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 Fiches à l'essai

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Yuuki
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MessageSujet: Fiches à l'essai   Lun 16 Nov - 14:55


COFFEE LORIQUET
Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d’eux, ils en diraient bien davantage



NOM : Loriquet. Comme l'oiseau ▲  PRÉNOM : Coffee. Comme le café.  ▲ ÂGE ET DATE DE NAISSANCE : Il a 29 ans et est né le 6 septembre ▲  STATUT CIVIL : Coffee est célibataire ▲ ORIENTATION SEXUELLE : Certainement asexuel et aromantique. Mais allez savoir. ▲ METIER : Professeur de littérature anglaise au lycée ▲SITUATION FAMILIALE : Son père a disparu, et sa mère quant à elle, il l'a laissé aux U.S.A ▲ TRAITS DE CARACTÈRE : Approcher Coffee, c’est comme mettre sa main dans une tasse brûlante, à ses risques périls. C’est comme boire un café noir, amer, corsé et fort, en sachant pertinemment que l’on déteste le goût du café.
C’est risquer de découvrir un monde dangereux.

Coffee, n’est pas le genre de personne que l’on supporte, il est invivable. Toujours à faire des reproches, à râler pour rien. Il se plaint pour tout et n’importe quoi, et pour lui, tout sera du peut mieux à faire plutôt que du parfait. Il reste impartial, mais glacial surtout.

Et puis, Coffee est acerbe. Il aime à se moquer des gens, à les mépriser, et à leur faire comprendre qu’il ne les aime pas. Il aime à les provoquer, à les pousser jusqu’au bout, à s’amuser d’eux, de les voir s’enrager comme ça. Certains y verraient une façon d'être plutôt suicidaire, mais c'est peut-être un peu ça. Il ne fait confiance à personne, il garde toujours ses distances, il se méfie toujours de tout, reste le plus éloigné possible de toute relation positive.

Coffee se sait intelligent, mais malheureusement, ne peux s’en vanter, de peur que ça se passe mal. Il a une bonne mémoire, et quand il veut retenir quelque chose, il y parvient. Il adore lire, et c’est au moins une de ses passions, sur lequel on peut obtenir quelques sourires…
Ah en fait, Coffee sourit. Il peut être une personne parfaitement sympathique. Quand ça lui prend. Mais il gardera toujours ses distances, et cela se sentira.

Il lui arrive de parler dans le vide. Mais il sait que c'est mal, parce qu'il sait qu'à ses yeux, le vide prend la forme d'une hallucination. Coffee a beau prendre un traitement, il lui arrive parfois que la maladie qui le ronge, refasse surface.

Le jeune homme est aussi du genre, à aimer les trucs glauques, sans en avoir peur. Il croiserait le croque-mitaine, qu’il n’aurait qu’une envie : Devenir ami avec. Pas parce qu’il est schizophrène, donc en soit tout à fait étrange, juste que cela l’amuse. Il aime ce qui fait peur et qui torture l'esprit. Il aime la souffrance, quand ce n'est pas lui qui la ressent. Il aime les choses horribles, les creepy pasta et ce genre de chose.▲ GROUPE : Keep the streets empty ▲ CRÉDITS : KoalaVolant & Tumblr

♥ 1 - Coffee n'aime pas le café. Oh douce ironie que voilà. Néanmoins, il aime bien le thé, surtout aux fruits rouges ♦ 2 - Il lui arrive parfois d'avoir des délires paranoïaques, mais c'est étrangement moins courant que les hallucinations. Et pourtant, je vous l'assure mesdames et messieurs : Coffee se soigne. • 3 - Il semblerait que s'il aime la lecture, il adore surtout les grands auteurs anglais, préférant les comédies d'Oscar Wilde aux pièces de Shakespeare. ♦ 4 - Coffee déteste qu'on fume devant lui. Il déteste l'odeur de la cigarette, et se prend à insulter les gens de cette façon. ♣ 5 - S'il y a bien une chose qu'on peut dire de lui, c'est qu'il est ponctuel. Il aime cela, qu'on soit à l'heure, et ne tolère pas les retards. ♠ 6 - Tout aussi mauvais et adorateur de choses glauques qu'il est, Coffee ne blesse qu'oralement les gens. Il ne sait pas se battre ou se défendre physiquement. • 7 - Il aborde rarement une moustache ou une barbe, aimant se raser correctement chaque jour. Il se préfère imberbe. ◘ 8 - Même s'il sait parfaitement qu'il ne pourra jamais vraiment être scientifique un jour, il continue de se renseigner sur le sujet, de temps en temps. ○ 9 - Bizarrement, il arrive à masquer sa maladie pour qu'on le laisse enseigner. Mais il lui prend le moins de cours possible, et est donc presque juste à temps partiel. ◙ 10 - Coffee à en horreur les choses mainstream, les blockbusters, les hypocrites, les analphabètes, les SMS, les nouvelles technologies tout court, et tout un tas d'autres choses.

TON PSEUDO : Koala Volant, Personne, ça dépend :'D  ▲ TON ÂGE  : Je vous donne un deux ! Et ensuite un un ! Ca fait combien ? Ouais c'est ça Very Happy 3 ans Very HappyTON PAYS : France ! ▲ TA FRÉQUENCE DE CONNEXION : Autant que je recevrais des notifs sur ma boite mail sinon une fois par jour ▲ COMMENT T'ES ARRIVÉ ICI ? Quelqu'un m'y a emmené via PRD par contre je sais pas qui c'est Very HappyTON AVIS SUR LE FORUM : Je l'aime bien Very Happy... Il me permet de jouer mes persos les plus glauques Very HappyUN COMMENTAIRE ? J'aime pas le café.



Exister, est plus dur que ce que l'on pense. Croire, encore plus.
A force de souffrir, même le plus vertueux des hommes peut devenir un monstre



Coffee n’a jamais été le genre de personne que l’on peut supporter, sans avoir envie soudainement, de le gifler. D’abord, parce que son humour noir, et ses sautes d’humeur sont vraiment insupportables. Ensuite, parce qu’il est du genre à attraper une araignée, à la pointer devant vous, et à rigoler.
Tandis que vous, vous pousserez peut-être un hurlement de terreur, lui prendra cela comme un jeu, et voudra même adopter cette jolie araignée.
Et ce, depuis qu’il est petit.

Quand Coffee était petit, il vivait à Chicago et il n’était déjà pas un garçon comme les autres. Déjà par son prénom, dont tout le monde riait. Allons, quel nom ridicule, comment as-t-on pu le nommer comme ça ? Alors Coffee s’est défendu. Balançant de la boue, quitte à se salir ses habits. Des cailloux aussi, au risque de faire vraiment mal à ses camarades. Il s’en fichait de faire mal, les autres n’avaient qu’à pas rire sur le fait qu’il s’appelait Coffee. Ca aussi, c’était douloureux. Tout autant que de se prendre un caillou dans la tronche.
Selon lui, son prénom n’était pas si pire. C’était toujours mieux que de s’appeler Sophia quand on n’était pas sage, ou encore Prudence quand on était aussi naïve qu’une huitre.
A force de se battre contre ses camarades, il rendait souvent ses vêtements plus sales que jamais, troués de partout. Encore plus, quand il cherchait des vers de terre pour effrayer les gens avec. Sa mère eut beau le gronder de toutes les différentes manières possibles et inimaginables, cela n’y fit rien, et Coffee continuait, tant qu’on osait se moquer du nom qu’on aurait pu lui donner.
Sa mère se dit que ce n’était qu’une mode, de brutaliser ces camarades, que cela allait passer. Elle ne savait même pas pourquoi il faisait cela, après tout, elle ne l’écoutait pas, quand il se plaignait.

Mais Coffee continua. Et un jour, il apprit à être intelligent. Ah bien sûr, il l’était déjà bien avant qu’on lui explique ce que c’était, mais ce jour là il comprit quel profit il pourrait tirer du fait d’être intelligent et de pouvoir s’amuser de ses petits camarades, à savoir qu’il était bien plus malin qu’eux.
Et il apprit ce genre d’humour qu’un enfant ferait mieux d’ignorer toute sa vie. Ce genre d’humour, où l’on parle de racisme, d’homophobie, de toutes ces choses pas belles, mais que l’on tourne souvent à la raillerie. L'humour noir. Aussi noir que le café.
C’était sa plus belle arme, celle qui pourrait toujours et encore lui servir, puisque, vous vous doutez, quand il se pointa devant un garçon qui riait de son nom, et qu’il fit :

- T’as les manières d’une tapette, dégage de là, la mouche.

L’autre compris qu’il avait été insulté, mais que pouvait-il répondre d’autre que « je ne suis pas une tapette, ni une mouuuche ! » ce qui paraissait puéril, bien que logique pour un enfant.
Coffee, comprenant le pouvoir des mots, surtout de ceux qu’on ne comprenait pas, se mit à la lecture. Pas n’importe laquelle, le dictionnaire. Il lu un énorme dictionnaire, durant tout un week-end, et le lundi, même s’il n’avait pas encore fini et qu’il n’en était arrivé qu’à la moitié, à peine, il connaissait suffisamment de mots pour remettre encore par terre ses petits camarades…

Sauf qu’au lieu de se moquer de son nom, on préféra plutôt se moquer de son langage. Bizarrement, le fait d’être intelligent raisonnait dans la bouche des enfants comme si c’était stupide.
De fait, Coffee continua de s’en prendre plein la tête, et, comprenant que les mots compliqués ne suffisaient pas, se mit à mordre. Oui, après la boue, les cailloux, les vers de terre, ce fut la morsure qui l’intéressa.

Il alla tout un tas de fois au coin, et pourtant, il semblait s’en ficher comme de sa dernière coquillette.
Coffee était comme ça : Rebelle et pas gentil. Mais les gens ne l’étaient pas trop non plus avec lui, alors il leur rendait bien.

Et puis, l’eau coula, coula, et s’écoula sous les ponts, et lentement Coffee grandit.
Il atteint l’adolescence, et fini par se calmer, à la grande joie de sa mère. Il arrêta de lancer des cailloux, et comme l’effet « intello » s’était inversé pour lui donner de l’importance, cela l’arrangeait. Tout le monde l’appréciait, sûrement par hypocrisie, mais au moins, il n’avait pas à se défendre pour des raisons idiotes, comme quoi son nom ne plaisait à personne.
Pourtant Coffee s’en contentait de son nom. Même s’il n’avait jamais aimé le café.

