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 [Galek - Sombrer dans les ténèbres]

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Ore demo, suki dayo....Hanabi


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Yuuki
Messages : 12783
Date d'inscription : 14/05/2010
Emploi/loisirs : Broum

Feuille de perso
Pancake: thjtfiohjdtijhsitj
Pudding:

MessageSujet: [Galek - Sombrer dans les ténèbres]   Dim 13 Déc - 18:35

Prompts : 6/ J'ai pas pu te dire combien je t'aimais. (Maliae)
1/ Tu vas pas déjà m'abandonner comme ça ? (Yuuki)
5/ Avec toi, j'ai touché l'abîme. (Maliae)
7/ Ne me laisse pas dans ce monde où tu n'es pas. (Swato)
11/ Dis quelque chose ! (Maliae)
Note : Au fait, le prompt qui correspondait à fromage, c'est le tout premier de la liste ci-dessus.
Note 2 : Enjoie Very Happy

---

J’étais à terre. J’avais l’habitude, je finissais souvent par terre à force de parler aux gens en les provoquant. Je finissais à terre pour diverses raisons, mais souvent à cause de coups bien placé. J’avais mal. Ca aussi, c’était normal. C’était toujours normal.
Je fermais mes yeux, et sourit doucement. J’allais sûrement mourir, s’il continuait à s’acharner sur moi comme ça. Ce n’est pas trop grave. J’aurais du m’y attendre. A trainer avec tout ce qui peut s’avérer mauvais, à ne jamais fermer ma bouche, j’ai toujours tout fait pour récolter ce que je semais.
Il fallait bien qu’un jour ce soit une tempête qui me percute.

Je ne pensais pas que ça serait ce genre de tempête. Je ne pensais que je serais aussi attirant. Pourtant, tel un aimant, j’avais apparemment amené à moi un démon. Qui apparemment, selon ses dires, avait toujours trainé autour de moi. Mine de rien, cela expliquait pourquoi il y avait eut pleins de fois où je m’en sortais sans problème alors que je m’étais mis dans un certain pétrin en détruisant quelqu’un.
J’avais attiré à moi le démon de la vengeance, et autant le dire : ce n’était pas rien. Ce démon, cet Arioch, qui se fit passer finalement pour un simple humain pour s’amuser avec moi.
Il avait tant de plans pour moi. Il a tant de plans pour moi. Je ne parlais pas au passé. Bien que j’allais sûrement bientôt être passé.
Oh, tant pis.

Mais je n’avais pas envie de mourir. Pas comme ça. Pas maintenant. Pas pour ça. Pas pour lui. Pas pour ce démon impatient qui en a eut assez que je perde soi-disant du temps. Je n’avais pas perdu du temps. J’avais juste voulu vivre ma vie. Pouvoir m’amuser réellement. Pouvoir sentir de la réelle joie me vriller dans le cœur. Ce cœur que je pensais avoir oublié, qui avait disparu, avant de réapparaître. Et autant le dire, c’était plus fun de plaisanter avec un ami, que de détruire quelqu’un. Pourtant, c’est tellement bon de voir les gens se briser en deux.
Faut croire que ça ne l’est pas autant qu’être réellement heureux.

Et Arioch qui s’acharnait sur moi, qui prenais du plaisir à me faire mal. Qui me soufflait dans l’oreille, avec cette voix que j’avais tant écoutée. Il savait comme moi ce qui allait advenir de mon âme, si je mourrais. Et j’allais sûrement mourir, parce que même si je n’avais pas envie, je n’étais pas en bonne posture pour me plaindre. Tu vas voir, c’est bien, l’Enfer. C’est ce que disaient ses murmures. Ils me disaient qu’après ça, je comprendrais combien c’est agréable d’être comme lui. Un démon. Je ne savais pas. Sûrement que oui. Sûrement que je souffrirais moins. Que je n’aurais plus à me dire que je ne dois faire confiance à personne.
Mais j’avais encore envie de faire confiance. Au moins à cette personne.

