit sans demander son reste, sans même adresser un signe d’au revoir à son fils. Mais ce n’était pas grave, Alec se disait que son papa avait écouté. Pas jusqu’au bout, mais Papa était occupé n’est ce pas ? Alec arrêta pourtant de chanter après ça. Il n’avait plus très envie, s’il n’y avait plus son Papa…

* * *

Alec attendit une heure, que son père vienne le chercher après le spectacle. Il entendit la maîtresse grogner beaucoup, mais il ne l’écoutait pas. Il attendait patiemment, son petit bonnet de lapin sur la tête.
Il secouait ses petits pieds. Il avait quatre ans, mais adorait déjà son Papa, et savait que son Papa faisait un travail très très important.

- Alec ! Tu es là ! On y va, allez dépêche toi !

Ce n’était pas Papa. C’était une jolie dame. Elle travaillait avec Papa. Papa avait pensé à lui : il avait envoyé quelqu’un le chercher. Papa pensait toujours à lui. Il lui disait toujours, dès qu’ils se voyaient.

- Il est mignon ton petit bonnet.

Alec n’écouta pas ce que la dame disait. Elle était jolie, c’est vrai, mais elle n’était pas son Papa. Son Papa lui disait toujours de l’écouter lui, et pas les autres. De faire ce qu’il disait, sinon il serait très très méchant. Et Alec n’aimait pas quand Papa devenait méchant. Alors il se fichait bien de ce que disait la dame.

* * *

Alec cassait des choses parfois. Il était encore petit, c’était normal. Dans ces moments là, Papa criait très fort. Le limitait dans ses gestes. Alec s’amusait avec les insectes, souvent. Alec tirait les cheveux des gens pour voir ce que ça faisait. Alec pinçait, piquait avec un bâton. Parce qu’il aimait bien tester. Et Papa qui lui disait d’arrêter, encore, et encore. De ne pas faire ça, de rester sage, de rester calme et de se taire.
Papa ne le laissait même pas jouer avec ses jeux, il lui disait juste « fais silence et tu seras un bon garçon » « arrête de gesticuler, c’est bien ». Alec ne savait pas vraiment ce que c’était bien. Mais Papa était content
Papa disait aussi que c’était bien, quand il tuait quelqu’un.
Alec ne comprit donc pas ce que c’était, la morale. Parce qu’on lui interdisait tout, et que pour lui tout paraissait aussi mal que bien
Parce que Papa ne lui expliqua pas, et l’arrêta juste.

* * *

Alec observait toujours ce que son Papa faisait. Mais il le faisait en silence, parce que Papa disait toujours de se taire. Alec se taisais, observait. Il aimait bien observer, on découvrait pleins de choses en observant.
Papa avait beaucoup de projets. C’était un homme très important et Alec le respectait énormément. Il voulait faire comme lui plus tard, mais Papa ne lui permettait jamais de l’imiter, juste d’observer.
Observe Alec. N’agis pas. On verra si on te trouvera une utilité plus tard.

* * *

Dans son costume de prince, Alec se sentait serré. Peut-être parce que le costume était trop petit. Ou parce que ce père qui était venu au spectacle de la chorale, quand il avait quatre ans, ne venait plus. Ne viendrait sûrement plus.
Sûrement que Papa s’était lassé des spectacles de l’enfant. Sûrement qu’il jugeait qu’il n’avait plus besoin de venir.
Au début, il envoya une dame y aller à sa place. Puis après, plus rien.
Mais Alec savait, Papa lui disait toujours « Je suis occupé, Alec, sois sage, mon garçon ». Alors ce n’était pas grave. Alec comprenait. Il avait bien observé.

Il attendit, deux heures plus tard, qu’on vienne le chercher du spectacle. Même s’il avait grandi de deux ans, qu’il avait à présent six ans, il agitait encore ses petits pieds dans l’attente de voir son père apparaître.
Même si Alec savait que ça ne serait pas son père, il avait encore de l’espoir. Parce que son Papa lui faisait toujours croire, que si, il viendrait. Papa lui disait toujours « je viendrais. Peut-être. ». Juste pour qu’Alec puisse encore y croire. Pour qu’Alec reste attaché à lui.
Alec l’aimait déjà énormément. Son Papa était grand et intelligent. Il était merveilleux. C’était son héros, le meilleur père du monde.