Et puis, alors qu’il menait une vie heureuse, brillante et ambitieuse, où il s’imaginait partir dans les meilleures facultés, devenir un garçon plus intelligent que personne, usant de ses capacités particulières pour écraser tout ceux qui se mettraient sur son chemin, qu’il restait quand même quelqu’un d’aimable – à peu près et de sympathique - cela arriva.
Alors qu’il gardait son don à aimer les trucs glauques et gores, qui effrayaient les gens, alors qu’il s’amusait bien de vivre sa vie comme il l’entendait, cela vint à venir vers lui. Trop vite, trop près, trop proche.
Comme une bombe, sans prévenir, un jour comme ça. Frappant à la porte, ding-dong, bonjour c’est moi.
Il découvrit ce que son père avait été, ce qu’il allait devoir être. Avec quoi il allait devoir vivre.

Tout à commencé, quand alors qu’il révisait tranquillement dans sa chambre, il y eut cette voix. Qui lui disait qu’il était doué quand même. Exactement comme lui. Comme l’autre personne qui parlait.
Coffee eut beau chercher dans toute la chambre, il n’y eut rien d’autre que le vide des murs orange. Seul lui se trouvait dans la pièce. A la base, il cru avoir halluciné, et en vérité, c’était bien cela. Mais il ne le pensait pas dans ce sens.
Comme cela se reproduisit, de trop nombreuses fois, il eut peur. Peut-être que quelqu’un l’espionnait, peut-être que quelqu’un voyait ce qu’il faisait et comptait le détruire.
Alors qu’il plongeait dans un délire, et qu’il se mit à oublier le vrai monde, ce fut quand il rouvrit les yeux vers la réalité sur sa chambre en désordre, sa mère terrifiée, de l’avoir vu hurler après quelqu’un d’invisible, qu’il comprit.
Ou plutôt, qu’elle comprit en premier. Sa mère savait qui était son père. Ce père dont elle ne lui avait jamais parlé.
Pourquoi il était parti, pourquoi il n’était jamais revenu.

La schizophrénie est héréditaire, vous avez raison, madame Loriquet. C’est ce que l’on annonça à la mère de Coffee, quand elle emmena son fils au service psychiatrique de l’hôpital.
On lui expliqua tant de choses.
Il arrive que la schizophrénie survienne suite à des traumatismes. Il arrive trop souvent, aussi qu’on confonde schizophrénie et trouble de la personnalité multiple. Mais ces deux troubles sont si différents. Mais aussi effrayants l’un que l’autre.
Mais ici, c’était bien du premier cas qu’on parlait. Il n’y avait pas de confusion. Ni de traumatisme. Juste que c'était dans ses gênes.

Alors, Coffee compris. Sa vie était détruite. Pour de bon et pour toujours. Qui voudrait engager comme scientifique, un malade mental qui subissait des hallucinations notoires, et qui, quand on lui parlait de complot un peu trop fort, se faisait tout un délire paranoïaque ou il était le principal visé ?
On aurait beau dire « mais ça ne change rien, tu es toujours brillant » n’est ce pas inquiétant, de se dire qu’à tout moment, il peut délirer ? Bien sûr, le médecin lui confia un traitement, bien sûr qu’il lui promit que cela fonctionnerait.
Mais le jeune homme compris également, que s’il ne se tenait pas à carreaux, s’il ne se dépêchait pas d’apprendre à se contrôler, alors tout serait fini pour de bon. Il serait mis à l’hôpital, avec les autres fous, et plus jamais il ne pourrait en ressortir.

Son père était schizophrène. Lui aussi.
Il n’avait pas seulement hérité d’un prénom qui était du gros n’importe quoi de la part de ses parents.
Alors la jalousie survint. La jalousie, de se savoir différent, de se savoir bientôt mis en arrière. Lui qui s’était toujours arrangé pour écraser les gens, voilà qu’avec cette maladie, il leur redonnait une nouvelle idée pour pouvoir l’écraser.
Le broyer en morceaux, jusqu’à ce qu’il n’en devienne que pire.

C’est ainsi, que Coffee redevint ce qu’il avait toujours été, un café noir, acerbe, méchant, insupportable.
Il comprit que jamais personne ne devait l’approcher pour comprendre ce qu’il était, qui il était, comment il était. Jamais personne ne devait lui faire confiance, pour ne jamais avoir à assister à ce que sa mère avait vu.

Même si le traitement limitait les moments de paranoïa, il n’en restait pas moins, que doucement il se faisait à ses hallucinations, qu’il pouvait voir, fait rare chez les gens comme lui. Il pouvait les voir, leur parler, et parfois oubliait même qu’ils n’existaient pas.
Toutes ses hallucinations se basaient sur un seul et unique principe : Prétendre être l’une de ses réincarnations. Venant de l’époque des viking, en passant par l’antiquité pour aller au dix-neuvième siècle, c’était du gros n’importe quoi et ses hallucinations survenaient à tout moment, dans le plus grand des hasards.
Pour venir l’embêter. Lui rappeler qu’il était anormal. Qu’il ne serait plus jamais comme les autres.

Comprenant qu’il ne pourrait jamais exercer un métier trop particulier, Coffee se tourna vers l’enseignement. Il savait qu’occuper son esprit par autre chose que sa maladie, limiterait surement ses hallucinations.
Même si s’occuper de mioches à qui il fallait expliquer quelque chose, n’était vraiment pas sa tasse de café, il ferait avec. En plus, les vacances étaient pratiques, pour pouvoir suivre son traitement de façon intensive, sans que jamais personne ne le vois.
Coffee se retrouva dans le rôle d’un professeur de littérature. Un métier parfait pour quelqu’un comme lui qui connaissait le dico par cœur, et qui passait son temps libre à lire.
Une de ses réincarnations prétendit même que c’était l’idéal, vu qu’il avait lui-même connu Shakespeare. Alors, si même ses hallucinations étaient d’accord avec lui, pourquoi choisir autre chose ?

Seulement, il déménagea. Une fois. Dans le Minesota. Parce qu’une élève le retrouva entrain de parler à une de ses hallucinations.
Une seconde fois. Au Canada. Parce qu’en oubliant de prendre son traitement, Coffee s’était retrouvé à faire une crise de paranoïa aigue.
Une troisième fois. En France. Parce que simplement, il avait été trop désagréable avec le corps enseignant et même avec le directeur. Et qu’il avait effrayé une élève. Il apprit donc le français, quitte à faire. Laissant sa mère aux U.S.A. Une mère dont il se fichait bien, et qu'il détestait de toute manière. Il se dit qu'en France on ne le remarquerait pas.
C’est ainsi qu’au bout de la quatrième fois, il fini par atterrir à Rome. Sans savoir à quoi il allait s’attendre. Il avait encore un peu de mal avec l'italien, mais ce n'était pas bien grave. C'était pas si dur à apprendre. Sauf qu'à la quatrième fois il eut encore des problèmes. Alors, comme il se plaisait bien en Italie, et que ça l'aurait exténué d'apprendre une autre langue, il partit à Florence.
Cela fait juste deux mois qu'il est arrivé.

Et bien sûr qu'il se rend compte que Florence est une ville louche. Coffee n'est pas bête, d'autant qu'il aime les trucs sombres. Mais il a peur de se rendre compte que tout ceci n'est qu'un délire paranoïaque, alors il continue de cacher qui il est. Et de cacher ce qu'il croit comprendre. Il n'est pas sûr que ça soit vrai. Il aimerait bien. Même s'il commence petit à petit à sortir aux mauvais endroits. Juste pour voir, par curiosité. Pour être sûr...

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MessageSujet: Re: Fiches à l'essai   Lun 16 Nov - 15:19


MATHIS TODD PIWOWARSKI
Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d’eux, ils en diraient bien davantage



NOM : Piwowarski, c'est russe, même si Mathis n'est pas vraiment russe ▲  PRÉNOM : Mathis, cela signifie don de dieu, et ironiquement, lui sied bien vu sa naissance tardive. Mais il se fait parfois appeler Todd, qui est son deuxième prénom.  ▲ ÂGE ET DATE DE NAISSANCE : Il a 25 ans et est né un trois décembre ▲  STATUT CIVIL : Mathis est célibataire. ▲ ORIENTATION SEXUELLE : Il pourrait parfaitement être hétéromantique, vu qu'il a aimé une fille. Mais il est sûrement juste asexuel, voire demisexuel et aromantique.  ▲ METIER : Vendeur de pop corn au cinéma du coin  ▲SITUATION FAMILIALE : Sa mère est italienne, mais son père est irlandais, avec des origines russes. Parfaitement métisse, Mathis se retrouve avec un sang mélangé. Mais du coup comme c'est sa mère qui a gagné en les faisant vivre en Italie, il parle italien. ▲ TRAITS DE CARACTÈRE : Paraît plutôt sympathique - Instable - Colérique - Impulsif - Peu malin - Pas très intelligent - Méfiant - Distant, quand ça lui prend - Parait être un bon vivant - Plutôt associal - Provocateur (a tendance à aimer se faire taper dessus) - Dépendant (de tout ce qui pourra l'empêcher d'exploser) - Mauvais▲ GROUPE : Keep the streets empty ▲ CRÉDITS : KoalaVolant & Tumblr

♥ 1 -  Il adore se couper quand il voit un objet coupant, et qu’il sent la colère se diffuser en lui ♦ 2 - Il a peur du contact, et déteste qu'on le touche. Il aura tendance à se crisper, à sursauter,  à reculer, si on le touche. • 3 - Son corps est parsemé de cicatrices des blessures qu'il s'inflige sans cesse. ♦ 4 - Si Mathis chante plutôt bien, il préfère en fait jouer du violoncelle, et adore la musique.  ♣ 5 -S'il ne peut pas se gratter, alors qu'il se sent mal, qu'il sent qu'il a envie d'être en colère, de faire quelque chose de mauvais, il pourrait bien exploser, et devenir réellement mauvais et méchant, et de tuer quelqu'un. ♠ 6 - Comme il passe son temps entouré d'objets coupants, il semble s'y connaître en armes blanches, et aime bien jouer avec. • 7 - Même s'il en vend, il n'aime pas du tout le pop corn. ◘ 8 - Il fait des concerts de violoncelles, quand il peut, histoire de gagner un peu plus d'argent. ○ 9 - Mathis est vierge. C'est une étrange anecdote, mais c'est la vérité. ◙ 10 - Mathis aime se sentir dépendant à quelque chose, pour se dire qu'il ne doit pas exploser. Du coup, en ce moment, il croit en Dieu. Comme ça, il se dit qu'il y a quelqu'un pour le surveiller, histoire qu'il ne fasse rien de mal.