J’essayais de me débattre. J’essayais de vivre. Moi qui n’avait fait que vouloir mourir. Qui ait tout fait pour qu’on m’achève, qu’on me brutalise. Allez y frappez moi. J’adore ça. C’est ce que je pensais. Frappez-moi. Portez-moi le coup de grâce. Je m’en fiche, je n’ai plus rien à perdre. Je n’avais plus rien. Parce que je n’étais plus rien. La trahison avait rongé mon cœur de fond en comble. Je me détestais plus que jamais, comme j’haïssais le reste du monde. Et il a fallu qu’il apparaisse. Cet inconnu à l’équation pourtant logique de ma vie. J’avais prévu de mourir jeune, mais parce que j’aurais trop provoqué les gens.
Et non pas parce qu’un démon a perdu patience, pas parce que j’ai su aimer.

Je tentais de le repousser, je sentis le sang faire sa vie dans ma bouche. Je peinais à ouvrir les yeux, à respirer tout court. J’avais le souffle court. Mais je voulais vivre. Laissez-moi vivre. Je ne veux pas le laisser tout seul. Je ne veux pas le perdre. Je ne veux pas devenir quelqu’un qui voudra sûrement lui faire du mal. Je n’ai pas envie d’être un démon. Parce que c’est ce que j’allais sûrement devenir.
Je n’ai pas encore eut le temps de lui dire tout ce que je pense de lui. J’ai encore envie de rire avec lui. J’ai encore envie de voir son sourire. Ne me laissez pas mourir. Laissez-moi respirer. Laissez-moi. Je n’ai pas encore pu lui dire combien je l’aimais.
Arrêter ce démon fou furieux qui veut faire de moi son égal.
S’il vous plait.

Les ténèbres m’attrapèrent. Elles étaient là, elles n’avaient pas attendu très longtemps. J’entendis encore la voix d’Arioch me susurrer à l’oreille. J’aurais aimé avoir la force de bouger, pour lui cracher dessus. Lui dire se la fermer. Avec Arioch, je touchais l’abime. J’avais été un imbécile de le laisser rentrer dans ma vie. Je ne voulais pas de ce démon. Je ne voulais pas devenir comme lui. Je voulais rester avec Gary. Je voulais vivre dans ce monde avec lui.
J’entendis la voix de Gary m’appeler. Etait-ce une dernière offrande sympathique de mon cerveau avant ma mort ?
Je sombrais, avec un dernier sourire pour lui.



Je sentis de la chaleur. Etais-je arrivé en Enfer ?

- ALEKSEY !!

J’entendais encore sa voix. J’avais l’impression de flotter. Est-ce qu’il m’avait suivi jusqu’en Enfer ? Ou bien était-ce un moyen des Enfers de me torturer ?

- Aleksey ! Aleksey !

J’aurais aimé faire taire cette voix. Elle était pleine d’une tristesse que je n’avais pas envie d’entendre. J’avais envie de dire à Gary de m’oublier. Gary oublie moi. Oublie moi parce qu’on ne se reverra plus. Ou que si on se reverra, ça ne sera pas de bon cœur.
La torture des enfers fonctionnait. J’avais mal au cœur.

- Ne me laisse pas dans un monde où tu n’es pas.

C’était joli comme parole. Je me demandais si c’était une illusion. Il faisait toujours aussi noir. Je n’ouvrais pas les yeux. Je n’y arrivais pas. Je n’avais pas la force. J’avais envie de demander au monde de me laisser vide. De me faire disparaître. Je ne voulais pas aller en Enfer, je voulais disparaître.

- Aleksey. Dis quelque chose ! Je sais que tu respires encore !

Dis quelque chose. J’avais très envie de l’appeler à mon tour. De prononcer son nom. Un nom à l’air un peu bête, comme sa tête parfois. Gary. J’avais envie de lui répondre « oui, Gary Sutton ? » mais je ne sentais rien.
Ah si je sentais. Je sentais quelque chose. Je sentais la douleur qui me déchirait le ventre. Je sentais quelque chose de chaud aussi. De chaud et d’humide. Je sentais autre chose. Des mains froides qui me soulevaient.

- L’hôpital est proche. Ca va aller, on va le sauver.

J’entendais une voix qui n’était pas celle de Gary. Je connaissais cette voix. Je l’aimais bien, elle était un peu douce, elle m’amusait beaucoup. Oui, elle appartenait à quelqu’un qui m’amusait. Quelqu’un d’intéressant.
Je n’aimais pas la douleur. Je me sentis tout entier. Je sentis mes sourcils se froncer. Je m’entendis pousser un gémissement. Je n’aimais pas la douleur. Mais si je souffrais, ça ne voulait dire qu’une chose.
J’étais vivant, j’étais encore vivant.