Un monsieur rabougri s’approcha, exprimant le fait qu’il venait chercher Alec. Si Alec laissa échapper un soupir, il le fit très discrètement. Il ne voulait pas que le monsieur le répète après, et que Papa soit déçu. Après tout Alec lui avait bien dit « d’accord Papa, j’ai compris. » quand son père lui avait dit qu’il ne viendrait pas forcément.

Mais quand il rentra, il eut le droit d’être avec son Papa pour observer. C’était toujours mieux que rien.

* * *

Parfois, la nuit, les cauchemars le poursuivaient. Ils étaient là, à le tourmenter. Avec des monstres pas beaux qui voulaient le manger, qui sortaient de son placard ou de sous son lit. Des peurs irrationnelles qui se manifestaient, hantant ses rêves, gâchant ceux-ci.
Parfois Alec, se réveillait en sursaut, effrayé. Il se retrouvait alors seul dans le noir. Papa avait dit qu’Alec était un grand garçon, à six ans, il n’avait plus besoin de la lumière.
Il devait être un grand garçon pour Papa. Il n’avait pas peur, ce n’était pas grave, si dans le noir pouvait se cacher tout pleins de choses qui voulaient le faire souffrir.
Dans ces moments là, Alec fermait très fort les yeux et tout devenait encore plus noir. Mais au moins, il était sûr de ne pas voir les monstres.
Il se cachait sous les couvertures. Tremblait. Mais Papa avait dit qu’il devait être un grand garçon, alors il n’allumait pas la lumière. Il s’empêchait même de pleurer. Papa n’aimait pas quand il pleurait. Il disait que c’était les bébés qui pleuraient.
Alec n’était pas un bébé, il était un grand garçon, il avait six ans.

* * *

Tout le monde ne traitait pas Alec comme un gosse qui n’avait rien à faire là ou qui servirait plus tard. Certaines personnes du projet avaient plus de cœur que d’autres. Il y eut cette infirmière, par exemple. Alec avait reçu des mauvaises notes, Alec l’avait caché à son père pour ne pas le décevoir, et « Papa » l’avait frappé.
Comme il l’avait frappé un peu trop fort, Alec était allé se faire soigner. Sûrement l’infirmière savait comment « monsieur Smith » traitait son fils, parce qu’elle lui offrit un lapin en peluche pour le réconforter.
Le lapin était usé, parce que c’était celui de la femme, qu’elle possédait quand elle était plus jeune, mais elle avait trouvé que ça irait bien à Alec. Elle l’avait vu dans son costume de lapin, quand il avait quatre ans, et avait jugé qu’il méritait bien ça. Vu tout ce qu’il vivait.
Alec voulu le dire à son Papa, qu’une madame lui avait offert un lapin, mais l’infirmière lui dit que son père était déjà au courant, alors Alec ne dit rien.

Il garda son lapin avec lui, dans son lit. Et, quand venait la nuit, qu’il se réveillait d’un cauchemar, Alec avait un ami à qui parler, pour se rassurer. Il avait ce lapin à qui il ne donna pas de nom.
Ce vieux morceau de tissu qui lui tint compagnie, l’aidant à aller mieux, à s’empêcher de pleurer, et à se rendormir sans avoir à refaire de cauchemars.

* * *

- Alec, peux-tu me dire ce que c’est ?

Alec regardait son Papa, dans son bureau. Il était encore très petit, il n’avait que huit ans. Il se sentait encore si petit face à son grand papa immense, et qui sur le moment était rempli d’une froideur qui lui faisait peur.
Papa ne semblait vraiment pas heureux, il était fâché. Et il tenait dans sa main, le lapin.

- C’est mon lapin.
- Ton lapin ? Depuis quand as-tu ce lapin ?

Alec ne comprenait pas. L’infirmière avait dit que Papa était au courant pour le lapin en peluche. Il fronça les sourcils, et ne savais pas trop quoi répondre. Mais il ne pouvait pas mentir à son père :

- Depuis deux ans.
- Comment ?! s’exclama froidement son père.

Alec était perdu. Il le fut encore plus quand son père le disputa, lui disant qu’il n’avait pas besoin de ça. Qu’il n’y avait que les bébés qui avaient ce genre de chose. Lui demandant s’il était vraiment un grand garçon, pour finir par mettre le lapin à la poubelle. Quand vint la question de la provenance de la peluche, Alec ne sut pas mentir. Jamais il ne cacherait des choses à son père, pas après qu’il ait compris combien c’était douloureux.
Il parla de l’infirmière. De cette gentille femme qui avait voulu aider Alec.
Alec ne sut pas ce qu’avait son père en lui demandant ça.