TON PSEUDO : Koala Volant, Personne, ça dépend :'D  ▲ TON ÂGE  : Je vous donne un deux ! Et ensuite un un ! Ca fait combien ? Ouais c'est ça Very Happy 3 ans Very HappyTON PAYS : France ! ▲ TA FRÉQUENCE DE CONNEXION : Autant que je recevrais des notifs sur ma boite mail sinon une fois par jour ▲ COMMENT T'ES ARRIVÉ ICI ? Quelqu'un m'y a emmené via PRD par contre je sais pas qui c'est Very HappyTON AVIS SUR LE FORUM : Je l'aime bien Very Happy... Il me permet de jouer mes persos les plus glauques Very HappyUN COMMENTAIRE ? Lalalala. (commentaire très constructif, vous me direz.)



Laissez moi exploser. Je vous jure. Je ne ferais rien.
Tais-toi mon coeur, je ne te reconnais pas



De tout ce que peut contenir la misérable vie d’un être comme Mathis, il y a peu d’évènements vraiment palpitants. Au fond, avant le « grand évènement », il a toujours vécu comme quelqu’un de logique et « normal ».
Juste que sa mère l’avait eut à quarante six ans, à part ça, il n’y avait vraiment pas grand-chose à dire. C’était pour cette raison – qu’il soit né si tardivement – que son père l’avait appelé Mathis. Soi-disant que l’étymologie allait avec l’enfant qui venait. Don de Dieu. Elle aurait pu choisir un nom plus italien, mais qu'importe.

Quand Mathis se fit appeler Todd, un peu plus que d'habitude, vingt trois ans plus tard, il songea au fait, que si son père savait la vérité, il aurait sûrement pensé plutôt que Dieu aurait mieux fait de rester coucher quand il l’avait apporté dans le ventre de sa mère.
Mais son père restait un triste ignorant.

Mathis, donc, a toujours vécu entouré d’un amour sans bornes de ses parents, qui le surprotégeaient, et qui l’adoraient. Il a toujours eut ce qu’il désirait, mais ça n’a pas forcément fait de lui quelqu’un de capricieux. A l’école, il était quelqu’un de normal, avec un peu d’amis, et des notes moyennes. Il était moyen. Et cela lui allait parfaitement à l’époque. Il s’en moquait.
Il a eut son premier coup de foudre à six ans, ça a duré trois jours, à l’aube du quatrième, il a préféré aller voir une autre fille pour qui il avait aussi un coup de foudre. Il a eut sa première bagarre à douze ans, et son premier violoncelle à quatorze.
C’était compliqué au début, la musique, mais c’était bien la seule chose qui le passionnait réellement, et dans lequel il se laissait entrainer. C’était mieux que tout ce qu’il avait pu connaître, et Mathis prenait donc plaisir à faire des cours de musique et à apprendre à jouer des morceaux.
Ses parents voulurent l’inscrire à des concours et des auditions, mais l’enfant refusa, trop timide pour affronter la foule. Il décida que sa musique ne serait réservée qu’à ses parents.

C’est donc à quinze ans aussi, que Mathis rencontre Cecil. C’est une bonne personne Cecil. Il l’aime bien. C’est un bon ami. C’est son meilleur ami. Il l’adore vraiment, Cecil. Cecil le comprend, il partage ses points de vue. Ils partagent des passions, ils s’échangent des livres, des films, des trucs du même genre. Ils s’échangent leur vie.
Pendant des années, Mathis fait confiance en Cecil, Mathis adore Cecil.
Mais bien sûr, Mathis a d’autres amis. Il a pleins d’amis, mais il préfère surtout Cecil. Alors c’est bien, il aime beaucoup Erica, Luca ou même Adele. Mais rien ne remplace Cecil, parce qu’il s’entend encore mieux avec.
C’est beau l’amitié. Mais c’est beau aussi, l’amour. Et c’est vrai que Melania, elle est pas mal hein. Mathis a rarement ressenti autant d’attirance envers quelqu’un, et Melania lui plaît. Il a vingt et un an, et pour la première fois, son ventre le tiraille, comme si des papillons s’amusaient en lui.

- Melania, je t’aime, je crois.

Qu’il lui dit tout de go. Il est heureux comme un pinson. Il vole presque comme un oiseau. Mais Melania elle l’aime pas trop Mathis. C’est un bon ami hein, y a pas à dire. Mais à part ça ? Il est pas très intelligent des fois. Il est…Banal. Il fait quoi comme étude franchement ? Pas grand-chose, un vague truc dans la littérature, où il est assez mauvais.
Mais elle l’aime quand même bien Mathis. Alors elle reste son ami, parce qu’il est sympa, et qu’il joue bien du violoncelle, c’est agréable à écouter.

Et puis les printemps se succèdent. C’est joyeux un printemps, c’est plein de beauté, c’est la saison des amours, et celui que Mathis éprouve pour Melania ne semble pas vouloir se faner. Mais il a compris, il n’insiste pas, il se contente d’être loin, il se contente d’être celui qui flatte ses oreilles.
Il a vingt trois ans, il a terminé ses études, ou plutôt, il les a arrêté. Il a bien compris que c’était pas son truc les études. Il cherche du boulot, il fait un peu tout et n’importe quoi, Mathis. Mais on dit qu’il est bon à rien. Ce n’est pas vrai, il est juste amoureux.
Cecil, lui, il est encore en médecine, et il se débrouille bien. Il va devenir un beau médecin. Mathis l’admire. Et dire que Cecil, lui il réussi partout. Il en est fier de son Cecil.
Tellement fier. Peut-être un peu trop.
Il a vraiment de la chance Cecil.

Et Cecil, qui lui sourit, qui semble amoureux. Mathis connaît ce sentiment, l’amour. Il le comprend. Il est content pour son meilleur ami. Il va pour le féliciter, mais Cecil dit de qui il est amoureux.

- C’est Melania, je l’aime. Elle m’aime. On est ensemble.

Cecil sait pourtant, que Mathis l’aime aussi. Mais il lui dit ça, comme un oiseau innocent, c’est le printemps, l’amour règne, n’est ce pas ?
Peut-être que l’homme en médecine se dit que de toute façon son meilleur ami ne l’aime plus, cette demoiselle blonde virevoltante et magnifique.
Mais Mathis l’aime encore, Melania. Il l’aime comme un fou.
Et il regarde Cecil se pencher par-dessus la rambarde.
Son meilleur ami observe le ciel, souriant, l’air béat il semble vraiment fou d’amour pour cette demoiselle. Mathis sent ses poings trembler. Pourquoi Cecil a tout ? Pourquoi il a le droit de tout obtenir ? Pourquoi, Mathis, lui, il est pas très intelligent et qu’en plus la femme qu’il aime ne l’aime pas ?
Ce n’est pas juste. Ce n’est pas juste.
Il penche ses mains, il pousse Cecil. Il ne se rend même pas compte de ce qu’il fait. Il voit juste Cecil tomber, muet sous le choc. Ses yeux sont écarquillés, à Mathis. Il ne prend même pas la peine de le regarder tomber, de voir où il atterrit, il essaie juste de comprendre ce qu’il a fait.
Et c’est là qu’il le sent.
Ce tourbillon d’émotions.

Le plaisir et la puissance, d’avoir tué quelqu’un, d’avoir ôté la vie à quelqu’un, de l’avoir poussé, avec tant de facilité. C’est si facile de retirer la vie à quelqu’un. C’est tellement simple…. Et puis, il sent aussi, cette colère qu’il tentait de dissimuler sans cesse. Il la sent le tirailler. Colère contre Cecil, contre Melania, contre lui-même et le monde. Son cœur se serre ;
Qu’a-t-il fait ? Il a tué son meilleur ami. Il a tué celui qui le comprenait le plus au monde. Il a l’impression qu’il va mourir à son tour, et en même temps il est tellement heureux.
Il respire fort. Il ne sait pas s’il doit rire ou pleurer. Il explose. Littéralement.

Et puis, il comprend. Il n’a pas le temps d’éclater. Si on l’attrape là, il va avoir des problèmes, alors il s’enfuit. Mathis retiens tout ce qui était entrain de se déverser, il ne pleure pas, il ne rit pas, il reste muet.
Il disparaît dans la nuit. Il fait comme s’il n’avait jamais été là, et ne dors pas de la nuit.
Il sait que demain, on va retrouver le corps de Cecil, que demain il sera puni. Qu’il n’avait qu’à pas tuer. Qu’il a fait une idiotie.

Mathis à envie de courir pour échapper à ce qui va lui arriver le lendemain, mais ce lendemain tant craint arrive trop vite.
Son cœur est toujours serré, et en même temps en pleine explosion. Mais il se retient. Il retient tout Mathis. Il n’a pas le droit d’exploser, pas maintenant.

- Mathis ! Mathis ! Mon pauvre Mathis….

Sa mère, âgée à présent, se précipite dans sa chambre, et va le serrer contre lui. Mathis sursaute. Il se rappelle de la veille, quand il a poussé Cecil. C’était tellement facile. Il attend que sa mère lui dise que la police est là pour lui :

- Mathis…Cecil….Il…Les policiers ont retrouvé son corps ce matin…Il s’est suicidé.

Suicidé ? Comment ça suicidé ? Mais non, il ne s’est pas suicidé, il a été assassiné, Mathis l’avait poussé. Il l’avait bien poussé n’est ce pas ? Mais sa mère lui explique. La police, ses parents, le monde entier est persuadé que Cecil s’est suicidé. Qu’il a mis fin à ses jours.
On lui dit que c’est parce qu’apparemment il n’allait pas très bien dans ses études que la pression en médecine l’a achevé. Qu’il a fait le grand pas. Le grand saut.

Et tout va trop vite. A l’enterrement, Mathis voit Melania, qui en larmes, se jette sur lui. Mais il ne ressent plus rien pour elle. Il la trouve laide. Elle aussi croit que Cecil s’est suicidé. Tout le monde ne regarde pas Mathis comme un coupable, mais comme un être fragile qui a subi quelque chose d’atroce.

- Pauvre Mathis…
- Tu dois te sentir seul…
- J’espère que ça va aller pour toi.
- Si tu veux, on peux en parler.
- Mathis, ça va aller ?