J’entendis à nouveau la voix de Gary. Elle murmurait doucement. Elle était si proche. Mais je n’arrivais pas à ouvrir les yeux. Je n’avais plus de force. Je me laissais porter par celui qui l’accompagnait.

- Accroche-toi…

C’est ce que disait sa voix. C’est ce qu’elle disait, et moi je m’accrochais. Je m’accrochais encore. Je voulais vivre. Parce que la vie avait de l’intérêt, parce que le reste de l’humanité aura beau être mauvaise, fausse, et intéressante, il y avait Gary.
Je ne savais pas où était Arioch. Je m’en fichais bien. J’avais Gary. Je ne l’avais pas perdu. Je ne l’avais pas abandonné. Je n’allais pas déjà l’abandonner comme ça.
Un nouveau pique de douleur. Je serrais les dents.
Je sombrais à nouveau.



Quand je parvenais enfin à ouvrir mes yeux, il faisait blanc. Ce n’était plus tout noir, ça éclatait de partout. J’entendais un son strident qui aurait pu m’exploser mes oreilles s’il n’avait pas été aussi régulier.
Il y avait son visage, qui se tenait là devant moi. Qui ouvrait de grands yeux, qui se levaient d’un coup. Je souriais.

- Bonjour, Gary, tentais-je de prononcer difficilement
- Aleksey !

Encore sa voix. Encore mon nom dans sa bouche. Mais cette fois, il n’y avait plus de ton de tristesse. Je n’étais pas en Enfer. Peut-être que j’étais au Paradis. Ca avait l’air diaboliquement mièvre, mais ce n’était pas si mal.

- J’ai failli y rester cette fois, hein ?

Je souriais doucement. J’avais encore du mal à parler. C’était difficile d’articuler.
Je n’y étais pas resté. Arioch attendras encore un peu avant de me voir débarquer en enfer. Gary me souriait doucement. Je me rappelais de la voix qui était avec lui. Je me rappelais à qui elle appartenait. Je comprenais qui avait bien pu me sauver des assauts du démon. Parce que ça n’aurait certainement pas pu être Gary. Mais je n’aurais jamais pu penser que Sam Winchester en personne pourrait me sauver.

- Sam Winchester...prononçais-je lentement, pour faire signe que j’y pensais
- Il m’a aidé à te sauver. Il n’est pas resté longtemps à l’hôpital.
- Je m’en doutais, m’entendis-je murmurer doucement
- Heureusement que tu avais pris son numéro.

Numéro que j’avais réussi à obtenir dans le seul but de l’embêter un peu. Je souriais encore. J’avais envie de sourire toujours. J’étais vivant.

- Gary…
- Oui ?
- Je suis vivant.
- Oui.

Pris d’un élan soudain, je me redressais comme je pu.
Je l’embrassais.
Le baiser que je parvins à offrir à Gary fut doux, pour ceux qui savent. Qui sait ce qu’allait advenir de nous ensuite. Si Arioch pleurerait aux enfers, ou que je vivrais un paradis sur Terre. Qui sait si le fait que j’avais encore Gary, me changerais totalement ou non.
Ce qui comptait, c’est que j’étais vivant.

Fin.

Note : La fin, le dernier paragraphe, je l’ai fait en parallèle avec Alexis. Parce qu’à la fin de son histoire, Alexis meurs, donc. (Et Alexis c’est Aleksey avant (enfin une ancienne version du perso))
Parce que la dernière phrase de l’histoire d’Alexis c’est ça : « Il tira.
Sa chute paru lente, pour ceux qui savent. Qui sait ce qu’advint de son âme. Si on dansait en Enfer ou si on pleurait au Paradis. Qui sait si le fait qu’il avait perdu face au monde, avait de l’importance ou non.
Ce qui comptait, c’est qu’il était libre. »
(Pour ceux qui veulent s’amuser à faire le parallèle)

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On a eut pleins de belles journées, mais on a un seul Perry


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Maliae
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MessageSujet: Re: [Galek - Sombrer dans les ténèbres]   Ven 25 Déc - 22:03

Ouf ouf il est vivaaaaaant. Grâce à Sammy et à Gary. Uuuuh pi finalement il a réalisé quil aimait Gary. C'est troooooooooooooooooooop choupi. Un peu triste quand même. Mais au final il reste avec Gary.

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I'm Sexy

Un koala équivaut à deux Sam Rodrick Jonty. (Plus du Galek qui reste haha)
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