* * *

Il ne le sut qu’une fois qu’il se retrouva devant la femme au lapin, qui avait été emmené dans une salle d’expérience. Et quand son père lui ordonna de ne plus garder le moindre cadeau qu’on pourrait lui offrir. Qu’il ne devait écouter que lui, et le prévenir même quand on lui aurait dit qu’il était au courant.
Alec ne cessa d’hocher la tête. Alec comprenait. Il ne ressentit rien pour l’infirmière. Même quand elle hurla. Parce qu’il ne comprit pas combien c’était mal, ce que son père faisait pour lui. Ou plutôt l’inverse : ne faisait pas pour lui.

* * *

Les cauchemars revinrent. Alec était à nouveau seul. Il n’avait plus de lapin. Mais il se dit que ce n’était pas grave. Que son Papa serait fier de lui s’il ne pleurait pas, s’il se rendormait, n’est ce pas ?
Ce n’était jamais grave. Ce n’était rien. Rien du tout.

* * *

Quand Alec eut neuf ans, quand il découvrit son pouvoir, de modifier la mémoire des gens, il sut qu’il servirait enfin à quelque chose. Et la lueur qui brilla dans les yeux de son père, furent pour lui de la fierté. Ce n’en était pas. C’était une lueur plus malsaine, de celui fier d’avoir trouvé un profit d’avoir adopté un fils qui ne servait à rien jusqu’alors.
Mais pour Alec, c’était tout autre chose, et il préféra croire son père, quand celui-ci lui dit « je suis fier de toi Alec » et qu’il commença à faire en sorte qu’il apprenne à utiliser son pouvoir.

* * *

Alec n’allait plus à l’école. Son père avait jugé que ça ne servait à rien, parce que maintenant le plus important, c’est qu’il utilise son pouvoir. Alec avait treize ans, quand il arrêta d’aller à l’école pour utiliser son pouvoir sur les gens. Qu’il devint un assistant au projet de son Papa. Cela ne lui fit rien, après tout à ses yeux, arrêter l’école, ce n’était ni bon ni mauvais, c’était juste ce que Papa demandait.
Alec souriait rarement, uniquement quand il y avait son père dans les parages. Alors, quand il retirait la mémoire des gens, quand il la modifiait, quand il mélangeait les fils invisibles des souvenirs, les recousait, les changeaient, il ne souriait pas.

C’est là qu’il commença à avoir mal au crâne souvent. Parce que son père, satisfait d’avoir son « fils » à sa portée, décida de s’en servir en permanence. Modifie la mémoire à celui là. Retire lui les des souvenirs à celui-ci. Redonne-lui ensuite. Retire-lui à nouveau.
Au fond, cela permit à Alec de s’améliorer, de commencer à devenir plus puissant, de pouvoir commencer à « sentir » les souvenirs en lui, à faire de moins en moins d’erreurs.
Mais cela le fatiguait tout autant. Il se retrouvait souvent avec des cernes plus grandes, après une séance à son bureau avec une cible.

Il transforma les gens en tueurs, et se tua aussi à petit feu.
Mais il faisait juste ce que Papa lui demandait non ?
Alors tant pis si un jour il se mit à saigner du nez parce qu’il était allé trop loin. Tant pis s’il ne dormait pas assez pour rattraper l’utilisation de son pouvoir. Tant pis s’il s’évanouissait juste après s’être occupé de quelqu’un.
Ce n’était rien. Ce n’était pas grave. C’était pour Papa. C’était toujours pour Papa.

* * *

Alec n’arrêtait pas d’échouer. Papa lui avait mis deux gifles. Il avait dix sept ans maintenant. Il était un grand et un bon garçon. Mais il ne cessait de se rater. Entre Zyan et Danny qui s’étaient la malle, Mattéo qui avait réussi à se faire amadouer par Chelsey, Chelsey dont il n’avait pas réussi à modifier la mémoire.
Et ça c’était grave. Parce que Papa n’était pas heureux. Papa lui en voulait. Papa partit même peu après, loin de lui, ne l’emmenant même pas. Lui demandant de juste obéir à la fille qui le remplaçait.
Et même si Alec savait se mentir avec force, et qu’il ne comprenait rien aux sentiments, Alec était triste.