Il entend tous ses gens qui prennent pitié de lui. A leurs yeux, il n’est pas le coupable. Il est la victime. Mathis sens sa colère le gratter encore. Le flot d’émotions qui le gratte aussi.
Et c’est là qu’il commence à se gratter vraiment. Le bras. Pourquoi les gens ne comprennent pas ? Pourquoi les gens ne voient pas que c’est lui le monstre de l’histoire ? Pourquoi ? Sont-ils stupides ? Ils sont pourtant plus intelligents que lui normalement, non ?
Et il repense aussi, à cette sensation de liberté et de plaisir qu’il a ressenti en voyant Cecil mourir. Comment a-t-il pu laisser faire ça ? Comment a-t-il pu faire ça ? Ressentir ça ?
Est-il un monstre ? Mathis songe à se rendre à la police.
Il se met dans un coin, il à envie de se balancer, à la place, il respire fort. Très fort. Trop fort. Peut-être que s’il continue, il va mourir à son tour.
Il se gratte. C’est lui le monstre. Comment a-t-il pu faire ça ? Comment peut-il se taire ?
Il n’est pas quelqu’un de bien. Il ne sera jamais quelqu’un de bien.
Le sang coule de là où il se gratte. C’est agréable. Ca le détend, ça le calme. Ca…. C’est ça. Ca lui permet de tout retenir. Retenir, encore. Il faut qu’il se retienne.
Il n’est pas un monstre, il est quelqu’un de bien. De bien. De bien.

Les années passent.
Mathis est devenu Todd. Enfin, plutôt, il préfère souvent qu'on l'appelle Todd. Ses parents l’ont compris « mon pauvre, on te comprend, tu ne veux pas repenser à ton amitié avec Cecil en gardant ton premier prénom…. » Ce n’est pas ça. Ce n’est pas ça. Il se gratte mais il se tait. Se taire.
Mathis-Todd va vivre à Florence quand il a vingt deux ans. Il quitte Turin. Melania l’a compris « Mon pauvre, moi aussi, j’ai l’impression de voir Cecil partout ». Pourquoi toujours Cecil ? Pourquoi les gens ne pensent qu’à ça ? Il se gratte, mais il se tait. Se taire. Ne rien faire. Ne rien faire.
Mathis ne croit pas en Dieu, mais il a besoin de ça. Il a besoin de croire en Dieu soi-disant, pour se dire que quelqu’un le surveille, qu’il y aura quelqu’un pour le dénoncer à un moment ou un autre.

Mathis ignore que Florence n'est pas vraiment une bonne ville. Qu'elle pourrait bien être la ville qui lui permettrait d'exploser enfin. Mais s'il le savait, se laisserait-il aller ? Il voit des choses louches qui se trament, mais est trop bête pour comprendre.

Mathis joue du violoncelle et sert des pop corn. Mathis est une bonne personne. Il est quelqu’un de bien. Il doit retenir le monstre en lui.
Alors parfois, le violoncelle, c’est bien pour se couper.
Son corps est criblé de marques, mais il reste muet à ce propos. Il est une bombe entrain d’exploser, un être instable boursouflé de mensonges et de secrets.
Mais ça va aller.

Il est quelqu’un de bien. Il n’est pas un monstre. Il est humain. C’est ça ?
Mais pour combien de temps ? A quel moment va-t-il se rendre compte qu'il est entouré de monstres tout comme lui ?  

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MessageSujet: Re: Fiches à l'essai   Lun 16 Nov - 20:37




   

   Michael Trevino
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MINESOTA CELLO
   28 ans - Américain - Psychiatre - Père célibataire
   

   
Cello est un peu comme une vague. Quelque chose qu'on ne peut pas arriver à définir, trop flou, même avec des lunettes. S'il est égoïste et qu'il n'hésite jamais à dire ce qu'il pense, au détriment de ce que pensent les autres, il reste bizarrement empathique quand il exerce son métier. Il aime les glaces vanilles pistaches, et son fils, Liffol. Cello est le genre de personne avec qui on peut très bien s'entendre, comme le détester. Peut-être parce qu'il dit tout ce qu'il pense, à nouveau, et que cela peut être aussi positif que négatif. Il est quelqu'un de très calme, mais ne brille pas forcément pour sa patience. Il n'est pas forcément taciturne, peut-être très bien bavard, et est plutôt impulsif et lunatique. On peut dire que Cello a mauvais caractère, mais pas tant que ça. Il a du mal avec les relations sociales. Il n'arrive pas à se rendre compte quand il a des amis, peut-être parce qu'à ses yeux c'est impossible qu'un type comme lui ait des amis. Pourtant il n'est vraiment pas méchant. Juste comme la mer. Parfois il vous semblera charmant, sympa, et parfois, vous aurez envie de lui envoyer votre poing dans la figure. Ce qui compte, c'est que Cello reste quelqu'un de poli, d'observateur et plutôt attentionné. Il pourra vous écouter, et éventuellement faire comme s'il vous comprenait. Cela ne veut pas dire qu'il se confiera à vous. Ca peut le rendre mystérieux, mais pas vraiment.
Sinon Cello aime bien savoir. Il aime la lecture, est curieux, et adore en apprendre toujours plus. Il est un bon père, quelque peu maladroit parfois néanmoins. Il est l'ami des animaux, aussi. C'est un bon cuisinier, mais un piètre danseur ou chanteur. Il a du mal avec les soirées, et aime le calme.
S'il est là, c'est simplement qu'un de ses supérieurs lui a conseillé d'aller là. Parce que c'était plus calme que New York. Et que ça lui ferait du bien. Peut-être parce qu'en plus d'être celui qui guérit, il a peut-être besoin d'aide au niveau des relations.
Koala Volant
   Hey ! Alors moi c'est Koala Volant, ou Personne ou Yuuki. Ca dépend des variantes xD. J'ai 21 ans, j'rp depuis que j'en ai 8, même si j'ai eut pas mal d'arrêts tout ça. Je suis disponible autant que possible, une fois par jour j'apparaitrais, et je répondrais assez vite normally. J'vous ai trouvé en demandant sur PRD pour des forums où jour trois de mes persos préférés que j'ai jamais pu vraiment joué. Cello étant réellement celui que j'adore le plus (pour son histoire et parce que ce crétin m'a poursuivi pendant tout un nanowrimo) ben voilà.
Je suis désolé pour le pavé qu'est son histoire. Il faut savoir que Cello m'a poursuivi suffisamment pour que même après que j'avais fini sa fiche y a deux ans sur un autre forum...Y a fallu qu'il veuille que je développe des aspects. Et du coup ben j'ai laissé les parties ;_;.  

   
   


   

   
Laisse moi te dire ce que je penses.
   Vous dites vouloir connaître la vérité, mais vous ne la voulez pas vraiment, parce que la vérité est une chose qui ne fait pas partie de votre monde.

   
   

   Maman dit que quand je serais grand, j'aurais le droit de faire de la moto, comme papa. Mais moi, je sais qu'être grand, c'est dans tellement longtemps, que c'est trop nul. Toomas est trop d'accord avec moi sur ce point. Toomas, c'est pas vraiment mon ami, mais il est assez marrant. Il se prend pour un aventurier, qu'un jour il découvra pleins de trésors et que selon lui ça serait vraiment chouette. Et avec des garçons y courent comme des fous dans la cour de récréation en faisant semblant d'être des aventuriers chasseurs de trésors. Moi je trouve ça vraiment bête, mais maman dit que c'est de mon âge de penser qu'on est un chasseur de trésor aventurier. Moi je lui ai dit qu'à six ans, on est trop petit pour se battre, ou pour chercher des trésors, et elle a dit que parfois je devrais un peu plus me comporter en enfant.
Mais je n’ai pas envie d'être un enfant, je veux être un grand, et un jour je ferais de la moto. Mais demain, je n'aurais toujours pas sept ans, alors avoir au moins seize ans, c'est dans longtemps.

Aujourd'hui je me suis battu avec Shydo. Je l'aime pas lui ! C'est un grand, il a neuf ans, mais du coup il aime bien embêter tout le monde. Genre aujourd'hui il a ramené ses feutres et il a dit qu'il colorierait tout le monde. Mais moi j'étais dans mon coin entrain de réfléchir, en regardant le soleil, et là il a sorti ses feutres, son blablabla d’irlandais parce que moi je parle pas irlandais je parle anglais, donc je comprends ce qu'il dit et il a voulu me colorier le visage ! Maman elle dit qu’on dit pas « irlandais » mais « celte gaélique-irlandais ». Je l'ai tapé, et la maîtresse m'a pas laissé faire, alors que c'était lui qui voulait me faire du mal ! Je suis un peu comme le Petit Prince moi, je comprends rien aux grandes personnes, elles sont un peu idiotes, et leur justice est nulle. Ethan, le grand frère de Shydo, il veut être juge, et un jour quand je suis allé chez Shydo - on était copains à ce moment là -, je l'ai rencontré, et j'ai vu qu'il était aveugle, c'est trop rigolo, parce que d'abord maman elle a dit qu'on disait que la justice est aveugle et Ethan il veut être juge ! C'est un peu idiot, mais c'est marrant. Mais papa a dit qu'il fallait pas se moquer des aveugles ou des gens qui ont des on dit cap. Ce que William - un garçon de ma classe - ne se retiens pas de faire d'ailleurs. Moi je suis pas gentil, mais je suis pas méchant non plus, maman elle a dit. De toute façon, dans mon école y a des gens supers bizarres, et le pire c'est que c'est même pas des grandes personnes.

Melen il est bizarre comme garçon d’ailleurs. Il aime bien les trucs de filles. Surtout les contes. Il a dit que j’étais la sorcière dans la Belle aux bois dormants, mais c’est stupide parce que d’abord moi je suis un garçon. J’ai dit à Melen qu'il était bizarre et stupide. Il a dit qu'il avait raison.

Maman a dit qu’aujourd’hui on allait au zoo. Moi j’aime pas les animaux, c’est moche et c’est pas rigolo. Si y a les pandas, ça roule sur soi même et boum. Ou ça se bagarre pour du bambou. Je me demande ce que ça fait d’être un animal en cage moi. Ca doit être triste pour eux. Peut-être que monsieur panda avait une madame panda, et qu’ils ont été séparés et que du coup monsieur panda est obligé de se battre avec d’autres monsieurs pandas pour survivre dans ce lieu tout petit. Maman dit que je réfléchis trop, mais j’ai bien vu qu’elle semblait triste elle aussi. Alors je suis allez voir les flamants roses. Je m’imaginais qu’au moins, eux ils pouvaient voler aussi haut qu’ils le voulaient, et donc qu’ils pouvaient s’enfuir.

Je suis grand maintenant. Bon d'accord, pas exactement mais presque ! Je rentre au collège quand même. Mais je sais bien que de toute façon la moto je ne peux toujours pas en faire. Je trouve ça nul. Quand on est petit, on nous laisse faire du trotteur et tout, et la moto on doit attendre. Pourtant c'est comme le vélo mais avec un moteur hein ? Je pense. En plus c'est pas juste, papa il peut en faire et tout, et il dit qu'il m'apprendra quand je serais grand. Mais je suis grand, je suis un des plus grands de ma classe, c'est le professeur de maths qui me l'a dit quand on a appris un truc. Je n’aime pas les maths, alors me demandez pas ce que c'était exactement, j'en sais rien.
Moi je n’aime pas l'école, c'est embêtant, il faut apprendre des trucs, et écouter ce que les profs disent. Je préférais le primaire, j'y arrivais mieux, j'étais premier de ma classe et la maîtresse était gentille. Mais là non, ça ne passe pas. En plus en classe j'ai des idiots finis. Et Toomas n'est plus là, alors qu'au final je l’aimais bien.
J'ai l'impression que je suis mieux tout seul. D'ailleurs je le suis souvent, du coup maman elle dit que c'est nul, mais moi j'aime pas parler. Je préfère être dans ma tête tout seul et que personne ne vienne jamais me déranger. J'ai pas grand chose à imaginer, mais au moins je réfléchis. Papa m'a raconté une blague sur les miroirs d'ailleurs, comme quoi eux aussi ils réfléchissent. Quand je me suis regardé dans un miroir, j'ai remarqué que je ne souriais pas trop. Et j'ai fait pleurer Leslie hier, parce que je lui ai dit qu'elle était bête parce qu'elle savait même pas lire correctement alors qu'on est au collège. Mais je ne sais pas, ça me paraissait logique.
Dire la vérité aux gens, ce n'est pas normal ? Etre honnête, ce n'est pas bien ?
Je ne comprends pas.

Le professeur d'éducation civique à dit qu'on allait étudier la société, mais je n'ai pas très envie. Je préfère rester dans mon monde. Papa dit que c'est être introverti, mais que ce n'est pas très bien pour se faire des amis. Tant pis.

Eirwen et moi, on est amis. C’est très bizarre pour moi d’avoir un ami. C’est la première fois que ça m’arrive, je n’ai pas l’habitude. Mais je l’aime bien, je crois. Il n’est pas stupide, il parle de choses intéressantes et il a le même âge que moi, douze ans. Même si je suis sûr que l’âge ne compte jamais dans tout ça.

Je ne suis plus ami avec Eirwan. Je ne sais pas trop pourquoi, peut-être parce que j’ai encore dit quelque chose qu’il ne fallait pas. Bizarrement, ça ne me fait pas si mal que ça. J’ai juste un peu mal. Maman m’a vu à la sortie du collège, juste après qu’il m’a dit qu’on pouvait plus être ami et qu’il était désolé. Elle m’a demandé pourquoi je pleurais, puis comme je ne disais rien, elle m’a offert une glace.

Aujourd'hui, le professeur principal nous a parlé d'un truc un peu ennuyeux et qui j'en suis sûr, va revenir souvent. "Pensez à vos études d'après". Après il y a le lycée, et ensuite, qu'est ce que je m'en moque ? Je n'ai rien envie de faire, je n'ai pas vraiment d'ambition. Frédéric, qui est un type qui me colle depuis quelques temps, en m'admirant pour je ne sais quelle raison, dit que je devrais réellement devenir Président de la République. Je lui ai dit que c'était un crétin parce que pour devenir président il fallait savoir parler aux gens, leur mentir, et qu'en plus avec mes notes c'est mort. Mais on dirait qu'il sait que je ne suis pas si stupide que je prétends l'être, c'est juste que je n'ai rien envie de faire. Le lycée, tout ça, ça ne m'intéresse pas. Moi je veux juste vivre ma vie tranquillement, sans qu'on vienne m'embêter pour x raisons, juste parce qu'il faut que j’aie un métier. Que je devienne éboueur ou PDG, tant que je peux vivre ma vie, cela me va. Bon, d'accord, certains disent que ma vie est un peu vide, mais c'est faux. Je m'intéresse aux comics, aux livres, aux mangas, aux jeux vidéo, à l'écriture, etc. J'ai une certaine culture, mais c'est juste que je ne l’étends pas. Maman prétends que je suis juste quelqu'un de normal, un adolescent qui va bientôt faire sa crise en disant adieu à ses parents, et mes camarades de classe, disent juste que je suis quelqu'un de terriblement méchant qui devrait se taire parce que tout ce qui sors de ma bouche est un vrai poison.
Ca n'a pas changé, je n'ai toujours pas le droit de dire ce que j’ai dans la tête. Mais décidément, je ne suis guère apprécié des gens : Je ne suis pas ambitieux, et jamais gentil. Qui suis-je alors ?

Au collège, Shydo est là. Mais il est légèrement plus calme. Il passe toujours son temps à vouloir colorier le monde pour une raison que j’ignore par contre. Il parle souvent aussi. De son frère Niall surtout. Niall c’est son petit frère. Ethan doit être devenu juge depuis le temps. Je me demande ce que les tribunaux pensent de lui. Niall, il est autiste. A croire que toute la famille Callahan a engendré des gens étranges. Dans tous les cas, je ne comprends pas trop Shydo. Comment on peut colorier le monde entier ? C’est stupide. Pourtant, c’est son but dans la vie.
Drôle de rêve. Mais c’est toujours mieux que moi qui n’en ai pas, m’a répondu le blond d’un air rempli de défi. J’ai passé mon chemin, j’avais la flemme de réfléchir à ce sujet.

Dernièrement, Phelan m'a prêté un livre, ça s'appelle Le Misanthrope, il a dit que c'était français. Phelan, c'est un grand du lycée, il parle pas beaucoup, c'est donc toujours sympathique de parler avec lui. En plus, quand je lui ai dit ce que je pensais de lui - qu'il était décidément trop bizarre pour se trimballer avec une crèpe à chaque fois qu'on le croise -, il l'a bien pris et a haussé les épaules. J'ai commencé le livre, c'était assez bizarre. C'est du théâtre, je n'aime pas trop lire ça, c'est pire que de lire de la poésie. C'est une comédie apparemment. Mais je me reconnais un peu. Alceste me ressemble. Il dit ce que je pense.
Alors je suis juste un misanthrope entouré de Philinte. Je n'aime pas trop ça, mais dirons nous que je m'y fais.

Je déteste ma mère. Pourquoi ? Parce qu'elle a cru bon de m'emmener chez un psychologue pour régler mes légers problèmes de sociabilité. J'ai mauvais caractère, donc forcément, une fois arrivé devant cette blondasse, je lui ai dit ce que je pensais de son métier, en me faisant bien comprendre sur le fait que non, je n'étais pas content d'avoir atterri ici. Au début, elle n'a pas voulu en découdre et a continué son blabla de psy, mais je suis plus intelligent qu'elle, je crois. Elle a fini par secouer la tête et dire que de toute façon si je ne voulais pas être là, je n'avais aucune raison de rester, mais qu'elle désirait quand même me faire passer quelques tests par simple curiosité.
Et devinez quoi, j'y suis retourné. Hier. Elle m'a fait des tests genre Rorschach et QI. Apparemment je ne suis pas si intelligent que ça, j'ai de la connaissance et de la mémoire mais c'est tout. Cela ne m'étonne pas alors que je n'ai pas de si bonnes notes que ça. J'ai juste quelques facilités. Cela ne me dérange pas. Tant qu'on me laisse en paix.

Cette fois, alors que je vais bientôt aller au lycée, c’est mon père qui m’a emmené voir un psychiatre. Je ne sais pas si maman lui a raconté son expérience chez le psychologue, mais il n’a pas l’air d’avoir retenu la leçon. Je sais qu’un psychologue c’est différent d’un psychiatre apparemment, mais ça reste sensiblement la même chose, donc ça a donné le même effet.
C’était un homme et il m’a dit que j’étais peut-être sociopathe. Je lui ai répondu que si c’était le cas, je verrais le monde entier comme mes jouets, et que plutôt que de vouloir jouer avec les humains je préférais m’en passer.
Il a dit qu’il avait donc parfaitement raison. J’ai répondu qu’il était narcissique.
S’en est suivi d’une discussion épineuse ou mon père a essayé de m’arrêter. Il ne fallait pas essayer de me provoquer.
Je déteste la psychologie. Si jamais un jour je deviens amnésique en me prenant un pot de fleur sur la tête, j’espère sincèrement ne pas vouloir devenir psy, ou alors, ne jamais retrouver la mémoire si c’est le cas. Je serais beaucoup trop déçu par moi-même.

Enfin l'été. Je dois l'admettre, cette première année au lycée a été mouvementé. Plus que jamais. Ma vie a pas pris non plus un super tournant de la mort qui tue, mais je dois avouer que j'ai sûrement un peu plus évolué, un peu plus grandi. Heureusement, n'est ce pas ?
Tout a commencé quand j'ai rencontré Candle. Il avait un nom aussi bizarre que le mien, de grands yeux gris, de grands cheveux rouges, épais, mals coiffés, naturels, je lui ai d'ailleurs fait remarquer après qu'il m’a dit mes quatre vérités. Oui, parce que d'habitude c'est moi qui dit ce que je pense, mais Candle était un rapide. Il m'a regardé. M'a observé. Ca faisait trois mois qu'on s'était déjà vu, Noël approchait, j'avais hâte d'avoir ma PS2 comme cadeau et de pouvoir jouer avec. Et là, il m'a dit que j'étais la personne la plus égoïste, nonchalante, je m'enfoutiste, atrabilaire, stupide, idiote, qui va mourir jeune d'un suicide par désespoir, qu'il n'avait jamais vu. Et encore, je vous fais court là, parce qu'en vrai c'était super long, et il a dit tout ça sans ciller, sans sourire. J'ai haussé les épaules. Mais j'ai exprimé ma surprise de ce fait étrange de se faire rembarrer par quelqu'un.
Frédéric qui était à côté de moi, a fait un o avec sa bouche pendant un sacré paquet de temps après cela. Puis Candle s'est présenté, je me suis présenté, et ensuite les mois ont passés.

J’aime l’ambition grâce à Candle. Je sais c’est étrange, mais ce garçon est parvenu à me donner l’ambition. La chose qui me manquait le plus avec la sociabilité. Il n’arrête pas de parler de rêves, de ce qu’il va faire plus tard, qu’un jour il sera riche et il sauvera toute la famine dans le monde et alors ça sera la paix et adieu la guerre. Même si j’aime bien Candle, je lui ai fait remarquer que ce n’était pas aussi facile. Il a commencé un long discours sur sa théorie et tout.
C’était ennuyeux à mourir.