* * *

Ce fut à ce moment là qu’il entra à l’Institut pour s’y infiltrer. Il avait réussi. Parce qu’il avait dit la vérité, sans même le savoir « Mr Smith a tué mes parents, et je lui en veux ». C’était la vérité, « Papa » n’était pas son papa, c’était juste son kidnapper qui l’avait rendu orphelin.
Mais ça, Alec l’ignorait, et il avait juste fait en sorte de parvenir à jouer la comédie. C’était difficile, alors il fit en sorte de ne pas trop parler de son Papa. Parce que son Papa il l’aimait malgré tout.

Une fois inscrit, il obtint une chambre à l’Institut.
Ce soir là, il rêva.

* * *

Je rêvais. Je le savais, parce que c’était facile à voir : je ne pouvais pas être à deux endroits à la fois. C’était normal de rêver, tout le monde rêvait. Parfois, on ne savait pas qu’on rêvait. Mais moi, je le savais. Parce que j’étais en face de moi. J’étais dans ma chambre, assis sur mon lit.
Je me regardais en souriant. C’était le sourire de bon garçon que je faisais quand je rencontrais quelqu’un. Parce que Papa m’avait toujours demandé de le faire. Etrangement, je n’arrivais pas à sourire de mon côté. Peut-être que même si j’étais dans un rêve, je ne pouvais pas tout contrôler.

- Pourquoi je me vois en rêve ?

L’autre moi haussa les épaules. Je savais que quand on haussait les épaules, ça voulait dire qu’on ne savait pas. Mais je ne comprenais pas bien ce geste, pourquoi on devait faire ça. Alors ça prouvait encore plus que c’était illogique je le fasse. Que tout ceci n’était qu’un rêve.
Ce n’était qu’un rêve. J’allais bientôt me réveiller.

- Parce que tu sais.

Mon homologue me regardait encore. Il avait dit ces derniers mots. Qu’est ce que je savais ?

- Qu’est ce que je sais ?
- Alec…
- C’est ton nom. Et le mien.

Celui qui n’était pas moi mais qui l’étais aussi se leva du lit. Il me regarda, s’approcha. C’était vraiment étrange de se voir observé par soi même. Je me demandais ce qu’il y avait dans sa tête.

- Tu manques d'amour-propre. Mais tu n'as pas grand-chose à sauver. Après tout, tu n'as rien. Tu n'es rien. Tu es aussi docile qu'un chien de garde.

Je me taisais. J’étais dans un rêve, mais c’est comme si je sentais mon cœur se serrer. Mais je ne pouvais rien sentir dans un rêve. Je ne sentais rien du tout.
Qu’est ce que ça faisait d’être docile ? Est-ce que c’était mal ? Est-ce que c’était bien ? J’aimais Papa, c’est tout. J’étais un bon garçon.

- Que désires-tu dans la vie ? De quoi rêves-tu dans la vie ?

Obéir à Papa. C’est tout ce qui comptait pour moi. Et mon homologue le savait sûrement. Il était moi après tout. Sauf s’il était bête. Peut-être qu’il était bête.

- T'arrive-t-il de penser par toi-même ? Non. Ce qui compte, c'est d'obéir à ton père.

Peut-être qu’il lisait dans mes pensées. Après tout, il venait de dire ce que j’avais dis. Mais nous étions dans un rêve, c’était logique qu’il dise ce genre de chose, et qu’il puisse atteindre mes pensées. Et est-ce que c’était grave que j’obéisse à mon père ? Et je pouvais penser de moi-même. Mais je le faisais pour Papa.

- Papa sait qui tu es vraiment. Un bon petit soldat. L'instrument de guerre de papa. Un bon toutou.

Un soldat. Non j’étais un bon garçon ! Pas un soldat ! Et ça ne changeait rien que je sois un soldat ou un… Un chien ?
Je ne voulais plus écouter mon homologue. Je ne l’aimais pas. Il disait des choses étranges. Il disait des choses fausses. Je n’étais pas un chien aux yeux de Papa. C’était faux. C’était faux ! Je fronçais les sourcils, et tentait d’attraper mon homologue qui se recula.

- Ton père se fiche de ton sort.
- Non ! C’est faux !
- Tu le sais, Alec. Tu le sais. Pourquoi le nies-tu ? Pourquoi continues de le nier ? Il ne t’aimes pas.
- Tu n’es qu’un faux moi dans un rêve. Tout ceci est tout faux !
- C’est vrai. C’est vrai, mais tu ne veux pas l’admettre parce que sans Papa tu n’es rien. Tu n’es plus rien. Tu n’as rien pour toi. Tu es vide. Alec.