En fait, en y repensant des années plus tard, a cette visite au zoo que j’avais faites avec ma mère, c’est un peu comme ça que je me sens. Enfermé dans une cage. Entouré de choses que je ne désire pas, et Candle aura beau dire, tous ces gens sont différents de moi, quoiqu’il arrive et je n’ai pas envie de sympathiser avec eux. Alors du coup j’ai une nouvelle lubie. Quand on m’embête, je parle peu. Voire pas. Quand on insiste, je parle énormément jusqu’à ce que la personne se taise à son tour. Frédéric dit que c’est génial et que je suis trop intelligent. Parfois je me demande s’il a une personnalité.

J’ai enfin l’âge requis pour conduire une moto. D’ailleurs, je suis dessus, et je me promène partout où je peux. Papa en semble ravi, parce que ça fait des années que je le tanne avec ça. Et oui, depuis le primaire je ne peux m’empêcher d’en avoir voulu une. Candle m’a dit que c’était sûrement mon seul réel désir que j’ai eut dans ma vie et il n’a pas tort.

Le lycée est vraiment un endroit stupide, hier, Lucas est venu me voir en me disant que j’étais vraiment un idiot parce que j’étais encore puceau. Je lui ai répondu que moi au moins, je ne couchais pas à droite à gauche et je risquais moins de crever d’une connerie qu’on obtient quand on ne sait pas se retenir.

Mary-Anne a demandé à me voir, cet après midi. Elle m’a regardé droit dans les yeux, et je l’ai vu rougir. Je ne savais pas qu’il était possible de pouvoir rougir beaucoup plus que le rouge des tomates, mais pourtant c’était le cas. Elle m’a alors avoué qu’elle m’aimait. Entre elle et Frédéric, je ne sais pas vraiment ce que les gens me trouvent.

Je croyais que c’était à partir du primaire qu’on arrêtait de faire des fêtes d’anniversaires. Mais en fait les adolescents continuent d’en faire. Frédéric m’a invité à la sienne, comme chaque année. Je n’y vais jamais.
Alors qu’est ce que je fais devant ce gâteau a l’entendre chanter avec ses parents un bon anniversaire ? Des fois, je me demande comment Frédéric fait pour n’avoir que moi comme ami. J’espère pour lui que le fait d’être ami avec moi ne l’empêche pas de se faire des amis, sinon c’est vraiment bête pour lui.
Les gens sont parfois si stupides.

De temps en temps, je revois Eirwen dans la cours du lycée. On est dans le même bahut, lui et moi. Je ne sais pas ce qu’il devient, mais il me sourit quand il me croise. Sûrement que lui aussi est un Philinte. Candle m’a dit que je ne devrais pas appeler les gens comme ça. Que je faisais comme eux, désigner par une chose unique, et créer des préjugés. Candle est fortement contre les préjugés. Il dit que ça pourri la vie des hommes, et ce même si finalement notre cerveau en crée un peu tout seul souvent.

Au fait, finalement, avec Mary-Anne, ce n’était que de l’attirance physique. Je l’ai appris à mes dépends, quand elle a découvert qui j’étais vraiment. Elle m’a dit que j’avais changé, que je n’étais pas du tout comme avant, et je lui ai répondu que ce n’était pas de ma faute si elle s’imaginait des choses.
Je suis ce que je suis. J’en ai parlé avec Frédéric, pour lui demander s’il ne vivait pas dans un rêve constant où il s’imaginait que j’étais quelqu’un de génial à ses yeux alors que je ne suis peut-être pas du tout comment il se l’imagine. Il m’a répondu que non, et que ma génialitude viens de mon caractère de cochon.
Je comprends de moins en moins ce garçon.

Les Disneys ont toujours la même morale. Crois en tes rêves. Ca ressemble beaucoup à l’esprit de Candle. Candle est donc très candide.
Je sais, j’ai dit cette phrase juste parce que les mots se ressemblaient. Comme quoi, même moi je peux faire de l’humour.
Candle dit que il aime pas trop Disney, qu’il y a trop de préjugés.
Des fois, j’ai l’impression que Candle non plus n’a pas de personnalité, où qu’il se répète trop. Préjugés par ci, par là, vive le fait d’être engagé, la politique et la société c’est moche, suis mon mouvement.
Parfois, je me dis que je suis dans The Truman Show et que tout le monde est un acteur.

Après l’ambition, j’ai décidé d’être psychiatre.
La conseillère d’orientation à écouté mon discours comme quoi je voulais savoir comment on accédait au métier de psychiatre. Elle m’a demandé si j’étais doué en sciences. Je lui ai répondu que non. Elle a fait la moue.
N’empêche que quelques semaines plus tard, après qu’elle m’ait dit que si je voulais vraiment être psychiatre j’allais devoir m’améliorer, vu que je dois d’abord faire médecine, j’ai reçu de bonnes notes en sciences. J’ai envie de dire « bim dans ses dents », mais j’ai une leçon de SVT à réviser.

Quand Frédéric m’a entendu parler du fait que je voulais être psy, il m’a regardé comme si je venais de dire le truc le plus bizarre au monde, et m’a demandé si j’étais malade. Je lui ai répondu que ce n’était pas si mal la psychologie.
Il n’a rien compris. Moi non plus.
Comme quoi on change. Sans même être devenu amnésique.

J’ai entendu ma mère pleurer hier. Elle parlait à mon père. J’étais derrière la porte. Elle se demandait ce qu’on allait faire de moi. J’ai failli rentrer, et leur dire que de toute manière, je savais déjà ce que je voulais faire, mais je ne pense pas que ça aurait été très juste. J’ai aussi entendu quelque chose que peut-être, je n’en sais rien, j’aurais préféré éviter d’entendre.
Sur le fait que de toute façon, je n’aimais même pas mes parents. Je me demande si c’est vrai. C’est étrange de n’être sûr de rien.

Des fois, je me demande ce qu’est devenu Toomas. Je sais qu’il a eut un accident, et qu’il a du partir. L’époque des aventuriers doit être révolue maintenant. Je n’en ai jamais été un. Je ne m’imagine certainement pas sauver des gens, chercher des trucs, sauver des vies, voyager, aider les autres. Qu’est ce qu’ils me donneront en échange des trésors ou de mon aide ? Un peu de gentillesse dont je me contrefiche totalement, ou bien de l’argent avec un air désintéressé ?

Le monde est facile à résumer, et dans ce monde, il n’y a ni trésor à trouver, ni demoiselle à sauver durant une aventure.
Le monde est un cliché en lui-même, et moi, dans toute cette photographie stéréotypé, j’ai juste envie de me boucher les oreilles et de chanter pour ne plus rien entendre. Parfois, Toomas et son innocence me manque.

   


Laisse moi te dire la réelle vérité.
Le paradis il est sur terre enfin je crois, mais on pourra jamais rien faire contre ça, c’t’ici aussi qu’s’trouve l’enfer parfois.



Cela fait un mois que je continue à aller en cours alors que Candle s’est suicidé. Moi non plus, je n’ai pas très bien compris pourquoi. Je lui envoyais des sms – enfin je répondais aux sms qu’il m’envoyait -, et il a fini par ne plus répondre. Le lendemain, sa famille m’a appelé. C’est comme ça que j’ai su qu’il est mort en se jetant sous un train. J’aurais du me douter de quelque chose quand il parlait de faire le grand saut. Mais je croyais qu’il parlait de sa copine moi. Alors je lui ai répondu positivement.
J’aurais dû me douter que quelque chose n’allait pas. Candle n’avait pas de petite amie. Ni de petit ami. Ni rien. Apparemment, j’étais la seule personne qui voulait bien encore écouter ses délires. Il a du s’en rendre compte et est allé dire bonjour au train qui passait par là. N’empêche, je le trouve un peu égoïste. Les gens qui étaient dans le train ont sûrement dû attendre pendant quatre heures que la scène de crime soit débarrassée. Il aurait pu faire ça ailleurs, franchement.
Quand j’ai dit ça a table, maman et papa ont commencé à hurler. J’avais oublié que ce n’était pas le genre de choses à dire.

La conseillère d’orientation et mon professeur principal refusent mon inscription à la faculté de médecine. Je me doute qu’il y a un peu de mes parents derrière tout ça. Tout ça parce que j’ai mal réagi vis-à-vis de Candle.
Il va falloir que je mente. Pour mon ambition. Et en souvenir de cette bougie qui a fini par s’éteindre.
Il faudra vraiment que je me fasse une semaine Disney en son hommage.

Frédéric a dit qu’il allait devoir partir en France pour ses études supérieures. Je lui ai souhaité bon courage. Il m’a demandé si je le pensais vraiment, j’ai dit que non, il a un peu boudé. Mais il m’a sourit. Alors je lui ai posé.
La grande question qui me turlupinait depuis mes quatorze ans. Pourquoi il avait toujours pu m’apprécier.
A la façon de Candle quand je l’ai rencontré, et avec plus de maturité que quand on était au collège, il m’a lâché les quatre vérités. Il a dit que j’étais quelqu’un de génial. Que j’aurais beau prétendre que je suis un Alceste endurci, il sait qu’au fond de moi j’ai un cœur, bien qu’il soit un peu étrange. Que ma façon de pensée est unique, et que je ne m’en vante même pas, mais que pourtant je devrais. Il m’a dit, que j’étais quelqu’un d’intéressant, et que les gens qui me trouveront bizarres auront tort. Il a dit qu’au moins, moi j’étais franc, et je ne cachais rien, et que c’était différent de tous ses abrutis de menteurs hypocrites.
Son discours était aussi terriblement long. Mais je ne sais pas pourquoi, j’ai eut l’impression que Candle était venu habiter pendant quelques instants mon cœur, comme si une flamme venait d’apparaître.
Je m’appelle Cello et je me prends pour une bougie.
J’ai regardé Frédéric partir, quelques jours plus tard. Quand ma mère est venue me chercher, elle m’a proposé d’aller m’emmener manger une glace. J’ai supposé que ça voulait dire que je pleurais.
Ca faisait longtemps qu’il n’avait pas plu.
La glace était bonne. Vanille pistache. Mon goût préféré.

C’est ennuyant. Ils sont ennuyants.
Ca n’a toujours pas changé. Excepté que c’est toujours plus dur de travailler. Entre la chimie organique, et ce genre de choses dont je me contrefiche, je ne sais même pas comment m’en sortir. Pourquoi choisir la psychiatrie plus que la psychologie ? Ce jour où Candle m’a filé l’ambition, j’aurais mieux fait de rester coucher.
Je suis un flemmard moi, pas quelqu’un qui bosse tout le temps. Et bon sang qu’est ce que je me fiche du phosphonate, du phosphate et de ce genre de bêtises. Dites moi en plus sur les clivages, les mécanismes de défenses du cerveau, ce genre de chose. Pitié.

Mes parents ont cru bon de m’offrir un chat, soi-disant parce que ça me tiendrais compagnie, vu que j’étais loin d’eux à l’université. Du coup je me retrouve avec cette boule de poil ronronnant qui passe son temps à me coller. Il me rappelle Frédéric. En plus stupide, vu que je l’ai vu se faire battre par un insecte. Me demandez pas comment, mais apparemment c’est possible. Du coup je l’ai appelé Capsicum Frédéric II. Quand j’ai annoncé son nom à ma mère, je l’ai entendu secouer la tête depuis l’autre bout de la ligne. Je trouve que c’est un chouette nom moi.

Ma mère vient de m’appeler pour m’apprendre la mort de mon oncle. Je ne pense pas que cela m’ait rendu triste, mais on va dire que c’était une personne que j’appréciais, puisque mon oncle me disait toujours : « Tu sais Cello, les gens que tu croises penseront souvent que tu es une mauvaise personne. Mais si tu sais au fond de toi que ce n’est pas le cas, alors on finira par te croire. »
Cela fait vingt ans que j’emmerde le monde avec ces conneries de penser que je suis mauvais. Ca n’a toujours rien changé. Ils pensent toujours que je suis le méchant, dans chaque histoire. Ca me rappelle Melen et la fois où il avait dit que j’étais la sorcière.

Capsicum Frédéric II n’apprécie vraiment pas que je ramène des filles à la maison. A chaque fois il feule. Pourtant je l’ai bien fait castrer, c’est bien un ancien mâle, en plus, alors j’ai du mal à comprendre ce qu’il a avec ces filles. Moi je les aime bien. Ca me fait passer le temps, ça me fait du bien. Après, elles ne restent pas trop longtemps, parce que j’ai toujours tendance à être moi-même, et comme ça ne plait à personne, cela m’empêche d’avoir de la compagnie.

Enfin terminé les études de médecine. Encore quatre années à travailler. Je vais bien finir par devenir psychiatre. Je n’ai toujours pas d’amis, j’ai parfois des nouvelles de Frédéric. Il se débrouille bien apparemment. Il m’a dit qu’il comptait se marier. Je suis content pour lui. Je dois admettre une chose, j’ai toujours préféré Frédéric à Candle. Peut-être parce que l’un s’occupait un peu plus de moi. Je ne sais pas. Franchement je n’y connais rien à l’amitié, alors allez savoir.

Tout est noir, il se met à pleuvoir, que ce soit de mes yeux – pas la peine de vérifier ou d’avoir ma mère pour le confirmer, je le sens -, ou du ciel. Le monde semble brisé, et tout le monde parle une langue dont j’ignore tout. C’est tombé d’un seul coup, comme un coup d’éclair. Frédéric s’est fait renversé par une voiture alors qu’il traversait la route avec sa femme. Et ce fut terminé. Bizarrement, je ressens plus de choses qu’avec Candle. Alors que j’ai passé ma vie entière à ignorer Frédéric.
Je ne sais pas pourquoi, mais je crois que la boule coincé dans ma gorge signifie le regret que j’éprouve de ne jamais pu avoir lui dire à quel point il comptait pour moi. Mon oncle n’avait pas tort. Je ne suis pas mauvais. Moi aussi je ressens des choses.

Il y a des marques, que l’on ne peut pas voir, mais qui sont bien présentes.
Moi, qui ne vois rien d’autre que la réalité, et qui n’aime qu’être tranquille dans ma vie, je ne les avais jamais vus.
J’ai toujours été celui qu’on appelle « méchant » qu’on pense qu’il n’a aucun cœur. C’est étrange vu qu’avec ma franchise, je n’ai pas cessé de prouver l’inverse, en disant tout ce que je pouvais avoir sur le cœur.
Sauf peut-être ça. La vérité. Cette vérité, qui sillonne en moi, me tambourinant, frappant à la porte et me disant « devine qui c’est ?! LA VERITE PAN ».
Il y a des marques, des signes, que je n’ai pas su voir, parce que j’ai peut-être toujours été trop aveugle pour les remarquer. J’ai toujours dit que jamais tu ne serais mon ami. Que jamais tu ne serais quelqu’un pour moi.
Et te rends-tu compte, que j’ai toujours préféré dire que Candle était mon ami que toi ? Toi, qui dès le début m’a regardé, m’a souri, et a décidé de trainer avec moi. Toi, qui dès le départ, s’est mis à me suivre, prétextant que tu m’aimais bien, chose que je n’ai jamais voulu croire. Parce que personne avant toi n’avait pu tenir aussi longtemps, personne avant toi n’avait considéré ma franchise comme un cadeau. J’avais beau te dire que tu étais moche aujourd’hui, que tu n’étais qu’un crétin fini qui ferait mieux d’aller voir ailleurs si je n’y étais pas. Tu restais là.
Un peu comme un chien fidèle.
Pourtant, quand tu es parti, j’ai su que je voulais te retenir. Que je ne voulais pas que tu partes en France, même pour des études. Mon égoïsme est apparu sans crier gare. Seulement, je ne t’ai pas retenu.
Peut-être parce que je savais que j’aurais toujours des nouvelles de toi, Frédéric. Alors, je suis parti en médecine, tu es parti je ne sais où, mais nous gardions un lien précieux.
Un lien que je ne parvenais pas à voir. Que je refusais de comprendre. Pourtant, j’ai toujours su que je t’aimais. Qu’importe si c’était de l’amitié, de l’amour, de la bêtise. Je ne peux même pas décrire la façon dont je t’aimais.
Peut-être que c’est juste parce que tu étais vers moi, que tu étais le survivant de tous les gens qui n’avaient jamais su me supporter, que je t’ai aimé. Et je n’ai pas voulu le voir.
La vérité.

Il y a des marques, qui ne s’effaceront jamais. Et c’est fou comme repenser à ton sourire, me brûle le cœur. J’ai envie de glace, pour me réconforter, mais ma mère n’est pas là pour me proposer d’aller voir le marchand.
Alors j’essaie désespérément de remplacer tes belles paroles par la saveur vanille pistache. Mais tu sais, je crois que cela ne fait qu’empirer la chose.
La fois où tu m’as serré contre toi s’impose à mon esprit, me rappelant de force, ce moment où tu as été pris d’un élan de tendresse soudain. Je t’ai repoussé, avec vigueur. Mais c’est amusant de constater, que sur ma peau, rien ne s’est effacé. Je sens ta douceur tout contre moi.
C’est sûrement là que je vois qu’il pleut. Pas que de mes yeux, c’est vrai. De partout. Regarde, l’ironie a fait que le ciel pleure avec moi.
Il y a une marque qui ne s’effacera jamais. C’est ton nom dans ma bouche. Mon nom dans ta bouche. Ta façon de m’appeler, de te jeter sur moi en disant des grands « Cello » qui me paraissaient si bruyant.

Il y a cette marque, qui n’effacera pas non plus. Je le crains. Celle de ta mort. Celle de l’appel de tes proches, qui résonne encore dans ma tête. Celle du moment où j’ai appris qu’une voiture t’avais fauché, toi, et ta femme.
Cette marque qui fait que toutes les autres me font tellement mal, que j’ai l’impression qu’un forgeron s’amuse avec son fer chauffé, sur moi.
Tu vas me dire que je suis un idiot, à être comme ça, assis devant là où tu es maintenant. Là où tu n’es plus. Mais c’est le seul endroit que j’ai trouvé pour pouvoir comprendre.
Et l’attraper. La marque. Celle de l’amour. De la Vérité.

Et puis, il y a ce petit blond. C’est fou comme il te ressemble.
On me dit que c’est ton fils. On me dit que maintenant il est tout seul. Un peu comme moi. Et juste apprendre que son second prénom est le même que le mien, me fais un plaisir intense. C’est stupide.
Mais c’est la marque, tu as laissé sur lui, pour ne pas oublier la mienne. Je crois.
Alors, je prendrais soin de ton fils. Liffol Cello, c’est cela ?
Tu as vraiment des goûts bizarres pour les noms, tu sais.
Un nom, c’est une marque, ça se garde, ça ne s’efface pas.
Pas comme toi.
Quoique, tu es toujours sur moi. Là. Trop près. Si près que j’en ai mal.
Ma marque à moi.


Sa mère étant décédée avec son père, Liffol se retrouve orphelin. Je me demande ce que cela fait, mais il ne semble pas vraiment y penser de son côté. Il faut dire qu’il n’a que trois ans. A cet âge, on ne comprend pas forcément.

Liffol piaille et cours après Capsicum Frédéric II qui se laisse faire, alors que les chats détestent les enfants à la base.

- Monsieur je veux rentrer à la maison.

Je regardais ce petit bout. Ce machin blond qui me tenait le bout de ma veste, avec un regard rempli de l’innocence que portait son père. C’était tellement doux, que Candle en aurait fondu s’il avait été une vraie bougie.
Moi, je suis fait de glace je crois, parce que ce genre de regard ne me fais pas grand-chose. Toujours est-il que le petit Liffol me tiens l’habit alors que nous sommes tous les deux dans ce parc, premier endroit de notre rencontre. On l’a mis là, en attendant que quelqu’un veuille bien l’adopter. C’est comme un zoo. Regardez, nos animaux sont mignons, gentils, qui veut les adopter ? C’est dégoutant vu comme ça, mais admettez que ça sonne un peu pareil les orphelinats.
Liffol a de grands yeux bleus remplis de tristesse, que bizarrement je peux comprendre sans problème.

- Je veux rentrer, avec ma maman et mon papa. S’il te plait.

Qu’est ce que je peux lui dire à cet enfant, que je ne peux pas lui donner sa maison. Que je n’en ai pas hérité, que je ne vis même pas ici. Que si je reste en France, ce n’est que parce que j’ai décidé de l’adopter, ce Liffol aux cheveux en bataille qui sait déjà parler anglais, bilingue de naissance.
Que Frédéric a laissé derrière lui sans prévenir.

- Tu ne peux pas rentrer, ton papa et ta maman ne sont plus là.
- Ils sont où ?

Moi qui aie tant appris, qui sait ce que les enfants savent de la mort. Qui sait tout cela, par mes cours, devant cette bouille aux cheveux dorés, c’est comme si je ne savais rien.

- Il ne sont plus là.
- Mais ils sont où ??

Certains auraient utilisés l’astuce du ciel, mais je préfère aller droit au but. Je lui explique alors où ils sont vraiment. Qu’ils ne sont plus. En fait, qu’ils n’existent plus. Enfin que si peut-être mais moi je n’y crois pas.
Les yeux de Liffol se mettent à pleuvoir à une vitesse folle, et j’ai devant moi un enfant-averse. Instinctivement, je vais le serrer contre moi.