* * *

Alec força pour se réveiller. Il ne voulait plus entendre la vérité. Celle qu’il connaissait mais qu’il se cachait à lui-même. Parce que sans Papa, sans cette présence, il ne serait plus rien.
Parce que c’était vrai. Et qu’alors il n’aurait plus rien à faire. Qu’il serait perdu.
Il observa le noir. Il n’avait plus peur des monstres, mais il n’aimait pas les cauchemars quand même. Il n’avait pas son lapin. Il ne pouvait pas expliquer à son lapin, combien il aimait son père, combien ce n’était pas grave si Papa se servait de lui comme un outil, tant qu’il ne le rejetait pas. Tant qu’il avait encore de l’importance, juste un peu, aux yeux de Papa.

Parce que sans Papa il ne comprendrait rien, il ne pourrait rien faire. Que faire ? Qu’est ce que le bien et le mal ? Est-ce que je dois sourire ? Dois-je être un bon garçon ?
Papa avait toujours été là, et en même temps si absent. A rater ses spectacles, à partir en plein milieu, à le contraindre, encore et toujours plus, à l’observer, à l’exploiter lui et son pouvoir.
Alec ne savait que dépendre de son Papa. Il ne savait pas faire autrement.

Il se sentit mal. Le mal de crâne qui l’avait pris au réveil empirait. Et le cauchemar le poursuivait.
Alors, pour la première fois depuis jamais, il alluma la lumière de sa chambre. La petite lampe de chevet.
Il cligna des yeux, sentant la lumière le réchauffer un peu. Il sentit quelque chose de chaud et humide vouloir couler de ses yeux. Su ce que c’était, et secoua la tête. Mais ne su pas arrêter les larmes.

Alec aurait aimé effacer de sa mémoire, ce cauchemar rempli de vérité. A la place, il se rendormit sans s’en rendre compte. Poussé par la morphine des larmes et de son mal de crâne.
Laissant sa lumière allumée.

Mais il n’y aurait personne pour lui reprocher, vu qu’il n’y avait pas Papa, vu qu’il se trouvait à l’Institut. Là où, peut-être se trouvait-il pour des raisons d’infiltration, mais où les gens le voyaient autrement que comme un objet.
Restait encore à ce qu’Alec comprenne sa chance de devenir quelqu’un, qu’il pouvait saisir à n’importe quel moment en se trouvant ici.

Fin.

Note de fin : Le passage à la première personne du singulier contient de sparoles tirés mot pour mot de la trad vostfr de l'épisode 10 de la saison 3 de Supernatural (d'où les spoils dans le titre xDD). C'est d'ailleurs ce que dit l'alec du rêve (façon Dean qui se voit en rêve), donc voilàvoilà xD
Ce passage, je l'ai écris pour un rp, mais je sais pas trop si je le ferais en rp finalement donc je l'ia foutu en fic ! n_n
Voilà :3

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Swato
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MessageSujet: Re: [Original - [SpoilsS3deSPN] Alec Hanson - Jacques à dit secours.]   Ven 5 Fév - 17:18

Oh, aouch, j'ai le coeur brisé pour le petit Alec qui chante et que son père n'écoute pas... Quel enfoiré.
Whaou, c'était hyper intense ! Ca m'a fait hyper mal cette histoire dis donc, j'en ai la poitrine toute comprimée v_v"

J'espère qu'il va sortir cette façon de penser, qu'il va se détacher de l'emprise que son "père" a sur lui et qu'il va faire des choses pour lui maintenant qu'il est à l'institut... le pauvre !

J'ai adoré sinon Wink

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C'est chouette non ????
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Jaaxely
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MessageSujet: Re: [Original - [SpoilsS3deSPN] Alec Hanson - Jacques à dit secours.]   Mer 10 Fév - 21:45

Ligue de protection de Alec Hanson bonjour


Offrez des câlins et des couvertures douces et chaudes à ce pauvre enfant

Sinon, c'est trop bien écrit, c'est ultra triste mais c'est ultra cool en même temps ! ;;

J'aime. *^*

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Tartiflette, Joséphine, Michacha, P'tit Caneton
Vous êtes entrain de pêcher Bell et Murphy dans un placard pendant que je fais des fractions avec ma gosse.
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MessageSujet: Re: [Original - [SpoilsS3deSPN] Alec Hanson - Jacques à dit secours.]   

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