- Je peux plus rentrer à la maison ?
- Non… Ta maison n’est pas la mienne.
- C’est où chez toi ?

Alors, de nouveau, avec une patience que j’ai depuis longtemps, je lui explique lentement, où c’est. Loin, dans un autre continent. Et que s’il veut, on peut même aller chez moi de quand je suis né. Liffol est intelligent, il comprend.

* * *


Plus tard, ces mêmes yeux me regardent avec insistance :

- Monsieur, ca veut dire que tu vas être mon papa ?
- Je crois. Mais tu n’es pas obligé de dire que je le suis.
- Tu sais qui c’était mon papa ?

Je hoche doucement la tête. Je sens ses petites mains serrer de nouveau mes vêtements. J’aurais pu dire que c’était une manie chez lui, mais je crois qu’il le fait, parce qu’il a bien vu que mon regard n’était pas celui qu’il aurait pu l’être.
Je ne peux toujours pas le nier, j’appréciais Frédéric. Au moins, c’est déjà bien que je reconnaisse.

- Et ma maman ?
- Pas vraiment.
- C’est quoi ton nom, monsieur ?
- Cello.

Un rire cristallin résonne dans sa bouche. Un rire d’enfant qui semble amusé d’apprendre cette nouvelle. De la coïncidence. Du lien qui nous unis. Lié par le même prénom.

- Comme moi ! Je m’appelle Liffol mais papa il a dit que je m’appelais Liffol Cello, et tu t’appelles Cello, et je m’appelle Cello !

Oui. Et je sais aussi qu’il l’a fait exprès. Je m’appelle Cello, et il s’appelle de son deuxième nom, Cello.

* * *

- Tu sais, j’ai un chat.

Je lui dis ça, quand je reviens le voir. Les yeux de Liffol s’illuminent d’une joie comme un sapin de noël de sa guirlande.

- Un minou ? C’est tout douuux ! Y s’appelle comment ton chaat ?
- Capsicum Frédéric II.

Ce nom semble un peu compliqué pour l’enfant. Pourtant, de nouveau, son rire résonne dans mes oreilles, faisant une sorte d’effet de vague. J’ai l’impression d’être à la mer.

- C’est comme mon papa le nom !
- Oui.
- Moi je m’appelle comme toi, et ton chat comme mon papa !

C’était un point.

- Diiiit c’est quoi Capikeuuuuum ????

Alors je lui explique. Que j'ai cru que c’était un bout du mot patate en latin. Mais qu'en fait non. Mais que tant pis on va dire que si. Il a du mal à le prononcer, mais même ma prononciation n’est pas bonne.

* * *

Dans l’avion, Liffol me fait des câlins. Il est tout contre moi, et il ne me lâche pas. Peut-être parce qu’il n’a plus personne d’autre que moi pour s’occuper de lui.

- Dis, toi un jour tu seras plus là ?

Je comprends le véritable sens de sa question.

- Oui. Mais pas tant que tu seras là toi.
- C’est promiiiis ?
- Oui.
- Youpiii ! Pacque tu sais on est pareiiil en nom, alors y faut pas que toi tu sois plus là quand je suis là et tout et touuuut ! Et promis, je serais toujours là tant que tu es lààà !

Je me rends compte d’une chose. Autre le fait que Liffol est un enfant et a encore du mal à prononcer certains mots.
Je viens de lui mentir. Je viens de lui faire une fausse promesse. Moi qui ait toujours été sincère, qui n’ai jamais menti, même à mes parents, qui n’ai jamais cessé de dire ce que j’ai pensé, je viens de mentir.
C’est étrange, de se sentir menteur. De se savoir avec un mensonge sur la conscience. Mais en même temps, ce n’est pas grave.
Liffol n’a pas pleuré. Liffol n’a pas compris que je ne serais plus là quand il sera encore là.

* * *

- Il est touuut doux ! Bonjouuur Capikeum Frédéric Deuuuux !

Il y arrivera un jour. A prononcer son nom. Mais mon chat se laisse faire. C’est étrange. Les chats détestent les enfants d’habitude. Mais pas lui.
C’est encore plus bizarre, puisque Capsicum Frédéric II est un trouillard fini d’habitude. Mais Liffol le câline, lui caresse les poils aussi consciencieusement qu’il peut. Et le chat se laisse faire doucement.
Ronronnant même.

Soudain, alors que je fais la cuisine, je sens des petites mains qui me tiennent le vêtement.

- Liffol ?

Il a un air similaire au chat qui ronronne.

- Je suis content d’être viendu chez toi.

C’est moi, ou il fait un peu plus chaud dans la pièce ? A moins que ça soit juste moi. Juste moi, et mon cœur qui semble heureux de se savoir aimer de ce petit truc si minuscule, que je pourrais le faire tomber, même sans le faire exprès.
Ce n’est qu’une petite chose, comme ses mots, mais cela me semble si grand.

* * *

C’est l’heure de l’histoire. Je n’ai aucun livre à raconter une histoire, alors je raconte la mienne. Celle du zoo, avec les animaux en cage. Celle de Candle, le détail du suicide en moins à la fin. J’enjolive tout cela, et quand je termine un bout, de toute ma vie, le petit bout qui vient d’entrer dans ma vie, fait un petit sourire.
Il me prend doucement la main.

- Tu sais, Cello, ben je voulais rentrer à la maison voir papa et maman…
- Oui je sais. C’est ce que tu m’as dit en me voyant.
- Et j’ai dit aussi que d’abord j’étais content d’être viendu chez toi.
- Oui aussi.
- Chez toi, c’est un peu comme chez papa et maman. Avec Capikeum et toi. J’ai toujours bobo pacque maman et papa y me manquent. Pacque je veux qu’ils me fassent des câlins. Pacque je les aime tout plein. Mais je vais te dire un secret !

Il se penche vers ma joue pour me le chuchoter :

- Je t’aime tout plein aussi, je crois. Et Capsicum aussi !

Et doucement, ses petites lèvres viennent me déverser un baiser sur ma joue. Je reste silencieux, et soudain, ma main va se déplacer sur sa tête. Je frotte doucement sa chevelure. Et un sourire que je n’arrive même pas à savoir d’où il viens, apparaît sur mes lèvres. Je le sens. Il a la douceur du regard de Liffol.

- Je t’aime tout plein aussi, Liffol.

Le petit me fait un grand sourire. Nous restons là, quelques instants, à partager cet instant que je n’aurais jamais cru pouvoir faire un jour.
Peut-être que je me rattrape sur tout ce que je n’ai pas pu faire à Frédéric car j’étais un idiot fini.
L’enfant fini par se coucher et s’endormir. Et moi, je sais que cette nuit sera blanche, comme les murs de la chambre de ce petit qui n’était pas prévu à entrer dans ma vie.
J’en suis heureux.
Et je promets, dans le silence de la nuit, rythmé par les petites respirations de l’enfant, que tant que je serais là, Liffol le sera aussi.




Laisse moi te dire la bonne vérité.
Tu sais Cello, les gens que tu croises penseront souvent que tu es une mauvaise personne. Mais si tu sais au fond de toi que ce n’est pas le cas, alors on finira par te croire.



Je ne pensais pas qu’un jour un rêve impossible se réaliserait. Mais avant, je détestais la psychologie en me jurant de ne jamais devenir psychiatre. Je le suis devenu.
Shydo est devenu un artiste, il a réussi son rêve de colorier le monde. Il passe son temps à faire des happenings, des perfomances, du street-art, pleins de trucs d’artistes différents pour parvenir à réaliser son rêve. Je le sais, parce qu’hier, je l’ai vu à la télévision.
Candle doit toujours illuminer le ciel par ses idées bien précises, Frédéric doit l’avoir rejoint avec son sourire lumineux, et moi, je suis devenu psychiatre.
Moi, Cello Minesota, suis parvenu à trouver un but dans ma vie, tout en restant associal, et trop franc. Je suis bien décidé à prouver, que j’ai le droit d’être ce que je veux.
En gros : J’emmerde le monde.

Dernièrement, j'ai décidé de travailler à New York, avec Liffol. Il a cinq ans, mais sait déjà lire. C’est fou ce qu’il ressemble à son père, il est aussi blond que lui, et aussi joyeux. Téméraire. Foufou. Il pleure parfois pour son papa et sa maman. Il pleure parce qu'il a un peu de mal avec ça.
J’ai toujours un peu de mal avec ça moi aussi. Je me surprends parfois, devant mon miroir, quand je me brosse les dents, à pleurer un peu. C’est dans ces moments là que j’ai envie de glace. Je déteste la pluie.

J'ai quitté New York. Peut-être parce que si j'étais bon avec les patients, avec le reste du monde j'avais du mal. Je n'ai pas changé : J'ai toujours du mal avec la société.
Mais quelqu'un qui m'a apprécié, mon supérieur, Eymrick, m'a conseillé une endroit où aller.
Il a dit que c'était un quelque part calme, et il a trouvé le moyen que je m'y retrouve. Ca s'appelle Hope. Le Centre Hope. Je ne sais pas si c'est une blague ou un manque d'imagination. Je sais juste que ça se trouve dans un endroit calme.

Je ne sais pas si je peut trouver de l'espoir dans cet endroit. Ca fait juste un mois que je suis arrivé. Mais Liffol aime bien ce lieu. Il dit que Capsicum aussi aime bien. Mais Capsicum est un chat, il ne parle pas. Il dit aussi, qu'il sait que cet endroit me plait bien aussi.
Peut-être parce que c'est calme. Peut-être parce que le fait que ça s'appelle Hope, me questionne sur le fait que peut-être...
Peut-être que je pourrais trouver le moyen d'être accepté par le monde. Parce que c'est cela mon rêve, n'est ce pas ? Plus que de devenir psychiatre, avoir une moto, ou récupérer Frédéric.
Trouver ma place. Sans que personne ne me reproche mon manque de tact.


   

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MessageSujet: Re: Fiches à l'essai   Lun 16 Nov - 20:57

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Malice Oxfact, est né(e) à LIEU DE NAISSANCE où il/elle était PROFESSION COMPLÉMENT D'INFORMATION. Il/Elle est tirée du TYPE D'ECRIT NOM DE L’ŒUVRE de AUTEUR où il/elle est le PERSONNAGE.
Il/Elle semble avoir AGE ans, mais son âge exacte est APPROXIMATION ans.
Il/Elle n'est pas encore arrivée à Storybrooke/Aujourd'hui il/elle est NOUVELLE PROFESSION +COMPLEMENT D'INFORMATION.
Il/Elle est ORIENTATION SEXUELLE et il/elle apparaitra sous les traits de AVATAR.




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